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Description

Le prieuré grandmontain N.-D. de Montaubérou à Montpellier (Hérault)

Le lieu choisi pour l’implantation du monastère était situé à égale distance de Montpellier (5 km environ) – que l’on quittait en franchissant, à l’est, le fleuve côtier du Lez par le gué Juvénal, remplacé par un Pont en 1267 – et Mauguio, siège du comté de Melgueil.

Ce vaste plateau de cailloutis villafranchiens de 56 m d’altitude était jusqu’au XIXe siècle, époque du développement de la vigne dans ce secteur, un site essentiellement boisé, relevant de la zone du maquis, avec prédominance du chêne vert. Cette station botanique, a la flore aujourd’hui fort appauvrie, était considérée par les botanistes montpelliérains, a partir du XVIe siècle, comme un très important objet d’études.

L’édifice actuel (église et ancien prieuré), appelé depuis le XIXe siècle, « château de Grammont » (Fig. 1), est précédé à l’ouest d’un grand et beau parc ouvert au public.

LE CONTEXTE HISTORIQUE

On situe généralement vers 1180 l’installation des premiers religieux, ermites de Grandmont, attires par le comte de Toulouse et de Melgueil, Raymond V, au lieu dit de Monte arbedone (Montaubéron ou Montaubérou), relevant du chapitre cathédral de Maguelone et situé dans la dîmerie de Montaubérou, sur le territoire de la paroisse rurale St-Pierre.

Raymond V leur concède alors, causa elemosine (à titre d’aumône perpétuelle, c’est-a-dire sans exiger de services) un vaste terrain et une rente annuelle de dix setiers de blé, à prendre sur les revenus du comté de Melgueil. Des documents postérieurs situent en 1189 ou 1190 la date d’octroi de cette rente.

A la même époque, en juillet 1190, Guillaume, fils de Mathilde, seigneur de Montpellier (Guilhem VIII), […]

Informations complémentaires

Année de publication

1992

Nombre de pages

11

Auteur(s)

Jean NOUGARET

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf