2.00

Description

Les abords de l’église Sainte-Eulalie à Montblanc (Hérault)

Frédéric LOPPE *
avec la collaboration de Christian DOUILLET **,
Julie LESCURE *** et Jean-François MODAT ****

* Docteur en Archéologie médiévale, chargé d’études, ALC Archéologie, 87 rue de Verdun, 11000 Carcassonne, responsable de l’opération ; chercheur associé laboratoire FRAMESPA, UMR 5136, Université du Mirail, Toulouse II et laboratoire Lattes-Montpellier, UMR 5140.
** Historien amateur. Recherches en archives, documentation.
*** Archéologue, céramologue antiquisante, gestionnaire des mobiliers : inventaire et étude du mobilier antique.
**** Archéo-anthropologue, doctorant en anthropologie, ALC Archéologie, 87 rue de Verdun, 11000 Carcassonne. Étude de la sépulture SP3005, compléments DAO.

Je tiens à remercier la mairie de Montblanc pour son aide et la gentillesse de son accueil, et en particulier M. Traiteur, adjoint au maire, responsable du suivi de l’opération. De même, R. Wiss, technicien de fouille, pour le lavage du mobilier ; et les ouvriers de l’entreprise de bâtiment Muzzarelli pour leur aide durant la phase de terrain. Je remercie enfin Ch. Olive, ingénieur d’Étude, SRA Languedoc-Roussillon, pour son aide et ses conseils, et D. Larpin, Architecte en Chef des Monuments Historiques, pour m’avoir permis de publier le plan de l’église.

Le village de Montblanc se situe à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Béziers, sur une petite éminence, près de la rivière Thongue, dans le département de l’Hérault.

Au centre de l’agglomération, l’église Sainte-Eulalie est un monument complexe doté d’une abside (milieu XIIe siècle ?) dont la base remonterait à la fin du XIe siècle. Dans un second temps, le monument a été fortifié par une ceinture de mâchicoulis sur consoles (XIIIe siècle ? postérieur ?), à l’exception du gouttereau nord. Une tour-clocher (H : 37 m.) a été accolée par la suite contre l’entrée sud, avant la construction de collatéraux (chapelles latérales ajoutées, puis réunies, entre les XIIIe et XVIe siècles).

Ce lieu de culte faisait partie intégrante d’un périmètre de 35 x 40 m. (superficie : 1400 m²) protégé par l’enceinte intérieure et un fossé aujourd’hui comblé. Un vestige de maçonnerie surmonté d’une échauguette a d’ailleurs été conservé dans l’angle nord-est.

Une tour se situait peut-être au centre de ce dispositif, en position sommitale, dans un pâté de maison aujourd’hui sans caractère voué à la démolition. Sur le cadastre napoléonien, en effet, la parcelle 322, de forme presque carrée (5 à 6 m. de côté) pourrait avoir fossilisé l’emprise d’une turris (dimensions des tours seigneuriales des XIe-XIIe siècles en Languedoc). Toutefois, l’hypothèse d’un ancien château accolé à l’enceinte, à l’est, formulée par A. Fabre, n’est pas à exclure totalement. Les autres bâtiments adossés à la muraille devaient constituer, à l’origine, les demeures des milites.

L’enceinte extérieure englobant le village castral, aujourd’hui détruite, délimitait un périmètre de 140 m. de côté, soit près de deux hectares. Trois portes principales permettaient d’y pénétrer : au nord, la Porte de la Coste donnait vers les villages de Nézignan et Valros. À l’est, la porte Riquet s’ouvrait vers Saint-Thibéry et à l’ouest, la porte d’Emblans (ou Amblam) était tournée vers Servian. Deux ouvertures secondaires étaient percées dans la partie sud : celle de Grate Caths, à l’ouest, et une poterne à l’est, au débouché de la rue de la Révolution. L’ensemble était certainement entouré d’un fossé, qui, si l’on se fie au cadastre, atteignait une douzaine de mètres de largeur. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2014

Nombre de pages

15

Auteur(s)

Christian DOUILLET, Frédéric LOPPE, Jean-François MODAT, Julie LESCURE

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf