Villeneuvette
[Ce texte est celui de l’allocution adressée aux Archivistes français, le 30 septembre 1981, lors de leur Congrès tenu à Montpellier les 28 et 29 septembre 1981, pour les accueillir à Villeneuvette.]
Vous voyez ici le mieux conservé de ces centres manufacturiers qui étaient nombreux en Languedoc aux XVIIe et XVIIIe siècles. De toutes les manufactures de drap qui ont reçu un privilège royal, c’est la seule à être restée en activité près de 280 années, la seule aussi dont l’ensemble subsiste, point trop défiguré par les ans.
Dès le XIVe siècle, Clermont de Lodève et sa région pratiquaient l’industrie du drap. Vers 1660, un certain nombre de petites entreprises y fabriquaient encore du drap de pays. Le fils d’un drapier de Clermont, Pierre Baille, eut l’idée, en 1673, d’établir l’industrie paternelle dans un site où il pourrait agrandir ses locaux suivant les besoins, ce qui n’était pas facile dans l’enchevêtrement de la petite ville. Il jeta ses vues sur un terroir appelé alors Dourbie 1 ou la plaine de Dourbie, baigné par les eaux vives d’une rivière portant ce nom. A quelques centaines de mètres du lieu où nous sommes se trouvait un moulin à foulons que Baille acheta le 27 juin 1673 à un de ses coreligionnaires protestants. Puis il fit l’acquisition, successivement, d’un autre moulin et de deux métairies sises en la plaine de Dourbie 2. Le tout constitua un domaine d’un seul tenant.
1675-1683
Baille était au courant de la fondation, faite quelques années plus tôt, à Saptes, aux environs de Carcassonne, d’une manufacture de draps destinée à concurrencer le commerce des Anglais et des Hollandais dans l’empire ottoman. Guillaume de Varennes, marchand parisien, avait pris en charge cette manufacture, avec l’appui financier du trésorier de la Bourse des États de Languedoc, Reich de Pennautier 3. Baille comprit que c’était dans cette voie qu’il devait œuvrer. Il chercha et trouva des commanditaires dans la finance montpelliéraine, notamment en la personne d’André Pouget, greffier en chef de la Cour des Aides de Montpellier, qui était aussi fermier des gabelles de la province. En 1675, il fit construire à Dourbie les premiers bâtiments de la fabrique 4. Avant la fin de l’année, l’exécution de draps londrins destinés aux Echelles du Levant était commencée. Averti, Colbert chargea l’intendant Daguesseau de tenir la main à ce que les largeurs des draps et leur qualité fussent conformes aux Arrêts du Conseil qu’il avait fait prendre à ce sujet. Une lettre du ministre à l’intendant de Languedoc, du 29 mai 1676, est la première où il fasse allusion à la « manufacture de Clermont » 5 : tel est le nom dont Colbert usait pour désigner la nouvelle fabrique, comme presque dans toute la correspondance qu’il entretint par la suite avec l’intendant.
Mais Baille, soit qu’il ait fait des acquisitions foncières disproportionnées à ses desseins — près de trois cents hectares — soit que sa religion lui ait nui en haut lieu, Pierre Baille, dès le 8 août 1676, dut remettre entre les mains de ses commanditaires tous les biens-fonds qu’il avait acquis et les bâtiments à peine achevés 6. Les financiers, qui se constituèrent en société, prirent l’affaire à leur compte et évincèrent Baille de l’entreprise. André Pouget, qui avait aussi des intérêts dans la création du port de Sète — Sète est exactement contemporaine de Villeneuvette — et dans la construction du canal du Midi, fut désormais le promoteur à Dourbie : il bâtit 66 logements pour les tisserands 7, dont bon nombre étaient des Hollandais que Baille avait fait venir de Carcassonne, où déjà ils avaient enseigné aux ouvriers du pays la façon des draps londrins il construisit une chapelle 8, établit un aqueduc pour amener l’eau d’une puissante source jusqu’à un réservoir de 1600 mètres carrés qu’il fit creuser dans le roc 9. A la fabrique et au nouveau village, il donna le nom de Villeneuve 10 Villeneuve-lès-Clermont, tel allait être le nom officiel du lieu durant tout l’ancien régime : c’est seulement à partir de 1705 11 qu’apparaît dans les registres paroissiaux le nom de Villeneuvette qui devait prévaloir au XIXe siècle.
Un premier envoi de 255 pièces de draps londrins fut dirigé par Marseille vers Smyrne le 14 octobre 1676 12. Dans les six mois, quatre autres chargements eurent lieu pour Saida, pour Constantinople et pour Smyrne 13. Bien impressionné, Colbert fit accorder par Louis XIV, le 20 juillet 1677, des lettres patentes 14. Par ces lettres, le roi érigeait, sous le nom de « Manufacture de Villeneuve-lès-Clermont » une nouvelle communauté d’habitants, en ordonnant que le compoix de cette communauté fût distrait des compoix de Clermont et de Nébian qui, jusqu’alors, se partageaient son terroir ; en outre, le Roi exemptait les résidants, non seulement des droits d’équivalent sur le vin, le poisson, la viande et autres denrées, mais aussi de toutes charges personnelles : tutelles, curatelles, séquestres, logement des gens de guerre. C’est à partir de cette date, et non un demi-siècle plus tard, comme on l’a imprimé à tort, que la fabrique fut décorée, officieusement, mais bientôt de façon constante, du titre de manufacture royale. Le texte des lettres patentes, il est vrai, n’en dit mot. Mais j’ai trouvé l’appellation dès 1678 dans un procès-verbal de visite de la chapelle nouvellement construite 15 et, de nouveau, dans une police de chargement de draps de 1679 et dans d’autres polices semblables des années suivantes. Au XVIIIe siècle, les inspecteurs des manufactures ne manquent pas, dans leurs rapports, de donner à la manufacture cette flatteuse qualité.
Je me suis un peu étendu sur les débuts de la manufacture. Permettez-moi de vous décrire une péripétie très significative de son histoire. Ensuite, je serai plus bref.
On peut distinguer quatre étapes dans l’histoire de Villeneuvette : la première est la plus courte : 1675-1683. En 1681, la faillite d’André Pouget 16 entraîne celle de ses associés 17. Les sociétaires avaient vu trop grand, les rentrées d’argent escomptées n’avaient pas eu lieu en temps utile, alors qu’une trentaine d’expéditions de draps avaient été faites successivement à destination, non seulement de Smyrne, de Saida et de Constantinople, mais aussi d’Alexandrie, de Tunis et de Sousse, ainsi qu’à Messine, Livourne et Gênes 18. Colbert, après une étude approfondie de la situation, va trouver les moyens de sauver la manufacture et de l’établir sur de nouvelles bases juridiques et financières. Plus de cent lettres échangées entre Daguesseau et le ministre 19 permettent de suivre de très près cette opération qui parvint à son terme en 1683, l’année même de la mort de Colbert. En voici les résultats :
La propriété des immeubles — bâtiments et biens-fonds — ainsi que celle des métiers et ustensiles reste aux mains des premiers sociétaires, à charge pour eux de faire face aux conséquences de leur banqueroute, mais sans que la manufacture ait à souffrir de celles-ci aussi bien sont-ils exclus de la charge et des profits de la fabrication. Une nouvelle compagnie est constituée, qui reçoit la responsabilité de cette fabrication et la jouissance gratuite des locaux et des métiers 20. Il a paru néanmoins équitable au ministre que les propriétaires perçussent un loyer, ne serait-ce qu’en considération des services rendus par eux au commerce extérieur du royaume. Ce loyer, fixé à 5 000 livres, Colbert obtint des États de Languedoc qu’ils le payassent à la société fondatrice ; les États, en outre, durent consentir à la société exploitante une pistole — soit dix livres — par pièce de drap expédiée au Levant, tandis que le Roi gratifiait la même société d’une autre pistole 21. La solution fut durable. L’extraordinaire, c’est que, plus tard, lorsque la propriété et l’exploitation furent à nouveau réunies dans les mêmes mains, le loyer continua d’être payé par les États au propriétaire de Villeneuve-lès-Clermont jusqu’à la fin de l’ancien régime, mais ce prétendu loyer fut réduit progressivement au montant de 3 000 livres 22. Au XVIIIe siècle, lors de la fondation de nouvelles manufactures royales de draps en Languedoc, les États durent leur servir des subventions analogues, affublées du nom de loyers, alors que ce terme ne convenait juridiquement qu’au procédé imaginé par Colbert pour assurer la survie de Villeneuvette. Les États, dès lors, au moins jusqu’en 1720, nomment les directeurs de la manufacture 23. Parmi ces directeurs, citons le nom de Pelletan, ancêtre du ministre Camille Pelletan.
1683-1725
De son côté, pour faire face à la situation, André Pouget dut vendre toutes ses charges et offices, y compris celui de trésorier des menus plaisirs de la chambre du Roi mais, en 1684, avec l’autorisation de ceux de ses créanciers qu’il n’avait pas encore remboursés, il acquit les parts de ses co-sociétaires 24 : à sa mort, il était donc l’unique propriétaire d’une Villeneuvette d’ailleurs hypothéquée, mais bourdonnante de tous ses métiers.
Son frère, Honoré Pouget, secrétaire du Roi et contrôleur en la chancellerie de Montpellier, racheta Villeneuvette en 1703 à la direction des créanciers d’André Pouget, pour le prix de 142 000 livres 25. Des conflits répétés avec les directeurs de la manufacture 26, puis les remous de l’affaire Law persuadèrent Honoré Pouget en 1720 de vendre Villeneuvette, ce qu’il fit à un entreprenant carcassonnais, Castanier d’Auriac, pour 110 000 livres en billets et 14 000 livres de rente viagère en espèces sonnantes 27.
Guillaume Castanier d’Auriac, fils de drapier, conseiller au présidial de Carcassonne, créateur d’une manufacture de draps dans la banlieue de cette ville, acquéreur de celle de Saptes, acquéreur aussi de nombreuses seigneuries dans tout le Bas-Languedoc et notamment du comté de Clermont dont il se titra, devint ainsi en 1720 le propriétaire de Villeneuvette, dont le terroir dépendait féodalement de son comté de Clermont 28. A sa mort, en 1725, il eut pour successeur son fils ainé, prénommé comme lui. Conseiller au Parlement de Toulouse, maître des requêtes, puis conseiller d’État, le second Guillaume Castanier d’Auriac mourra en 1765 premier président du Grand Conseil 29. Ce haut magistrat ayant épousé une fille du chancelier de Lamoignon, fut le beau-frère de Malesherbes. L’entrée en scène de ce personnage en 1725 ouvre le troisième chapitre de l’histoire que je vous raconte.
1725-1790
Le nouveau propriétaire fut un des rénovateurs de Villeneuvette, où, d’ailleurs, il n’a jamais résidé.
Par une opération mal élucidée, il a réuni, entre ses mains, à la propriété des immeubles et des métiers l’exploitation industrielle. Il a nommé directeur de la fabrique un de ses parents carcassonnais, Pierre-Louis Bourlat de Jouarre un frère de celui-ci, Arnaud Bourlat de la Force, s’est établi à Marseille il y reçoit les draps fabriqués à Villeneuvette et les expédie à un autre Bourlat, le troisième frère, établi à Constantinople 30.
De grands travaux sont entrepris à Villeneuvette, par ordre et aux frais de Castanier d’Auriac : 47 logements de tisserands sont construits 31 — ou reconstruits, on ne sait au juste — ; les ateliers, le manoir de fabrique sont rénovés — une grande cheminée de pierre dans l’une des salles du manoir de fabrique porte la date de 1733 — la chapelle est reconstruite, plus spacieuse ; le village est ceint de murs deux portails subsistent de cette époque : la porte monumentale par laquelle vous êtes entrés et une autre porte, fermée d’une élégante grille de fer forgé, par où nous passerons dans un instant. Au-delà de cette porte, Guillaume Castanier d’Auriac fait dessiner et planter un grand jardin à la française qui précède un parc garni d’essences diverses et de gibier.
De tous les agréments dûs à la munificence du propriétaire, il subsiste aussi un buffet d’eau qui domine le jardin ; on le nomme familièrement le Grand Guillaume : son motif central, une tête de divinité aquatique, est masqué aujourd’hui par les feuillages et ne jette plus aucune eau.
Les logements de tisserands Sont ordonnés autour d’une rue principale et de deux rues transversales qui n’ont d’autre issue que la première. II est probable que cet urbanisme industriel n’a rien modifié du plan tracé dès l’origine par la compagnie Pouget. Chacun des logements comporte un rez-de-chaussée et un étage supérieur ; à chaque étage quatre pièces encadrent un couloir que prolonge un escalier ; les pièces de devant, de Sept mètres sur quatre, sont équipées d’une cheminée de pierre et d’un évier. L’une sert de cuisine, l’autre d’atelier, car l’opération du tissage se faisait encore au XVIIIe siècle dans la maison du tisserand ; en arrière, deux chambres plus petites. Mais la manufacture faisait travailler de nombreux tisserands hors de son enceinte : une douzaine de villages dans la région, certains distants de plus de vingt kilomètres, œuvraient pour elle 32.
Après 1750 viennent des jours difficiles. Villeneuvette est concurrencée, malgré ses privilèges, par de nombreux fabricants de Clermont, lesquels travaillent aussi pour le Levant. C’est à l’un d’eux, Raymond Ronzier, qu’en 1768, la marquise de Poulpry, nièce et héritière de Castanier d’Auriac, vend la manufacture pour le prix de 80 000 livres 33. Dans ce prix, les métiers sont compris pour près de 20 000 livres. Le loyer servi par les États de Languedoc y entre aussi pour 30 000 livres. Mais la continuation de cette subvention apparaît précaire : c’est pour ce motif que le prix total est modique. Ronzier meurt ; l’héritier, Pierre-Dominique Ronzier, pour asseoir la dot de sa sœur, cède au mari de celle-ci, André Chambert de Saint-Martin, la manufacture et toutes les terres qui forment l’étendue de la communauté de Villeneuvette ; le tout est estimé alors 90 000 livres 34. Nous sommes en 1788.
1790-1954
La Révolution supprime le loyer et les privilèges bientôt la guerre avec l’Angleterre détruit le commerce des draps au Levant. Sur 400 ouvriers, la manufacture n’en fait plus vivre que 160. Néanmoins, de toutes les anciennes manufactures royales du Languedoc, Villeneuvette est la seule qui subsiste à la fin de la Révolution. Le citoyen Chambert-Saint-Martin était un ci-devant. En 1793, il a cédé l’entreprise et toutes ses dépendances foncières à un cousin-germain de sa femme, Denis Gayraud 35. Celui-ci, à sa mort, laisse trois nièces, dont l’une a épousé un autre Clermontais, négociant en draps et, de surcroit, propriétaire d’une tannerie, Joseph Maistre. C’est le fondateur d’une dynastie manufacturière. Ayant désintéressé ses belles-sœurs, il demeure l’unique propriétaire en 1803 36 et se consacre à la rénovation de l’entreprise qui, désormais, fabrique des draps de troupe et d’administration. Il introduit à Villeneuvette les premières machines. Joseph Maistre est relayé, dès 1816, par ses jeunes fils, Hercule et Casimir. Sous la direction des Maistre commence alors une nouvelle et brillante étape, sur laquelle je n’ai pas le loisir de m’étendre la fabrique est augmentée, par les soins de Jules Maistre, successeur de Casimir, de nouveaux bâtiments, aujourd’hui en ruines ; elle projette des antennes dans des communes baignées par l’Hérault, Bélarga et Aspiran. Son essor, qui porte la fabrication jusqu’à près de 200 000 mètres par an, durera jusqu’à la guerre de 1914. Après la guerre, s’annonce la crise concurrence des usines reconstruites du Nord, vieillissement du matériel. Villeneuvette se survit jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle est une des dernières fabriques de drap du Languedoc à avoir cessé toute fabrication, en 1954.
Aujourd’hui, une partie du village, la plupart des terres et des bois de la commune appartiennent encore à quelques rameaux de la famille Maistre. Le reste du village a été reconverti à de nouvelles activités. L’ensemble est, au demeurant, tourné vers l’avenir, avec une volonté très affirmée de préserver le charme du lieu et ce qui a pu subsister d’une histoire tricentenaire.
Notes
1 « En un endroit appelé Dourbie, où il n’y avait auparavant que un molin à bled de peu de valeur » placet adressé au Roi en février 1680 par les consuls de Clermont-de-Lodève, Archives anciennes de la manufacture.
2 Minutes de Villar, notaire à Clermont-de-Lodève, Arch. de l’Hérault, 2 E 25, liasses 90 (27 juin 1673), 91 (7 février et 31 août 1674), 92 (12 juillet et 13 août 1675).
3 P. Boissonnade, « Colbert, son système et les entreprises industrielles d’État en Languedoc », Annales du Midi, 14, 1902, p. 11.
4 Marché conclu avec deux maîtres maçons de Pézenas, minute Villar, I. 92 (29 avril 1675).
5 Arch. nationales, H1 1697, fol, 159.
6 L’acte, reçu le 8 août 1676 par Anne Gardel, notaire à Montpellier, ne se retrouve plus sur nombre de ses minutes, mais il est analysé dans un acte reçu par le même notaire le 26 février 1677 ; Arch. de l’Hérault, 2 E 60, liasse 90.
7 Description de la manufacture envoyée à André Pouget à Paris le 20 Janvier 1681 ; arch. anc. de la manufacture.
8 Procès-verbal de Visite, par Pons, prieur de Clermont, de la chapelle de la « manefacture royalle de Vileneufve », 7 juillet 1678 arch. anc. de la manufacture.
9 Inventaire de production du 22 avril 1702 (Arch. net., F12 819, d. 11) et description déjà citée.
10 « Ils Ont donné à ce nouveau lieu le nom de Villeneuve-lés-Clermont » ; placet déjà cité de février 1680. Les noms de Ville-neuve, Villeneuve-lès-Clermont apparaissent dans une lettre de Colbert à l’intendant Daguesseau du 23 juin 1677 Arch. nat, H1 1698, fol. 210.
11 Reg. paroissial de Mourèze et Villeneuvette ; Arch. de l’Hérault, 3 E 181 1 bis.
12 Polices de chargements pour les Echelles du Levant Arch. anc. de la manufacture.
13 Ibidem.
14 Arch. anc. de la manufacture.
15 Ci-dessus, note 8. La même qualification se retrouve dans un acte passé le 26 juillet 1678 entre André Pouget et son frère Honoré Pouget, 2 E 58, Minutes Jean Bompar, n° 81, fol. 334.
16 Lettre de Daguesseau à Colbert, du 10 décembre 1680, Arch. nat., G7 295 lettres de Colbert à Daguesseau des 30 mars, 3 et 10 avril 1681, Arch. nat. H1 1703, fol. 97, 127 et 133.
17 Un arrêt du Conseil d’État du 3 mars 1681 accorda un moratoire de deux ans à la compagnie de Villeneuve-les-Clermont, Arch. nat, E 529 B, fol. 52. Un moratoire identique fut accordé à André Pouget le 6 mai suivant, ibid., fol. 167.
18 Polices de chargement déjà citées.
19 Arch. Nat., H1 1703 à 1707 et G7 296 Bibl. nat., Clairambault 467.
20 L’acte de constitution de la nouvelle société, du 29 mars 1683, est conservé aux Archives nat., Marine 87 491, fol. 369.
21 Procès-verbal des États de Languedoc de 1682, Mémoire sur les loyers de la manufacture de Clermont, Arch. de l’Hérault, B 41 386 ibid C 2202. Arrêt du Conseil d’État du 8 mai 1683 homologuant les dispositions ainsi arrêtées, Arch. net., E 554 A, fol. 194.
22 E. Appolis, Le diocèse civil de Lodève, p. 518.
23 Lettre de P. Astruc, directeur de la manufacture, à l’intendant de Languedoc, Bernage, du 24 novembre 1720, Arch. de l’Hérault, C 2202.
24 Contrat du 15 décembre 1684, reçu par Castaing, notaire à Montpellier, Arch. de l’Hérault, 2 E 60, n°93.
25 Contrat du 20 décembre 1703, reçu par Desforges, notaire au Châtelet de Paris, Arch. Net. Minutier central, XXXV, 497.
26 Lettres de l’intendant Barnage à M. de Machault, des 4, 28 et 29 mars 1719, Arch. de l’Hérault, C 2202 arrêt du conseil d’État du 4 avril suivant.
27 Arch. net. T 203 1, acte de vente reçu par Chèvre, notaire au Châtelet de Paris le 14 octobre 1720.
28 E. Appolis, ouvrage cité, p. 516.
29 F. Bluche, Les magistrats du grand conseil au XVIIIe siècle. 1966, p. 62.
30 E. Appolis, ouvr. cité, p. 516-517.
31 Description de la manufacture royale de Villeneuvette par l’inspecteur des manufactures Delageniere, 29 décembre 1740, Arch. de l’Hérault C 2498. Voir aussi E. Appolis, ouvr. cité, p. 519.
32 Ordonnance de Louis de Bernage, intendant du Languedoc, du 3 février 1723, Arch. de l’Hérault, C 2202.
33 Acte de vente du 17 avril 1768, reçu par Peyré, notaire à Carcassonne, Arch. de la manufacture.
34 Acte de vente du 11 février 1788, reçu par Pierre Léotard, notaire à Clermont-de-Lodève, ibidem.
35 Acte de vente du 23 janvier 1793, reçu par le même notaire, ibidem.
36 Arch. de la manufacture de Villeneuvette.
