Une famille à Pézenas – Les Fraissinet de Vessas
Une famille à Pézenas – Les Fraissinet de Vessas
p. 21 à 27
Qu’on ne s’attende pas à trouver ici l’étude d’une famille bien connue de la région dont le nom est attaché à quelque bel hôtel car on serait trop déçu !
Il s’agit tout simplement de la famille de Fraissinet de Vessas éteinte en 1805 et pratiquement inconnue aujourd’hui à l’exception des fichiers généalogiques qui permettent souvent de compenser l’injuste oubli de l’Histoire
Et pourtant les rapports de cette famille avec Pézenas sont trop curieux pour les laisser dans l’ombre puisqu’elle est venue et partie au XVIème siècle, y a conclu trois alliances, la seconde épouse mettant au monde trois filles qui mirent un point final à son Histoire.
Les sources
Elles sont au nombre de cinq :
- Le jugement de maintenue de noblesse du 24 mars 1670 publié comme tant d’autres dans « Les Pièces Fugitives » du marquis d’Aubas et repris par Louis de la Roque dans son armorial au tome 1er 217 et 218
- La monographie de Cessenon-sur-Orb 1 publiée en 1949 par le Chanoine Sagondy. Ce travail monumental de 824 pages est particulièrement étoffé par le dépouillement systématique des minutes notariales qui a permis de consacrer près de 80 pages à la famille de Vessas, (lesquelles sont parfois mentionnées).
- Une correspondance à travers la France qui nous a permis de découvrir des éléments nouveaux et très importants. 2
- Les Archives Départementales de l’Hérault où nous avons souvent vérifié ces renseignements (= A.D.H.)
- Nos archives familiales puisque le domaine de la Mouline resta dans la famille de 1760 à 1823 et la maison de 1760 à 1783.
La famille de Fraissinet
C’est par la troisième source que nous sommes arrivés à dépasser le XVIIe siècle, au-delà duquel n’allaient pas les documents imprimés, en apprenant que la famille de Fraissinet était originaire de Saint Gervais (Hérault) où elle était établie en 1420. Vers la fin du XVème siècle par alliance ou par achat elle posséda les terres de Vessas à trois kilomètres de Cessenon qui lui permirent d’ajouter à son patronyme ce nom bien languedocien.
Nous ne connaissons pas plus précisément le motif de son établissement à Pézenas, tout au plus nous savons par le jugement de maintenue que Raymond de Fraissinet et seigneur de Vessas était le fils de noble Jean dé Fraissinet. Or les heureuses investigations du chanoine Segondy ont permis de découvrir trois reconnaissances de 1521 à 1524 dans lesquelles Raymond de Fraissinet qui n’était pas encore qualifié de châtelain – est présenté comme fils de noble Jean de Fraissinet de Pézenas (cf. p. 106).
Mais la découverte la plus importante pour l’Histoire de Cessenon et des Vessas fut incontestablement celle du testament de Françoise de Guibal du 30 Juillet 1585 3 dans lequel elle se qualifie de « veuve de noble Raymond de Fraissinet en son vivant sieur de Vessas, capitaine et chastelain pour le roy, au lieu de Cessenon ». C’est le seul texte qui mentionne le premier châtelain de la dynastie. Or comme Antoine de Bonnet fut châtelain de 1541 à 1556 et qu’il eut pour successeur Guillaume de Fraissinet, fils de Raymond, on est forcé d’admettre qu’il exerça cette charge entre 1524 et 1541.
La famille de Gep
Cette troisième source nous a permis de mieux connaitre ce noble Jean Fraissinet qualifié de seigneur de Gaujac, qui avait épousé Isabeau de Cep et qui testa en 1535.
Si on ouvre l’armorial de la Roque à la famille de Gep 4 on s’aperçoit vite que Gabriel de Gep, seigneur de Fos et Sauvian, gentilhomme ordinaire de la chambre de Charles IX (1570), chevalier de Saint-Michel (1586) a été capitaine-châtelain de Cessenon à une date malheureusement non indiquée. Il avait épousé en 1560 Charlotte de Sarret puis en 1565 Anne de Laudun et fut l’ancêtre d’une nombreuse postérité éteinte au XVIIIème siècle dans la famille Espic qui en releva le nom.
Les archives de cette famille nous permettraient sans doute de trouver d’intéressantes précisions. Tout au plus nous devons nous borner à constater qu’Isabeau de Gep, épouse de Jean Fraissinet, devait être la sœur ou la tante de Gabriel et on peut se demander si les Vessas n’ont pas eu leur charge par cette dernière famille. L’hypothèse parait assez plausible d’autant plus que les Gep et les Vessas furent alliés par une autre famille : les Narbonne. En effet Marquise de Gep (sœur de Gabriel) avait épousé le 21 juin 1544 Claude de Narbonne le fameux baron de Faugères, et Marquise de Fraissinet (petite-fille d’Isabeau de Gep) convola le 28 avril 1553 avec Alexandre de Narbonne seigneur de Villespassant. Ces récentes constatations pourraient ouvrir des horizons nouveaux (voir schéma généalogique).
Les Vessas établis à Cessenon
La prudence étant de rigueur constatons leur établissement à Cessenon où ils allaient se succéder héréditairement au gouvernement de cette châtellenie royale de près de 30 000 hectares.
Cette hérédité ne fut interrompue que deux fois. Nous avons déjà rencontré Antoine de Bonnet, châtelain de 1541 à 1556, dont la petite-fille Françoise de Thézan épousa en 1592 Hercules de Fraissinet (cf. p. 109). Par cette alliance tous ses descendants eurent par la suite cette exception dans leur ascendance !
La seconde fut plus douloureuse. Guillaume de Vessas issu de l’union précitée fut trop lié avec Montmorency en un moment critique bien connu, ce qui amena le roi à lui confisquer en 1632 sa charge au profit de Pierre Trégoin sieur de Ricardelle jusqu’en 1634.
Les liens qui unissaient les Vessas aux Montmorency étaient étroits et ce ralliement avait racheté sans doute la seule trahison de la famille, celle de Pierre de Vessas, le propre oncle de Guillaume. Celui-ci avait en effet livré l’importante place de Cessenon au maréchal de Joyeuse et causé la mort d’Espondeillan et de ses hommes noyés dans l’Orb. Cette extraordinaire volte-face lui avait valu d’être étranglé dans sa prison sur ordre de Montmorency sans pitié pour ses vingt deux ans (1584).
Le retour de Guillaume de Vessas en 1634 avait marqué une évolution importante de la charge de capitaine-châtelain puisque les habitants avaient profité de cette absence pour obtenir la démolition du château (cf. p. 93). Dès lors le titre de « conseiller du roy en ses conseils d’Estat, privé et finances et pour Sa Majesté capitaine Chastelain et baillis en la ville et Chastelnie de Cessenon » n’était plus que le souvenir d’une époque décidément bien finie.
Des unions à Pézenas
Il est à présumer qu’ils avaient conservé avec Pézenas quelques rapports puisque Joseph de Fraissinet, sixième et avant-dernier châtelain, y épousa le 16 juin 1672 5 Marguerite de Goudori qui mourut le 2 septembre 1718 et fut inhumée le 3 en la chapelle Saint-Jean Baptiste de l’église de Cessenon 6.
Cette alliance nous permet de l’identifier légitimement au Vessas, consul de Pézenas et membre de la députation d’aller présenter au roi en 1688 le don gratuit et les cahiers de doléances 7, puisque son fils Jean Joseph, septième et dernier châtelain, naquit seulement le 9 octobre 1677.
Page de la Grande Écurie après avoir présenté le 31 juillet 1689 ses preuves de noblesse 8, il épousa le 30 mai 1712 à Pézenas Marie de la Serre. Un an après son mariage, ignorant encore qu’il n’aurait pas d’héritier male, il décida de rompre avec la tradition en vendant la charge de capitaine-châtelain 9 à Jean-François Aubias.
Est-ce un hasard ? Auras alors avocat en parlement deviendra en 1719 citoyen de Pézenas. Il épousa Marie Anne de Grammont et jusqu’en 1742 exerça les quelques pouvoirs judiciaires et administratifs encore attachés à cette charge puis mourut à Prémian ou à Pézenas (cf. p. 121)
La retraite ?
Jean Joseph de Fraissinet avait peu regretté cette rupture. Lui-même à Cessenon ne fut connu que par des pénibles conflits de préséance et tombé dans cet âge des vanités dont parle Chateaubriand, il préféra résider à Pézenas et rompre avec cette population bourgeoise de Cessenon où la fortune de quelques « parvenus » effaçait une gloire passé qu’on feignait de plus en plus d’ignorer.
Il y conservait cependant la vieille maison ancestrale et son domaine de la Mouline haute et basse avec le « château de Rec Ambis » où il venait quelques fois comme en 1724 et 1743 (cf. p. 118).
A Pézenas nous n’avons malheureusement pas encore étudié les compoix mais nous avons trouvé dans un acte 10 qu’il résidait « sous le motte du château ». C’est peut-être là que naquirent ses trois filles toutes piscénoises : Marie Isabeau Marguerite née le 22 octobre 1714 (inhumée le 4 mai 1718 à Saint-Jean), Catherine Hyacinthe née le 22 octobre 1717 et Marie Thérèse le 21 août 1720.
Ces deux dernières vécurent avec leur père qui rendit l’âme le 9 novembre 1745 et fut inhumé chez les Pères de l’Oratoire. A cet événement qui parait les avoir profondément marqué vint s’ajouter l’impudence des consuls qui soulevèrent des questions fiscales en 1755 (cf. p, 118) ce qui motiva sans doute les ventes des terres cette année-là à Barthélémy de Milhé Corniller secrétaire du roi à Montpellier (6).
Finalement Marie Thérèse décida de lier sa vie à un Piscénois. Le 20 août 1759 elle s’unissait contractuellement 11 à Jean Pierre d’Astanières, lieutenant de cavalerie au régiment Bourbon-Busset, conseiller du roi et maire perpétuel de Pézenas, fils de feu messire Jean-Pierre d’Astanières, en son vivant aussi conseiller du roi et maire perpétuel et de Gabrielle de Grasset. La future épouse apportait en dot tous ses biens estimés à 20 000 livres et sa sœur lui donnait 12 000 livres.
Le 21 août, jour de son anniversaire, messire Pierre Etienne de la Serre, doyen du chapitre de la collégiale de Pézenas, reçut en l’église de Cessenon le consentement des époux en présence du « Tout Pézénas ». Seuls ont usé l’encre de la sacristie Joseph Cabrol de Montredon, Barthélémy de Milhé, avocat au Parlement de Toulouse, Gabriel François Venel, professeur de la Faculté de Médecine de Montpellier Louis de Plantavit « Desstrossy » et César de la Serre baron de la Coste qui avait été présent à la rédaction du contrat.
Le 9 octobre 1765 Marie Thérèse de Fraissinet testa et mourut le 14 octobre 1770 à « l’âge d’environ 50 ans après une maladie de 12 jours où elle supporta les plus vives douleurs avec une patience et une résignation édifiante. »
« C’était une femme vertueuse d’un cœur excellent et d’une charité entière elle m’a fait son héritier et m’a laissé dans la plus grande désolation, avec Catherine Hyacinthe de Vessas sa sœur qui vivait avec nous et qui a continué à y vivre ».
Le portrait moral fait par son mari est loin de nous décevoir et nous comprenons la peine que cause cette disparition. Selon son vœu on l’ensevelit dans la chapelle Saint Bertrand de l’église des Pères de l’Oratoire. Son mari recueillit la moitié de l’usufruit de sa constitution dotale.
Et les biens de Cessenon ?
Jean Pierre d’Astanières n’avait pas eu beaucoup de mal à persuader son épouse de consentir à la vente des biens de Cessenon trop « à la montagne » !
Le 13 mars 1760 12 il se présenta comme maître des cas dotaux de sa femme pour vendre à Pierre Massot, bourgeois de Cessenon, le domaine de la Mouline haute et basse avec le « château de Rec Ambis », quelques terres éparses et enfin la vieille maison ancestrale pour la somme modique de 26 500 livres.
La maison des Vessas, actuelle maison Cavalié rue de la fontaine sucrée conserve encore sur une clef de voûte d’un salon du rez-de-chaussée les armes de la famille que Jean Joseph avait fait enregistrer en 1689 (voir armorial).
Sur cette somme de 26 500 livres, 8 000 étaient payables à terme et celà représentait juste la somme gardée dans le contrat de mariage par Catherine Hyacinthe. Cette constatation n’a guère d’intérêt si ce n’est d’accorder quelque crédit à une tradition familiale selon laquelle la Mouline aurait été donnée par la dernière Vessas.
Mais qu’importe ! Disons plutôt que d’Astanières combla un de ses vœux en agrandissant son domaine de la Madonne, sis dans la commune de Montagnac (et possédé aujourd’hui par M. Yvernès).
En 1760 il avait paraphé les registres paroissiaux en tant que juge commis par S.A.S. le prince de Conti pour administrer la justice à Cessenon et l’année suivante il signa de même ceux de Prades. Nous pensons personnellement qu’il avait eu cet honneur mais qu’il l’avait peu désiré !
Son projet de liquidation ses biens devait sans doute être bien établi puisque le 19 avril 1760 13, son dernier acte était l’organisation du culte des morts comme « patron » de la chapelle fondée en 1512 en l’église de Cessenon par les prédécesseurs de son épouse. Il y fondait cinq messes qui devaient être célébrées aux grandes fêtes de l’année à perpétuité.
Notre troisième source cependant affirme qu’il restait encore le petit fief de Vessas pour lequel nous n’avons rien trouvé. Nous savons seulement par les archives familiales qu’il fut acquis vers 1780 par Barthélémy de Milhé avocat au Parlement de Toulouse et aliéné par son fils Patrice Isidore en 1818.
La fin des Vessas
Le 30 mai 1774 Jean Pierre d’Astanières 14 épousait en secondes noces Eugénie Marguerite Gabrielle Alberte de la Cour, seigneur du Viala, commandant de Vallerauge et de H et P dame Marie Law, dame de Bréantet en partie du fief de la Grange-Batelière nièce du fameux contrôleur général 15.
La jeune épouse résidait au couvent des Ursulines de cette ville, près de sa cousine Française de la Cour épouse de messire Théodore marquis de BarraI d’Arènes, lieutenant du roi en Languedoc, écuyer de Madame Sophie de France. Le lendemain eut lieu en leur hôtel le mariage où se retrouva à nouveau le « Tout Pézenas » (aujourd’hui habité-par Madame Hecquet de Carbon qui a eu l’obligeance de nous montrer les armes des Barral sur un vitrail de l’escalier).
Le 24 mai 1775 naissait de cette union Marguerite Catherine tenue sur les fonds baptismaux le 26 par Catherine Hyacinthe de Fraissinet de Vessas que nous ne devions plus retrouver. Enfin le 13 janvier 1778 on baptisa Jean Pierre Louis tenu sur les fonds par des domestiques selon une coutume assez fréquente. C’est lui qui allait amener sa famille jusqu’à notre époque.
Mais l’existence de Catherine Hyacinthe devait avoir bien changée puisque son beau-frère était remarié. Pourtant tous les souvenirs, les peines, les regrets n’écourtèrent pas cette vie que le destin semblait vouloir prolonger au-delà de l’Ancienne France. Ce n’était sans doute pas une grâce d’avoir vu autant de choses et d’avoir subi une époque aussi furieuse que celle de la révolution mais comme sa sœur elle dut se résigner Jusqu’au 12 floréal an XIII, jour où elle expira vers cinq heures du soir dans sa maison rue des « Excapucins » 16 en mettant un point final à l’Histoire attachante de sa famille.
En 1949 le chanoine Segondy ne pouvant, ajouter à ses considérables recherches celles de la famille de Fraissinet de Vessas à Pézenas conseillait en parlant de Jean Joseph : « Il faudrait dès lors le suivre dans sa ville adoptive où il mourut, ayant sans doute ses deux filles pour héritières ».
Nous avons évoqué très souvent ensemble « les faits et gestes » de ces Vessas et parce qu’il est à l’origine de l’étude de leur fin nous le prions d’accepter ces pages comme un faible témoignage de notre immense gratitude.
Armes des principales familles citées
De Fraissinet de Vessas :
« D’or à trois bandes de sable au chef de même chargé d’un lion naissant d’or soutenu de gueules à trois roses d’argent (ces couleurs ont parfois varié).
De Cep :
« D’argent à trois molettes d’éperon de gueules ».
D’Astanières en 1696 :
« De gueule à deux faces d’or, au chef cousu d’azur chargé d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or ; parti d’or à deux lions affrontés de gueule soutenant un cœur de même ; ce parti coupé d’argent à un corbeau de sable posé sur une terrasse de sinople ».
D’Astanières au XIXème siècle :
« Écartelé au 1 de gueule, chargé de trois croix patées d’or, et coupé au lion naissant de sable ; au 2 d’or à deux lions affrontés de gueule soutenant un cœur de même ; au 3 d’or à trois bandes d’azur ; au 4 d’argent à un mont de sinople, chargé d’un corbeau de sable ; sur le tout d’argent à trois faces de gueule, au chef d’azur, chargé d’un croissant d’argent et accosté de deux étoiles d’or. » (Voir note 15)
De Narbonne-Caylus :
« De gueule écartelé d’azur au lion d’argent ».
Notes
1 Une ancienne châtellenie royale du Saint-Ponais : Cessenon-sur-Orb (imprimerie de la Charité-Montpellier-1949).
2 Nous exprimons notre profonde gratitude à Madame Communal qui a eu l’obligeance de nous communiquer certains renseignements nécessaires à notre étude.
3 Me Pierre Vayssière, not, à Cessenon 1585 F° 158-161 (actuellement aux A.D.H.).
4 Armorial de louis de la Roques T. I p. 225 et 226.
5 Le contrat de mariage a été reçu par Me Resseguier (cf. p. 115).
6 Expédition conservée dans les archives familiales.
7 Annuaire Historique et Généalogique de la Province de Languedoc par L. de la Roque (1864) p. 97.
8 B.N. Cabinet des titres.
9 Contrat reçu par Me Daspes, notaire à Béziers (étude Boé) dont on ne peut préciser la date, le minutier ayant disparu.
10 Me Hérigaux, notaire à Pézenas A.D.H. IIE 68/104 1742-1750 F491.
11 Contrat reçu par Me Annequin, notaire à Pézenas, instrumentant à Cessenon A.D.H IIE 69/152 F0997 et suivants.
12 Me Annequin, instrumentant à Cessenon avec son confrère Rossel. A.D.H. IIE 69/153 F° 1065 et suivants.
13 Me Annequin instrumentant à Cessenon A.D.H. 11E 69/153 F01077.
14 Me Annequin notaire à Pézenas A.D.H. IIE 69/157.
15 L’annuaire Historique et Généalogique de la Province de Languedoc par Louis de la Roque (1861) p. 49,50 et 51 donne une généalogique de la famille d’Astanières comprise dans les « Familles non maintenues et qui n’ont pas pris part aux Assemblées de la Noblesse en 1789 ». Cette intéressante notice comprend l’époux de Marie Thérèse de Vessas « Jean-Pierre d’Astanières de Fraissinet, Sr de Vessas » et en tête les armes de la famille que nous avons reproduites dans la note héraldique. La Roque ne put savoir que les Astanières avait pris « parti » les armes des Vessas (voir armes au XIXème siècle) puisque lui-même ne les avait pas données pour la famille de Fraissinet de Vessas (Y.T.I p. 217).
16 A.D.H. 11E 20740.
