Description
Au sommaire de ce numéro
Éditorial
Adieu ! Michel Courbet (1939-2025)
Dossier : "Le sculpteur Paul Dardé"
Renée DÔ
avec la collaboration de Caroline QUEROL
et de Philippe MARTIN
Le sculpteur Paul Dardé (1888-1963)
et la ville de Clermont-l'Hérault
Le Monument aux Morts de Paul Dardé
Clermont possède deux Monuments aux Morts construits pour honorer les morts de la guerre 1914-1918, l’un au cimetière, l’autre place Jean Jaurès, près de l’ancienne gare.
A l’annonce des premiers morts, en septembre 1914, la municipalité de Clermont décida « d’ériger un monument commémoratif qui rappellerait aux générations futures, l’héroïsme des enfants de Clermont sur le champ de bataille. » Il fut placé à l’entrée du cimetière. Ce monument fut inauguré le 22 mai 1921.
Malgré l’existence de ce monument, la municipalité décida dès octobre 1919 d’en ériger un second sur une place de la ville. C’est la place Jean Jaurès qui fut choisie (anciennement appelée « place de l’Embarcadère »).
L’achat des terrains nécessaires à la construction, auprès de la Compagnie du Midi, de Madame Parado née Fabre et des Consorts Ducel, fut retardé car certains membres de cette dernière famille étaient mineurs. Le Conseil municipal demanda que le projet soit déclaré d’utilité publique afin de pouvoir acquérir les terrains par voie d’expropriation. Au cours de l’enquête ouverte en janvier 1923, les Consorts Ducel revinrent sur leur décision et après réunion du conseil de famille acceptèrent la vente. […]
La contestation du Conseil municipal
Paul Dardé fut un homme au caractère trempé : tout au long de sa vie il fit face à des problèmes et des relations qui le conduisirent, à la fin de sa vie, à une vie presque de misère. Après la guerre de 1914-1918, il fut sollicité par plusieurs municipalités pour réaliser l’hommage en pierre que l’on devait aux anciens combattants morts pour la France. Dans certains cas, tout se passa bien, mais il y eut des contestations, comme à Lodève (1919-1930) où les sculptures des femmes et enfants entourant le soldat furent diversement appréciées, si bien que l’inauguration par le ministre du Budget se passa en l’absence… de Dardé.
A Clermont-l’Hérault, l’œuvre est dans la suite de Soubès avec une jeune femme, habillée, qui veille le combattant. […]
Annexe 1
Paul Dardé
Lettre ouverte aux habitants de Clermont par Paul Dardé
Annexe 2
Pierre-Joan BERNARD
Le mouvement des contribuables de Clermont-l’Hérault
Annexe 3
Émile MILHAU
Paul Dardé à La Vacquerie (Hérault) en 1928
Musiciens de rue et « outrage public à la morale religieuse »
à Lodève en 1873
La chanson de rue, de goguette, de café-concert joue un grand rôle tout au long du XIXe siècle et au-delà. Elle résulte d’une tradition ancienne bien assise déjà sous l’ancien régime. C’est un des moyens d’expression du peuple tant redouté des bourgeois. Un parfum sulfureux entoure les musiciens ambulants aussi sont-ils surveillés de près. Avec le développement des impressions à bon marché, la chanson devient « cheval de Troie de la culture dominante ». En 1873 à Lodève, deux musiciens de rues sont appréhendés pour outrage à la morale car ils ont interprété une chanson anticléricale. Un juge d’instruction est saisi, mais l’affaire s’arrête là.
Jean-Baptiste Pelore et Joseph Marsicano respectivement chanteur et musicien de leur état, sont interpellés par le commissaire de police de Lodève le 14 mars 1873. Que s’est-il passé qui justifie cette interpellation et leur déferrement au parquet ? Le compte-rendu des interrogatoires et le rapport du commissaire de police nous permettent de reconstituer la scène. […]
Esdras Crémieux (1827-1890),
de La vendange de Clermont à la Commune de Marseille,
chansonnier et républicain
La Bibliothèque nationale de France conserve l’unique exemplaire connu d’une curieuse plaquette de 4 pages, sortie des presses de l’imprimerie de Gras à Montpellier, intitulée La vendange de Clermont-l’Hérault en 1865, par E. Crémieux. Il s’agit d’une chanson écrite en septembre 1865, en français, sur l’air « de la Vigne », célébrant le terroir clermontais et son vignoble. L’auteur peut être identifié assurément : Esdras Benjamin Crémieux (1827-c.1890) est le seul membre de cette famille à porter cette initiale de prénom. Cette chanson est le point de départ de notre enquête sur ce personnage étonnant, industriel, poète à ses heures, journaliste et surtout républicain ardent.
Esdras Crémieux n’est pas tout à fait un inconnu. Il est cité par Émile Appolis dans son étude sur la communauté juive héraultaise au XIXe siècle et par l’historien David Cohen dans sa thèse sur les Juifs en France sous le Second Empire. Il fait l’objet de deux notices partielles dans le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social, une comme « commis-négociant à Clermont-l’Hérault (Hérault), décrit par les autorités comme socialiste exalté et propagandiste actif », l’autre comme journaliste. Par ailleurs, quelques fragments de souvenirs familiaux ont été recueillis par son arrière-petit-neveu Claude Cambau : […]
Une histoire archéologique du Cœur d'Hérault
à travers les objets de l'archéothèque (IV)
Insignes de pèlerinage : à propos d'un coquillage de « Saint Jacques »
(Pecten maximus) et d'un fer de bâton découverts a Cornils (Lacoste, Hérault)
On poursuit dans ce quatrième opus le voyage que les objets de l’archéothèque de Vendémian permettent d’effectuer dans l’histoire ancienne et médiévale du centre Hérault et de l’Occitanie.
Ces objets, même d’apparence modeste, nous invitent à redécouvrir des sites locaux et des lieux aujourd’hui oubliés, disparus ou trop transformés, des lieux qui, avec les populations qui les ont fait vivre, ont contribué de fait à la vie de nos territoires hérités.
Ces objets archéologiques sont surtout porteurs de possibles narrations scientifiques et de médiations plus larges pour peu qu’ils soient un minimum contextualisés et compris. Et c’est là une exigence indispensable pour établir la possibilité des faits, se prémunir des ressentis sinon de mythes. Leur biographie permet d’évoquer et de redécouvrir des situations plus ou moins lointaines surtout, des gestes et des traces d’un jadis enfoui qui toujours resurgit dans le présent néanmoins. Ces objets évoquent et convoquent la polysémie des temps. […]
Un village du bas Lodévois, foyer juif médiéval ?
Saint-Guiraud (Hérault)
C’est en partant de l’étude que Michel Christol et Jean-Claude Richard ont consacré à l’importante inscription funéraire romains provenant de cette petite commune héraultaise, puis en reprenant les observations de terrain effectuées il y a une cinquantaine d’années par Gaston Combarnous, que je me suis, autant que faire se peut, appliqué à enquêter sur le terroir de Saint-Guiraud (incluant également les communes voisines de Saint-Saturnin-de-Lucian et Saint-Félix-de-Lodez, Lacoste et Le Bosc, Clermont-l’Hérault et Ceyras, Brignac et Saint-André-de-Sangonis).
Or, non seulement cette petite commune insignifiante sous le rapport historique (de l’avis de J.-F. Amelin, v. 1830) révèle aujourd’hui des richesses archéologiques et historiques insoupçonnées, mais elle pourrait avoir été le théâtre d’un épisode oublié de l’histoire médiévale des Juifs méridionaux. C’est une évaluation de cette dernière problématique que je livre ici aux historiens experts, dans la perspective d’un débat élargi et affiné débouchant sur la solution de ce qui pourrait constituer un « mystère » de la longue histoire du Lodévois. […]
Jean-Claude RICHARD RALITE
avec la collaboration de
Marie-Annick ALEXANDRE
et M.-BOUSQUET
Tragiques pourparlers à Bel Air (Grabels, Hérault)
le 24 aout 1944 : nouveaux témoignages
En 2021, dans le Bulletin du Groupe de Recherches et d’Études du Clermontais, nous avons publié une longue étude en relation avec le passage de la colonne allemande dite de Rodez à Bel Air (Grabels, Hérault). Les enquêtes préalables nous avaient permis de préciser le parcours et les interventions de cette colonne sur les habitants rencontrés avant le combat de Montferrier.
L’Arrestation et la mise en otages de quatre directeurs de services de Montpellier
Rapport du Général Betant, directeur du service social, de l’intendant Général Voillaume, du médecin Colonel Campunaud et du Commandant Guérin, Directeur du service des Bâtiments au Commissaire Régional Militaire de Montpellier, 26 aout 1944. […]
Informations complémentaires
| Année de publication | 2025 |
|---|---|
| Nombre de pages | Non renseigné |
| Disponibilité | Disponible au format "papier" sur https://www.grec-clermontais.fr/contact |


