Le pouvoir en Provence à l’époque moderne. État de la question
Le pouvoir en Provence à l’époque moderne. État de la question
Profondément admirée par les élites provençales à la fin du XVIIIe siècle (voyez le grand œuvre de l’abbé de Coriolis !), l’organisation des pouvoirs publics en Provence a été balayée sans peine en 1789. Le Félibrige ou Charles Maurras, mainteneurs de l’idée provençale ou provinciale, ont pourtant tout oublié de cette époque, ne conservant que quelques illusions à propos des communautés d’habitants 1.
Cette disparition a quelque chose d’extraordinaire : l’organisation des pouvoirs n’a fait que gagner en cohésion pendant toute l’époque moderne. Mais ce renforcement contenait les germes de sa ruine car il ajoutait un élément de domination supplémentaire (le pôle aixois) dont la présence directe ou indirecte a pu devenir de plus en plus insupportable à mesure que l’espace économique provençal se rééquilibrait et que les vieilles structures de solidarité se désagrégeaient.
La concentration intra-provinciale
Dans la longue durée provençale, Aix n’était pas plus particulièrement désignée pour devenir la capitale du comté. Ce sont les hasards de l’histoire qui ont écarté Arles, Avignon et – pourquoi pas ? – Marseille au profit de la cité de l’Arc. La politique comtale depuis les Angevins a fait le reste.
Ce sont, en effet, les derniers comtes puis les rois de France qui ont systématiquement favorisé Aix en y installant un exécutif (la Procure du pays, 1480), un parlement (1501), une cour des comptes (1555), un bureau des finances (1552), le gouverneur, plus tard l’intendance. Bien souvent ce n’était que le prolongement d’une évolution commencée au Moyen âge, sauf ce parti délibérément pris de favoriser la municipalité aixoise (noyau de la Procure) contre la volonté des États, lesquels perdirent le pouvoir de légiférer après l’édit de Joinville (1535) et auxquels on suscita à la fin du XVIe siècle la concurrence de l’Assemblée des communautés.
La triple tutelle des cours supérieures sur les communautés, renforcée dès le XVIe siècle 2, a fait d’Aix la véritable capitale du comté et des Terres adjacentes. D’autre part, un actif parti français a été mis en place. La couronne a fait ainsi coup double.
Cette politique n’a probablement rien eu de programmé. L’avenir en montra assez vite le bien-fondé car entre les années 1560 et les années 1660 l’autorité royale s’est vu tour à tour menacée par la politique, très personnelle de certains gouverneurs, l’agitation d’une partie de la noblesse et surtout la résistance de Marseille, qui avait pourtant bénéficié de la sollicitude royale dès l’annexion 3.
Il dût apparaître progressivement à l’entourage de Louis XIII et de Louis XV que la paix du comté passait par l’accentuation de la centralisation intra-provençale. Ainsi s’explique la suspension des États en 1639 4 et leur remplacement par une Assemblée des communautés où noblesse et clergé n’avaient de représentation que symbolique, que l’on prit l’habitude de convoquer chaque année, toujours à Lambesc à partir de 1664 5.
Le nouveau régime avantageait la municipalité aixoise qui avait pour elle la permanence de l’exécutif et le rôle capital de l’assesseur dans l’organisation des débats 6. Celui-ci, qui était avocat et administrateur de la ville et qui allait aussitôt apparaître comme le porte-parole du provençalisme juridique, l’emportait souvent sur le président de l’Assemblée, l’archevêque d’Aix, dès que celui-ci ne se révélait qu’homme d’église 7.
Avec la stabilisation de l’intendance à partir de 1659, la concentration se trouva parachevée 8. Plus spécialement chargée des Terres adjacentes (donc, de Marseille), celle-là reçut un surcroît de puissance avec le rattachement de l’inspection du commerce du Levant 9 et celui de la première présidence du parlement 10.
Que cette concentration de pouvoirs ait réussi à Aix, sa parure de pierre en témoigne assez. Que le roi y ait absolument trouvé son compte est moins sûr. Le triple pouvoir confié à l’intendant rendait sa charge particulièrement lourde et impliquait un long séjour pour qu’il pût travailler efficacement. D’étroits rapports avec le milieu provençal devenaient par là même inévitables, et, avec Cardin Lebret comme avec le second La Tour, on en vit les effets 11. D’autre part, cette puissance et les attributions particulières de l’intendant de Provence (grands travaux urbains, dépenses militaires extraordinaires) ne pouvaient que lui susciter l’hostilité de la Cour des comptes, ce qui fut particulièrement sensible dans les années 1750-1770 12.
La permanence de l’assessorat dans le corps des avocats aixois a donné à la fonction cette continuité de pensée qui est sans doute à la base de la construction doctrinale particulièrement élaborée et renforcée de session en session jusqu’à la fin de l’Ancien Régime 13. Comme la remise de la Procure du pays à la municipalité aixoise a sans doute permis la poursuite d’une politique systématique et cohérente de résistance à l’absolutisme et aux « féodalités » locales.
Celles-ci et celui-là menaçaient la cellule essentielle de la vie publique provençale, la communauté d’habitants.
De la communauté, on doit d’abord se demander si elle n’était pas rongée à l’intérieur. Ses structures et ses fonctions sont bien connues 14 la communauté était en général pourvue d’un système électif à plusieurs degrés, combinant conditions censitaires, classifications sociales et co-optation. Si la place des seigneurs y est mal connue, surtout dans la longue durée, il semble bien que l’on puisse affirmer qu’en l’espace de trois siècles le système est passé d’une structure « ouverte » (où le conseil des chefs de famille jouait un rôle notable) à une structure « fermée » (donnant la primauté, sinon le monopole, au conseil « ordinaire » et au conseil « particulier » ? L’évolution des statuts d’Orgon et de Marseille 15, les réformes de ceux de Gardanne, d’Apt, de Digne, à la fin de l’Ancien régime, en sont l’illustration 16.
En portant atteinte à la liberté électorale, (1695, 1722, 1733), en conservant après 1757 la confirmation des élections consulaires de Marseille, Toulon, Arles, Aix et Barcelonnette, en épurant (Louis XV) ou en prorogeant les conseils (Louis XVI), la couronne a pour sa part sensiblement faussé les mécanismes institutionnels. Aussi grave s’est révélée sa politique financière qui, faisant des communautés de véritables vaches à lait du Contrôle général, leur a coûté des millions de livres tant en offices municipaux qu’en dépenses militaires.
Cependant, toute la politique royale n’a pas été négative. En corsetant de plus en plus étroitement la communauté dans les filets de la triple tutelle du parlement 17, des Comptes 18, de l’intendance 19, et en laissant l’Administration du pays imposer une politique d’assainissement financier, surtout après 1760 20, le roi a préparé les conditions de son redressement. A la veille de la Révolution, la situation financière des communautés ne parait pas s’être sensiblement dégradée depuis les opérations de 1715 21. Même Marseille fait moins mauvaise figure qu’à la fin du règne de Louis XV 22.
En 1789, la prééminence aixoise paraît incontestable. Possédant les cours supérieures, la Procure du pays, l’archevêque président des États, l’intendance, la ville a contribué de manière décisive au renforcement de l’institution communale en définissant les fonctions des trésoriers, des greffiers, des conseils (premier XVIIe siècle), des consuls (second XVIIe), et les règles de gestion (XVIIIe). Contre les possédant-fiefs et les riches, ses consuls et ses assesseurs ont mené avec persévérance et succès 23 le combat de l’encadastrement des terres, donc de l’élargissement de la base fiscale 24, et ont entrepris d’annuler les conséquences de l’endettement contracté au XVIIe siècle grâce à l’arrêt du Conseil de 1730.
Indépendamment de ce qui précède, la communauté semble se renforcer au XVIIIe siècle. Contre les pauvres 25, contre la seigneurie et notamment celle des parlementaires, des Castellane, des Villeneuve, des Vintimille, des Grasse, des Simiane.
On note, cependant, des signes d’affaiblissement. Si les affaires relatives à la vie municipale régressent dans les procès, sénéchaussées et militaires mettent toujours en cause les prérogatives des consuls ou les intérêts des possédants 26. D’autre part, la courbe des procès reste tendue pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle 27.
Autres indices inquiétants : le poids croissant des fiscalités royale et provinciale après 1730 28, le recours massif à l’emprunt sous Louis XVI 29, l’importance des arrérages d’impositions dans les comptabilités communales 30, la croissance des procès avec les fermiers communaux. Enfin, grave phénomène par ses conséquences directes sur les finances locales, la possible baisse du niveau de vie dans les campagnes provençales à la fin de l’Ancien régime 31.
Des élites du pouvoir hétérogènes
L’étude des élites sociales confirme et infirme tout à la fois ce qui précède et, par là, introduit de nouveaux paramètres dans la dialectique des pouvoirs en Provence. Celles-là ne se trouvent en effet que partiellement concentrées à Aix. De formation juridique en majorité, elles ne se présentent pas nécessairement unies. Enfin élites du pouvoir administratif ou judiciaire et élites du savoir intéressé n’occupent ni le même espace géographique ni la même place dans le système institutionnel.
Au niveau populaire, leur suprématie semble rester intacte à l’échelle des XVIIe et XVIIIe siècles. Ni la thèse de R. Pillorget 32, ni les travaux dirigés par M. Voyelle 33 n’ont décelé de graves et profondes secousses, quoique les procès des communautés, les rares dossiers de l’intendance, les explosions urbaines de 1789 soient le signe d’un malaise profond.
Des élites dominantes on sait encore fort peu de choses. A la fin du XVIIIe siècle comme à la fin du XVIIe, le haut clergé constitue-t-il une force avec laquelle il faille compter ? Au plan économique, probablement non 34. Au plan politique, c’est l’inconnu car la galerie des prélats de Provence ne compte jusqu’à maintenant que fort peu de personnalités politiques, ainsi Cosnac, Brancas, Boisgelin au XVIIIe, Filhol au XVIe. Leur histoire reste à faire 35.
Aussi mal connue que le premier ordre, la noblesse se révèle fort composite dans sa bigarrure de familles plus ou moins légitimement agrégées au second ordre mais apparemment solidaires 36. De son engagement politique marqué jusque vers 1660 à sa prestation militaire de 1707 et à son effacement ultérieur, son histoire semble être celle d’un long déclin. Fonctions de gouverneur et de lieutenant général lui échappent presque toujours. Ses revendications de rétablissement des États n’obtiennent aucun écho ici, en 1661 comme en 1764. Mais est-elle vraiment écartée du pouvoir ? La présence constante d’au moins 40 % de nobles parmi les députés de l’Assemblée des communautés, la vigueur dans l’opposition des nobles fieffés aux non-possédant-fiefs en 1788, le mémoire attribué à Miollis vers 1770, la restauration du système municipal en 1757 doivent nous inciter à la prudence.
Pour l’instant et pour l’essentiel, la noblesse connue est celle des cours souveraines aixoises. Détentrice au XVIIIe siècle de revenus plus ou moins importants 37, fortement implantée entre Huveaune, bas-Rhône et bassin d’Apt, plus soucieuse de droits seigneuriaux que d’exploitation capitaliste de ses domaines, elle se montre amateur de luxe, de droit 38, d’histoire, de belles lettres, religieuse, classique dans ses goûts artistiques, peu intéressée par les académies mais attirée par les loges maçonniques 39.
Vecteurs de la pénétration française au XVIe siècle, principaux acteurs sur la scène politique au XVIIe, contestataires de plus en plus prudents de la politique royale au XVIIIe, tenants modérés du parti parlementaire 40, les membres des cours souveraines menacent d’autant moins l’autorité des rois-comtes que la montée de l’Assemblée des communautés au XVIIIe siècle les cantonne dans la défense et illustration des principes généraux de gouvernement. Cependant, c’est dans ce même milieu que se manifeste le réveil provençaliste, qui culminera avec les ouvrages de Coriolis et les manifestes de 1789 41.
Étroitement lié aux précédents, le barreau aixois. C’est en son sein que bouillonne la réflexion politique anti-absolutiste, pro ou antiseigneuriale, pro ou anti-provençale 42. La réunion annuelle de l’Assemblée des communautés lui sert de tribune pour exposer des idées que l’imprimé diffuse ensuite auprès des conseils municipaux. C’est lui qui élabore une bonne partie du droit administratif provençal au XVIIIe siècle. On rattachera à ce barreau le personnel des subdélégations, avocats (surtout), juristes, parfois négociants.
A côté (et de plus en plus : en face), les marginaux du pouvoir provincial. Certains détiennent le pouvoir local, ce qui n’est plus rien lorsqu’il s’agit des villes, et en usent pour le plus grand bien des possédants, soit qu’ils fixent salaires et prix 43, soit qu’ils bannissent l’impôt direct, soit qu’ils prohibent l’entrée des produits agricoles forains 44. Ce qui ne veut pas dire qu’ils administrent mal ou de manière toujours égoïste 45.
D’autres, à Marseille comme dans les villages, sont les spectateurs impuissants mais non pas inactifs des agissements des propriétaires fonciers ou, des riches, auxquels ils s’ingénient à mener la vie dure. On les trouvera sans doute à la tête des bataillons révolutionnaires. Tous ont en commun leurs professions (avocats, procureurs, notaires), leur désir d’égalité fiscale, leur hostilité à la centralisation aixoise, étouffoir des libertés communales et suppôt des systèmes municipaux et fiscaux réprouvés.
Où mettre le corps médical et le corps des entrepreneurs ? Fort peu représenté dans l’Assemblée de Lambesc, le premier pourrait bien être fortement partie prenante dans le système communal en vertu des dispositions statutaires qui mettent souvent les médecins dans le premier « rang », les chirurgiens et apothicaires dans le second. Un mémoire tout récent vient d’en révéler l’extraordinaire densité et l’omniprésence dans la Provence des années 1780. La force du corps repose plus sur son savoir, son utilité, ses relations, que sur une richesse infiniment variable. Pourtant il est absent de la vie politique provinciale, comme il le sera de la vie départementale 46.
La thèse de Charles Carrière 47 a démontré la puissance du négoce marseillais. Deux cents au début du XVIIIe siècle, six cents à la fin, les négociants conduisent la vie politique locale depuis toujours. De stature languedocienne, française, européenne, mondiale même, ils ignorent la Provence comme le montre l’analyse des emprunts provinciaux, celle des cadastres ruraux ou celle des bilans de faillite. Uni dans sa diversité géographique et religieuse, le groupe tient l’administration du commerce et celle de la ville. Que pèsent en face les quelques manufacturiers de Marseille ou de Provence, les maîtres des médiocres corporations provençales, le parlement ou l’intendant ? Une faiblesse, cependant, dont s’accommodent les grands négociants : l’absence d’une organisation bancaire et la dépendance vis à vis de l’extérieur pour les paiements. A vrai dire, entre 1700 et 1774 la ville a disposé d’un système original et puissant, couplant courtiers-banquiers et nouveaux négociants, et qui a disposé de puissants appuis à Aix, Marseille et sans doute Paris 48. Il a disparu lorsque les grands négociants l’ont trouvé plus nuisibles qu’utile.
L'effritement des structures sociales générales
Ainsi, au niveau des éléments dominants (superstructures institutionnelles, élites diverses) le monde provençal semble connaître au XVIIIe siècle d’importantes mutations génératrices de tensions profondes.
Il pourrait en avoir été de même dans les tréfonds du corps social, mais le moindre avancement des recherches ne permet guère que de formuler des hypothèses.
La première serait une certaine redistribution du pouvoir économique entre ville et campagne à l’échelle des deux derniers siècles, au détriment de la ville 49.
La seconde serait celle d’un détachement en cours vis-à-vis du système des valeurs qui fondait une partie de la vie collective provençale 50.
Le renfermement de la famille sur ses éléments proches 51, la progression des demandes de lettres de cachet 52, les possibles progrès de la prostitution dans les couches moyennes de la société marseillaise et la croissance certaines des abandons d’enfants à Marseille, le remplacement de la promesse de mariage par la promesse d’établissement dans les déclarations de grossesses phocéennes 53, tout cela pourrait annoncer l’ébranlement de la structure familiale et de la morale sexuelle traditionnelle.
Enfin, la crise de la corporation 54 et les atteintes portées aux disciplines collectives rurales manifestent la montée de l’individualisme économique.
Pourtant aucune crise n’est perceptible. Le dépouillement de 2 500 dossiers dans 11 judicatures de basse Provence occidentale confirme après d’autres études dans les fonds des sénéchaussées , la paix apparente du pays provençal à la veille de la Révolution.
On fera en conclusion deux remarques. Le renforcement du système administratif provençal, provincial ou local, n’allait-il pas à contre-courant d’une évolution sociale qui, à la fin de l’Ancien Régime, rejetait les structures de groupe ? Du point de vue de ceux qui n’en bénéficiaient pas directement, leur disparition n’était-elle pas préférable ? Un consensus généralisé, diffus, inconscient, pourrait expliquer la passivité avec laquelle la population accueillit la révolution administrative et fiscale en Provence.
Notes
1. EMMANUELLI (F. X), FEUILLAS (M), La vision maurrassienne de la Provence d’Ancien Régime. Colloque Ch. Maurras, Aix 1980 (à paraître).
2. EMMANUELLI (F. X), La tutelle des communautés d’habitants en Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, Annales de l’université des sciences sociales de Toulouse, tome XXIV, fasc. 1, 1976.
3. Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, tome II, Marseille, 1921 ; chapitres VIII et IX.
4. CORIOLIS, Dissertation sur les États de Provence, Aix, 1867.
5. HILDESHEIMER (B), Les Assemblées des communautés de Provence, Aix, 1935.
6. En principe, nulle proposition ne pouvait âtre faite sans son aval.
7. C’est ce qui ressort des mémoires de Daniel de Cosnac, ou des dires des contemporains. Les procès-verbaux de l’Assemblée ne permettent pas de trancher.
8. MARIN DE CARRANRAIS (F. de), Notice sur l’intendance de Provence, Marseille, 1889.
9. Cette pratique n’a été suspendue qu’entre 1710 et 1719, 1734 et 1759. JOUVAL (R), Les intendants de Provence et la chambre de commerce de Marseille, Aix, 1948.
10. Pratique suspendue entre 1704 et 1310, entre 1771 et 1774.
11. BLANC (F-P.), L’anoblissement par lettres en Provence à l’époque des réformations de Louis XV (1630-1730), Aix, 1971, EMMANUELLI (F. X), Pouvoir royal et vie régionale en Provence au déclin de la monarchie, Thèse pour le Doctorat d’État, Lille, 1974.
12. Archives nationales H. 1243. Remontrances de la cour des comptes… au roi (1758). Arch. dép. des Bouches du Rhône C. 3488 réponse manuscrite de l’intendant.
13. EMMANUELLI (F. X), Pour une réhabilitation de l’histoire politique provinciale. L’exemple de ‘Assemblée des communautés de Provence, (A paraître dans la Revue d’histoire du droit français et étranger (1981).
14. DERLANGE (M), Recherches sur les institutions communales en Provence au XVIIIe siècle, Thèse pour le doctorat d’État, Nice 1980, dactylographiée.
15. Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, tome XIV. Marseille, 1935, pages 171-263.
16. Archives Départementales des Bouches du Rhône, C. 2593, 2586, 2592.
17. Emprunts, procès, règlements.
18. Comptabilité, baux, contentieux fiscal, impositions extraordinaires.
19. EMMANUELLI, thèse citée, chapitre 6, 7, B.
20. EMMANUELLI, La centralisation provençale. Provence historique n° 113, 1978.
21. Arch. dép. des Bouches du Rhône, C. 2236 et suivantes.
22. COURDURIE (M), La dette des collectivités publiques de Marseille au XVIIIe siècle, Marseille, 1974.
23. Selon l’assesseur, les opérations sont à la veille d’être couronnées de succès en 1786.
24. Nombreuses décisions royales en la matière 1547, 1556, 1625, 1638, 1639, 1643, 1661, 1666, 1667, 1728,1764, 1783.
25. Quatorze communautés sur 691 – représentant 40 % des ressources fiscales – ont recours exclusivement aux impôts de consommation pour payer leurs charges. Le roi confirme périodiquement la liberté d’imposition 1486, 1642, 1717,… etc.
26. EMMANUELLI, thèse citée, chapitre 8.
27. EMMANUELLI, Introduction à l’histoire des communautés de Provence au XVIIIe siècle, Annales du Midi, tome 87 n° 122, 1975.
28. On notera qu’elle n’atteint jamais le niveau de 1695 jusqu’à la Révolution.
29. EMMANUELLI, thèse citée, p. 915-918.
30. Arch. dép. des Bouches du Rhône, C. 819-825 – G. 573.
31. BAEHREL (R), Une croissance. La basse Provence rurale, Paris, 1961, p. 306-387.
32. PILLOGET (R), Les mouvements insurrectionnels de Provence entre 1596 et 1715, Paris, 1975.
33. VOVELLE (M), Les troubles sociaux en Provence de 1750 à 1792, in De la cave au grenier.
34. EXPILLY, Dictionnaire des Gaules…, tome V, article « Provence » ; BAEHREL, ouvrage cité, p. 395-410.
35. Les histoires des diocèses d’Aix et de Marseille publiés sous la direction de J. R. PALANQUE ne traitent guère cette question.
36. BLANC (F.P.), ouvrage cité.
37. BAEHREL, ouvrage cité, p. 395-410.
38. Rappelons les importantes compilations d’arrêts signées Debézieux, Julien Boniface…etc.
39. CUBELLS (M), Structures de groupe et rapports sociaux au XVIIIe siècle / LES PARLEMENTAIRES D’Aix en Provence, Thèse de doctorat dactylographiée, Aix, 1980 ; DOBLER (H), Les cadres de la vie mondaine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Marseille, 1928 ; GLOTON (J.J.), Renaissance et baroque à Aix en Provence, École Française de Rome 1979.
40. EGRET (J), Louis XV et l’opposition parlementaire, Paris, 1970 ; ROBERT (P. A), Les remontrances et arrêtés du parlement de Provence au XVIIIe siècle, Paris, 1912.
41. STEFANINI (J), Un provençaliste marseillais l’abbé Féraud, Gap, 1969 ; EMMANUELLI (F.X), De la conscience politique à la naissance du provençalisme dans la généralité d’Aix à la fin du XVIIIe siècle, in Régions et régionalisme en France, Paris, 1977.
42. On pense aux travaux de Gensollen sur le franc alleu (1732) et à ceux de Gassier ou de Ch. F. Bouche sur le droit fiscal provençal (1788).
43. LETRAIT (J.-J.), le régime du travail des ouvriers agricoles en Provence dans la première moitié du XVIIIe siècle, Actes des congrès des sociétés savantes, 1958.
44. C’est toute l’affaire du vin à Marseille au XVIIIe siècle. Au problème économique – la prohibition des vins forains et la restriction des privilèges des militaires – s’ajoute un problème politique puisque la noblesse se servira des difficultés créées par les possédant-vignes pour obtenir son retour à la tête de la municipalité. D’autre part, cette affaire oppose les notables de Marseille aux notables provençaux, par ailleurs solidaires des précédents contre la Ferme générale ou le Languedoc.
45. Les municipalités provençales, comme d’ailleurs toutes celles du royaume, semblent faire preuve d’une remarquable capacité de réaction en cas de disette. Deux exemple de gestion municipale, assez contradictoires : MESTRE (J.-L.), La ferme de la boucherie d’Aix en Provence au XVIIIe siècle, dactylographié, sans date ; SCOTTO DI COVELLA (Th.), Le ravitaillement et le commerce du blé à Avignon au XVIIIe siècle. Aix 1981, dactylographié.
46. CABANNES (S.), Le corps médical en Provence à la fin du XVIIIe siècle, Aix, 1981, dactylographié.
47. CARRIÈRE (Ch.), Négociants marseillais au XVIIIe siècle, Marseille 1973.
48. EMMANUELLI (F .X.), La crise marseillaise de 1774 et la chute des courtiers, Paris, 1979.
49. VOVELLE (M), Villes, bourgs, villages : le réseau urbain – villageois en Provence. In De la cave au grenier. EMMANUELLI (F. X.), Villes et campagnes en Provence. Trois sondages (1650, 1700, 1750). Colloque « Ville, pouvoir, société en Europe 1650-1750 », Strasbourg 1981. (A paraître).
50. VOVELLE (M), Piété baroque et déchristianisation en Provence au XVIIIe siècle, Paris, 1973.
51. VOVELLE (M), Y a-t-il un modèle de la famille méridionale ? In De la caveau grenier, Québec, 1980.
52. EMMANUELLI (F. X.), Ordres du roi et lettres de cachet en Provence à la fin de l’Ancien régime, Revue historique, 1974, n° 512.
53. BONETTO (C) et COMBAREL (F), La marginalité féminine à Marseille à travers la condition hospitalière, Aix 1978, dact.
54. EMMANUELLI, thèse citée, chapitre 11.
