Trouvailles monétaires à Saint-Thibéry (Canton de Pézenas, Hérault)
Trouvailles monétaires à Saint-Thibéry (Canton de Pézenas, Hérault)
Grâce à une prospection méthodique, le sous-sol du territoire de la commune de Saint-Thibéry et de ses abords a livré de nombreux documents archéologiques. Rassemblés, ils permettent de mieux connaître un terroir densément occupé à l’époque gallo-romaine, hormis dans les secteurs menacés d’inondation par la Tongue ou l’Hérault. Céramiques, verres, objets de tous ordres, monnaies constituent des séries importantes. Ces dernières nous ont semblé mériter une publication séparée.
Inventaire des trouvailles
Dans le catalogue qui suit, les monnaies sont regroupées par sites, numérotés suivant le classement établi par E. Massal 1. Une brève introduction définit le contexte archéologique.
Site 12 bis. Lieu-dit les Combes (Commune de Valros). Établissement dont les restes archéologiques couvrent une superficie de 20 ares. Les témoignages d’occupation s’étendent de la céramique campanienne aux céramiques paléochrétiennes.
1 – Maximin le Thrace (235-238)
D – MAXIMINVS PIVS AVG GERM. Buste drapé et lauré à droite.
R – PAX AVGVSTI. Dans le champ S C. La Paix à gauche, tenant une branche d’olivier et un sceptre transversal. 15,40 gr. : sesterce atelier de Rome. 236-238 : RIC. IV² 81 ; Coll. Massal.
Site 14. Lieu-dit Nadaillan (Saint-Thibéry, section A, 1020). Établissement dont les restes couvrent une superficie de 50 ares. il est sis à proximité d’un ensemble archéologique fort important (site n° 13 : de la céramique campanienne aux sigillées claire et grise site n° 46 : des sigillées du sud de la Gaule à la sigillée claire site n° 15).
2 – Lucius Aelius Caesar (sous Hadrien, 117-138)
D – L AELIVS CAESAR. Buste à droite.
R – TR POT COS II. Dans le champ S C. L’Espérance à gauche, tenant une fleur et levant un pli de sa robe. 10,30 gr. ; as : atelier de Rome. 137 : RIC, III, 1067 Coll. Massal.
Site 20. Lieu-dit la Manse (Saint-Thibéry, section A, 361). Établissement dont les restes archéologiques couvrent une superficie de 40 ares. Intégré à un ensemble archéologique important (site n° 19 a ; site n° 21 de la céramique campanienne et des sigillées du sud de la Gaule aux sigillées claires et paléochrétiennes).
3 – Constance II (337-361)
D – DN CON (stantius p f aug). Buste diadémé à droite.
R – FEL TEMP REPARATIO. Type du cavalier renversé. M dans le champ. A l’exergue (.) CON. 1,39 gr. (pièce rognée) petit bronze ; atelier d’Arles, 355-360 ; LRBC, 458 ; Coll. Massal.
4 – Valentinien I (363-375)
D – DN VALENTINIANVS P F AVG. Buste diadémé et drapé à droite.
R – SECVRITAS REIPVBLICAE. Victoire allant à gauche, tenant une couronne et une palme. Dans le champ OF III, à l’exergue LVG (.). 2,65 gr. ; petit bronze ; atelier de Lyon, 367-375 ; LRBC, – ; Coll. Massal.
Site 22. Lieu-dit Chemin de Valros ou la Manse : cf. site 20 (Saint-Thibéry, section A, 346-347). Établissement dont les restes archéologiques couvrent une superficie de 30 ares. Les témoignages d’occupation comportent de la céramique campanienne et des céramiques sigillées du sud de la Gaule.
5 – Tibère (14-37)
D – (…) AR AVG (…). Tête nue, à gauche.
R – Fruste. 8,27 gr. ; as ; atelier indéterminé ; Coll. Massal.
Site 26. Lieu-dit Chemin de Béziers (Saint-Thibéry, section A, 561, 566-568, 570). Il s’agit de la nécropole de la voie Domitienne : cf. E. Massal et J.-L. Fiches, Études sur Pézenas et sa région, III, 2, 1972, p. 4-14.
6 – Auguste (31 av. J.-C. – 14 ap. J.-C.)
Demi-as de Nîmes (partie gauche), fruste.
6,48 gr. ; Coll. Massal.
7 – Auguste
Demi-as de Nîmes (partie gauche). Contremarque illisible au droit, devant la tête. Appartient au premier ou au deuxième groupe (pas d’indication PP sur le droit) : 28/27 – 9 av. J.-C. ou 8-3 av. J.-C. (J.-B. Giard, Le monnayage antique de Nîmes, École Antique de Nîmes, Bulletin annuel, n.s., 6-7, 1971-1972, p. 47-60).
6,03 gr. ; Coll. Massal.
8 – Néron (54-68)
D – Tête de Néron à droite. Légende illisible.
R – Fruste. 7,70 gr. ; as ; atelier indéterminé ; Coll. Massal.
9 – Vespasien (69-79)
D – IMP CAES VESP AVG PM TP COS V CENS. Buste radié et drapé à gauche.
R – FELICITAS PVBLICA. Dans le champ SC. La Félicité à gauche, tenant un caducée et une corne d’abondance. 12,80 gr. ; dupondius ; atelier de Rome, 74 ; RIC, II, 554 Coll. Massal.
10 – Trajan (98-117)
D – (imp caes n) ER TRAIANO OPTIMO (…). Tête laurée à droite.
R – Légende illisible (Senatus Populusque Romanus ?). Type de Felicitas ou de Fort. Red. 9,37 gr. ; as atelier de Rome. 114-117. RIC, II, – ; Coll. Massal.
Site 29 b. Lieu-dit Saint-Martin-le-Haut (Saint-Thibéry, section A, 739). Site important dont les restes archéologiques couvrent une superficie de 25 ares. Il se caractérise surtout par la présence de céramiques campaniennes et sigillées du sud de la Gaule.
11 – Faustine Jeune (sous Marc Aurèle, 161-180)
D – DIVA FAVSTINA. Buste à droite.
R – Croissant et étoiles. 8,09 ; as ; atelier de Rome, 176-180 ; RIC, III, 1714 ; Coll. Massal.
Site 35. Lieu-dit La Figuerolle (Saint-Thibéry, section C, 1010-1011). La superficie du site est d’environ 20 ares : on a surtout recueilli des céramiques arrétines et des sigillées de la Gaule du sud. Proche du site 36 (de la céramique campanienne aux céramiques sigillées claires).
12 – Monnaie des Volques Arécomiques
D – VOL (cae). Buste de Diane à droite. Devant, une couronne de lauriers.
R – AREC. Personnage debout à gauche, revêtu de la toge. Devant, une palme. 2,12 gr ; orientation des coins 6 ; La Tour 2677 ; milieu du 1er s. avant J.-C. (cf. J.-B. Giard, ouvr. cité, n° 7 supra) ; Coll. Massal.
Site 37. Lieu-dit Sainte Véziane (Saint-Thibéry, section C, 870 et 875). Site important, d’une superficie de 50 ares les découvertes céramiques s’étaient de la céramique campanienne aux céramiques sigillées paléo-chrétiennes.
13 – Auguste
D – IMP DIVI F. Têtes d’Auguste et d’Agrippa, adossées.
R – COL NEM. Crocodile et palme. 11,97 gr. ; as de Nîmes, 2e groupe, cf. J.-B. Giard, ouvr. cité, n° 7 supra ; 8-3 av. J.-C. Coll. Massal.
14 – Trajan (97-117)
D – (…) TRAIANO (…). Tête laurée à droite.
R – Fruste. 20,56 gr. ; sesterce ; atelier de Rome. Coll. Massal.
15 – Hadrien (117-138)
D – HADRIANVS AVGVSTVS. Tête laurée à droite.
R – COS III. Dans le champ S C. La Fidélité debout à droite, tenant des épis et un panier de fruits. 11,41 gr. ; as ; atelier de Rome. RIC, II, 668. Coll. Massal.
Site 49. Lieu-dit le Chemin de Béziers (Saint-Thibéry, section A, 581). Site d’une superficie de 10 ares, qui a fourni des céramiques campaniennes, sigillées de la Gaule du sud et sigillée claire.
16 – Faustine Jeune (sous Marc Aurèle, 161-180)
D – FAVSTINA AVG (usta). Buste à droite.
R – (Hilaritas). Dans le champ S C. L’Allégresse debout à gauche, tenant une longue palme et une corne d’abondance. 23,62 gr. ; sesterce ; atelier de Rome ; RIC, III, 1642 ; Coll. Massal.
Monnaies de provenance inconnue
17 – As de Mines. Fruste. 9,07 gr. ; Coll. Massal.
18 – Auguste
D – IMP DIVI F. Têtes d’Auguste et d’Agrippa, adossées.
R – COL NEM. Palmier et crocodile. 9,98 gr. ; As de Nîmes ; 1er groupe ; 28/27 – 9 (J.-B. Giard, ouvr. cité, n° 7 supra) Coll. Massal.
19 – Tibère (14-37)
D – (…) CAESAR AVG PM TR (p imp). Tête nue à gauche.
R – S C. Minerve tenant une javeline et un bouclier. 11,20 gr. ; As ; atelier de Rome ; RIC, 1,66 ; Coll, particulière, Saint-Thibéry.
20 – Faustine Jeune (sous Marc Aurèle, 161-180)
D – DIVA FAVSTINA. Tête à droite.
R – AVGVSTA. Dans le champ S C. Vesta à gauche, tenant le palladium. 10,65 gr. ; as ; atelier de Rome, 176-180 ; RIC, III, 1177. Coll, particulière, Saint-Thibéry.
21 – Faustine Jeune (sous Marc Aurèle, 161-180)
D – (Diva Faustina). Fruste.
R – AETERNITAS. Dans le champ S C. L’Éternité à gauche, tenant un globe surmonté du phénix et un sceptre. 12,59 gr. ; dupondius ; atelier de Rome, 176-180 ; RIC, III, 1156 ; Coll, particulière, Saint-Thibéry.
Étude des documents
La première constatation se rapporte au faible nombre de monnaies du IVe siècle, pourtant si abondantes sur les sites archéologiques de la plaine languedocienne 2. Il est vrai que ces pièces de petit module peuvent échapper à l’attention de celui qui prospecte. Aussi nous attacherons-nous surtout aux monnaies de la haute époque impériale 30 av. 300 ap. J.-C.
Le lot de monnaies comprend 5 monnaies de Nîmes, 6 si l’on inclut la monnaie des Volques Arécomiques, seul témoignage du monnayage d’époque républicaine. Cette présence correspond bien aux caractéristiques de la circulation monétaire dans notre région, qui a reçu en abondance ce monnayage provincial de Nîmes 3. Ce numéraire a même dû circuler assez longtemps, comme en témoigne l’état d’extrême usure de la plupart des exemplaires recueillis. Ici, les 5 as de Nîmes constituent 30 % des monnaies émises entre 30 av. et 200 ap. J-C. : à Sète, dans les monnaies découvertes sur le site du Barrou, les 8 as de Nîmes qui furent recueillis représentent la même proportion (8 sur 26-30 %).
A l’autre extrême de cette série, la pièce frappée à l’effigie de Maximin le Thrace (n° 1 du catalogue), entre 236 et 238, paraît bien isolée, car l’exemplaire qui, par sa date, la précède, est une pièce de Faustine Jeune divinisée (176-180). Cet exemplaire isolé cache mal le grand vide monétaire correspondant à la période qui couvre la fin du IIe et le IIIe siècle. Sur le terroir de Saint-Thibéry, après l’afflux de monnaies de bronzes datant de l’époque antonine (98-180 Trajan, Hadrien, Marc Aurèle), il semble que le stock monétaire soit constitué pour l’essentiel. Il en est de même dans de nombreux sites ruraux 4.
On peut aussi ajouter d’autres observations relatives à la répartition des monnaies d’après les dénominations de valeur, as ou fractions d’as, dupondius, sesterce (1 sesterce = 2 Dupondii = 4 as).
Première évaluation, globale, les petites espèces de bronze (as) l’emportent nettement, dans cette récolte, comme sur des sites voisins appartenant à la cité romaine de Béziers, comme l’indique le tableau suivant 5 :
Mais, à considérer de plus près ces données, à Saint-Thibéry, comme dans d’autres sites, deux périodes apparaissent nettement, comme le montrent les tableaux suivants 6 :
- Rapport en pourcentage des sesterces antérieurs à Trajan (avènement 98) sur l’ensemble I-IIe siècles.
- Rapport en pourcentage des sesterces dans le monnayage du 1er et du IIe siècles.
Ainsi, au Ier siècle, ce sont les petites dénominations qui circulent. Mais, à partir de l’époque de Trajan (98-117), la situation se renverse et ce sont les sesterces qui ont tendance à fournir une bonne part du numéraire en circulation, du moins en Occident. A Saint-Thibéry, ils constituent 33 % des pièces appartenant au IIe siècle, mais il est vrai que la récolte est assez maigre. En revanche tant à Sète qu’à Montmaurin ils l’emportent nettement (respectivement 66 % et 52 %) 7.
⁂
Même modeste, la récolte monétaire effectuée à Saint-Thibéry demeure suggestive, si l’on prend soin d’établir des comparaisons avec les sites, grands ou petits, de Narbonnaise ou d’autres provinces occidentales. Elle s’intègre bien dans la série des trouvailles de sites ruraux de moyenne ou de faible importance. Elle révèle des différences par rapport à des sites ruraux de grande envergure ou des sites à l’activité plus intense. Mais en définitive, elle montre tout l’intérêt qu’il y a à établir de tels catalogues, site par site, ou commune par commune.
E. MASSAL, Cl. BRENOT et M. CHRISTOL.
Notes
1 Dans la description des monnaies, les lacunes ou les parties restituées de la légende sont entre parenthèses. Liste des abréviations : → La Tour = H. de la Tour, Atlas des monnaies gauloises, Paris, 1892. → RIC = The Roman Impérial Coinage, Londres, t. I et suiv. → LRBC = Late Roman Bronze Coinage, A.D. 324-498, Londres, 1965.
2 Elles Sont déjà plus nombreuses (7 monnaies sur 21 : 33 %) parmi les monnaies publiées par M. Christol et S. de Roquefeuil, Monnaies des environs de Pomérols (Hérault), Revue Archéologique de Narbonnaise, III, 1970, p. 129-140. Mais surtout elles prédominent largement dans des sites importants : par exemple 77 sur 119 (63 %) parmi les monnaies recueillies par L. Albagnac, Monnaies romaines de Montbazin, Bulletin de la Société d’Études scientifiques de Sète et de sa région, IV, 1972, p. 61-80 ; autre exemple : 156 sur 268 (58 %), parmi les monnaies provenant des fouilles du site du Barrou (Sète) (C. Brenot, M. Christol, A. Freises, Les monnaies du site gallo-romain du Barrou, Sète, Hérault, Bulletin de la Société Française de Numismatique, Juin 1974, p. 586-590 ; autre exemple, 321 sur 474 (67 %) dans les monnaies recueillies dans les fouilles de la ville de Montmaurin (G. Fouet, La ville gallo-romaine de Montmaurin, Paris, 1969, p. 334-381, appendice numismatique par M. Labrousse).
3 Cf. les remarques de M. Michel, J.-C. Richard, D. Rouquette, L’oppidum d’Aumes (Hérault) : archéologie et monnaies, Études sur Pézenas et sa région, VII, 1976, 4.
4 Ce phénomène de césure a été constaté, pour les sites du nord de la Gaule, par P.-H. Mitard, Les monnaies de la villa gallo-romaine des Terres-Noires de Guiry-Gadancourt, Bulletin archéologique du Vexin français, 2, 1966, p. 49-68 : dans de nombreux sites, on constate un vide monétaire entre Commode (180-192) et Valérien/Gallien (253-268), époque où apparaissent les mauvaises monnaies du IIIe siècle. A Montmaurin, dans une grande ville d’Aquitaine, le vide existe entre Commode (5 ex.) et Sévère Alexandre (222-235. 3 ex.), puis apparaît une série de bronzes jusqu’au milieu du IIIe siècle (Dèce, 249-251), relayée par les pièces dévaluées de la deuxième moitié du siècle (M. Labrousse, dans G. Fouet, op. cit.). En général cette césure s’établit entre Commode et Gallien ou les empereurs gaulois (3e quart du siècle) cf. Bull. Arch. du Vexin français, 2, 1966, p. 49-68 ibid., 4, 1968, p. 17-18 ; ibid., 5, 1969, p. 80-86 ; Annales de Bretagne, 1968, p. 261-262 et 280-286. En Narbonnaise, dans des sites voisins de Saint-Thibéry, il se trouve toujours quelques exemplaires de la période 222-250. Dans la villa de La Condamine, à Puissalicon (J.-P. Bacou, Rev. Arch. de Narb., 4, 1971, p. 135-137), il y a 2 ex. sur 12 à Saint- Martin (Mèze), 1 ex. sur 18 (M. Christol et S. de Roquefeuil, Rev. Arch. de Narb., 3, 1971, p. 129-140). Cette rareté confirme l’impression d’ensemble. Mais il s’agit surtout de sites ruraux. En revanche dans un site tourné, par ses activités, vers l’extérieur, tel le site du Barrou (Sète), où apparaît une intense vie de relation, la circulation monétaire est très originale et ne révèle pas cette césure dans l’approvisionnement en numéraire (cf. C. Brenot, M. Christol, A. Freises, Bull. Soc. Fr. Num., 1974, p. 586-590). Sur la question, voir en général, J.-P. Callu, La politique monétaire des empereurs romains de 238 à 311, Paris, 1969, p. 119-130.
5 Références bibliographiques : Mèze (Saint-Martin) : M. Christol et S. de Roquefeuil, Rev. Arch. de Narbonnaise, III, 1970, p. 129-140 ; Puissalicon J.-P. Bacou, ibid., IV, 1971, p. 135-137. On pourrait ajouter de multiples autres références : à Sète 14 as sur 25 bronzes du Haut-Empire (56 %) ; à Montmaurin 22 as sur 46 pièces (61 %) à Mariana, site corse (C. Brenot, Les fouilles de Mariana, 4 – Les monnaies romaines, Bastia, 1973), 67 as ou fractions d’as sur 90 pièces (74 %) au Liri, site italien (B.W. Frier, A. Parker, Roman Coins from the River Liri, Numismatic Chronicle, 1970, p. 89-100) 412 as ou fractions d’as sur 521 monnaies (81 %).
6 Références bibliographiques : Sète (Le Barrou) : C. Brenot, M, Christol, A. Freises, Bull. Soc. Fr. Num., 1974 p. 586-590 Montmaurin : M. Labrousse, dans G. Fouet, op. cit., Paris, 1969, p. 334-381. On peut aussi ajouter d’autres références à Mariana, tous les sesterces sont postérieurs à 98 au Liri, 72 % sont dans ce cas à Conimbriga, site portugais (I. Pereira, J.-P. Bost, J. Hiernard, Fouilles de Conimbriga, III – Les monnaies, Conimbriga – Paris, 1974), 83 % sont dans ce cas.
7 A Mariana, ils constituent 24 % du numéraire du IIe siècle, au Liri cette proportion monte à 36 % : on a affaire ici à une circulation « italienne ». En revanche, à Conimbriga, ils constituent 51 % du numéraire du IIe siècle : on a affaire ici à une circulation « occidentale ».
