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Description
Marie-Jean Combier (1895-1988)
Une authentique artiste montpelliéraine
* Artiste peintre et Historienne
p. 149 à 163
Le 1er janvier 1951, Madame Marie Combier, Directrice de l’École Supérieure Legouvé à Montpellier prend sa retraite. Elle peut, enfin, laisser libre cours à sa passion de toujours : la peinture. Marie ajoute Jean, à la signature de ses œuvres ; c’est le prénom de son époux, disparu trop tôt.
Marie-Jean Combier n’est pas une autodidacte à proprement parler, ce n’est pas une Séraphine : elle s’adonne à son art depuis son enfance, et a suivi une formation à Paris, auprès de maîtres de renom. Sa carrière artistique, bien que tardive, se distingue par son désir de se renouveler sans cesse. Elle se lance ainsi avec succès dans le gemmail, une technique tout à fait inédite. Son œuvre obtiendra une reconnaissance constante, dans une progression remarquable.
Cet article propose de remettre en lumière cette authentique artiste montpelliéraine.
Mots clés :
Combier, Couderc, Peinture, Gemmail, Montpellier, Éducation nationale, Musée Fabre, Salon d’Automne, Salon des Médecins, Salon des artistes français, Union des Femmes Peintres et sculpteurs.
On January 1, 1951, Mrs. Marie Combier, Director of the École Supérieure Legouvé in Montpellier, retired. She could finally give free rein to her lifelong passion: painting. Marie added Jean to the signature of her works; it was the first name of her husband, who died too young.
Marie-Jean Combier was not strictly speaking self-taught, she was not a Séraphine: she had been devoted to her art since childhood, and trained in Paris with renowned masters. Her artistic career, although late in life, was distinguished by her desire to constantly renew herself. She thus successfully launched into gemmail (type of stained glass), a very recent new technique. Her work would receive constant recognition, in a remarkable progression.
This article aims to shed light on this authentic Montpellier artist.
Keywords:
Combier, Couderc, Painting, Gemmail, Montpellier, National Education, Fabre Museum, Autumn Salon, Doctors’ Salon, Salon of French Artists, Union of Women Painters and Sculptors.
Lo 1èr de genièr de 1951, dòna Marie Combier, Directritz de l’Escòla Superiora Legouvé a Montpelhièr pren sa retirada. Pòt, enfin, daissar liure cors a sa passion de totjorn : la pintura. Marie ajusta Jean, a la signatura de sas òbras ; es lo prenom de son espós, tròp lèu desaparegut.
Marie-Jean Combier es pas una autodidacta a pròpriament parlar, es pas una Séraphine : s’adona a son art despuèi son enfança, e a seguit una formacion a París, prèp de mèstres de renom. Sa carrièra artistica, e mai tardiva, se destria per son desir de se renovelar de contunh. Se lança aital amb capitada dins lo gemalh, una tecnica del tot inedita. Son òbra obtendrà una reconeissença constanta, dins una progression remarcabla.
Aquel article prepausa de remetre a la lutz aquela autentica artista montpelhierenca.
Noms claus :
Combier, Couderc, Pintra, Gemmail, Montpelhièr, Educacion nacionala, Musada Fabre, Salon d’Auton, Salon dels Mètges, Salon dels artistas franceses, Union de las Femnas Pintras e escultors.
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Cette recherche sur Marie-Jean Combier a été menée en collaboration avec son petit-fils, M. Alain Combier, Ingénieur retraité, demeurant à Paris, M. Laurent Aiglon, agent du Patrimoine du Musée de La Grand-Combe, et le concours du Musée Fabre, en particulier madame Isabelle Groux de Miéri, chargée de la documentation et madame Maud Marron Wojewodzki, Conservatrice du patrimoine, Responsable des collections modernes et contemporaines et du service Multimédia. Nous ajoutons également, pour le SINDBAD 1, Madame Estelle Servier-Crouzat du Département Littérature et Art de la Bibliothèque Nationale de France. [N.D.L.R.]
Introduction
Tout a commencé par une vente aux enchères où M. Aiglon fait l’acquisition d’un tableau du peintre sétois Gabriel Couderc représentant « Marie Combier » devant son chevalet, ainsi que de trois toiles de cette artiste-peintre dont il ne sait rien. Le musée Fabre de Montpellier, interrogé, lui confirme qu’il possède bien une nature morte, datée de 1958, mais très peu de renseignements sur la biographie de Mme Combier, à part le fait qu’elle était la directrice de l’École Primaire Supérieure de filles Legouvé à Montpellier.
Par chance, en 2023, Études Héraultaises vient juste d’héberger sur son site le groupe de recherches languedociennes « Mémoire d’Oc » de l’Université du Tiers Temps de Montpellier, et de mettre en ligne l’étude de Mme Alary, sur l’histoire de l’École Legouvé. M. Aiglon tombe sur cette plaquette, et se tourne vers les membres de « Mémoire d’Oc » pour en savoir davantage. Aiguisée par la curiosité, je prends l’affaire en main. Les enfants de Marie Combier, Charles et Hélène 2, étant décédés, il nous fallait, impérativement, entrer en contact avec leurs enfants. C’est M. Aiglon qui, sur internet, retrouve un illustrateur internationalement connu, Léonard Combier qui s’avère être l’arrière-petit-fils de Marie Combier. L’aventure pouvait commencer […]
Mme Combier dans son atelier
par Gabriel Couderc 3 - 1959
(Collection Laurent Aiglon).
Son enfance et son adolescence
Marie, fonde une famille
Un rendez-vous manqué avec Lamartine,
« René et Maria » & « Joies d'enfants »
Nîmes,
Montpellier
Expositions, Salons, Galeries
Le Musée Fabre et le Catalogue Jean Claparède
Lettre adressée à Jean Claparède Anglès du Tarn, le 6 août 1958
L'œuvre de Marie-Jean Combier
Histoire des Gemmaux de France
La technique du Gemmail
« Les Enfants du Cirque »
Conclusion
Bibliographie
Notes
1. Le service SINDBAD (Service d’INformation Des Bibliothécaires A Distance) qui fournit des références de documents.
2. Charles Combier (1922-1992), aura trois fils : Alain, Bruno et Laurent. Hélène Combier (1924-2020), épouse de Louis Porra n’aura qu’un fils unique : Jean-François. Léonard Combier, artiste contemporain est le fils ainé de Bruno.
3. Gabriel Couderc, (1905-1994), a fait les beaux-arts à Montpellier et l’École nationale des arts décoratifs de Paris. Ami de François Desnoyer, il crée en 1937 « l’École de Sète ». Il sera l’instigateur de la construction du Musée Paul Valéry. Avec Desnoyer et Descossy, ils jettent les bases du « groupe Montpellier-Sète ». Sa nomination comme conservateur du Musée de Sète ne diminue pas son talent de peintre ni son ardeur au travail. Il est présent dans les grands salons parisiens dans les musées nationaux d’art moderne et les grands musées de province. Aucun peintre n’a exprimé avec tant de bonheur l’âme de l’Île singulière.



