Géographie du football – l’axe Sète-Montpellier

* Docteur en sociologie

Le football, d’Angleterre en France

Au milieu du XIXe siècle, les sports d’équipe se développent dans les collèges et universités anglais. L’unification des règles de jeu s’opère en 1863, avec la création de la Football Association (FA) selon les règles en vigueur à Cambridge. Le collège de Rugby refuse l’affiliation et préfère conserver le jeu à la main, qui se fédérera à son tour en 1871 avec la Rugby Football Union (RFU).

La popularisation du jeu, son adoption par les employés et ouvriers, favorise de nouvelles pratiques économiques sous forme de « manque à gagner » et de primes de transfert. La professionnalisation du football anglais est officialisée dès 1888 avec l’adhésion de 12 clubs à la toute nouvelle Football League.

Coexistent dès lors deux footballs, le football-rugby et le football-association. C’est sous ces mêmes termes qu’ils s’implantent en France, avec l’apparition d’un premier club créé par des Anglais en Normandie, le Havre Athletic Club, qui pratique d’ailleurs à l’origine un mixte assez confus des deux jeux.

Selon Alfred Wahl, « Alors que le rugby domine, y compris dans le Nord, le football fait une apparition, en 1888, à l’école Monge de Paris qui avait préalablement envoyé des élèves à Eton pour s’informer. A partir de 1890, le football prend pied dans d’autres établissements secondaires et dans des écoles de Commerce de Paris, du Nord et de Normandie. » 1.

L’USFSA ne se décide qu’en 1894 à s’occuper de la pratique du ballon rond. L’Union a longtemps favorisé le rugby, ses réticences vis-à-vis du football tenant à la crainte d’une contamination des sportifs français par le professionnalisme britannique. A partir de 1898, le football-association n’apparaît plus comme un jeu réservé à quelques initiés. L’USFSA organise des compétitions et classe les clubs en trois séries, elle institue aussi une compétition interscolaire. Le ballon rond se répand aussi sérieusement en province. Dans le Nord en particulier, avec le S.C. Tourcoing ou le R.C. Roubaix. L’USFSA, qui y a fondé un comité régional, fait disputer un championnat.

Le rugby, déjà installé dans le Midi, y laisse pénétrer lentement l’association. A Bordeaux, les deux footballs se côtoient. A Toulouse, le Stade Olympique des Etudiants de Toulouse bat l’équipe que viennent de monter les Sports Athlétiques Toulousains. Toutes ces sociétés pratiquaient jusqu’alors le seul rugby. L’Union Sportive Phocéenne est une des premières sociétés à le pratiquer à Marseille.

On peut lire dans le bulletin de l’USFSA : « En province, c’est une véritable fièvre, les équipes naissent comme les champignons dans les bois au lendemain d’un orage. Ce ne sont partout que matches, défis, championnats, challenges, rencontres internationales. »

En 1899, l’Union décrète que le championnat, pour être national, doit être ouvert à la province. Seuls encore la Normandie et le Nord répondent à l’appel.

1904 est une année qui sera cruciale car elle est le point de départ d’un nouveau « bond en avant » du ballon rond. Le championnat national de l’USFSA réunit treize représentants de régions. Parmi les nouveaux apparaissent notamment l’Olympique de Marseille et le FC Lyon, clubs de rugby partiellement convertis à l’association. Le Racing de Roubaix enlève le titre de champion de France pour la troisième fois consécutive. De nombreux clubs s’affirment dans les autres comités régionaux. Dans le Sud-Est tout particulièrement, le SC Nîmes, l’Olympique de Cette, l’AS Cannes et le Football Vélo Club de Nice. A cette époque, l’Union compte quelque deux cents sociétés qui pratiquent l’association 2.

Naissance du football dans l’Hérault

C’est donc entre 1898 et 1904 que le football s’implante en Languedoc et plus particulièrement dans l’Hérault.

Les deux villes qui ont été pionnières en Languedoc sont Nîmes et Sète (alors orthographiée Cette). Dans les deux cas, si l’on néglige quelques fugitives apparitions de ballon vers 1896 ou 1898, dont on ne sait d’ailleurs vraiment pour quel jeu pratiqué, c’est en 1900-1901 que se manifestent les premiers embryons de clubs de football. Dans les deux cas aussi, il s’agit d’inititatives de collégiens retour d’un séjour en Angleterre. A Sète, Jean Dugrip et Jean-Louis Julien créent l’Olympique de Cette et organisent quelques matches contre les seuls adversaires possibles, ceux du SC Nîmes apparu à la même époque à l’initiative d’Henri Monnier 3. Mais rapidement l’île singulière voit apparaître des équipes rivales, ancrées dans un quartier ou une école de la ville, comme le Junior Club, ou encore l’Union Sportive, lancée par Emmanuel Gambardella, âgé de 15 ans, futur journaliste sportif et grand dirigeant de la Fédération.

Pendant quelques années, les rencontres régionales de football se limiteront à ces tête-à-tête entre Sétois et Nîmois, jusqu’à ce que les étudiants montpelliérains se décident à taper dans un ballon rond.

Lorsque le football fait sa première apparition à Montpellier, en 1905, donc très tardivement par rapport aux grandes cités méridionales, c’est parce que la ville est choisie par l’USFSA, sur des motifs purement géographiques, pour abriter un quart de finale de championnat de France entre le SOET toulousain, champion du Sud, et l’Olympique Etoile Bleue de Marseille, champion du Littoral. Le match a lieu au Champ de Manœuvres de l’avenue de Toulouse, dans la plus grande indifférence (les rugbymen de l’USEM et de l’Etoile Sportive, chargés de préparer le terrain, se sont récusés).

Selon le chroniqueur sportif local, il est vrai que « le football tend à remplacer le rugby dans beaucoup de régions. La raison en est que le jeu paraît moins brutal, ce qui est une erreur à mon avis. Les villes voisines comme Cette et Nîmes, possèdent des équipes d’association de toute première catégorie » 4. Mais rendant compte du match, il justifie l’assistance très clairsemée en faisant remarquer que « ce jeu tout d’adresse et de combinaisons, n’offre pourtant pas les émotions du rugby » 5. Des rugbymen de l’USEM, sous l’impulsion d’un lecteur d’Anglais au lycée, Lowemberg, s’essaient cependant au nouveau sport, en fin de saison. Ils ont le mérite de persévérer l’automne suivant, car sans aucun succès, ni sportif (ils vont se faire battre sévèrement par les Nîmois), ni populaire. Début 1906, on peut encore lire dans la presse locale : « Je ne crois pas que l’Association soit bien aimée à Montpellier, car dès que les spectateurs aperçoivent le ballon rond, ils s’empressent de fuir » 6.

La verve du chroniqueur sportif de La Vie Montpelliéraine et Régionale (probablement Henri Diffre, futur footballeur de bon niveau qui garda les buts de l’Olympique de Cette quelques années plus tard) permet de revivre les dures conditions d’apprentissage des jeunes footballeurs, et ce qui fut écrit pour les Montpelliérains vaut à coup sûr pour bien d’autres équipes à leurs débuts : « Ce fut un véritable cafouillage d’un bout à l’autre du jeu ; d’ailleurs les joueurs avaient à leur disposition un ballon qui, pour un ballon d’association, était passablement ovale… Les joueurs donnaient des coups de pied à tort et à travers et aucune charge ne fut seulement esquissée… Le peu de monde qui était resté a dû se retirer bien désappointé ; pour ma part, je ne souhaite pas revoir une partie pareille… ». 7

La solution est donc dans l’entraînement. Après une nouvelle défaite de l’équipe de l’USEM à Cette contre l’Olympique par 2 à 0, une séance d’entraînement est prévue au Champ de Manœuvres : « Le capitaine Lowemberg a composé ses équipes de manière à faire jouer les lignes avant de la 1 contre les lignes arrières de la seconde, et réciproquement. Lowemberg a l’intention d’apprendre à ses hommes de nouvelles combinaisons et de leur montrer dans une partie moins dure qu’un match, comment on peut organiser la défense et pratiquer l’attaque » 8.

Pourtant, passé le premier moment de prévention, les Montpelliérains se jettent dans la compétition, en acceptant dans un premier temps de recevoir la leçon des Cettois et des Nîmois, plus aguerris. Tandis que les divers clubs de rugby qui se succéderont dès lors à Montpellier végéteront dans les séries inférieures en manquant régulièrement les occasions de rejoindre l’élite, le football, après un premier contact peu enthousiaste, se propage rapidement dans toutes les sphères sociales. Les clubs de quartier et de village se multiplient vite, comme à Nîmes ou à Cette, et comme le fait le rugby à Carcassonne ou à Perpignan. Le succès tardif mais massif du football à Montpellier est d’ailleurs plus quantitatif que sportif : aucun club important ne parviendra à émerger avant la guerre et la création du SOM en 1919. Mais sa diffusion populaire permet à ce sport de s’ancrer solidement, en lui assurant un relais géographique entre Cette et Nîmes, ses deux seuls points de fixation depuis le tout début du siècle. Désormais, la proximité de plusieurs centres urbains voués au ballon rond va permettre une diffusion du football en tache d’huile, et la constitution d’un espace homogène permettant aux petits clubs sans moyens financiers de rencontrer à peu de frais des équipes voisines.

La grande zone d’implantation est alors, comme aujoud’hui encore, la plaine languedocienne entre Agde et Lunel. Tout autour du bassin de Thau, sous l’influence de l’Olympique de Cette, dans les campagnes montpelliéraines, et jusqu’à la frontière gardoise, les clubs de village se multiplient. Dans les villes, les clubs apparaissent – et disparaissent aussi – à cadence rapide. Pour un petit nombre, solidement structurés et affiliés à une fédération, combien d’équipes à l’existence fugace, mais prêtes à ressurgir sous un autre nom à la première occasion ! A la veille de la Grande Guerre, on ne compte pas moins de 25 clubs à Montpellier, plus de 15 à Sète, 3 ou 4 à Lunel ou à Frontignan.

Dans les hauts cantons des arrondissements de Lodève et de St Pons, la création des clubs est plus lente, et il faudra généralemetn attendre les années 20 pour voir se dessiner les premiers terrains de football.

Dans le Biterrois, où domine incontestablement le rugby, les clubs de football sont peu nombreux jusque dans les années 20. A Béziers même, avant la guerre, existent le Stade Béziers Sport ou le Cercle Sportif Biterrois, vers 1911 et 1912. Au sortir de la Grande Guerre, l’arrondissement ne compte guère que 7 ou 8 clubs, surtout à Roujan et dans le bassin minier de Bédarieux. A Béziers même, le SO Béziers maintient une présence footballistique, et les meilleurs clubs sont abandonnés aux immigrés espagnols : le Hispania FC ou le Deportivo jouent certaines années un rôle sportif intéressant.

Jusqu’à la Guerre de 14-18, l’Olympique de Cette est sans conteste le porte-drapeau du football héraultais. Il est le seul à se qualifier régulièrement pour les phases finales du championnat de France de l’USFSA, et dispute la suprématie sudiste au Club Helvétique de Marseille. En 1913, il atteint la finale, qu’il perd contre l’Olympique de Lille. Club bien structuré autour d’une équipe dirigeante où Georges Bayrou, ancien joueur de qualité, assure avec efficacité le double rôle de recruteur et de directeur administratif chargé des relations, souvent orageuses, avec les instances dirigeantes de l’Union, disposant avec le stade des Métairies, d’un terrain en bon état et de tribunes dès 1908 pour accueillir un public payant, l’Olympique possède alors une solidité que les clubs montpelliérains sont loin d’approcher. L’arrivée en 1912 de l’Anglais Victor Gibson, joueur entraîneur, apporte aux Cettois un fond technique et tactique unique dans la région. Bayrou est le seul aussi à se montrer capable d’organiser régulièrement des rencontres internationales, tant avec des clubs anglais ou italiens que catalans (l’OC rencontre régulièrement le FC Barcelone).

Vendémian les débuts du football dans les villages
Fig. 1 Vendémian les débuts du football dans les villages. ADH, 2 FICP 1901

C’est lui qui sera à l’origine de la création du football professionnel, et de la période glorieuse du football héraultais entre les deux guerres.

La gloire entre deux guerres

En 1920, la toute nouvelle Fédération de football (la FFFA) qui prend la suite de l’USFSA et des autres fédérations rassemblées dans la Comité inter-fédéral, unifie enfin l’organisation du football en France. Désormais, chaque Ligue régionale organise son propre Championnat, les confrontations entre clubs des diverses régions n’intervenant plus que dans le cadre de la Coupe de France, créée en 1918, et désormais l’épreuve la plus populaire du calendrier. Certaines ligues se font remarquer par la densité et la qualité de leurs meilleurs clubs, c’est le cas du Nord ou de l’Ile-de-France, et surtout peut-être de l’impitoyable ligue du Sud-Est dont la Division d’Honneur regroupe des clubs qui, tels Marseille, Cette, Montpellier, St Raphaël ou Nîmes vont se livrer chaque année des batailles acharnées.

Entre 1920 et 1932, date du passage au championnat professionnel, trois clubs seulement se partagent le titre de Champion du Sud-Est : le FC Cette (qui a pris la suite de l’Olympique après la Guerre) sans interruption de 1921 à 1926, le SO Montpellier en 1928 et 1932, et l’Olympique de Marseille à quatre reprises. Mais d’autres clubs héraultais se mêlent parfois à la compétition, le Gallia Club de Lunel en particulier, lorsqu’il parvient à enrôler les trois frères Kramer, attaquants suisses de grande valeur.

Le parc des sports de Montpellier dans les années 20
Fig. 2 Le parc des sports de Montpellier dans les années 20. Collection : R. Jolivet

En 1932 se met en place le championnat de France professionnel, sous l’impulsion décisive des Sétois Georges Bayrou et Emmanuel Gambardella, écrivain, journaliste sportif et futur président de la Fédération après guerre.

L’instauration du professionnalisme (qui existe en Grande-Bretagne dès la fin du XIXe siècle, et dans quelques pays d’Europe centrale – Autriche, Hongrie, Tchécoslovaquie – à la fin des années 20) semble correspondre à la volonté pour certains clubs ambitieux de dépasser les limites de « l’amateurisme marron » qui était alors la règle, ainsi que le cortège d’hypocrisies qui en découlait. L’une des façons d’aller au delà de l’amateurisme strict est de faire appel à des joueurs étrangers qui apportent leur technicité, leur expérience tactique, et qui élèvent le niveau de leurs coéquipiers français. Les clubs du Midi se sont montrés particulièrement actifs dans ces recrutements à l’étranger, de joueurs dont on suspecte à bon droit la pureté de l’amateurisme.

L’historien Alfred Wahl avance également une explication plus politique du passage au professionnalisme. Dans le système d’amateurisme marron, les présidents de clubs sont soumis aux caprices et au chantage pécuniaire des joueurs qui, amateurs en titre, n’ont aucune obligation vis à vis de leur club. Le contrat de travail professionnel permet de rétablit l’autorité des dirigeants il y aura désormais un patron et des employés 9. Les dirigeants des clubs héraultais ne sont pas insensibles à ce dernier aspect.

Mais la présence des Sétois en fer de lance de la revendication pour le professionnalisme s’explique aussi par les nombreux conflits qui ont opposé l’Olympique puis le Football Club aux instances dirigeantes nationales. L’Olympique était dès avant-guerre volontiers accusé de débaucher des joueurs dans les autres clubs et de leur verser des (bien modestes) rémunérations occultes. Plusieurs « affaires » touchant le FC Cette font grand bruit à l’époque, concernant toutes des joueurs étrangers recrutés par Bayrou et Gibson et accusés de diverses irrégularités : l’Anglais Stevenson en 1921, le Suisse Kramer en 1923.

Au SO Montpellier, qui s’est définitivement imposé sur la scène locale comme le grand club de la ville, il en va un peu de même. Le Suédois Bernston, passé par le FC Cette, est radié en 1925 pour professionnalisme. Mais le renom universitaire de la ville permet de faire venir des joueurs étrangers sous statut étudiant, dont l’amateurisme est des plus douteux. Certains d’entre eux jouent également au MUC, qui avec leur apport devient champion de France universitaire à trois reprises entre 1928 et 1930.

Les plus connus de ces joueurs étrangers sont des internationaux yougoslaves, Petkovic et surtout Sekulic. Mais on trouve aussi les trois frères suisses Kramer, dont l’ainé, Georges, d’abord à Cette, puis à Lunel où il fait venir ses deux cadets, finit son périple héraultais à Montpellier et gagne la Coupe de France en 1929.

La filière estudiantine est également utilisée à la fin des années 20 par les Sétois. Le jeune et très talentueux international yougoslave Yvan Beck, recruté en 1928, saura se protéger des foudres fédérales en jouant la carte universitaire et s’inscrit à l’École de Commerce de Montpellier 10.

Finalement, après trois ans d’études et de tergiversations, le premier championnat de France professionnel est lancé en 1932, avec la participation de 20 clubs, dont 9 issus de la seule Ligue du Sud-Est. Parmi eux, les Languedociens Sète et Nîmes dans le groupe A, Montpellier et Alès dans le groupe B.

Dans ces premières années d’un professionnalisme encore très fragile (le SC Nîmes déclarera forfait dès 1935, pour des raisons à la fois sportives et financières), les clubs de la région font massivement appel à des joueurs étrangers. En ce sens, ils semblent bien avoir une longueur d’avance sur les autres grands clubs français, et c’est pour une bonne part cet afflux d’étrangers talentueux qui va pendant quelques années placer Sète et Montpellier au sommet du football national. Entre 1932 et 1939, le SO Montpellier a recruté 23 étrangers, parmi lesquels 8 Hongrois (dont Istvan Zavadsky), 5 Tchèques, 4 Yougoslaves, 2 Roumains (les frères Kaucsar). Côté FC Sète, la récolte est encore plus fournie : 36 joueurs, dont 10 Hongrois (Koranyi), 7 Britanniques (Hillier), 6 Yougoslaves (Beck, Becic), 4 Espagnols, 2 Autrichiens 11.

Palmarès héraultais entre les deux guerres

FC Sète

  • Champion du Sud-Est de 1921 à 1926 ;
  • Champion de France professionnel : 1934, 1939 ;
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1930, 1934 ;
  • Finaliste de la Coupe de France : 1923, 1924, 1929, 1942.

SO Montpellier

  • Champion du Sud-Est : 1928, 1932 ;
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1929 ;
  • Finaliste de la Coupe de France : 1931.

Il convient d’ajouter à ce palmarès l’Union Sportive de Bédarieux qui gagne le Championnat (amateur) du Sud-Est en 1935, manifestant ainsi la vitalité footballistique des bassins miniers de la région (le Stade Sainte Barbe de la Grand’Combe lui succède au palmarès les deux années suivantes).

On voit que le FC Sète a été l’un des clubs majeurs de l’entre-deux guerres, et probablement le plus constant. Il a commencé par dominer le football du Sud-Est, l’un des plus difficiles et des plus denses, entre 1920 et 1926, il a joué en douze ans six finales de Coupe de France et en a gagné deux, il a enfin été sacré deux fois champion de France professionnel, et réalisé en 1934 le premier doublé Coupe-Championnat du football français. A cette époque, Sète est bien « la Mecque du football« .

A côté de Sète, le SO Montpellier apparaît au sommet de façon beaucoup plus fugace, en fait entre 1928 et 1932, c’est à dire avant l’entrée dans l’ère professionnelle. Deux finales de Coupe de France, dont l’une gagnée contre le rival sétois, couronnent cette période faste.

S’il faut retenir deux dates dans cette période brillante, ce serait évidemment 1929, la finale héraultaise de la Coupe de France, et 1934, le doublé sétois.

5 mai 1929 : la Coupe de l'Hérault

La Coupe de France n’est pas encore l’épreuve de masse qu’elle est devenue, et seuls les meilleurs clubs s’y inscrivent : ils sont 380 cette année-là. En demi-finale, un seul club « nordiste« , Dunkerque, dont se défait le FC Sète par 2 à 1, tandis que l’autre match oppose deux « sudistes« , le SO Montpellier et le Stade St Raphaël, qui se sont déjà rencontrés en division d’Honneur du Sud-Est. Battus deux fois en championnat, les Montpelliérains prennent difficilement leur revanche en coupe sur le terrain de Lyon.

Fait extraordinaire : la finale au Stade olympique de Colombes se joue entre deux clubs héraultais en présence du Président de la République, le voisin gardois Gaston Doumergue. Le stade était garni de quelques 25 000 spectateurs, mais peu d’Héraultais avaient fait le voyage ; un seul train, semble-t-il, avait amené de province les deux équipes et leurs supporters.

Les équipes étaient ainsi composées :

… pour le S.O.Montpellier

… et pour le F.C.Sète

Le S .O .M. remporta cette finale grâce à 2 buts signés Kramer. Selon le journaliste du Petit Parisien, qui patronnait l’épreuve, « l’équipe de Montpellier mérita entièrement sa victoire. Tous ses joueurs abordèrent l’ultime rencontre avec un moral parfait et une grande confiance. L’attaque, composée de footballeurs de grande valeur, se montra toujours dangereuse et les belles qualités de quelques uns de ses avants, Sekulic en particulier, furent fréquemment mises en évidence. (…) Quant aux Sétois, ils justifièrent une fois de plus l’opinion généralement admise qu’ils ne parviendront jamais à gagner la Coupe de France. Nerveux à l’extrême devant l’importance du résultat, ils perdirent de ce fait une partie de leurs moyens et ne se montrèrent pas aussi heureux qu’en de précédentes occasions » 12.

Les Montpelliérains, de retour dans leur ville le lundi matin, étaient attendus à la descente du train par une foule énorme, félicités par le Maire et son conseil municipal, et portés en triomphe jusqu’à l’Esplanade et au café de Paris, siège du club.

Quant aux Sétois, ils allaient faire mentir le pronostic dès l’année suivante contre le Racing Club de France, et doubler la mise en 1934.

1934 : un doublé sétois historique

Déjà vainqueurs de la Coupe en 1930, les Sétois récidivent quatre années plus tard. Dans les phases ultimes, ils retrouvent le SOM en 1/8e de finale, qu’ils battent 1 à 0, puis se débarrassent successivement d’Amiens et de Lille, avant le rendez-vous de Colombes contre les grands rivaux sudistes de l’Olympique de Marseille. Le FC Sète l’emporte 2 à 1, devant 40 000 spectateurs, grâce à leur avant-centre hongrois Lukacs, auteur du doublé.

Celui-ci se révèle tout aussi percutant au long du championnat, en inscrivant 28 buts en 26 matches. Dans cette épreuve, Sète est également an coude à coude avec les Marseillais : les aléas du calendrier font que les Sétois terminent leur parcours du championnat avec 34 points, alors que l’OM, à seulement un point du leader, doit encore jouer trois matches en retard. Assez incroyablement, les Marseillais se font battre à trois reprises, et laissent la victoire finale à un FC Sète qui croyait si peu à un tel dénouement qu’il était parti en tournée de propagande au Maroc. Grâce à ce petit miracle, le FC Sète devenait donc le premier club à réussir le doublé Coupe de France et Championnat, et asseyait un peu plus encore sa position éminente dans le football français. Cette année-là, l’équipe type était ainsi composée :

Assez incroyablement, les Marseillais se font battre à trois reprises, et laissent la victoire finale à un FC Sète qui croyait si peu à un tel dénouement qu’il était parti en tournée de propagande au Maroc. Grâce à ce petit miracle, le FC Sète devenait donc le premier club à réussir le doublé Coupe de France et Championnat, et asseyait un peu plus encore sa position éminente dans le football français. Cette année-là, l’équipe type était ainsi composée :

Cette équipe comprenait les internationaux René Liense, Jules Monsallier, Louis Gabrillargues, et Ali Benouna allait être sélectionné peu après. Les quatre étrangers cette année-là étaient les vedettes de l’attaque, le meneur de jeu yougoslave Ivan Beck, en cours de naturalisation et sélectionné en équipe de France dès l’année suivante, et l’avant-centre buteur Istvan Lukacs, et en défense l’Anglais Joseph Hillier et un demi-centre expérimenté, l’international hongrois Marton Bukovi.

Le FC Sète a su s’adapter au professionnalisme, en bonne part grâce à la qualité de ses recrutements à l’étranger, Georges Bayrou et Gibson se montrant fins détecteurs de talents. Inversement, le SO Montpellier a vite quitté l’élite professionnelle, puisqu’il descend en 2e division dès 1936. Le manque de moyens financiers, des recrutements hasardeux sont sanctionnés impitoyablement.

Il serait tentant d’avancer que le football montpelliérain était mieux fait pour le semi-professionnalisme (ou l’amateurisme marron) que pour le professionnalisme plein et entier insuffisance d’équipements (le stade du Pont Juvénal, construit tardivement, en 1923, resté de médiocre qualité), l’absence, sauf exception, de dirigeants entreprenants et bons gestionnaires, le désintérêt constant de la municipalité et du monde économique local, suffisent à rendre compte de la minceur du palmarès montpelliérain. Tant que le professionnalisme ne s’est pas substantiellement distingué des conditions économiques régnant avant 1932, les villes héraultaises ont pu trouver les ressources qui pemettaient de maintenir des équipes de bon niveau.

Le déclin d'après-guerre

A la Libération, les deux clubs « historiques » du département sont rapidement rejoints par l’AS Béziers. Trois clubs professionnels, peut-être est-ce trop pour un département où les fortunes privées susceptibles de s’investir dans le mécénat sportif sont rares, et les municipalités plutôt indifférentes. Alors que l’AS Béziers est typiquement un club de Seconde Division, aux moyens limités, le FC Sète a de plus en plus de mal à assurer sa présence dans l’élite professionnelle, avant de descendre définitivement en 2e Division en 1954, et de disparaître (temporairement) de la scène professionnelle 6 ans plus tard.

Le déclin du SO Montpellier est assez parallèle, malgré quelques soubresauts. Le désintérêt des élus et des entrepreneurs locaux est patent, ce que traduit bien l’arrivée à la tête du club du chanoine Bessède : situation assez unique d’un club professionnel dirigé de longues années, entre 1957 et 1966, par un ecclésiastique. De bons joueurs permettent au club de réaliser quelques coups d’éclat : les vieux supporters ont encore en mémoire Joseph Bonnel originaire de Florensac, Marc Bourrier venu de Ganges, ou le pur talent de Guy Van Sam, et l’équipe où figuraient le Marocain Mahjoub et les ailiers africains Sekou et N’Doumbé. Mais dans les années 50-60, le grand club régional est incontestablement le Nîmes Olympique dirigé par Kader Firoud. En comparaison, les clubs héraultais font pâle figure. Et en 1969, le vieux SOM disparaît définitivement. Dans la capitale héraultaise, la tentative ratée du Montpellier Littoral (il figure sans éclat entre 1970 et 1972, à une époque où la 2e division, inflationniste, comprend trois groupes de 16 clubs) n’est qu’une parenthèse, et il faut attendre l’aventure du club de quartier de La Paillade dirigé par un entrepreneur d’origine lyonnaise, Louis Nicollin, pour revoir un club de football briguer l’élite professionnelle.

La Paillade : le retour au premier plan

Venu de la Division d’Honneur amateur, le nouveau club montpelliérain adossé aux ambitions de son président et à l’aide financière et logistique de la Municipalité Frèche, fait l’apprentissage du professionnalisme en 2e Division pendant près de 10 ans, avant de s’installer dans l’élite au terme de la saison 1986-87 (champion de Division II). Durant cette période, le club se fait remarquer par une politique de recrutement ambitieuse – beaucoup de grands joueurs en fin de carrière sont attirés à La Paillade – qui permet à l’équipe de réussir régulièrement des coups d’éclat en Coupe de France. C’est ainsi qu’avec des joueurs de talent tels que l’ancien lyonnais Fleury Di Nallo, les Stéphanois Sarramagna, Santini, Lopez, les attaquants sud-américains Curioni ou Trossero, l’international nîmois Mézy, le club fait parler de lui dès 1977 (il est alors en 3e Division) en éliminant l’Olympique de Marseille en 1/32e de finale. En 1980, le club a alors accédé à la 2e Division professionnelle, la Coupe de France permet encore de briller en éliminant successivement Lens et St Etienne, et en jouant une demi-finale héroïque contre Monaco. Récidive l’année suivante jusqu’à un ¼ de finale perdu contre St Etienne.

La politique des vedettes se poursuit avec les arrivées successives de l’international brésilien Julio Cesar, des internationaux français Jean-François Larios ou Bruno Bellone, et surtout de la star africaine Roger Milla qui retrouve au stade de la Mosson une seconde jeunesse, puis de l’artiste colombien Carlos Valderrama.

En même temps, le club forme de jeunes joueurs de talent tels que Gerald Passi et surtout Laurent Blanc, futur champion du monde de 1998, et qui joue un rôle essentiel dans l’ascension du club, y compris par ses talents de buteur. La Paillade, qui change de nom en 1989, subventions obligent, et devient le Montpellier Hérault SC, est sur une dynamique positive qui rappelle les années glorieuses du SOM : de vieux joueurs encadrant les apprentis, et des étrangers de talent pour assurer le spectacle obtiennent des résultats sportifs de haut niveau. A l’issue de la saison 1987-88, le Montpellier HSC finit 3e du championnat de 1re Division (son meilleur résultat à ce jour) et obtient le droit de disputer une Coupe d’Europe l’année suivante. L’expérience est ratée (une élimination dès le 1er tour devant le Benfica de Lisbonne) mais elle ouvre à de nouveaux exploits.

Laurent Blanc joueur emblématique de Montpellier-Hérault SC
Fig. 3 Laurent Blanc joueur emblématique de Montpellier-Hérault SC

1990-1991 : de la Coupe de France à l'Europe

L’arrivée de joueurs de fort tempérament tels qu’Eric Cantona, Paille ou Xuereb, crée des tensions dans le club qui accomplit un parcours chaotique en championnat. Par contre, la magie de la Coupe de France opère une fois de plus, et l’équipe se retrouve en finale au Parc des Princes contre le Matra Racing après avoir éliminé Nantes et St Etienne. De l’avis général, le match fut de faible qualité, et il fallut attendre les prolongations pour voir Laurent Blanc puis Kader Ferhaoui marquer à deux reprises, tandis que David Ginola scorait pour les parisiens.

Mais la victoire suffit à faire sortir la foule des Montpelliérains sur la place de la Comédie pour une soirée de liesse.

L’équipe du MHSC, privée de Carlos Valderrama, suspendu, se présentait dans la composition suivante :

La saison suivante, Montpellier était appelé à disputer la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe, et contrairement à l’expérience précédente, l’équipe allait faire un parcours européen de grande qualité. Pourtant, Cantona est parti, ainsi que le gardien international Albert Rust. Eliminant des clubs réputés, les Hollandais du PSV Eindhoven (1-0 et 0-0), puis surtout battant brillamment à deux reprises le Steaua Bucarest (5-0 et 0-3), le MHSC rencontrait en ¼ finale le monstre du football anglais, Manchester United. Le match aller en Angleterre permet tous les espoirs pour la suite : le nul obtenu 1-1 laisse des regrets, tant l’équipe sait, en seconde mi-temps tenir la dragée haute aux Anglais. Le match retour à Montpellier donne l’occasion de faire connaissance avec les supporters anglais qui déferlent en ville et sur le stade. Une bévue du goal montpelliérain précipite la défaite des joueurs locaux, qui s’inclinent 0-2, sans avoir pu réaliser leur rêve de battre la grande équipe anglaise.

Retour au désert ?

En 1994 encore, Montpellier atteint la finale de la Coupe de France. Mais les grands joueurs ont disparu de l’équipe. Le club a été mis sous surveillance financière par les autorités de la Ligue professionnelle après la période de « folies » dispendieuses du président Nicollin, et il a fallu rebâtir une équipe avec les jeunes joueurs issus du centre de formation. Malgré toute la valeur des Alicarte, Bonnissel, Carotti, Lefèvre, Sanchez ou Rizzetto, Auxerre gagne facilement par 3 buts à 0. C’est la dernière grande saison pour le club, qui a dès lors de plus en plus de mal à briller dans l’élite.

Désormais, la politique des vedettes, qui attirait les spectateurs en offrant du spectacle, n’est plus possible, et le club se tourne vers les moyens du bord, c’est à dire les jeunes joueurs du centre de formation. De crise en crise – les changements d’entraineurs sont monnaie courante – le club perd progressivement la capacité de garder ses meilleurs éléments et doit chaque année redémarrer avec un effectif affaibli. Les difficultés croissantes du MHSC, qui tiennent pour une large part aux conditions économiques du football professionnel actuel – l’inflation galopante de la masse salariale, le désengagement progressif des collectivités locales en raison de la Loi « Pasqua » – mais aussi aux conditions locales : le tissu industriel et commercial trop fragile de la région ne permet pas l’émergence d’entreprises en mesure de sponsoriser suffisamment les clubs, toutes ces conditions ne sont pas sans rappeler les limites du football héraultais que le SOM et le FC Sète avaient déjà expérimentées.

Dans la géographie du football français, le Languedoc, et l’Hérault tout autant que le Gard, après avoir joué un rôle majeur avant guerre, s’efface progressivement de la carte au profit d’autres régions.

Titrant « Le football languedocien en pleine traversée du désert » 13, le quotidien régional Midi Libre rappelait les causes bien connues de ce marasme, et dressait un bilan sportif pessimiste. Plusieurs clubs professionnels de la région ont disparu suite à des dépôts de bilan et à la rétrogadation dans les rangs amateurs : ce fut le cas de Béziers et d’Alès, plus récemment de Perpignan et de Rodez. Pour les survivants, Montpellier, Sète ou Nîmes, l’avenir paraît sombre. Midi Libre concluait : « dans la traversée du désert, le foot régional ne rencontrera que peu d’oasis. »

L’année 2009 ne contredit pas vraiment ce diagnostic. Si le club montpelliérain a réussi à rejoindre la Première Division et y figure très honorablement, sa situation reste fragile. Quant au glorieux FC Sète, qui ne parvenait pas à s’extraire du championnat National (la 3e division, mêlant amateurs et professionnels), la crise financière qui menaçait a fini par l’envoyer en championnat amateur régional où il côtoie les équipes de villages et son vieux rival local de la Pointe-Courte : il est peu vraisemblable, au regard du refus de la Municipalité de s’investir davantage, et en l’absence de repreneurs issus du monde économique, de revoir un jour Sète dans l’élite du football national.

Ligues régionales et districts départementaux : l'organisation du football dans l'Hérault

La Fédération Française de Football naissante met en place en 1920 une Ligue du Sud-est qui couvre l’ensemble de la façade méditerranéenne. Cette Ligue est divisée en plusieurs districts, dont le District du Languedoc qui regroupe les clubs des cinq départements de la région. A l’origine, l’Hérault et le Gard fournissent la quasi-totalité des clubs affiliés. Ainsi, en 1922, le District du Languedoc comprend 62 clubs héraultais, 40 gardois, et seulement 2 dans l’Aude et 3 en pays catalan (L’Almanach 1922 du Méridional Sportif, sl, sd)

Quelques 30 ans plus tard, le paysage s’est modifié. Le District du Languedoc est désormais amputé du Gard et de la Lozère qui ont fait sécession et obtenu leur indépendance dès 1925. Les frontières sont devenues plus floues la partie footballistique de l’Aude (à l’ouest de Carcassonne) est rattachée à Toulouse, et le Languedoc a hérité de quelques clubs du Sud Aveyron. L’Annuaire 1953-54 du District fait état de 158 clubs dans l’Hérault, dont 30 disputent le championnat corporatif.

L’ensemble du département est désormais couvert de clubs de football, même dans les zones reculées de l’arrière-pays biterrois (Agel, Autignac, Causses-et-Veyran), ou du nord montagneux (La Salvetat, St Gervais sur Mare, Le Caylar).

En 1979, création de la Ligue du Languedoc-Roussillon, qui s’aligne sur les régions administratives. Les districts deviennent l’échelon départemental. Le District de l’Hérault comptabilise en 1981 237 clubs civils et 57 associations corporatives. Quelques 160 communes possèdent au moins un club de football.

Le rituel immuable de la Coupe de France. 1934
Fig. 4 Le rituel immuable de la Coupe de France. Finale FC Sète / Olympique de Marseille, 1934. Collection : René Llense

Ces dernières années, le District de l’Hérault enregistre un tassement de ses clubs (50 disparitions en 10 ans) et de ses pratiquants. Aujourd’hui il recense environ 200 clubs et près de 28 000 licenciés, dont quelque 24 000 joueurs de toutes catégories. 14

Le football professionnel dans l'Hérault

Les trois principales villes du département ont connu le football professionnel pendant des périodes plus ou moins longues.

Le Football Club de Sète

  • Adhère au professionnalilsme en 1932 ;
  • Joue en 1re division de 1932 à 1940, puis de 1945 à 1954 ;
  • Joue en 2e division de 1954 à 1960 (abandon du professionnalisme pour raisons financières) ;
  • Remonte en 2e division de 1970 à 1977, puis de 1983 à 1989, et enfin durant la saison 2005-2006.

Le Stade Olympique Montpelliérain

  • Adhère au professionnalisme en 1932, occupe le Parc des Sports du Pont Juvénal ;
  • Joue en 1re division de 1932 à 1935, de 1946 à 1950, en 1952-53, de 1961 à 1963 ;
  • Joue en 2e division de 1935 à 1946, de 1950 à 1952, de 1953 à 1961, de 1963 à 1969 (abandon du professionnalisme pour raisons financières).

Le Montpellier Littoral Sport Club

  • Créé en 1970 en fusionnant avec le Sport Club de Montpellier, club de quartier né en 1908 ;
  • Joue en 2e division pendant deux saisons, entre 1970 et 1972, au stade Richter (sur l’emplacement de l’actuelle faculté de Sciences Economiques). Doit abandonner le professionnalisme pour raisons financières.

Le Montpellier La Paillade Sport Club

  • Club de quartier créé en 1974 par fusion entre le Montpellier Littoral Sport Club et le club corporatif de Louis Nicollin. Joue en championnat amateur du Languedoc (division d’Honneur). Joue au stade de la Mosson qui bénéficie d’aménagements et d’agrandissements successifs ;
  • Accède à le 2e Division professionnelle en 1978
  • Après une première saison en 1re Division en 1981-82, le club s’installe durablement dans l’élite à partir de 1987 jusqu’en 2004.
  • Modifie son appellation et devient le Montpellier Hérault Sport Club en 1989
  • Descend en 2e division une première fois en 2000-2001, puis à partir de 2004.

Le Stade Olympien de Béziers

Joue en 2e division en 1933-1934 (abandon du professionnalisme en 1934).

L'Association Sportive de Béziers

  • Section football de l’AS Biterroise
  • Joue alternativement au stade de Sauclières, partagé avec l’équipe de rugby, et au stade de la Présidente. Joue irrégulièrement en 2e division de 1945 à 1987 Une seule saison en 1re division en 1957-58.

Bibliographie

  • Roland ANDREANI, « Le destin régional et national d’un Sétois d’origine italienne : Emmanuel Gambardella, 1888-1953 ». Bulletin de la Société d’Etudes de Sète. Tomes XIX, XX et XXI N° 12. 1995.
  • Marc BARREAUD, Dictionnaire des Footballeurs étrangers du Championnat professionnel français (1932-1997), Paris-Montréal, L’Harmattan, 1998.
  • Thierry BERTHOU, (sd), Dictionnaire historique des clubs de football français, Tome I: Abbeville – Montpellier, Créteil, Pages de Foot, 1999.
  • Pierre DELAUNAY, Jacques DE RISWICK, Jean CORNU, Dominique VERMAND, 100 ans de football en France, Paris, Editions Atlas, 1997.
  • Yves DUPONT, La Mecque du Football ou mémoires d’un Dauphin, Nîmes, Bene, 1973.
  • Pierre LANFRANCHI, « Apparition et affirmation du football en Languedoc 1900-1935 » dans Pierre ARNAUD et Jean CAMY (eds), La Naissance du Mouvement Sportif Associatif en France, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1986, pp 259-273.
  • Pierre LANFRANCHI, « Les footballeurs-étudiants yougoslaves en Languedoc (1925-1935) » Sport Histoire n°3, 1989, Privat, pp 43-59.
  • Guy LAURANS, « Football et Rugby en Languedoc : Eléments de géographie sportive », dans Jeux, Sports et Fêtes de l’Antiquité à nos jours en Languedoc et Roussillon, Actes du 65e congrès de la Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon (Uzès, 4 et 5 décembre 1993), Montpellier, 1995, pp 173-200. Repris sur le site : www.lelanguedocsportif.org.
  • Roger RABIER, Allez SOM ! 50 ans de football montpelliérain 1919-1970, St Georges d’Orques, imp. Technic Offset, 1985.
  • Alfred WAHL, La balle au pied. Histoire du football, Paris, Découvertes Gallimard, 1990.
  • Alfred WAHL et Pierre LANFRANCHI, Les footballeurs professionnels des années 30 à nos jours, Paris, Hachette, 1995.

Notes

1.WAHL, La balle au pied. Histoire du football, Paris, Découvertes Gallimard, 1990, pp 34-35.

2.Voir Pierre DELAUNAY, Jacques DE RISWICK, Jean CORNU, Dominique VERMAND, 100 ans de football en France, Paris, Editions Atlas, 1997.

3.Y. DUPONT, La Mecque du football, Nîmes, 1973, Cf aussi : P. LANFRANCHI, « Apparition et affirmation du football en Languedoc 1900-1935 » dans Pierre ARNAUD et Jean CAMY (eds), La Naissance du Mouvement Sportif Associatif en France, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1986, pp 259-273.

4.La Vie Montpelliéraine et Régionale, du 12 mars 1905

5.Idem, du 9 avril 1905.

6.Idem, du 14 janvier 1906.

7.La VMR du 29 octobre 1905.

8.Idem du 7 janvier 1906.

9.Alfred WAHL et Pierre LANFRANCHI, Les footballeurs professionnels des années 30 à nos jours, Paris, Hachette, 1995, p. 59.

10.  P. LANFRANCHI, Les « footballeurs-étudiants » yougoslaves en Languedoc (1925-1935) dans Sport Histoire n°3, 1989, pp 43-59.

11.  M. BARREAUD, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), Paris-Montréal, L’Harmattan, 1998.

12.  Cité par R. RABIER, Allez SOM, p 51.

13.  Midi Libre du 28 septembre 2005.

14.  Midi Libre du lundi 12 juin 2006 : Assemblée Générale du District de l’Hérault, et site officiel du District de l’Hérault : http://herault.fff.fr/egi-bin/general/accueil.pl (lien obsolète).