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Description

L’olivier, présent-absent des paysages héraultais

Aujourd’hui encore l’olivier est un grand symbole présent-absent des paysages héraultais. Présent dans le sens où on le rencontre un peu partout sur le territoire départemental, absent car il caractérise très peu les paysages agricoles, si ce n’est sur quelques espaces réduits.

Ce constat actuel trouve en partie son explication dans les évolutions de cette culture au cours des décennies passées, marquées par des épisodes climatiques destructeurs, des évolutions des systèmes agricoles et des réalités commerciales défavorables à l’olivier. Mais l’olivier est toujours présent car il a résisté, bien qu’en partie oublié, ou peut être grâce à cet oubli. C’est donc cette présence singulière qui va m’intéresser ici.

L’olivier n’est pas un marqueur des paysages dans l’Hérault

Le département de l’Hérault se caractérise par un vaste espace agricole qui couvre environ un tiers de sa surface totale (206 300 ha sur un total de 622 000 ha). Cet espace se trouve surtout concentré dans les basses vallées de l’Hérault et de l’Orb d’une part, et dans la région de Lunel d’autre part. D’autres secteurs de plaine, isolés au milieu des reliefs calcaires apparaissent, comme la plaine de Fabrègues à l’ouest de Montpellier ou des petits bassins dispersés par exemple au nord de Montpellier (Saint-Mathieu-de-Tréviers, Saint-Martin-de-Londres, cf. carte n° 1).

L’olivier est seulement mentionné dans trois entités paysagères, et seulement comme une production et un arbre annexes : Dans son travail d’inventaire paysager de l’Hérault, la DIREN a dégagé plusieurs entités paysagères individualisées par des enjeux spécifiques. L’olivier y est très rarement cité, bien qu’il donne lieu à une production actuellement en croissance.

  • les gorges de l’Hérault : de rares terres cultivables en vignes, oliviers et céréales ;
  • la plaine viticole de l’Hérault autour de Gignac domination de la vigne avec des « poches » d’oliviers ;
  • les vignes et garrigues du Minervois et du Saint-Chinianais quelques petits terroirs viticoles isolés par la garrigue ainsi que quelques vergers d’oliviers.

A contrario à une échelle plus fine, l’olivier est mobilisé quand il s’agit de mettre en évidence voire de créer les éléments identitaires d’une micro-région. Le pays Cœur d’Hérault est symbolique de ce type de construction sociale dans lequel ces nouveaux territoires cherchent à se construire une identité et une légitimité vis-à-vis des espaces environnants ou de certains sous-ensembles qui les composent et qui bénéficient d’une notoriété plus forte. L’olivier est, dans un premier temps, relié à des lieux connus, par exemple Saint-Guilhem-le-Désert : « Ici, au cœur de ces falaises abruptes, l’homme à durant douze siècles façonné le paysage, aménageant sur le flanc des collines des voies d’accès, cultivant en terrasse l’olivier, utilisant l’eau du ruisseau Verdus pour actionner les moulins » (Pays Cœur d’Hérault, 2006). […]

Informations complémentaires

Année de publication

2009

Nombre de pages

8

Auteur(s)

Lucette LAURENS

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf