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Description

Un vernis du Japon planté le 2 décembre 1804 à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault)
par le notaire Pons et ses amis en l’honneur du sacre de Napoléon 1er

* Professeur honoraire au Collège de France,Membre du Haut Comité des Célébrations Nationales.
** Conservateur de l’Herbier de l’Institut de Botanique deMontpellier (Université de Montpellier II).
*** Directeur de recherche au C.N.R.S., Centre Camille Jullian, UMR 6573, MMSH, Aix-en-Provence.

Le dimanche 2 décembre 1804, au moment même où Napoléon se couronnait Empereur et couronnait Joséphine, Jean-Pierre-Antoine Pons (1763-1812), notaire de Saint-Guilhem-le-Désert, successeur, depuis le 9 mars 1795, de son beau-père Jean-Pierre Poujol (notaire de 1744 à 1795 et ancien maire 1778-1782 et 1790) dernier porteur du nom d’une longue lignée de notaires locaux depuis le 17e siècle, avec 54 de ses amis procède à la plantation d’un « Elante ou Vernis du Japon » dans un enclos, jardin d’agrément de sa maison.

Cet événement local méritait d’être étudié non seulement parce que, à ce jour et sous bénéfice d’inventaire, il ne semble pas s’être produit ailleurs, mais aussi parce qu’il est dans la ligne des nombreuses plantations, elles officielles, qui ont eu lieu durant la Révolution Française.

Après l’étude et la présentation du « Vernis du Japon » par Peter Schäfer, la cérémonie et les lieux seront décrits par Jean-Claude Richard, avant que Maurice Agulhon évoque l’Empire napoléonien et la « Mémoire » d’aujourd’hui 1804–2004. [N.D.L.R.]

1. Ailante - Arbre du ciel ou envahisseur diabolique ? (Peter SCHÄFER)

Introduction

Si le notaire Pons l’a bien planté comme « arbre du couronnement » le 2 décembre 1804, aujourd’hui on n’aurait pas idée de prendre l’Ailante pour commémorer un évènement et honorer quelqu’un.

D’abord est-ce un arbre ou une mauvaise herbe ? Le vernis du Japon ou un usurpateur ?

Malgré des noms comme « Arbre du ciel » ou « Monte aux cieux » il faut avouer que l’ailante a assez mauvaise presse. Il est décrié comme envahissant et destructeur de la végétation naturelle, sans utilité, malodorant, toxique et disgracieux. Par ailleurs, doté d’une croissance extrêmement rapide, sa duré de vie ne serait que de quarante à cinquante ans tout au plus.

L’arbre qui se trouve dans le jardin de l’ancienne maison Pons, a-t-il été planté par un résistant de l’Empire, renouvelé en cachette (nuitamment ?) par des gens malveillants, est-il la cause du dépeuplement des garrigues et plus particulièrement de Saint-Guilhem ? En fait, non ! Nous allons traiter rapidement l’histoire de l’introduction de l’arbre au 18ème siècle, son appréciation au 19ème et de l’évaluation faite pendant les dernières décennies. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2005

Nombre de pages

10

Auteur(s)

Jean-Claude RICHARD RALITE, Maurice AGULHON, Peter SCHAFER

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf