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Description

Note complémentaire sur le prieuré et l’église
de Saint-Étienne-de-Prunet à Aumelas

Dans le précédent volume d’« Études sur l’Hérault », Monsieur André Soutou aurait définitivement identifié la localisation du Prieuré et de l’église de Saint-Étienne-de-Prunet, sur le Causse d’Aumelas.

Ne se contentant pas des « indications assez vagues » de J. Berthelé et de M.-F. Hamlin, selon lesquelles l’église de Saint-Étienne-de-Prunet se trouverait « près du château moderne d’Aumelas » pour l’un et « à côté du Château Bas » pour l’autre, l’auteur entreprit de longues recherches d’archives et de terrain.

Ainsi l’examen toponymique de la Charte LXXXI du Cartulaire de Maguelone, datée de 1151, qui mentionne la paroisse Saint-Étienne-de-Prunet et ses possessions, dont le mas de « Retro Puteum », a permis d’identifier ce dernier comme le Mas de Lamouroux qui nous est contemporain.

Pour l’auteur il ne fait aucun doute que le mas de Lamouroux n’est autre « que l’ancien prieuré tel qu’il fut bâti probablement au cours du XVIe siècle ». Toutefois comme il n’abrite ni église, ni chapelle, les vestiges de Saint-Étienne-de-Prunet ne pouvaient être qu’ailleurs.

Heureusement les travaux de l’abbé Guichard, qui fouilla en 1920 (?) au nord-est de Lamouroux les vestiges informes d’une église qu’il désigna par le nom de Saint-Etienne-de Prunet, sont connus par une note manuscrite d’Émile Bonnet, conservée à la Société Archéologique de Montpellier. « A Saint-Étienne-de-Prunet, briques épaisses, monnaie d’or de Domitien… », sont mentionnés ; objets dont il ne reste malheureusement plus aucune trace de nos jours.

Bien que le toponyme semble avoir disparu de la mémoire collective populaire, des témoignages locaux ont néanmoins permis à Monsieur André Soutou de retrouver le site archéologique.

Il est dommage pour la compréhension de l’étude, que le plan (bien que mentionné) des vestiges de cet édifice, ait été oublié dans la mise en page de l’article. Il aurait sans aucun doute facilité la lecture de la description qui en est faite.

Ce résumé de l’article de référence fait volontairement abstraction des hypothèses et des thèses historico-toponymiques qui auraient permis à Monsieur André Soutou de situer effectivement l’église de Saint-Étienne-de-Prunet, qui n’apportent rien à la résolution du problème.

Car malgré tout, l’énigme de la localisation ne semble pas pour autant résolue.

Pourquoi, l’auteur, rejette-t-il aussi rapidement les affirmations de Berthelé et de Hamlin, énoncées aussi par Saint-Quirin ?

Vers 1610, écrit ce dernier, Guillaume de Bonnet, possesseur de la Vicomté d’Aumelas et de son château « est obligé de se constituer à deux kilomètres plus loin une demeure confortable » : c’est Château Bas. « Tout près est un prieuré que les luttes avec les protestants, en chassant le prieur, ont converti en verrerie. Elle fonctionnait encore en 1725, mais n’existait plus en 1741. Le prieuré dont il s’agit est celui que les Chartes anciennes nomment Saint-Etienne-de-Prunet » (fig. 1).

Indications reprises par les auteurs du « Répertoire Archéologique et Historique du Département de l’Hérault », signalant à proximité de Château Bas une ancienne Verrerie (J. Giry).

Le relevé architectural des bâtiments en ruines de la « Verrerie de Château Bas » rappelle le plan d’un édifice religieux (fig. 2). Une étude archéologique et architecturale fera l’objet d’une prochaine communication.

Cet édifice dont certaines salles voûtées sont encore intactes (fig. 3) n’est certainement pas, à l’origine, une verrerie, les emplacements de fours sont situés à l’extérieur.

Si la destination religieuse d’un tel bâtiment se faisait jour, quel serait-il alors ?

Sous l’Ancien Régime, la commune d’Aumelas comptait de nombreux édifices religieux.

  • l’église paroissiale de l’Assomption au Mas d’Arnaud ;
  • la chapelle du Castellas ;
  • l’église de Saint-Sauveur à l’extérieur du Castellas ;
  • l’église de Saint-Pierre et Saint-Paul à Cabrials ;
  • l’église de Saint-Martin-de-Cardonnet ;
  • l’église de Saint-Étienne-de-Prunet ou de Pernet ou d’Auroux ;
  • l’église de Notre-Dame de Moncamel ou du Mont-Carmel ;
  • l’église de Sainte-Marie de Cayrou (au Mas Cayrou Aumelas Sect. A) ;
  • et enfin Saint-Sauveur de Sainton (à Sainton Aumelas Sect. D).

Informations complémentaires

Année de publication

1988

Nombre de pages

2

Auteur(s)

Alain RIOLS

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf