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Description

Autour du maquis Bir Hakeim 1944

* Directeur de recherche (er) CNRS, 34jcr@orange.fr

Depuis 1947 date de la monographie de R. Maruejol et A. Vielzeuf (Le maquis Bir Hakeim, Nîmes, 1947) l’histoire de cette formation résistante depuis 1943, dirigée successivement par Jean Capel dit « Barot », par le Capitaine Demarne et par François Rouan dit « Montaigne », plusieurs études partielles ont vu le jour centrées sur une personne ou sur un épisode (cf. Études Héraultaises, 9, 1993, p. 59-72 ; 40, 2010, p. 329-333 ; 41, 2011, p. 236-237 ; 43, 2013, p. 185-248 ainsi que les ouvrages classiques sur la période de G. Bouladou, G. de Chambrun… jusqu’aux témoignages recueillis par F. Berriot et alii, La France Libre, la Résistance et la Déportation (Hérault, Zone Sud), Paris, 2010…).

Par ailleurs l’Association des Anciens et des Amis de ce maquis célèbre chaque année, en mai et en août, les anniversaires liés aux moments cruciaux de l’histoire.

Le temps passant certains témoignages d’acteurs peuvent être recueillis et publiés par eux, leur famille ou des historiens (Études Héraultaises, 41, 2011, p. 236-237 : Camille Verdeil) et certains mémoires universitaires prennent en compte cette formation.

Récemment la vie du jeune Marcel Compan, abattu aux portes de Montpeyroux le 23 août 1944, a fait l’objet d’un témoignage familial (R. Compan Julié, Le Sac, Langres, 2008) et celle d’Henri Prades, dit « Pascal » a été racontée par son épouse dans un ouvrage resté confidentiel (Octon, 1996).

À Caux on célèbre chaque année l’épisode du 12 mai 1944 et l’affrontement sanglant avec les Allemands lors d’une récupération de matériel parachuté : le lieutenant Jean Lucas fut abattu.

Le 11 octobre 2014 une cérémonie a eu lieu à Lieuran-Cabrières, à l’initiative de P.-J. Bernard, avec le concours du Foyer Rural et de la Mairie, sur le lieu même où était établi le Corps Franc Léon, en hommage à Mme C. Beauclair-Ronzier-Joly, agent de liaison, et en souvenir du Capitaine Léon Glazer, alias « Bolivar » commandant ce Corps Franc, proche mais distinct du maquis Bir Hakeim.

Insigne tiré à 225 exemplaires en février 1945 portant la devise de la Légion étrangère «Marche ou crève», en forme de losange orné d’une croix de Lorraine

Insigne tiré à 225 exemplaires en février 1945
portant la devise de la Légion étrangère «Marche ou crève», en forme de losange orné d’une croix de Lorraine

Aujourd’hui les survivants du maquis Bir Hakeim se comptent sur les doigts d’une main. C’est donc ici l’occasion de parler d’Etienne Guy dit « Robinson », né en 1925, habitant Palavas puis Montpeyroux en 1943, et qui rejoint le groupe dit du Rocher des Vierges, de ce maquis, à Saint-Saturnin-de-Lucian, dirigé par Henri Prades, après avoir séjourné à Mourèze, Lacoste (Cornils). De ce belvédère on pouvait surveiller tous les mouvements de la plaine et garder les contacts avec ceux des autres groupes en maquis ou résidant dans les villages. Ce groupe devait être attaqué par la Milice, sur dénonciation, mais grâce à une information venue de la Gendarmerie les maquisards purent quitter le Rocher des Vierges. Ce groupe procède à une récupération d’essence à Paulhan, à un sabotage de la voie ferrée à Rabieux, à la mise en place d’une équipe à la Taillade pour couper la route à une colonne en août 2014. La Libération arrivée, comme tant d’autres, Etienne Guy va s’engager dans l’armée, d’abord la Marine à Toulon puis l’Indochine, avant de revenir vers Palavas couler des jours heureux avec sa famille… […]

Informations complémentaires

Année de publication

2015

Nombre de pages

7

Auteur(s)

Jean-Claude RICHARD RALITE, Raymond LOPEZ

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf