Les Amis de Clio

Cahiers du Haut Vidourle N° 16 - juillet 2003

Histoire et Ethnologie
en Piémont Cévenol

64 pages

Amis de Clio Avant-propos

Avec l’été et ses fortes chaleurs certains oiseaux des îles vont nous revenir. Ainsi, notre ami Roland Castanet, nous apportera des idées nouvelles aux odeurs iodées. Mais hélas, il ne sera que de passage !

La pierre a toujours été dans notre Haut-Vidourle et en particulier dans le canton de Saint-Hippolyte-du-Fort une des principales sources de revenus pour les habitants. La pierre de Pompignan, connue déjà depuis plusieurs siècles a gardé ses lettres de noblesse jusqu’ au milieu du siècle précédent mais la concurrence du béton a fait peu à peu décroître la demande. Aujourd’hui, un nouvel intérêt de la clientèle fait renaître l’espoir mais, malheureusement, la main d’œuvre n’est plus là…

Nous avons, dans le précédent numéro, commencé à présenter le massif de la Fage, berceau du Vidourle. À présent nous déambulons à travers la forêt domaniale en disséquant les 25 km de routes forestières. Ce parcours fléché n’interdit pas de s’aventurer dans les sentiers à peine tracés qui, eux aussi, sont sources de découvertes.

Nous continuons à suivre l’histoire mouvementée du Prieuré de Saint-Martin de Cèzas. Pendant plus de 1 000 ans les habitants de Cézas et Cambo n’ont cessé de « batailler » pour sauver leur église. Aujourd’hui l’association Asphodèle-le Prieuré, après avoir restauré l’église, se débat toujours et encore pour sauvegarder la maison claustrale. Une pièce de celle-ci a été retapée mais il y a encore beaucoup de travail et le « gîte d’étape » est loin d’accueillir les randonneurs.

Sommaire

La pierre de Pompignan et ses environs (1) Carrières & carriers

En choisissant de réaliser son mémoire de maîtrise sur le thème de la pierre de Pompignan, Zoé Valat s’est intéressée à un sujet qui a très fortement marqué l’histoire de notre commune en jouant un rôle économique de premier plan.

Son remarquable travail dont « Les Cahiers du Haut-Vidourle » publient des extraits montre comment en quelques dizaines d’années, la transformation et la taille de cette pierre a fini par disparaître de notre commune entraînant avec elle la quasi disparition d’un savoir-faire traditionnel hautement qualifié.

Le massif de La Fage (2)

Les accès au massif de la Fage sont, pour l’essentiel, deux routes : l’une partant du carrefour de la Cadière sur la route de St. Hippolyte-du-Fort à Ganges, rejoint Cézas et Sumène. L’autre monte à Cambo. Le réseau de routes et chemins forestiers que nous décrivons ci-dessous est dense et généralement bien entretenu dans la partie domaniale gérée par l’O.N.F. Il n’en est pas toujours de même autour car bien souvent les communes n’ont pas la possibilité financière – ou simplement l’envie – de faire le nécessaire.

Le Prieuré Saint-Martin de Cézas (2)

XVIIème siècle. Après l’édit de Nantes les choses reprennent leur cours. Les catholiques du diocèse n’auront de cesse de réclamer l’application de l’Édit de Nantes qui leur permettra de rentrer dans leurs droits et possessions antérieurs. Les prieurs de Cézas vont rentrer en possession de leurs droits en affermant la dîme à des bourgeois protestants. Le 30 mars 1597 sieur Jean Aubanel de Saint-Hippolyte de Roqueforcade (protestant) rentier du prieuré de Cézas et de Cambo associé « pour la moitié des fruictz et profitz et part quil pourroit produire » a sieur Guillaume Philipp marchand de la ville de Sumène lequel Guillaume Philip en décembre devient fermier officiel pour 360 livres annuelles par contrat fait avec le prieur Marc Imbert demeurant à Brissac, le contrat prévoit que Philip devra faire assurer le service divin à ses frais sans plus de détail. Il n’est donc pas étonnant de trouver à cette période un moine franciscain défroqué disant la messe à Saint-Roman, Cézas et autres villages des alentours.