Trente saisons d’Hérault Sport : un Office départemental des sports sur le terrain de l’Hérault
Trente saisons d’Hérault Sport :
un Office départemental des sports sur le terrain de l’Hérault
* Directeur d’Hérault Sport
A l’origine, un projet novateur : la Maison départementale des sports (1980)
Geste politique original, confirmant le rôle prépondérant, tant au plan éducatif qu’en matière de pur divertissement, attribué au sport par les pouvoirs publics dans le courant des années soixante-dix, la création en 1980 de l’Office départemental des sports de l’Hérault (ODSH) – devenu Hérault Sport en 2004 – est intervenue dans un contexte institutionnel se situant en amont de la mise en application des lois de décentralisation (1982).
Le département de l’Hérault avait déjà procédé à la mise en place de plusieurs organismes spécialisés 1 dans la structuration et la promotion de domaines particuliers. Il ouvrait ainsi un champ décisionnel à la représentation spécifique des champs d’activités concernés ; bien entendu, il entendait contribuer de façon très importante au fonctionnement de ces entités en visant un apport inédit en matière de développement départemental.
Dans ce cadre, c’est vers la fin de la décennie 70 que le Comité régional olympique et sportif, présidé par M. René Cazaban, président du Comité régional de tennis, – soutenu par le directeur régional de la jeunesse et des sports, M. Bouillon, et celui du CREPS, M. Pierre Tharaud – avait convaincu le conseil général, présidé par M. Jean Bène, sénateur, et le président de la commission des finances et des questions liées à l’enseignement, la culture et le sport, M. Charles Alliès, sénateur, de la nécessité d’aménager une « Maison des ligues » ; il s’agissait en cela de répondre aux besoins grandissants des dirigeants bénévoles face à l’évolution notable des tâches liées à l’encadrement d’un sport en pleine expansion.
Il est vrai qu’en quelques années, la pratique sportive s’était ouverte à de nombreuses couches de la population, n’étant plus réservée aux seuls « mordus » de compétition ou d’engagement associatif.
Dans un même temps, les métiers du sport connaissaient un essor indéniable du fait d’une offre de formation plus structurée, notamment au plan universitaire (création de l’UEREPS – Unité d’enseignement et de recherche d’éducation physique et sportive – en 1978, puis de l’UFR STAPS – Unité de formation et de recherche en sciences et techniques des activités physiques et sportives – en 1984 2.)
C’est face à cette dynamique qu’au moment de l’édification de ce bâtiment départemental dédié à l’action fédérale, des questions cruciales concernant l’avenir de son fonctionnement n’ont pas manqué de se poser :
- quel type de gestion ?
- quelle intendance ?
- quelle animation ?
- quel impact en attendre sur l’ensemble du territoire héraultais ?
Le Département, maître d’ouvrage, ayant financé plus de la moitié de l’opération 3 en investissement, décide de répondre positivement à la demande du Comité régional olympique et sportif (CROS) de prise en charge globale de ces exigences matérielles ; elles nécessitaient une adaptation aux contraintes particulières de la vie sportive qui à cette époque, hors le domaine de la haute compétition, avait les contours d’un ailleurs ; l’application des règles et normes administratives ou financières y connaissait une souplesse structurelle eu égard aux exigences propres au domaine du droit commun.
C’est donc dans un environnement général favorable au dialogue partagé avec les instances sportives et en vue de remplir ces premières missions d’accueil et d’animation d’un lieu spécifique que l’idée d’un office départemental ouvert à la représentativité des comités départementaux fédéraux a germé.
Gérard Saumade, élu président du conseil général de l’Hérault en mars 1979 – alors même que le 11 juin la première pierre de la Maison départementale des sports est posée – met à l’étude ce projet significatif pour l’avenir du sport héraultais. Il sera l’objet d’un vote unanime de l’assemblée départementale. Le 16 juin 1980 une réunion a lieu à la DRDJS avec les comités départementaux qui approuvent le principe de création de l’Association départementale : conseillers généraux et représentants des fédérations y sont regroupés. Le 30 octobre 1980, les statuts de l’ODSH 4 sont approuvés dans la salle des Archives départementales, en présence des représentants de la Préfecture, des comités départementaux et du CROS. M. Pierre Bouyeron, premier vice-président du conseil général, en assure désormais la présidence ; la Maison des ligues inaugurée le 15 octobre et devenue la « Maison départementale des sports » ouvre ses portes le 4 décembre suivant.
La mise à disposition de cet équipement est l’objet d’une information non négligeable, directement diffusée au plan national, avec l’accueil début 1981 du conseil national des CROS.
Les premières actions : 1980-1985
Rapidement, de façon à favoriser la participation des acteurs du sport héraultais, trois commissions sont créées dans lesquelles viennent s’investir, avec une grande assiduité, aux côtés de conseillers généraux motivés par l’action sportive, les présidents de comités départementaux mais aussi des représentants de Jeunesse et Sports et de l’Éducation Nationale, des médecins du sport, des universitaires ; tous apportent des compétences importantes pour un projet commun : doter le sport héraultais d’un outil promotionnel – à la fois miroir pour de multiples intervenants et centre de ressources – au quotidien et sur le long terme :
- Commission « L’enfant et le sport », présidée par M. André Randon, Président du comité départemental UFOLEP (Union des fédérations d’œuvres laïques et d’éducation populaire)
- Commission « Équipement sportif / le sport au quotidien », présidée par M. Louis Sabbatino, Président du comité départemental de volley-ball
- Commission « La santé par le sport – médecine du sport », présidée par le Docteur Christian Bénézis, Président du centre municipal et départemental de médecine du sport.
C’est à l’issue de très nombreuses réunions inédites de partage d’expériences et de préfiguration, et à partir de la volonté de voir se réaliser concrètement les réflexions développées, que la première action d’animation a lieu en juin 1982 simultanément à Clermont-l’Hérault et au lac du Salagou ; s’adressant aux enfants du canton, elle regroupe, au cœur du département, les représentants de multiples comités départementaux qui y délèguent des bénévoles motivés par cette opération départementale, ainsi que les agents de la Direction départementale de la jeunesse et des sports.
L’école municipale des sports et des clubs s’associent à cette action qui remporte un franc succès auprès des jeunes et qui est reconduite à la rentrée suivante.
Elle s’intitulera désormais « Découvrez le sport dans la rue » cette action expérimentale est rapidement devenue un dispositif de sensibilisation et d’incitation à la pratique, largement sollicité il existe toujours en 2010.
C’est dans ces premières années et sur la base des besoins exprimés par les membres issus du collège sportif 5 que des actions partenariales itinérantes sont mises en place elles suscitent collaboration avec les communes et initiatives partagées avec les comités départementaux et leurs clubs elles ont aussi pour avantage de rapprocher harmonieusement le plan local et le niveau départemental. C’est avec ce type d’intervention, essentiellement de proximité, que la nécessité d’adaptation des moyens spécifiques aux réalités évolutives du terrain a pu émerger et faire sens, devenant ainsi un axe majeur de la politique sportive développée par le département de l’Hérault.
Labourant les cantons, portant une parole à la fois très imprégnée de l’esprit sportif – en n’hésitant pas à s’appuyer parfois sur le mode du système D propre à la structuration résolument bénévole des instances sportives des années 80, époque où beaucoup de sports étaient encore amateurs même à haut niveau, une équipe d’agents, dynamisés par des membres de l’association, tous passionnés, a pu faire le constat des manques en matière d’organisation locale, mais aussi d’un formidable champ d’application pour une collectivité territoriale départementale soucieuse de lien interindividuel et d’humanisme ; ce potentiel résidait dans la prise en compte des innombrables qualités et de l’impact social de laction sportive au plus près des citoyens – et notamment celle des dirigeants bénévoles en charge de responsabilités ou de tâches parfois lourdes à assumer.
Dès lors, des expériences de soutien sont mises en place, notamment dans les communes rurales, où de nombreuses disciplines ne sont pas présentes ; initiation, découvertes sont donc au centre des propositions d’activités alors même que les comités départementaux y voient une possibilité de promouvoir la création de clubs.
Progressivement, et selon le respect des normes tout autant philosophiques que fonctionnelles induites par l’affiliation à la Fédération nationale des offices municipaux des sports (FNOMS) d’une part, et d’autre part, au gré de l’implication de ses membres actifs ou de professeurs de l’UFR-STAPS, investis dans une approche territorialisée des activités de loisir, le modèle de fonctionnement choisi, participatif et doublé d’une mise en pratique originale sur le terrain, a pu être pérennisé.
Un développement structurel : 1985-1990
Deux colloques à caractère national marquent ces avancées de la réflexion collective organisés avec l’UFR-STAPS sur la base des travaux de la commission « Equipement sportif – Sport au quotidien », puis avec les comités départementaux UFOLEP et USEP, sur la base des travaux de la première commission :
- « Sport, économie, loisirs » 6 : 200 participants (Maison départementale des sports, octobre 1985) ;
- « L’enfant et le sport » : 400 participants (Hôtel du Département et Maison départementale des sports, 3 et 4 décembre 1987).
Dans ce contexte, le conseil général, attentif au développement de l’organisme qu’il a créé et auquel il apporte des moyens grandissants, sensible à l’appel structuré à travers les organes sociaux et commissions d’Hérault Sport, s’appuyant sur le rôle positif de la médiation ainsi établie avec les multiples acteurs du sport départemental, décide que l’exercice 1988 serait pour l’Hérault « l’année du sport » 7.
La résonance de cette décision est très forte et suscite un très bon accueil auprès du sport départemental mais aussi à l’échelon national.
M. Nelson Paillou, Président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), présent à l’ouverture du colloque « L’enfant et le sport », souligne l’importance structurelle de la volonté départementale en exhortant à la tribune le Ministre chargé des sports de faire un geste de même portée au niveau de l’aide d’État.
Dès lors, la présence d’une « Maison départementale des sports » – la première en France créée ad hoc – et d’un Office départemental des sports en expansion font de l’Hérault un exemple au plan territorial, où le terme « pilote » est fréquemment employé pour qualifier cette politique sportive départementale et ses multiples applications.
Le colloque national « La commune et le sport au quotidien », coorganisé avec la FNOMS en janvier 1989 à l’Hôtel du Département, confirme tout à la fois la pertinence des choix effectués et l’étendue de la représentation acquise ; l’expérience ODSH est présentée, la même année, à la demande du CNOSF, à Chartres, cela devant de nombreuses fédérations nationales.
Depuis, et dans l’esprit des Offices du Sport, ce sont de très nombreux Colloques ou Congrès qu’Hérault Sport a contribué à mettre en place :
- « 3ème Congrès Mondial de Psychologie du Sport » (1993) ;
- « 7 ème Congrès Européen de Management du Sport » (1996).
Et à partir de 1998 et sans interruption, c’est annuellement que des journées de réflexion à caractère national sont organisées en étroite relation avec la Fédération Nationale des Offices Municipaux des Sports, les Services du Département de l’Hérault et ceux de l’État :
- « Sport de rue, sport de proximité » ;
- « Femmes et sport » ;
- « Activités physiques, sport et santé après 50 ans » ;
- « Sport, culture, éducation… outil de cohésion sociale » ;
- « Enfant, adolescent, sport intensif et obésité » ;
- « Colloque International Méditerranéen Sport et Santé ».
Toutefois, cette montée en charge en termes d’échanges et de partage d’expériences n’a été rendue possible que par l’augmentation régulière des moyens généraux.
Amorcée dès 1983, l’extension régulière du parc de moyens logistiques permet de répondre à une importante demande ; c’est sur le terrain, aux côtés des organisateurs locaux que se déploie une infrastructure spécifique au profit du monde scolaire, en appui de l’EPS, de l’USEP ou de l’UNSS : courses pédestres, cyclistes, tournois, meetings, régates… De grandes manifestations populaires sont mises en place avec les comités départementaux ; ils y trouvent des moyens de promotion. Certaines – qui existent encore en 2010 – deviennent de véritables classiques du sport héraultais, suscitant un engouement jamais démenti auprès des participants comme du public toujours nombreux :
- Taureau d’O, Domaine départemental du Château d’O à Montpellier : 16 éditions, interrompu en 2003 pour une présence au Salon du cheval ;
- National de pétanque, Domaine départemental de Bessilles à Montagnac : 21 éditions ;
- Ronde cycliste de l’Hérault devenue la cyclosportive « La Roger Pingeon » : 12 éditions, au départ du Château d’O, puis de Lavérune et enfin de Gignac.
En octobre 1990, sous la présidence de M. Claude Banal, conseiller général, Hérault Sport fête le 10ème anniversaire de sa création. A cette occasion, en étroite collaboration avec la société du Tour de France, Claude Carenso et Jean-Maurice Leblanc, et l’Union cycliste internationale (UCI) en présence de M. Hans Verbruggen, et avec l’implication exemplaire du comité départemental et des clubs héraultais, Lunel accueille la 1re finale de la Coupe du monde de cyclisme (télévisée en direct sur Antenne 2). Hérault Sport peut alors exprimer l’étendue des savoir-faire acquis ainsi que son énergie mobilisatrice.
A la suite de cette manifestation, le Grand prix cycliste Midi Libre sollicite l’aide matérielle d’Hérault Sport – et cela jusqu’à la disparition soudaine de cette épreuve historique.
Parallèlement, des « prix du Conseil Général » sont créés avec les Comités Départementaux ; ces structures fédérales y trouvent matière à promotion de leur discipline :
- à l’origine : course camarguaise, joutes languedociennes et jeu de balle au tambourin ;
- puis : football, rugby, athlétisme, voile, tennis… 32 disciplines en 2008.
Cette reconnaissance, apportée au plus haut niveau de l’organisation du sport, est l’effet d’une montée en charge régulière opérée dès 1984, tant au plan des effectifs que de l’audience reçue auprès des dirigeants sportifs et enseignants.
A cette époque, avoir été bénévole d’un club ou d’un comité départemental est requis pour intégrer l’effectif d’Hérault Sport cette option a pour but de maintenir l’esprit du terrain et est (paradoxalement) reconnue comme facteur de professionnalisation.
Les métiers du sport en pleine émergence acquièrent la dimension d’un authentique gisement en terme d’emploi ; les formations et structures relais se multiplient. L’UFR-STAPS constitue un gisement de compétences pour l’ODSH.
C’est à ce moment que l’extension de la fonction « centre de ressources logistiques » impose une structuration plus importante 8 alors même que les partenariats sous forme de coproductions se multiplient ; ils s’adossent au partage de tâches et de charges liées aux exigences provenant des règles ou usages de l’organisation des épreuves sportives: encadrement, sécurité ou accueil.
Cette formule coopérative essentiellement basée sur la recherche de consensus et de présence sur le théâtre des activités fait vivre le principe de la mutualisation des moyens, elle suscite très tôt un accueil très positif dans le mouvement sportif et éducatif en cultivant les synergies et la complémentarité, elle n’a cessé d’être utilisée – tout en subissant des améliorations ou des toilettages successifs.
En 2010, ce mode de fonctionnement partagé – suscitant un large conventionnement avec les acteurs de terrain – constitue encore une démarche originale à l’échelon d’un département.
Devant l’extension des missions et des charges liées au suivi du terrain qui subit le contrecoup de l’évolution rapide du sport – les manifestations sportives se multiplient et accompagnent des actions de promotion ou festives à l’échelon territorial – les locaux techniques et infrastructures de base (siège, entrepôts, annexes) sont l’objet de transformations répondant à la couverture des besoins correspondants.
Des orientations stratégiques :
retour à la nature, développement social des quartiers (1990-2000)
Parallèlement, le début des années 90 voit s’affirmer la nécessité de répondre à deux demandes sociétales massives, issues de phénomènes nouveaux ; les activités physiques et sportives allaient y trouver matière à un fort développement :
- le besoin de « renaturalisation » des populations urbaines (qui a suscité des travaux novateurs dès 1983) ;
- le constat du rôle préventif du sport pour les jeunes résidant dans les quartiers en difficultés, ciblés au titre du dispositif national « Développement social des quartiers ».
Avec ces deux orientations émergentes et sur la base d’un partenariat jamais interrompu avec la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique, des actions de développement sont menées ; elles s’affichent, à cette époque, de façon expérimentale :
- la mise en place de « schémas départementaux d’activités physiques de pleine nature » (APPN) – avec les comités départementaux concernés, les services du Département, l’agence foncière du Département de l’Hérault (AFDH) et le comité départemental du tourisme (CDT) 9 ;
- les « actions départementales de développement sociosportif » (ADDSS) – avec les services sociaux du Département de l’Hérault, ainsi que le réseau institutionnel et associatif local à partir de 1992.
En matière de sports de nature
Deux manifestations à caractère national, puis international, viennent confirmer la capacité des hauts cantons héraultais à accueillir à la fois les compétiteurs dans des sites naturels spécifiques et les pratiquants de loisirs passionnés de randonnées – tous étant source de développement économique local :
- le championnat de France de canoë-kayak en 1987 à Réals – Cessenon ;
- la Coupe du Monde de slalom / canoë-kayak en 1991 à Réals – Cessenon (qualificative pour les JO de Barcelone 1992)
Ces actions, qui suscitent une large collaboration avec les services de la direction départementale de la jeunesse et des sports, ont été à l’origine d’un maillage sans précédent dans des domaines institutionnels et d’activités jusqu’alors peu investis, en constituant un point d’appui à la structuration du tourisme vert dans l’Hérault.
En matière d'actions socio-sportives
Tous les mercredis, les petites vacances et les grandes vacances en partie, les jeunes des cités bénéficient de séances de découverte et d’un ensemble d’activités ou projets spécifiques (3000 en 2009).
C’est donc bien la fonction sociale du sport qui est désormais mise en valeur, donnant aux activités proposées le rôle d’un authentique outil de transformation comportementale et de prévention santé.
Et en vue de tisser ou renforcer le lien social, des manifestations « ritualisées » ou des programmes d’accompagnement des moins favorisés sont mis en œuvre :
- « Pour l’amour du Sport » – opération prévention SIDA avec la DSQ ;
- Création des ADDSS, dans le cadre du dispositif national des DSQ ;
- Les « Jeux du souffle » – Jeunes asthmatiques européens avec le Comité régional pour la santé ;
- Les « Jeux du Sud » – Sport Adapté ;
- Les Championnats de France Handisport ;
- Préparation aux Jeux Paralympiques 1992.
Mais aussi :
- Activités dans les maisons de retraite ;
- EPS dans 3 Maisons d’enfants à caractère social ;
- Soutien à la lutte contre le cancer, myopathie, mucoviscidose…
Le Pôle de la Solidarité Départementale contribue de façon importante à la mise en place de ces interventions sur le long terme, auxquelles participent plusieurs Comités Départementaux fédéraux soucieux d’élargir leur champ d’application.
Dans un même temps, les interventions de soutien et de promotion de projets sportifs compétitifs, éducatifs ou simplement ludiques, sont démultipliées sans pour autant perdre l’esprit de la fondation. Il s’agit de :
- s’impliquer aux côtés du mouvement sportif sans esprit de tutelle ;
- partager physiquement avec les dirigeants et les enseignants les tâches d’organisation, de sécurité et d’accueil ;
- agir ensemble pour des objectifs pédagogiques conjugués, tout en structurant l’animation sportive globale du territoire héraultais ;
- augmenter en les soutenant les capacités d’initiative des acteurs de terrain ;
- faciliter l’initiative et encourager la pratique en valorisant le supplément d’âme ;
- faire vivre les valeurs du sport en recherchant le consensus entre discipline de vie et équilibre « mens sana in corpore sano».
C’est M. Francis Boutes, conseiller général du canton de Roujan, qui assume la présidence de l’association à partir de 1992 jusqu’en 1998. Cette période est marquée par une accentuation régulière des moyens opérationnels et par la progression du nombre d’interventions, notamment en direction des collégiens et pour le domaine de la pleine nature.
Le faire-savoir a été également l’objet de beaucoup de soins visant à structurer une image forte de l’action sportive départementale, cela en appuyant la communication institutionnelle sur des applications concrétisées sur les lieux de pratique et au bénéfice de publics importants, avec notamment :
- la tournée départementale d’été,
- les prix du Département et « Classiques héraultaises »,
- les manifestations à caractère national ou international.
Tout au long de ces années, le monde scolaire et les premiers pas dans le sport n’ont pas été négligés, et de multiples actions pédagogiques ont associé les enseignants de l’Éducation nationale et les animateurs d’Hérault Sport, en temps scolaire ou hors temps scolaire avec l’USEP, l’ASSU (devenue UNSS) et la FNSU (puis FSU).
Progressivement, l’ODSH – toujours présidé par un conseiller général – a transformé son nom en 2004 en devenant Hérault Sport et est entré dans le langage collectif héraultais. C’est aujourd’hui un intervenant essentiel du paysage sportif départemental. Il est vrai désormais que les contraintes de terrain 10 – et des cahiers des charges fédéraux de plus en plus rigoureux en termes financiers, techniques et d’image – voire de concurrence, imposent aux dirigeants et porteurs de projets de se confronter à des obstacles exigeant des comportements de plus en plus stricts.
Dès lors, l’apport opérationnel conséquent fourni par Hérault Sport et améliorant les capacités d’accueil est appréciable eu égard aux normes en vigueur et aux risques encourus. Les jeunes sont les premiers bénéficiaires de cette volonté départementale qui met également au centre de ses préoccupations une couverture homogène du territoire :
- Zones rurales et hauts cantons,
- Bourgs centres et chefs lieux de cantons,
- Villes et quartiers sensibles.
Ainsi, accompagnant des générations d’enfants dans leur pratique, Hérault Sport est un facteur non négligeable dans l’émergence d’un sentiment d’appartenance à l’identité héraultaise.
Une politique sportive confirmée intégrant les objectifs de solidarité et santé (2000-2010)
Energie, dynamisme mais aussi solidarité et santé sont ainsi les marqueurs essentiels de l’action du Département en faveur du sport, dont le président défend ardemment la pratique tout au long de la vie, tout en s’appliquant à développer la fonction socio-sportive auprès des populations les moins favorisées. Hérault Sport aide les multiples publics visés, pratiquants et acteurs de proximité, à concrétiser ces choix.
Si certaines des missions générales, permettant d’atteindre les objectifs multiples sous-tendant les actions de partenariat, ont évolué au fil du temps, elles reposent cependant sur un bloc de missions mettant en relief des valeurs essentielles ; orientations à visée sur le long terme et opérations à portée événementielle s’y mêlent en constituant au fil des ans une authentique plate forme opérationnelle d’animation à l’échelon du territoire héraultais pour la vie de laquelle le Département de l’Hérault n’a pas cessé, depuis bientôt 30 ans, d’apporter une réponse originale et évolutive.
Avec les années 2000, et un siècle nouveau, les activités physiques et sportives (APS) sont une fois encore le reflet d’une société où les nouvelles technologies et une aspiration hédoniste prédominent.
S’y expriment des besoins où loisir et minimum de contraintes subies sont des déterminants essentiels dans le choix du type de pratique, avec la possibilité de confronter de multiples disciplines successives, parfois toutes nouvelles, sans approfondissement, et faisant de la dépense physique un élément prioritaire.
Dans ce cadre, la vie associative se professionnalise en juxtaposant les nécessités de conserver l’esprit associatif en charge des bénévoles engagés, et de recourir à des salariés formés et diplômés – le plus souvent des métiers du sport émergeant et constituant un important gisement d’emplois enfin reconnus tant au plan des pouvoirs publics que du secteur privé.
Dans ce contexte, étape importante d’une évolution incontestable (et n’ayant pas atteint à ce jour son aboutissement), deux domaines spécifiques sont à pointer :
- le divertissement comme déterminant de l’économie du sport professionnel ;
- les activités liées à la prévention santé et à l’entretien physique tout au long de la vie – avec une accentuation spécifique concernant les seniors.
Dès lors, et pour répondre à ces objectifs, dès 2000, Hérault Sport, suivant le souhait de son président, s’est investi dans une action de concertation et de développement, relayée par de multiples partenaires institutionnels et associatifs, sur le thème de « Bien bouger, bien vieillir » ; elle vise le bien-être social par une pratique en douceur et à fréquence régulière donner le goût aux plus jeunes, faire du sport et manger mieux en renonçant à des habitudes néfastes (tabagisme, drogues…) sont des objectifs prioritaires en la matière ; la lutte contre l’obésité y trouve également une place importante.
Scolaires et jeunes des quartiers sont les destinataires d’actions variées intervenant sur le mode socio-sportif ; au milieu de la décennie, les mamans sont appelées à participer avec des séances d’ »entretien physique » et des séquences « sport environnemental ».
Cette action a été l’objet d’une reconnaissance au plan européen en 2007 puis 2010, avec une participation au titre du programme Léonardo « Mobilité » ; ces missions ont amené à partager savoir-faire et expériences avec des institutionnels ou associatifs espagnols, italiens et portugais sur les thèmes de « Bien vieillir » puis « Bien grandir » en Europe et selon la constante « Bien bouger ».
Parallèlement, et dans un registre très différent traduisant un large éventail de compétences pour le domaine du haut niveau, c’est le soutien aux bénévoles fédéraux impliqués dans les grandes manifestations à caractère national ou international qui est le cœur d’activité.
Situées à la lisière du domaine de la communication promotionnelle du territoire départemental et de la vitrine « Élite » propre à la haute compétition, les épreuves du plus » haut niveau » mondial ou national sont pour Hérault Sport un lieu bien particulier d’exercice de ses compétences techniques ; les Coupes du Monde de passage dans l’Hérault, sont l’occasion d’apporter un support logistique important aux dirigeants bénévoles ; elles suscitent également des séquences de découverte « terrain » spécialement destinées aux enfants scolarisés ou licenciés des fédérations concernées :
- 1986 : Volley-ball – Montpellier ;
- 1990 : Cyclisme – Lunel ;
- 1991 : Canoë-kayak – Réals ;
- 1998 : Football – Montpellier ;
- 1999 : Rugby – Béziers ;
- 2001 : Handball – Montpellier ;
- 2007 : Rugby – Montpellier ;
- et des étapes de la Ligue Mondiale et Tournoi Préolympique Volley : Castelnau, Montpellier ;
- de nombreux Championnats de France : voile, canoé-kayak, aviron, course d’orientation, kite-surf, natation…
Avec les clubs professionnels, au-delà des interventions auprès des jeunes en formation, il s’agit d’interventions promotionnelles visant à drainer le maximum d’enfants et d’adolescents vers la pratique, et cela en relation étroite avec les comités départementaux concernés.
L’accès gratuit des jeunes aux spectacles sportifs, soit ceux des clubs, soit ceux des quartiers, est également l’objet d’opérations en direction de nombreuses associations. La recherche de mixité des publics est un axe de cette action.
Enseignants, dirigeants de comités départementaux et de clubs, créateurs de lien et de transmission, sont donc les partenaires structurels porteurs de projets partagés et coproduits, induisant une résonance à caractère éducatif sur l’ensemble du territoire héraultais.
C’est donc avec l’extension régulière de son centre de ressources logistiques qu’Hérault Sport a répondu à un besoin global et correspondant à une réelle utilité sociale.
Cette intendance lourde favorisant la prise d’initiative et l’émergence d’opérations conjuguées, mises en place dans la proximité du pratiquant, place Hérault Sport dans la posture d’une structure médiatrice, instance d’intercession, en mesure de fidéliser l’implantation durable d’activités de tous niveaux.
La démultiplication de manifestations festives, patrimoniales ou commémoratives, est également devenue, massivement, depuis les années 2000, le support de manifestations sportives à caractère ludique ou convivial.
C’est donc au plus près de la population, mais aussi des élus et décideurs locaux, que s’exerce le déploiement des moyens humains ou techniques spécifiques.
Ainsi, les séances d’initiation aux sports de nature (tir à l’arc, escalade, courses pédestres ou VTT, trails…), sont l’occasion de réunir passionnés ou simples amateurs venus bien souvent avec leur famille.
Tournois ou régates sont aussi l’occasion de marquer les grandes dates locales de façon quasi rituelle musique, danse, découverte de produits du terroir ou de lieux emblématiques accompagnent désormais une pratique populaire intégrée dans une approche globale des loisirs.
C’est pour les intercommunalités et pays un axe important de développement économique et social ; il s’appuie notamment sur la structuration de sites de pratiques conventionnés avec les fédérations et le Département dans le cadre du plan départemental des espaces, sites et itinéraires (PDESI) élaboré par les services du Département de l’Hérault et auquel Hérault Sport apporte sa pierre. Tourisme vert et développement durable sont ainsi garants d’une promotion équilibrée des territoires et des sports de nature du XXIe siècle.
Deux axes d’intervention complémentaires, répondant cependant à des exigences tant pédagogiques que techniques distinctes, ont progressivement émergé ; pour 2009 ils ont suscité 3 990 journées d’animation cumulées :
- « soutien à manifestation » : 1 096 épreuves (compétitives ou ludiques – leur durée est variable) ;
- « dispositifs de développement » : 15 dispositifs (séances répétées à fréquence régulière : scolaires, socio-sportives, environnement…).
Points d’appuis à une présence rayonnant aux quatre coins du département, ces modalités opératoires doivent servir de support à l’élargissement du domaine essentiellement sportif vers une éducation globale ; culture et prévention étant susceptibles de transcender la seule activité physique, tenant désormais le rôle de vecteur privilégié de citoyenneté.
Les enjeux futurs : Pierresvives, la Cité des savoirs et du sport pour tous
C’est dans un environnement sportif en pleine évolution, où les activités physiques et sportives sont sorties définitivement du cadre étroit de la compétition ou du loisir de base, et face à des enjeux de société importants, qu’Hérault Sport franchit sa troisième décennie de fonctionnement.
Cette période est fortement imprégnée des travaux de préfiguration placés sous l’angle culturel et sportif du grand projet départemental « Pierresvives », situé à Montpellier dans le quartier de la Paillade-Mosson.
Hérault Sport doit s’y installer courant 2012 avec la Direction des archives départementale et la Direction du livre et de la lecture.
Accéder à « Pierresvives » – Cité des savoirs et du sport pour tous, amorce une étape décisive pour le développement des activitéssportives dans l’Hérault ; c’est aussi et surtout un réel avènement pour le mouvement sportif départemental, celui-ci va désormais être en mesure de concevoir son futur fonctionnement territorial selon un schéma pédagogique et technique positivement élargi. Hérault Sport y occupera sa place d’activateur opérationnel et d’auxiliaire pédagogique à l’échelon territorial s’appuyant sur son expérience du terrain acquise auprès d’un large réseau institutionnel et associatif ; s’y ouvriront désormais des possibilités d’action et de recherche d’efficience basées sur des innovations et des nouveaux services pilotes en matière de :
- création ou expérimentation du concept « culture et sport »,
- action de proximité, de mixité et d’insertion en matière de cohésion sociale, éducation populaire, prévention santé,
- concertation et coopération au sein de la nouvelle Maison départementale des sports.
L’enjeu pour Hérault Sport sera d’aller au-delà de ses capacités actuelles, en s’appuyant sur des savoir-faire déjà confirmés, tout en modernisant un grand nombre de ses processus.
L’ouverture du champ traditionnel, et parfois réducteur, du sport y sera réalisée en étendant les contenus à :
- l’histoire et le patrimoine…
- les arts et les sciences et techniques…
- l’architecture spécifique 11,
… et plus essentiellement :
- l’éthique dont la prévention santé et le développement durable.
Pour mener à bien cet ambitieux développement, un cadre fonctionnel est à prévoir : il doit prendre en compte l’affirmation de finalités communes et valorisées et la cohésion d’objectifs et de modalités opérationnelles partagés avec les Archives départementales et la Direction départementale du livre et de la lecture.
Civisme, prévention santé et éducation au mieux vivre ensemble sont au cœur des actions sportives. Cela entraîne un renforcement du processus collaboratif auprès :
- des nombreux partenaires du monde sportif, comités départementaux, clubs,
- des enseignants du secteur scolaire et des universités,
- des collectivités locales et de leurs groupements,
- des intervenants du domaine de la culture.
Selon ce schéma fonctionnel, une gamme de nouveaux services sera proposée à de multiples partenaires. Ces services seront élaborés en commun, en faisant appel aux compétences des Archives départementales et de la Direction départementale du livre et de la lecture, mais également des services du Département ou organismes associés.
L’objectif majeur réside dans la mise en place d’un vaste projet de transformation socio-éducative et préventive.
Cette vaste dynamique dans laquelle Hérault Sport est impliqué, au moment de conclure la troisième décennie de fonctionnement, lui impose désormais une organisation visant à la fois à :
- remplir une mission d’intérêt général en mutualisant d’importants moyens mis à disposition des acteurs du sport départemental,
- organiser la concertation selon les buts d’un office du sport,
- faire vivre et transmettre les valeurs propres au sport de masse et favoriser la prise de responsabilité associative,
- accentuer ses efforts en matière de gestion de l’animation territoriale respectueuse de traçabilité et de transparence.
Pour cela il s’appuie sur un système mis en place au fil des ans dont voici les lignes directrices :
Au plan de l’institution
Deux collèges de membres actifs constituent le noyau dur de l’association
- les présidents des comités départementaux : ils y sont majoritaires, le CDOS et le CDOMS étant membres de droit du bureau,
- les conseillers généraux.
A titre consultatif y siègent : le directeur départemental de la Jeunesse et des Sports et l’inspecteur d’académie ainsi que la Faculté des Sports et le CREPS.
Au plan des interventions
Si les statuts sont la colonne vertébrale de l’association, le projet associatif en est l’appareil musculaire mis en mouvement par la fonction cérébrale imputable aux organes sociaux.
Décliné en étroite adéquation avec les axes d’intervèntion définis par les statuts et induisant la dynamique insufflées aux missions, le projet associatif, authentique feuille de route, développe :
- une visée à moyen terme, les objectifs généraux (10) ;
- une stratégie opérationnelle concernant l’année à venir, les objectifs fonctionnels (7).
S’appuyant sur un réel travail de participation 12 – avec la réflexion organisée au sein des groupes de travail, des commissions et à partir des délibérations des organes sociaux – ces objectifs sont l’expression d’un consensus réalisé au sein du creuset associatif.
Véritable levier pour l’action, ils reposent sur un socle démocratique qui en assure pertinence et légitimité ; ce mode particulier de gestation est à souligner, principalement si l’on considère l’importance des moyens dévolus pour leur mise en œuvre et notamment leur prise en compte dans la convention d’objectif de portée annuelle liant Hérault Sport au Département de l’Hérault ; celle-ci fait de l’association un opérateur majeur du conseil général en matière de promotion du sport pour toutes et tous à tout âge.
Cependant, pour en assurer l’impact sur un terme permettant de constater des transformations de fond, ces objectifs sont conditionnés dans un ensemble plus large : les grandes orientations s’échelonnant sur la durée de l’Olympiade – 2008/2012. Elles font leur place aux améliorations envisagées au plan collectif pour les années à venir et intègrent notamment le principe de précaution et plus particulièrement l’Agenda 21 du sport 13.
En matière d’application, 5 fonctions transversales constituent le noyau dur des interventions d’Hérault Sport
Il est utile de noter que les thèmes des quatre Commissions à partir desquelles le travail de concertation s’effectue correspondent aux secteurs d’intervention structurant l’organigramme de l’Association ; ainsi sont distinguées de grandes catégories d’organisation du sport mettant en relief à la fois l’étendue et la variété de ses applications ; là, réflexion et action y trouvent un lien fonctionnel décliné au quotidien :
- vie fédérale,
- société – solidarité,
- enfance et éducation sportive,
- sport de nature / développement durable.
Progressivement, étape par étape, Hérault Sport a structuré son mode de fonctionnement diffusant sur l’ensemble du territoire départemental – week-ends et jours fériés en pôle position – un soutien affirmé a tous ceux qui contribuent à l’offre sportive.
Ainsi, en enchaînant tout au long des années, soit dispositifs éducatifs, soit soutien à des manifestations populaires ou de haut niveau, Hérault Sport a franchi trois décennies en valorisant les vertus du sport à sa base.
Entraide, partage des tâches et capacités d’adaptation, en faisant de la souplesse un outil d’action – tant au plan logistique qu’en ce qui concerne les temps spécifiques de l’organisation du sport – ont été des lignes directrices indéfectibles.
En juin 2010, lors de l’accueil à Montpellier du congrès national de la FNOMS, occasion de présenter au plan national ses différentes modalités de fonctionnement et son implication dans le grand projet départemental « Pierresvives », c’est une adhésion unanime qui a été exprimée à l’égard de la politique sportive développée par le Département de l’Hérault.
La part faite au soutien à l’investissement bénévole fédéral, aux actions socio-sportives et à la prévention-santé y a été pointée comme une chance réelle pour un sport durable à l’échelon départemental.
Formule tout autant volontariste qu’originale – choisie par un Département la faisant vivre au plus près des acteurs du sport local et cela en ne répondant à aucune obligation formelle au plan des compétences attribuées en matière de décentralisation – c’est bien face à des enjeux sociétaux cruciaux que s’ouvrent, pour cette association départementales, les années futures.
Une nouvelle « Maison départementale des sports », installée sur la ZAC Pierresvives, devrait contribuer au nécessaire élan suscité par les nouveaux services proposés dans le cadre de la Cité des savoirs et des sports pour tous. Il en va essentiellement de l’avenir des plus jeunes et de la responsabilité de tous ceux qui se sont investis jusqu’alors dans leur accompagnement.
Le sport moderne – et avant tout celui qui fait spectacle et qui peut être un lieu où la fracture s’exprime – doit y voir se renforcer l’expression de valeurs que l’encadrement de sa pratique est supposé mettre principalement en relief; l’altruisme, la prise en compte des plus fragilisés, la co-formation rapprochant les générations et l’activité physique offerte au plus grand nombre tout au long de la vie doivent impérativement y demeurer des éléments puissants, avant tout contributeurs d’un bien-être social partagé par le plus grand nombre.
Les rapports de proximité et la structure de transmission qui le caractérisent doivent être mis au service d’une action profonde d’éducation civique ; il doit essentiellement préparer à la structuration de la cité, lieu où pluralisme et action d’intérêt général se conjuguent.
Là, le sport au quotidien doit avoir l’ambition d’occuper la place du miroir d’une société renvoyant de chacun une image positive et juste. Loin des excès qui s’y décèlent, et désormais difficilement supportables, mais plutôt vers l’aspiration, c’est donc vers un modèle harmonieux, équilibré et accessible auquel il faudra travailler, encore et encore…
Hérault Sport, par la contribution qu’il espère pouvoir apporter à la construction de la Cité des savoirs et des sports pour tous, investira toute son énergie pour relayer de multiples valeurs dans un souci permanent de mixité et d’égalité.
Notes
1. Aménagement (SADH / Hérault Aménagement) – Logement Social (OPHLM / Hérault Habitat) – Informatique (SIAGE / COGITIS) – Tourisme (CDT) – Foncier (AFDH) – Culture (ODAC) – Transports (SODETRHE / Hérault Transport).
2. Les CDOS n’existaient pas à cette époque. Ils ont été créés en 1986.
3. Autres partenaires : État, Établissement public régional et ville de Montpellier.
4. L’intitulé « Hérault Sport » a été adopté par l’assemblée générale de l’association le 29 juin 2004 ; cet organisme, agréé par le Ministère de la santé et du sport, demeure un office départemental des sports affilié à la Fédération nationale des offices municipaux des sports (FNOMS) et membre du groupe Hérault.
5. Un pacte est conclu dès l’origine entre les représentants des fédérations pour siéger dans les instances d’Hérault Sport : « oublier leurs propres disciplines et œuvrer avant tout à l’intérêt du sport dans l’Hérault en général ».
6. C’est dans le cadre de cette action que le travail expérimental visant la création de schémas départementaux APPN initiés 2 ans auparavant avec l’UFR-STAPS a pu être présenté.
7. Devant le succès remporté par ce geste, l’initiative a été confirmée les années suivantes en faisant bénéficier le sport héraultais d’un effet « tremplin » réel.
8. [Appel manquant] Sièges opérationnels successifs à Montpellier :
1980-1990 : Maison Des Sports / 200 Av. du Père Soulas
1987-1990 : MDS et Hôtel du Département
1990-2003 : 85 Av. d’Assas
2003 : Av. des Apothicaires
Stockage / entrepôts / annexes :
1984-1990 : Rue Proudhon
1990-2003 : 85 Av. d’Assas et Gignac
2003 : Av. des Apothicaires, Assas et Gimel
NB : le Siège Social a été maintenu depuis 1980 à la Maison Départementale des Sports.
9. Devenu « Hérault Tourisme » en 2008.
10. Le sport qui bénéficiait d’un caractère de lien d’« exception » a été progressivement intégré dans le droit commun, ce qui a pour conséquence des tâches et frais supplémentaires au plan de l’organisation et du respect du principe de précaution ou de développement durable.
11. Les équipements sportifs, techniques afférentes et lieux…
12. Il s’établit au niveau des élus du mouvement sportif, des représentants des institutions sportives d’État, de multiples représentants du mouvement sportif siégeant dans ces instances auxquelles participent les conseillers généraux désignés par l’Assemblée départementale et titulaires de fonctions diverses au sein des organes délibérants de l’Association.
13. Critères de développement durable associés à l’action des fédérations sportives.
