2.00

Description

Peuplement protohistorique
dans la partie occidentale de la moyenne vallée de l’Hérault

Ghislain BAGAN *,
avec la collaboration de Guilhem BEUGNON **

* Docteur en Archéologie de l’Université Montpellier III,
Centre de Ressources développement durable de Vailhan / CREDD ghislainbagan@gmail.com
** Responsable du Centre de Ressources développement durable de Vailhan / CREDD.

L’espace analysé dans l’article qui suit se situe dans le Midi de la France, au sein du département de l’Hérault sur la rive droite du fleuve éponyme. Drainée du nord au sud par la Peyne et la Thongue, deux affluents du cours moyen de l’Hérault, la zone présente ainsi deux bassins hydrologiques distincts au relief marqué par les premiers contreforts du Massif Central entre 150 et 300 m d’altitude.

Connue seulement par le biais de découvertes anciennes et de recherches limitées menées principalement par A. Soutou, l’abbé Giry, A. Cornejo et J.-L. Espérou, l’occupation protohistorique des hautes vallées de la Peyne et de la Thongue n’a fait l’objet d’aucun essai de synthèse. En règle générale, la connaissance des différents sites de cette période comprise entre le Xe s. et le IIe s. avant notre ère se réduit à de brèves notices, conservées au Service Régional de l’Archéologie mais rarement publiées. La reprise des données anciennes et de découvertes inédites associée à de nouvelles recherches permet aujourd’hui de mettre en perspective l’ensemble de la documentation pour tenter une première approche micro-territoriale.

La fin de l’âge du Bronze : contexte régional

La fin de l’âge du Bronze connaît en Languedoc, à l’image des autres régions du Midi de la France, un mode de peuplement caractérisé par la coexistence de petits groupes humains installés sur des territoires largement parcourus. Cela s’inscrit dans une dynamique héritée de la Préhistoire récente dans laquelle les cavités constituent encore un mode d’occupation majeur. Dans les Corbières, la vallée de l’Aude et la Montagne Noire, les sites se multiplient dès le Bronze final IIIa (Xe s. avant notre ère). Un phénomène de concentration de populations est perceptible en certains endroits comme Carsac (Carcassonne, Aude) alors que d’autres établissements plus excentrés comme le Laouret (Floure, Aude) annoncent le perchement de l’habitat. À partir du Bronze final IIIb (IXe s. avant notre ère), de grands cimetières forts de plusieurs centaines de tombes expriment un regroupement des communautés auparavant dispersées. La sédentarité est alors bien acquise à l’image de l’habitat de Portal-Vielh (Vendres), véritable petit village de la fin de l’âge du Bronze situé en bordure d’étang et abritant une population protégée par des fossés associés à un rempart de pierre et de bois et pratiquant une activité artisanale de poterie ; de plus, « comme l’indique le creusement de silos ou la construction de grenier, l’agriculture constitue une part importante de l’économie ». Les recherches effectuées dans la moyenne vallée de l’Orb vont dans le même sens et montrent l’investissement marqué des groupes humains sur un même terroir au cours du Bronze final IIIb. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2014

Nombre de pages

16

Auteur(s)

Ghislain BAGAN, Guilhem BEUGNON

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf