Sondages sur une terrasse du Puech Balat, Aumes (Hérault)

1. Introduction

1.1. Emplacement du sondage

L’oppidum d’Aumes est situé sur la rive gauche de l’Hérault, à 6 km au Nord-Est de Pézenas (fig. 1). Le sondage a été effectué sur la parcelle AD 116, située sur le versant ouest du Pioch du Télégraphe, un des nombreux vocables attribués à ce site (fig. 2(1). Il se place en terrain miocène à calcaire coquillier et mollasse sablo-gréseuse jaune (2). Cette parcelle forme une terrasse qui a dû à l’intervention humaine (murets de soutènement) de subsister jusqu’à nos jours ; elle reçoit en période de fortes pluies, les terres effondrées des terrasses supérieures et également le mobilier archéologique qu’elles contiennent.

1.2. Historique de la recherche

Depuis la découverte du site, ce terrain a fait l’objet de nombreux ramassages de surface. Nos propres prospections ont permis de recueillir des fragments céramiques très divers, étrusques, massaliètes, italiques, ainsi que des tessons datés du Moyen Age.

Un arrachage de vigne nous a fourni en 1985 et 1986 l’opportunité d’entreprendre un sondage stratigraphique afin de préciser l’occupation antique de ce versant du site (3). Cette recherche devait tenir compte de graves difficultés : glissement des sols marneux, effondrement de gros blocs de tuf jaune entraînant les couches archéologiques qu’ils supportaient, épandages volontaires de terres rapportées pour la culture.

Le sondage a été effectué en deux temps : les premiers résultats sur une superficie de 2 m par 1,50 m et la mise en évidence en 1985, d’une couche homogène à une profondeur de 1,50 m par rapport au niveau de circulation moderne, ont conduit l’année suivante, à tripler la surface explorée en élargissant vers l’Ouest et le Nord.

Le niveau de référence reste celui fixé en 1985 sur le bord nord-est du premier sondage, en amont de la pente de terrain qui est de 6 %. Les sédiments de couverture, remués par les cultures et apportés par les effondrements et le ruissellement, contiennent des tessons d’époques diverses, épars, très fragmentés et érodés et de nombreux fragments de tuf plus ou moins effrités.

La couche archéologique apparaît au nord-est du sondage, en amont, à une profondeur de 1,30 m. Nous suivons la partie supérieure de la couche jusqu’au niveau 1,60 m au sud-ouest du sondage (fig. 3). Les décapages et les relevés effectués par bandes tous les 5 cm permettent de constater que cette couche a été entraînée là par les glissements de la mollasse et par les eaux. Elle a été retenue en aval par des blocs de tuf sur le bord sud-ouest du sondage et dans l’angle sud (fig. 4). Un seul élément paraît avoir été maintenu en place sur un bloc de tuf : il s’agit sans doute d’un four rudimentaire dans l’angle nord, dont il restait des pierres, de la terre argileuse noire et quelques débris de poterie crue (fig. 5, 6 et petit mobilier fig. 36 à 42). La couche archéologique présente une épaisseur de 50 à 55 cm.

2. Analyse du mobilier céramique

Les tessons, au nombre de 2 267, se répartissent de la manière suivante (4) :

2.1. Céramique précampanienne

  • Un fragment de fond de coupe sans tige, à pâte rose orange clair, très fine, vernis noir luisant de belle qualité ; rainure réservée à l’intérieur du pied au-dessus du plan de pose ; filet réservé au contact pied-vasque et sur le bas de la vasque ; sur le fond interne de la coupe, deux rangs visibles de très fins guillochis ( 9, n° 4(5).

2.2. Céramique campanienne A. (6)

2.2.1. Campanienne Ancienne (fig. 8, nos 24 et 26)

Ces deux fragments paraissent appartenir à cette catégorie, mais nous remarquerons que la Kylix 42 et le plat de forme 23 sont absents.

  • 24 : fragment de fond de vasque de vase important (épaisseur 2,2 cm). Le pied à vernis noir à reflets marron est abîmé et porte une large perforation (0,5 cm) au niveau de la vasque. La partie extérieure de la vasque à vernis noir porte trois rayons de largeurs différentes et de teinte ocre rosé comme la pâte. Sur la partie interne, traces de feu. Ce tesson pourrait appartenir à un cratère de forme 40, forme qui existe à Ensérune et aurait été localement imitée (6).
  • 26 : fragment de fond de patère ou de coupe basse à pâte chamois rosé clair, fine, à beau vernis noir luisant. Décor de deux cercles concentriques à la peinture blanche ; à l’intérieur de ces cercles, deux rayons, ponctués sur leur partie externe à la peinture blanche, sont seulement visibles. D’après J.- P. Morel (7) ce motif a été utilisé par la campanienne A, fin IIIe – début IIe av. J.-C. Ce tesson est à rapprocher du n°319 bis du dépotoir J1 de Nages, couche 9c, daté du dernier quart du IIIe s. (8)
2.2.2. Campanienne A classique

Les bords (fig. 7) : 25 bords appartiennent à la campanienne A classique et se répartissent dans les formes suivantes :

  • bols 27b nos 1, 2, 4 : les nos 1 et 2 à pâte beige rosé et beau vernis noir luisant sont peut-être à rattacher à l’atelier des « petites estampilles ».
  • coupelle 28 ab : n° 6
  • variantes 28 : nos 9, 10, 11, 12, appelées 28c (9).
  • coupes 33b : nos 14 et 15
  • patère A5 : n° 16
  • coupes 27c : nos 20, 22, 23, 24. Le n° 24, fragment de coupe à beau vernis noir résistant, â pâte brun rosé moyen, rappelle la patère de forme 5 du groupe spécial que nous avons rattaché à l’étude des campaniennes B
  • bols 31b : nos 34, 35, 36, 37, avec une ou plusieurs bandes de peinture blanche à l’intérieur sous la lèvre
  • patères 36b : nos 40, 41, 42, à petit rebord étroit et à vasque rectiligne ou très peu convexe, sont comparables à celles trouvées à Nages, dépotoir Jl, dans les couches 2 et 3 mais avec rebord moins pendant ce qui indiquerait une date plus récente de la fin du IIe ou du début du Ier s.
  • patère A6 nos 43, 46, 48bis

Les fonds (fig. 8) : 7 appartiennent à la campanienne classique dans les formes suivantes :

  • bol 31b : n° 2
  • coupe 27c : n° 8
  • patère 5 ou 5/7 : n° 10
  • patère ? : nos 16, 20
  • coupe : n° 23, à rapprocher du n° 36 de la couche 2 du dépotoir J1 de Nages (10) daté de 150-125 av. J.-C.
  • bol 27b : n° 25, timbre en forme de rosette à six pétales, avec rayons intercalés, à vernis noir très érodé. Plusieurs exemplaires de rosettes existent à l’oppidum de la Cloche (11) mais ce décor ne semble pas dépasser le milieu du premier siècle avant J.-C.
2.2.3. Campanienne A tardive

Nos tessons appartiennent principalement à la campanienne A à caractères tardifs définis par B. Dedet (12) et P. Arcelin (13) : stries de tournassage accusées par l’usure, nombreuses fumures rouges au niveau des pieds, vernis noir pas toujours bien adhérent, terne, mat, à reflets souvent marron, pâte rose brun, parfois plus rouge, parois épaisses, pied à paroi externe verticale, à gorge ou à protubérance, section trapézoïdale du pied parfois très court, exemplaires à couverte marron ou rouge orangé, autant de signes qui semblent montrer une décadence de la production.

Les bords : (fig. 7) 29 présentent des caractères de la campanienne A tardive, dans les formes suivantes :

  • coupelle 25/27 (ou More 1113, 1968) : nos 3, 5
  • coupe 28ab : n° 7
  • coupe 28c : n° 8
  • coupe 33b : n° 13
  • patères A5 : n° 17, 18
  • coupes 27c nos 19, 21, 23bis, 25, 26, 27, 28
  • patères 5/7 : nos 29, 30, 31
  • coupelle 34b : n° 32
  • coupes 31b : nos 33, 38
  • patère 36b : n° 39
  • patères A6 : nos 44, 45, 47, 48

La campanienne à vernis marron ou rouge orangé datée par N. L amboglia (14) de 90 à 40 av. J.-C. est présenté avec les formes suivantes :

  • bol 31b : n° 49
  • coupe 27c : n° 50
  • patère AS : n° 51
  • patère 5/7 : n° 52

Les fonds (fig. 8) : 17 ont les caractères de la campanienne A tardive.

  • plat 28c : n° 1
  • bol 27b : n° 3
  • patère 5 ou 5/7 : n° 4
  • coupe 27c ou 5/7 haute : n° 5
  • bol 31b : n° 6
  • bols 27 : nos 7, 9
  • patères ? : nos 11, 13
  • bols 27 : nos 12, 14. Le n° 14 est à rapprocher du n° 147 du dépotoir J1 de nages (15)
  • patère? : n° 15
  • fragments de pied de patères indéterminés : nos 18, 19, 21, 22. Le n° 21 est à rapprocher du n° 145, couche 6 du dépotoir J1 de Nages par son profil externe. Cette couche est datée de 175 à 150 av. J.-C. pied de bol 27 n° 17.
2.2.4. Les graffiti sur campanienne A (fig. 9)

Trois graffiti gravés avec pointe acérée, après cuisson, sur fragments de vasques : deux sur campanienne A classique, un sur campanienne A tardive.

  • n° 1 : le graffite est incomplet et les caractères sont ibériques (16)
    = ch ou à existe à Ensérune
    = e existe aussi à Ensérune, en Roussillon, Catalogne et à Ampurias
  • n° 2 : graffite incomplet sur vasque de patère type 27c ou 5/7 en campanienne A classique : Existe également à Ampurias et à Ensérune ; il est probablement ibérique
  • n° 3 : le graffite est aussi incomplet. La seule lettre visible, E est probablement un caractère grec ou romain. La lettre qui précède est soit un I soit un M ? Le tesson est en campanienne A tardive.

N.B. La campanienne A représente 90,69 % du total des campaniennes.

Situation du Puech balat
Fig. 1 Situation du Puech balat, commune d'Aumes (Hérault)
Extrait du plan cadastral, section AD
Fig. 2 Extrait du plan cadastral, section AD, parcelle 16. Implantation du sondage
Dégagement de la partie supérieure de la couche en place
Fig. 3 Dégagement de la partie supérieure de la couche en place
Bloc de tuf dans l'angle sud du sondage
Fig. 4 Bloc de tuf dans l'angle sud du sondage à 1,80 m (profondeur totale 2,15 m)
Angle nord du sondage, profondeur 1,65 m
Fig. 5 Angle nord du sondage, profondeur 1,65 m
Paroi nord-ouest et angle nord du sondage
Fig. 6 Paroi nord-ouest et angle nord du sondage
Campanienne A
Fig. 7 Campanienne A, les bords: Formes 27b (nos l, 2, 4), 25/27 (nos 3, 5), 28ab (nos 6, 7, 28c (nos 8 à 12), 33b (nos 13 à 15), 5 (nos 16 à 18), 27c (nos 19 à 28), 5/7 (nos 29 à 31), 34b (n° 32), 31b (nos 33 à 38), 6 (nos 43 à 48 bis), 36b (nos 39-40-41-42). Imitations de campanienne A: formes 31b (n° 49), 27c (n° 50), 5 (n° 51), 5/7 (n° 52)

2.3 La campanienne B et apparentée

La pâte est chamois clair, parfois très légèrement rosé, sauf pour un groupe de huit tessons dont quatre bords, qui présente une pâte beige clair rosé légèrement cendrée, et que nous avons rattaché au groupe B. Le vernis est presque toujours noir, régulier, parfois très légèrement luisant. Deux seuls exemplaires font exception à la règle et présentent un vernis noir luisant de qualité.

Les formes se répartissent ainsi (fig. 10) :

  • n° 1 fragment de patère B5.
  • n° 2 : deux fragments (un quart de pied et un fragment de vasque ont permis la restitution d’une coupelle B1a), à pâte chamois très légèrement rosé, à vernis noir solide avec fumures au niveau du pied et une zone olivâtre à l’intérieur de la vasque. Sous le pied, un graffite composé de deux lettres qui paraissent ibériques (voir supra 2.2.4. et fig. 9 n° 2). Le trait au-dessus du deuxième lambda est-il fortuit ou appartient-il à un autre caractère d’écriture ? Le décor interne est formé de deux séries de deux cercles concentriques tracés au tour et peu profonds.
  • n° 3 : fragment de petit vase support de forme B4, à bon vernis noir mat, solide. Au centre du support, décor de deux cercles concentriques très fins.
  • n° 4 : deux fragments, pied et bord, ont permis la restitution d’une coupelle B1a à pâte chamois clair et vernis noir mat régulier mais se détachant par petites plaques sur la surface externe ; deux cercles concentriques décorent le fond.
  • nos 5, 6, 7, 8, 9 : bords de patère B5. Le n° 5 tranche nettement sur le lot par son beau vernis noir luisant et par son graffite assez énigmatique dont nous n’avons qu’une partie du dessin.
  • n° 10 : fragment de fond de patère B5 orné de deux cercles concentriques à l’intérieur desquels on voit cinq à six rangs de guillochis très fins, obliques et assez irrégulièrement disposés.
  • n° 11 : éclat de fond de patère sur lequel on aperçoit la trace d’un décor inhabituel sur la campanienne B, cinq cercles concentriques de peinture blanche. Pour ces deux tessons n° 10 et 11, la pâte est très légèrement plus rosée et le vernis noir mat solide.
  • nos 12, 13, 14, 15 : ce groupe de tessons que nous avons joint aux campaniennes B présente une pâte beige rose cendré. Le vernis est noir et plus luisant surtout pour le n° 12. Les nos 12 et 15 appartiennent à la forme B5. La forme 27c du n° 13 et la forme 33b du n° 14 ne sont pas des formes connues dans la campanienne B et posent ici un problème ?

N.B. Les campaniennes B représentent 9,3 % du total des campaniennes.

La campanienne A tardive de ce sondage a un faciès qui rappelle, au moins pour la forme des pieds, celui de l’Ermitage à Alès (Archéologie en Languedoc, 1978, 1, p. 93 fig. 11 et p. 94 fig. 12. Pour l’ensemble de la campanienne A, il reflète l’ensemble des trouvailles du Marduel (Gard) pour la période de 100 à 25 av. J.-C. (26)

Les pourcentages par rapport au total des campaniennes A (90,69 %), B (9,3 %) corroborent les remarques de M. Py et B. Dedet faites sur les sites du Languedoc Oriental et la Basse Vallée du Rhône pour le Ier siècle av. J.-C. et pour la Lagaste (Aude)

  • Nages, Les Castels, fouilles 1979 : A 99,1 % B 0,8 %.
  • La Lagaste (Aude) fouilles 1971 : A 85 % B 15 % (17).

2.4 Céramique grise de la côte catalane (fig. 11)

Elle représente 3,1 % des céramiques tournées fines :

  • – nos 1 à 5 : fragments de bords de « pichets ampuritains »,
  • nos 6, 10 : fragments de cols de « pichets ampuritains » avec leurs moulures en relief,
  • n° 7 : anse de « pichet ampuritain »,
  • n° 8 : appartient à un petit vase de forme ovoïde ou sphérique à col court et vertical, forme peu courante mais qui paraît perpétuer une forme de grise monochrome absente en Provence et surtout attestée dans la vallée de l’Hérault (Agde, Bessan, Florensac). A Béziers, cette forme est abondante dans la fouille de la place de la Madeleine (18); elle est aussi présente à Mailhac et en Catalogne.
  • n° 9 : bord et col de pichet différent des autres par son bord et par sa moulure plus large ;
  • n° 11 : fond de « pichet ampuritain » le pied annulaire plus tardif commence à se dessiner ce qui le situe aux environs du début du Ier av. J.-C. (19)

2.5. Les céramiques grises communes tournées

Elles représentent 13,8 % (123 tessons) des céramiques tournées fines et perpétuent le plus souvent des formes anciennes de grise monochrome ou imitent des formes de campaniennes, des formes celtiques ou des formes catalanes. Nous les avons divisées en deux groupes selon la couleur de leur pâte et de leur surface, ce qui n’a rien d’un critère chronologique mais peut renseigner sur les ateliers de fabrication probablement régionaux.

2.5.1. Vases du premier groupe : (fig. 12)

Leur pâte est de teinte gris bleu, gris clair à gris moyen ou exceptionnellement gris brun. Elle contient des inclusions blanches auxquelles s’ajoutent de petites inclusions noires et presque toujours, une fine poussière de mica blanc, rare et peu visible à l’œil nu. Leur surface est le plus souvent de la couleur de la pâte ou d’une teinte gris plus foncé à noir, toujours terne.

  • nos 1, 2 : fragment de bord épaissi formant bourrelet interne, d’écuelles ou coupes profondes à vasque convexe. A comparer à la coupe de Carcassonne d’après G. Rancoule et Y. Solier (20)
  • n° 3 : fragment de bord de petit vase avec stries parallèles horizontales érodées sur le col.
  • n° 4 fragment de bord de coupe à surface noirâtre terne.
  • nos 5 et 6 : fragments de flanc supérieur et bord de coupes carénées à surface gris clair comme la pâte.
  • n° 7 : bord de bol à marli à surface gris clair comme la pâte ;
  • n° 8 : bord d’urne également gris clair.
  • nos 9 et 10 : fragments de pieds évasés à surface gris foncé à noir, terne. La forme 10 rappelle une forme attique de pied de coupe sans tige.
  • n° 11 : ses larges moulurations à l’épaule rappellent des formes celtiques (21); surface gris foncé et légèrement rugueuse ; la pâte contient de petits éléments noirs.
  • n° 12 : fragment de bas de vasque d’un vase probablement avec pied à tige, avec moulure au changement de direction du flanc du vase ; il rappelle aussi les formes celtiques ; la pâte contient également de petits éléments noirs.
  • n° 13 : fragment de flanc inférieur de lampe, godronné à l’aide de larges incisions; pâte gris pâle fine et tendre, fond concave, traces d’enduit noir presque entièrement disparu. A rapprocher de la lampe n° 51 ( 27, p. 141) de la nécropole protohistorique de la Catalane aux Baux de Provence (22) et conservée au Musée Calvet d’Avignon. Cette lampe doit apparaître fin IIe s. et persister au Ier s. av. J.-C.
  • n° 14 : tesson à pâte gris brun clair, orné sur sa face extérieure de tirets de 1 à 1,5 mm en lignes parallèles et tracés sans doute à la roulette.
  • n° 15 : fragment de bord de bol ou de petite jatte à profil convexe, à lèvre à petit bourrelet externe souligné par une petite gorge. Pâte gris moyen bleuté comme la surface.
  • n° 16 : fragment de bord de petit vase à bourrelet externe et de forme ovoïde ou sphérique; pâte analogue au n° 15.
  • n° 17 : fragment de petite coupelle imitant la forme B2 ou C2 de Lamboglia ; pâte analogue à celles des nos 15 et 16.
  • n° 18 : fragment de la partie droite d’une lampe à corne latérale à droite à fond plat ; le dessus, bien qu’érodé, laisse voir un motif floral et un grénetis ; le flanc, sans décor, porte des traces d’un enduit noir, presque totalement disparu. Ce tesson est à rapprocher de la lampe de la tombe VII n° 3 de Saint Rémy de Provence datée du Ier av. J.-C. (23)
  • n° 19 : fragment de fond plat, d’urne sans doute, avec large gouttière (1,5 cm) à l’intérieur à 8 mm du bord interne du fond.
2.5.2. Vases du deuxième groupe (fig. 13)

Leur pâte est variable : grise, gris beige à brun clair, rose brun. La surface est souvent gris foncé à noir terne, mais parfois beige clair à brun clair.

  • n° 1 : fragment de col de vase à bord déversé et à moulures, en léger relief, parallèles au bord de type catalan; pâte grise à inclusions calcaires blanches et fin mica ; surface gris très foncé à noir terne.
  • nos 2, 3 : deux fragments de bords de vases à lèvre déjetée vers l’extérieur : pâte rose brun à mica clairsemé et inclusions blanches et brunes ; surface gris foncé à noir terne.
  • n° 4 : fragment de bord de coupe épaissi formant un léger bourrelet interne : pâte et surface analogues à celles du n° 2 et 3.
  • n° 5 : fragment de fond plat de petite urne avec les mêmes caractéristiques que les n° 2, 3 et 4.
  • nos 6, 7 : fragments de bords à pâte gris beige, rosée par endroits, à nombreuses inclusions brunes parfois blanches et avec un peu de poussière de mica blanc ; surface beige moyen.
  • n° 8 : fragment d’anse à pâte beige et section ovale ; une ligne longitudinale à sa partie inférieure indique un repli de la pâte, micacée, poreuse à inclusions blanches ; porte des traces de feu.
  • n° 9 : fragment de grande coupe à carène, à flanc inférieur légèrement convexe ; pâte gris beige clair avec poussière de mica assez clairsemée ; il reste des traces d’un enduit rouge vermillon dans le creux des ondes de facture assez négligée qui ornent le flanc supérieur.
  • n° 10 : fragment de pied tronconique creux en dessous, mais aussi à la jonction avec le flanc du vase; l’enduit noir brillant est écaillé. Il s’agit sans doute d’une imitation de pied de coupe à tige ou de pied de vase celtique.
  • n° 11 : fragment de bord de coupe profonde à pâte brun clair rosé à inclusions blanches, parfois brunes et fin mica, imitant peut-être une forme campanienne (28c ?).

2.6. Céramiques fines tournées à pâte jaune à rouge orangé clair

Avec 244 tessons, elles représentent 27,4 % du total des céramiques tournées fines. Nous les avons classées en plusieurs groupes d’après les nuances de la pâte et sa cuisson. Le dégraissant est toujours blanc et de petit calibre et accompagné d’un peu de mica très fin et parfois de dégraissant brun.

2.6.1. Céramique à pâte douce au toucher du jaune clair au jaune rosé (fig. 14)

Les formes sont variées :

  • bords de bols, coupes ou coupelles : nos 1, 6, 17, 18, 19. Le n° 1 est comparable au bol n° 7 fig. 2, p. 57 de La Lagaste (24). Le n° 17 comme les nos 1 et 2 ( 12) est à comparer à la coupe n° 6 fig. 2, p. 57 de Carcassonne (25). Le n° 18 imite la forme campanienne A 33b.
  • fragments de pichets ou d’œnochoes avec bord : nos 4, 5, 8, 9. Le n° 4 est très voisin de l’œnochoe n° 10 ( 17). Le n° 5 est un bord d’œnochoe à col haut et cylindrique, forme courante dans les sites contemporains de Provence : n° 4, tombe 2, n° 5, tombe 3 et n° 5, tombe 6 des sépultures préromaines de St Rémy de Provence (23), nos 56, 57 fig. 30 et n° 60, fig. 31 de la nécropole protohistorique de la Catalane aux Baux de Provence (22).
  • bord de jatte n° 2 : de forme semblable à celui de la jatte n° 12, fig. 56 du mobilier de la phase 1c de la stratigraphie du Marduel datée des environs de 25 av. J.-C. à 10 ap. J.-C. (26)
  • bords d’urnes nos 3, 7, 15 (grand vase), 16, 20 : ce dernier bord appartient à un petit vase très fin.
  • anses : nos 11 et 12 appartiennent à des urnes sphériques à anses collées contre la panse comme il en existe à la nécropole des Colombes à Beaucaire (27) et à la nécropole de la Catalane (22) (fig. 33, nos 65, 66). Un exemplaire existe aussi au Marduel, phase 1c, p. 58, fig. 53, n° 24 (25 av. J.-C./10 ap. J.-C.) (26)
  • n° 21 : petite anse cannelée appliquée sans doute sur le bord d’un bol ou d’une petite jatte.
  • nos 22, 24 : anses de cruches.
  • pieds : n° 10 : pied en anneau formant bourrelet.
  • n° 13 : pied annulaire à paroi externe légèrement oblique et plan de pose plat.
  • n° 14 : pied d’inspiration catalane.
  • n° 23 : fragment de fond d’amphorette avec pâte à inclusions blanches et brunes et mica assez dispersé.

Au total, 87 tessons appartiennent à cette catégorie.

2.6.2. Céramique à pâte jaune rosé clair plus ou moins rugueuse au toucher (fig. 15)

Dans l’ensemble le dégraissant est peu visible à l’œil nu en dépit de quelques inclusions blanches, parfois brunes ; le mica est lui aussi rarement visible.

  • n° 1 : anse de cruche ou d’amphore à dégraissant blanc visible, marquée par un enfoncement du pouce à la base de la nervure médiane. A comparer aux anses des oenochoes à pâte jaune, à col haut et cylindrique; fig. 29, n° 23, p. 36 du Marduel (28), fig. 11, tombe VI, n° 5, et fig. 19, tombe XI n° 5 des sépultures préromaines de Saint Rémy de Provence, datées de la fin du IIe à la première moitié du Ier s. av. J.-C. (29).
  • n° 2 : autre fragment d’anse analogue sur petit col cylindrique de 4 à 5 cm de diamètre.
  • nos 3, 4, 5, 12 : bords d’urnes.
  • n° 6 : fragment de gobelet à carène dont le prototype est très ancien. Il existait par exemple en céramique grise monochrome aux VIe et Ve av. J.-C.
  • nos 7, 8 : épaules à moulures d’œnochoes à comparer au n° 2 de la fig. 48 p. 53 du Marduel (30) (75 à 25 av. J.-C.).
  • n° 9 : pied en bourrelet à la base, à dessous concave, d’un récipient rappelant sans doute les vases balustres (31).
  • n° 10 : fragment de pied massif, annulaire, à section trapézoïdale.
  • n° 11 : fragment de pied annulaire à courbe extérieure peu prononcée et à côté interne vertical.

Au total 71 tessons se rapportent à cette catégorie.

2.6.3. Céramique tournée fine, principalement jaune rosé, parfois rouge brique, douce ou très sèche, à cœur gris (fig. 16)

Dégraissant à particules blanches parfois brunes et fin mica clairsemé, très peu visible à l’œil nu, sauf exception (n° 2).

Les bords nos 1, 2, 3, 9.

  • n° 1 : fragment de bord d’urne à marli, à col court, avec moulure en léger relief sur l’épaule.
  • n° 2 : fragment de bord épaissi en bourrelet interne arrondi, de grande coupe profonde à paroi externe de profil rectiligne. Cette forme de bord existe dans les céramiques grises étudiées, nos 1 et 2 ( 12).
  • n° 3 : fragment de col de petite œnochoe à lèvre en amande légèrement déversée.
  • n° 9 : fragment de bord rose brun du type des bords des pichets de la côte catalane.

Les fonds nos 4, 5, 6, 7, 8.

  • n° 4 : fragment de fond plat de grand vase avec trace très légère d’un anneau périphérique. Une bande de six stries horizontale orne le bas de la panse.
  • n° 5 : fragment de fond de grand vase à pied annulaire ; le dégraissant formé de particules blanches, brun rouge avec très peu de mica blanc, mal réparti, tapisse la paroi interne du fond.
  • n° 6 : fragment de pied annulaire à section trapézoïdale d’un petit bol sans doute à peinture brune externe et brun rouge à l’intérieur.
  • n° 7 : fragment de bouchon ou de tessère fait sans doute avec un pied de vase de type balustre à dessous concave.
  • n° 8 : fragment de pied rouge brique formé d’un bourrelet externe rapporté autour du bas du vase auquel il se rattache en dessous par deux moulures, l’une large (4,5 mm), l’autre plus fine (1,5 mm).

Au total, 60 tessons dont 13 à peinture blanche peu adhérente, 3 à peinture rouge en grande partie effacée, un gros fragment d’olpé avec peinture rouge et blanche friable.

Campanienne A
Fig. 8 Campanienne A, les fonds: Formes 2Bc (n° 1), 31b (nos 2, 6), 27b (n° 3), fonds de larges patères (nos 4, 5, 8), patères à pied court (n° 11), 27 (nos 9, 12, 14, 17), 5 ou 5/7 (n° 7), patères diverses (nos 11, 13, 15, 20), divers (nos 16, 18, 19, 21, 22), coupe (n° 23), cratère 40 (n° 24), patère ou coupe basse (n° 26), timbre (n° 25)
Graffiti sur campanienne A
Fig. 9 Graffiti sur campanienne A (n° 1 à 3), fond de kylix de type précampanien (n° 4), céramique attique (nos 5 à 7)
Campanienne B
Fig. 10 Campanienne B, formes B5 (nos l , 5 à 10), Bla (nos 2, 4), B4 (N° 3), patère indéterminée (n° 11 ). Rattachées au groupe B, forme 5 (nos 12, 15), 27C (n° 13), 33b (n° 14)
Céramique grise de la côte Catalane
Fig. 11 Céramique grise de la côte Catalane
Céramique commune tournée à pâte grise
Fig. 12 Céramique commune tournée à pâte grise
Céramique commune tournée à pâte grise à beige
Fig. 13 Céramique commune tournée à pâte grise à beige (nos 1, 6 à 10), à pâte rose (nos 2 à 5, 11)
Céramique fine tournée à pâte Jaune clair à Jaune rosé, douce
Fig. 14 Céramique fine tournée à pâte Jaune clair à Jaune rosé, douce
Céramique fine tournée à pâte Jaune rosé clair, rugueuse
Fig. 15 Céramique fine tournée à pâte Jaune rosé clair, rugueuse
Céramique fine tournée à pâte Jaune rosé à rouge brique cœur gris
Fig. 16 Céramique fine tournée à pâte Jaune rosé à rouge brique cœur gris
Céramique fine tournée à pâte rose brun
Fig. 17 Céramique fine tournée à pâte rose brun (nos 4 à 10). Céramique à paroi fine (nos 1 à 3)
2.6.4. Céramique à pâte rose brun plus ou moins clair (fig. 17)

Le dégraissant est assez fin, blanc, brun avec un peu de mica, excepté pour l’épaule d’amphorette n° 5 où l’on aperçoit un dégraissant sableux à grains divers avec particules de quartz laiteux.

  • n° 4 : fond de vase à dessous légèrement concave de type balustre ; à rapprocher de n° 2 de la tombe VIII, fig. 16 des sépultures préromaines de Saint Rémy de Provence (23).
  • n° 5 : fragment d’épaule à arête de jonction avec le col, nettement marquée, appartenant sans doute à une amphorette de type gréco-italique.
  • n° 6 : fragment de col avec bord à gouttière et épaule moulurée d’une « olla » à pâte brun rosé clair, bien lissée à dégraissant bien incorporé avec fin mica assez clairsemé.
  • n° 7 : fragment de bord arrondi, légèrement évasé avec traces de peinture rouge sur la lèvre.
  • n° 8 : fragment de petite anse à section ovale et avec attache inférieure s’appliquant sans doute sur la panse piriforme d’une petite olpé de type massaliète ; pâte rose, légèrement saumon.
  • n° 9 : petite anse ronde de cruche à pâte rouge brun et surface brun moyen, à dégraissant bien incorporé; l’attache inférieure de l’anse devait s’appuyer sur l’épaule du vase.
  • n° 10 : partie supérieure d’une petite œnochoe à bord à marli, à anse à un sillon sur le dessus, attachée sur le bord. Il semble qu’elle portait un engobe clair fragile. Des formes voisines existent mais en céramique modelée en Provence occidentale
  • 42, n° 106 : de la nécropole de la Catalane aux Baux de Provence (22) et à la nécropole préromaine d’Eyguières (Bouches du Rhône) (32).

Nous comptons au total, 28 tessons.

2.7. Céramiques celtiques et apparentées (fig. 18)

Elles représentent 5,05 % (45 tessons) des céramiques fines tournées. Leur pâte est la plupart du temps, brun rouge et parfois grise nuancée de brun rouge. Leur surface est noire ou gris plus ou moins foncé. Quelques-unes sont peintes.

2.7.1. Céramiques à surface noire ou gris plus ou moins foncé
  • n° 1 : fragment de coupe carénée aux flancs décorés, sauf la carène, de stries horizontales peu profondes. La pâte présente une section rose brun entre deux bandes noires comme les surfaces ; fines particules de mica blanc. Un autre tesson du même vase n’a pu être recollé et présente une surface unie en dessous des stries qui occupent un cm sous la carène.
  • n° 2 : fragment de coupe carénée sans décor, à pâte rose brun et aux surfaces gris foncé à noir ; fines particules de mica blanc clairsemées vues à la loupe.
  • n° 3 : un fragment de bord déjeté vers l’extérieur et formant un ressaut interne, pourrait appartenir à la coupe n° 1, car la pâte est identique et il y a également des stries sous la petite gorge peu profonde qui souligne le bord à l’extérieur. D’autre part, le diamètre est de 2 cm supérieur à celui de la carène. Il pourrait s’agir d’une forme basse comme celles figurées aux nos 4 et 5, p. 3, p. 13 des Dossiers de l’Archéologie n° 6, 1974 (33).

Un autre tesson appartient au même bord.

  • n° 4 : fragment de petit vase à profil externe convexe avec décor ondé exécuté au peigne à dix dents au-dessus d’une bande de stries horizontales. L’exécution est assez maladroite ; la pâte est rouge brun à fin mica ; les surfaces sont noires. Deux autres fragments portent des décors analogues mais plus incomplets.
  • n° 5 : un fragment représente la jonction du col et du flanc d’un vase noir, à pâte brun rouge de facture plus grossière, à dégraissant de calcite et qui a été modelé ; décor sur le col d’une onde large de trois sillons.
Céramiques celtiques et apparentées
Fig. 18 Céramiques celtiques et apparentées
  • n° 6 : fragment de flanc supérieur avec bord à biseau externe de petite coupe à pâte noirâtre, à dégraissant de sable avec mica en partie brûlé ; surfaces noires. Un autre tesson de bord à pâte analogue porte une fine rainure à la partie interne de la lèvre.
  • n° 7 : fragment de jatte cylindrique à paroi externe cannelée à pâte brun rouge à fin mica. Couverte noire, épaisse très résistante. Un autre fragment appartenant à la même jatte, n’a pu être recollé. Cette jatte à fond plat, à décor cannelé ou non, se rencontre dans les gisements récents de la Tène finale : Gilbertès à Roanne, les Sept Fontaines à Tournus, le Crêt Chatelard (Loire) et Sainte-Blandine à Vienne. La datation de ces sites va de 100 av. J.-C., à la fin du Ier av. J.-C. (21).
  • n° 8 : petit tesson à pâte bien cuite, à poussière de mica clairsemée, à cœur brun rouge entre deux couches gris moyen comme la couleur des surfaces ; le décor est une onde exécutée au peigne à dix dents.
  • n° 9 : fragment de vase à panse moulurée, à pâte brun rouge à dégraissant de sable et mica et aux surfaces gris brun foncé.
  • n° 10 : fragment d’épaule moulurée de vase noir, à pâte gris moyen, parfois brun rosé sous les surfaces noires et ternes, et à fin mica et inclusions calcaires.
  • trois autres tessons de panses moulurées.
  • dix-neuf tessons de teinte gris brun à noir, à pâte allant du gris au rouge brun, peuvent être rattachés à ce groupe.
2.7.2. Céramiques peintes (fig. 18)
  • n° 11 : un tesson portant des traces de feu, à pâte brune et surface interne noire avec traces du tour, appartient sans doute à un vase ovoïde de forme haute ; la surface externe gris clair porte une large bande rouge orangé et à 5 à 6 mm au-dessus, le début d’une bande noire. Il est à rapprocher des vases balustres provenant de la Gaule Celtique.
  • n° 12 : un tesson à pâte brun rouge porte un enduit solide blanc avec bande peinte en rouge brun. Il est caractéristique de la céramique celtique trouvée dans la région. Ensérune possède un tesson analogue.
  • n° 13 : tesson à pâte brun rouge avec deux bandes de peinture blanche sur fond gris foncé.
  • n° 14 : un tesson à pâte brun rouge porte un quadrillage gris sur enduit blanc friable et peut être rapproché des tessons trouvés à Aulnat (Puy de Dôme) (34).
  • n° 15 : un autre tesson à pâte rose orangé porte de fines raies grises sur enduit blanc.
2.7.3. Céramique gauloise peinte probablement de fabrication locale (fig. 19)

51 tessons, soit 5,7 % du total des céramiques tournées fines. La majeure partie de ces tessons a une surface beige rosé et le cœur gris, mais parfois, la tranche ne présente que deux zones et la surface interne est alors grise. La surface externe est recouverte d’enduit blanc fragile sur lequel sont peintes des bandes rouges. Nous avons recueilli un bord, un fragment de fond plat et un gros fragment de panse dont les trois tessons ont été recollés, le tout appartenant au même vase dont nous proposons la restitution graphique (fig. 19)

Céramique gauloise peinte de fabrication probablement locale
Fig. 19 Céramique gauloise peinte de fabrication probablement locale - essai de reconstitution
  • n° 1 : fragment de fond plat de grande jarre ; surface externe beige rosé, tranche et surface interne grises ; le fond est gris en dessous. Le fragment porte à sa partie supérieure de l’enduit blanc très fragile et, sur cet enduit, les restes d’une bande de peinture rouge de 2 à 2,5 cm de largeur. L’épaisseur du tesson est de 0,9 cm en haut à 1 cm en bas. Le fond plat a une épaisseur régulière de l’ordre de 0,8 cm.
  • n° 2 : un gros fragment de panse fait de trois tessons recollés (diamètre maximal environ 30 cm), porte un enduit blanc comme celui du fond, effacé par endroits et par-dessus cet enduit, trois bandes rouges peintes de largeurs différentes, et à intervalles inégaux. La surface interne, grise vers la base devient progressivement beige rosé vers le haut du vase et la tranche reste grise. L’épaisseur passe de 4,5 mm en haut à 8,5 mm en bas.
  • n° 3 : un fragment de bord à lèvre arrondie et col court, réduit à une gorge de 8 à 9 mm de hauteur, conserve des traces du même enduit blanc et à 1,5 cm du col, une bande rouge peinte de 8 mm de largeur. La surface interne est beige rosé et la tranche grise.

La forme de cette jarre est d’inspiration ibérique; elle est à rapprocher du pithos fig. 148 et fig. 149, p. 112 et 113 de L. Péricot (35). Elle en diffère par le fond plat et le décor de bandes sans encadrements de filets (36). La terre cuite de cette jarre ainsi que celle de 28 tessons analogues correspond à la description des céramiques trouvées à Montfo (Magalas) (37) faite par J. Coulouma : « nous avons extrait des silos 1 et 3 de nombreux tessons en argile claire, recouverts d’un enduit blanc peu résistant au nettoyage, sur lequel le potier a peint des bandes rouges parallèles.., ils dateraient du IVe s. av. J.-C. Cependant nous avons trouvé les mêmes tessons sur la première terrasse dans un fond de cabane daté par une monnaie de la République Romaine de la fin du IIe s. av. J.-C. Ils seraient contemporains de fragments de poterie grise à parois minces… »

  • n° 4 : ( 20) un autre fragment analogue beige rosé et à tranche grise, porte un enduit blanc identique en partie effacé et un décor peint de bandes rouges horizontales avec motif courbe, rouge, en partie effacé aussi. Il n’appartient pas à la jarre.
  • dix-neuf autres tessons à pâte du brun rosé clair au rose brique, présentent le même enduit blanc fragile; un seul fait exception et porte des traces de peinture rouge. Parmi ces dix-neuf tessons, le n° 5, fragment de bord de type catalan à pâte bien cuite rose brique porte comme les autres, le même enduit blanc fragile.

2.8. Céramique ibérique (fig. 20)

Elle est représentée par deux tessons (0,22 % des céramiques tournées fines)

  • n° 6 : fragment de céramique ibérique bien cuite à cœur gris et décor peint brun violet appartenant sans doute à un vase du type « sombrero de copa ».
  • n° 7 : bord de bol de type VI de L. Péricot écuelles et bols ; pâte fine gris clair et à bandes peintes violet clair (38) (40).
Céramique gauloise
Fig. 20 Céramique gauloise (nos 4, 5). Céramique ibérique (nos 6, 7)

2.9. Céramique italique à parois fines (fig. 17)

Avec 13 tessons, elles représentent 1,4 % du total des céramiques tournées fines. En raison de leur fragilité, les tessons sont très petits mais ont été pris en compte à cause de leur valeur chronologique (ils s’inscrivent dans une fourchette : seconde moitié du IIe s. – première moitié du Ier s. av. J.-C.). Leur pâte est presque toujours gris clair, à surface beige rosé clair la plupart du temps, mais aussi à surface gris foncé, rose orangé, brun clair, beige clair. Le dégraissant très fin est rarement visible à l’œil nu.

  • n° 1 : fragment de gobelet haut, piriforme à décor pointillé en relief. Ce type de bord existe dans le sondage IIIa des Baou de Saint-Marcel à Marseille (41). Le fragment ibis appartient au même vase ainsi qu’un autre fragment non dessiné. Le Marduel à Saint Bonnet du Gard possède ainsi dans sa phase 1b (100-75 av. J.-C.), un fragment de gobelet à décor pointillé, mais sans bord (42) ( 46, n°12). Il existe aussi, mais sans bord, dans le début de la troisième phase d’occupation du parking au sud de la Neapolis d’Ampurias qui se situe à la fin du IIe s. av. J.-C. (43). La nécropole des Colombes à Beaucaire en possède un sans décor et à lèvre évasée à profil convexe (44).
  • n° 1 ter : ce fragment de gobelet à décor pointillé en relief est de teinte gris foncé à pâte grise nuancée de brun rouge à cœur.
  • n° 2 : fragment de bord de petit vase à rebord épaissi.
  • n° 3 : fragment d’épaule de gobelet à bord probablement analogue au n° 1, de teinte rose saumon.

2.10. Céramique commune tournée en majorité italique

Au total 72 tessons qui représentent 8,08 % du total des céramiques tournées fines. Ils se répartissent ainsi :

  • 15 tessons du gris beige au rouge dont, un fragment de fond annulaire très abîmé à pâte rouge orangé, un petit fragment de bord d’assiette arrondi, à peine relevé, pâte rouge rugueuse à petit dégraissant serré et calibré avec mica noir ; deux autres tessons de teinte plus rouge et à pâte analogue, l’un avec trou de réparation. Ces trois derniers tessons sont à rapprocher du plat n° 7, 21.
  • 35 tessons de vases tournés à pâte d’amphore le plus souvent rosée, à engobe clair, dont quatre à pâte massaliète.
  • 22 autres tessons de céramique commune de fabrication probablement locale paraissant aussi faits au tour.
Mortiers italiques
Fig. 21 Mortiers italiques (nos l , 3, 4), mortiers probablement italiques (nos 2, 5). Plats italiques (nos 6, 7)

2.11. Céramique sigillée italique

Trois petits fragments représentant 0,33 % du total des céramiques fines tournées dont :

  • un très petit fragment de pied ; des pieds analogues se rencontrent sur les pièces Goudineau 16 et Haltern 7 datant de 20 à 10 av. J.-C. (45).
  • un fragment très abîmé de bord indéterminé.

2.12. Mortiers et grands plats italiques (fig. 21)

2.12.1. Avec les tessons, les mortiers représentent 0,56 % des céramiques fines tournées
  • n° 1 : fragment de bord à lèvre pendante ornée d’un cordon digité ; pâte rose orangé clair à fin dégraissant calibré, à grains noirs, gris, bruns, rarement blancs, avec mica blanc, rarement doré et quelques inclusions brunes ; engobe clair extérieur léger.
  • n° 2 : fragment de bord à pâte fine rose orangé à lèvre inclinée vers l’extérieur, portant un fin sillon parallèle au bord; ce bord rappelle une forme massaliète mais sur la lèvre massaliète ; le sillon est beaucoup plus profond et plus rapproché de la paroi interne ; dégraissant très fin, peu visible, hormis quelques inclusions blanches et brun rouge (pas de mica visible)
  • n° 3 et 4 : fragments de bords à pâte analogue à celle du n° 1 ; ont été partiellement brûlés.
  • n° 5 : fragment de bord de grand mortier dont la pâte semble indiquer l’origine italique ; la lèvre forme un marli qui porte en son milieu une large et peu profonde dépression parallèle au bord; à l’extérieur sous le marli, deux larges et peu profondes cannelures ; pâte rose orangé clair ; surface très claire dont l’engobe visible se décolle sur la face interne ; dégraissant très fin à grains noirs, bruns rouges, gris, blancs, avec de très grosses inclusions ferrugineuses et blanches.

Les nos 1, 3, 4 trouvent leur équivalent au Marduel, phase IB datée de 75 à 25 av. J.-C., phase IIB2 datée de 125 à 100 av. J.-C. et phase B1, datée de 175 à 125 av. J.-C. (46). L’équivalent existe également au sondage IIIa des Baou de Saint Marcel, couche 2 à 8 et 10 datée par G. Rayssiguier de la deuxième moitié du IIe s. av. J.-C. (47). Il existe également à Ambrussum, sondage de la pièce 3, couche 4 datée par J.-L. Fiches du premier quart du Ier s. avant notre ère (48).

2.12.2. Grands plats italiques (fig. 21)

Trois tessons représentent 0,33 % de la céramique fine tournée :

  • n° 6 : fragment de bord de plat à lèvre à dessus plat, décoré à l’extérieur sous la lèvre d’un cordon de pâte ondulé au doigt ; pâte rose orangé très clair, bien cuite, à très fin dégraissant peu visible ; engobe très clair et très résistant. Ce bord de plat rappelle le style de décoration du mortier n° 1.
  • n° 7 : fragment de bord de fond de plat rouge brun à pâte de même teinte ; très fin dégraissant calibré et serré avec quelques particules de mica blanc parfois doré, et de nombreuses et fines particules de roche noire, plus ou moins brillante (mica noir ?)

Un autre gros fragment analogue ne semble pas appartenir au même plat.

2.13. Autres types de céramiques tournées fines

12 très petits tessons non analysables à pâte très claire à claire, portent des traces de peintures diverses : rouge, brun, noir. Ils représentent 1,3 % du total des céramiques tournées fines.

Intrusions attiques (fig. 9 nos 5 à 7).

Amenées certainement par les eaux au moment où se sont produits les glissements de la mollasse constatés au cours du sondage un petit fragment de coupe attique avec frise de palmettes et oves à l’intérieur (deuxième moitié du Ve s. av. J.-C.) ; un fragment de bord de coupe attique avec ressaut interne et externe (période terminale du Ve s. av. J.-C.) : un fragment de fond de coupe attique sans tige, à pied mouluré (deuxième moitié du Ve s. av. J.-C.) (48bis).

2.14. La céramique non tournée (fig. 22 à 30)

Elle représente 25,9 % de l’ensemble du mobilier céramique. Quelques fragments importants d’urnes et d’écuelles permettent de reconstituer les formes de quelques pièces.

Céramique non tournée, bords de couvercles
Fig. 22 Céramique non tournée, bords de couvercles
Céramique non tournée, bords d'urnes évasés
Fig. 24 Céramique non tournée, bords d'urnes évasés
Céramique non tournée. Bords d'assiettes
Fig. 23 Céramique non tournée. Bords d'assiettes (nos 1bis, 6, 8, 9, 17), écuelles (nos 20, 22, 23, 24), jattes (nos 1 à 5, 7, II , 14 à 16), bols ou coupes (nos 10, 12, 13, 18, 19, 21), grands vases (nos 25, 26), mortiers (27 à 31)
Céramique non tournée, bords d'urnes à biseau interne
Fig. 25 Céramique non tournée, bords d'urnes à biseau interne (sauf n° 17 à marli horizontal)
Céramique non tournée, bords d'urnes à bourrelet externe
Fig. 26 Céramique non tournée, bords d'urnes à bourrelet externe (n° 7 à biseau interne)
Céramique non tournée, bords divers
Fig. 27 Céramique non tournée, bords divers
2.14.1. Les formes les bords de couvercles (fig. 22)

Ils présentent une légère concavité à laquelle succède au bord une légère convexité un peu plus sensible pour le n° 4 qui a son équivalent dans la phase IA du Marduel de 100 à 75 av. J.-C. (49). Comme pour les bords, le dégraissant est mixte et contient essentiellement du sable, du calcaire, du quartz et du mica blanc auxquels s’ajoutent diverses particules.

  • bords de vases ouverts ( 23). 1bis, 6, 8, 9 et 17, doivent être des bords d’assiettes. 20 et 22 sont des bords d’écuelles aux parois presque verticales. 1 à 5, 7, 11, 14 à 16, sont des bords de jattes le plus souvent légèrement rentrants. 10, 12, 13, 18, 19, 21 sont des bords de bols ou de coupes à parois obliques ou presque verticales. La coupe n° 10 peut être comparée à celle trouvée à La Lagaste (deuxième moitié du IIe-Ier s. av. J.-C.) (50).
  • les écuelles (suite) et bords de grands vases ( 23)
  • n° 23 : fragment d’écuelle à pâte rose, grise à cœur, fond plat, paroi évasée, bord épaissi débordant à l’extérieur; décor de larges incisions peu profondes parallèles et obliques continuant sur le bourelet du bord ; dégraissant de sable rouge et gris, quartz et mica doré.
  • n° 24 : fragment d’écuelle à fond plat, gris foncé, à paroi évasée ; bord épaissi débordant peu à l’extérieur. Ces deux écuelles peuvent être rapprochées de l’écuelle d’Ambrussum, (IIIe-première moitié du IIe av. J.-C.) (51) et de celle de Cavaillon (même datation) (52).
  • n° 25 : fragment de bord de grand vase, mortier ou bassin, à col droit et lèvre à biseau interne orné d’une succession de chevrons incisés ; pâte brun rouge, noirâtre à l’extérieur et brun rouge à l’intérieur ; dégraissant calcaire apparent en surface surtout à l’intérieur. Analogue sans doute à celui du Baou Rouge en Provence centrale (53).
  • n° 26 : fragment de bord de grand vase également, beige rosé, à lèvre plate et large, débordant à l’extérieur et à l’intérieur ; pâte noirâtre à dégraissants divers parmi lesquels sable rouge et mica doré ; surface externe bien lissée ; surface interne un peu rugueuse. A comparer avec le n° 8, fig. 4 de Nages (54).
  • bords de mortiers et de grands vases ( 23).
  • n° 27 : fragment de grand mortier à pâte rose brique, à surface externe brun rosé et face interne brute, non lissée; dégraissant à base de sable gris et de calcaire coquillier et peu de quartz et de mica.
  • n° 28 : fragment de bord rouge brun à large ouverture et petit biseau interne ; pâte gris clair ; dégraissant à base de sable rouge et gris, de calcaire et autres particules.
  • n° 29 : fragment de bord de mortier à flanc arrondi et bord épaissi, avec cannelure externe de 3 mm de largeur à 2,5 cm sous la lèvre ; pâte beige clair à dégraissant de sable brun et gris, de quartz, mica et autres particules.
  • n° 30 : fragment de bord de grand vase à pâte rose brun ; lèvre épaissie et surface externe de teinte cuir rosé sont lustrées ; la surface interne simplement lissée est plus rouge ; dégraissant de galets concassés gris.
  • n° 31 : fragment de bord de mortier à biseau interne et ressaut externe du flanc à 2,5 cm sous la lèvre ; pâte grise ; surface rugueuse grise aussi ; dégraissant de sable en général gris, de quartz et d’autres inclusions dont un peu de mica.

Six autres tessons aux pâtes analogues à celles de ces grands vases, non analysables.

  • bords d’urnes de forme plus ou moins évasée à lèvre arrondie ( 24).

Les teintes et les pâtes sont diverses :

  • nos 1 à 7 et 16 à 18 : bord noirs à pâte brun rosé à brun rouge,
  • nos 9 à 13 et 19 à 22 : bords gris foncé à pâte grise plus ou moins foncée ou beige,
  • n° 23 : bord noir à pâte noire et col court lustré,
  • n° 8 : bord rose à pâte rose,
  • nos 14, 15 : bords brun rosé à pâte grisâtre,
  • nos 19, 21 : bords de vase à panse peignée.

Le dégraissant utilisé est le plus souvent mixte, surtout à base de calcaire et de sable, et assez souvent adjonction de quartz et de mica. Les cols paraissent courts sauf pour les nos 1 et 20 qui perpétuent les formes indigènes du IIIe s. av. J.-C.

  • bords d’urnes à biseau externe et à biseau interne ( 25). Les pâtes et les teintes sont aussi diverses,
  • bords noirs : n°5 2, 3, 4, 11, 15 à pâte brun rouge sauf le n°4 dont la pâte est noire,
  • bords beiges : nos 1, 5, 10, 13 : la pâte est beige pour 5 et 13, orangé pour le n° 1 et noire pour le n° 10,
  • bords bruns : nos 6, 7, 9 à pâte rose,
  • bords gris : n° 8 à pâte brun rosé et n°12 à pâte grise,
  • bords rose brun : nos 3 bis et 14 à pâte rose brun ; le dégraissant utilisé est mixte avec quartz, sable, fin mica et moins souvent calcaire. Les cols paraissent courts, sauf exceptions : nos 8, 3 bis, 11 et peut-être 12 qui perpétuent des formes indigènes à col tronconique assez haut du IIIe av. J.-C.,
  • bords à biseau externe : n°5 1, 2, 3 bis, 13,
  • bords à biseau interne : les autres bords à l’exception du n° 7 qui présente un profil en coin comme le n° 8 de la pièce 3 et le n° 64 de la pièce 1 d’Ambrussum (48),
  • bords d’urnes à biseau interne (suite) et bord à petit marli horizontal ( 25),

Les teintes vont du gris foncé au noir, les pâtes du gris au brun rougeâtre et au noir, avec dégraissant mixte à base de sable, calcaire, quartz et fin mica.

  • n° 16 : grande partie d’urne noire (16 fragments recollés) ; par ailleurs un gros tesson de cinq fragments recollés et deux autres petits fragments appartiennent au même vase ; bord à biseau interne, col convergent assez court et soigneusement lissé, léger ressaut à la jonction du col et de la panse globuleuse et peignée avec soin ; pâte brun rougeâtre avec dégraissant mixte abondant.
  • autres bords â biseau interne : nos 18 à 21. N° 21 : gros fragment d’urne noire à pâte brun rougeâtre, très voisine du n° 16. L’urne 16 est à comparer au n° 94, fig. 39 de la Catalane, mais il y a des impressions sur l’épaule de celle-ci. Il faut remarquer que la plupart des urnes provençales portent des impressions sur l’épaule et n’ont pas de ressaut à la jonction col-panse (55).
  • n° 17 : col d’urne noire très bien lissé et à lèvre formant un petit marli horizontal; pâte du brun au noir avec sable, quartz, peu de mica, et autres particules. Le petit marli horizontal est fréquent dans les exemplaires de la Catalane (55).
  • bords d’urnes à lèvre à petit bourrelet externe plus ou moins prononcé ( 26).

Les teintes des surfaces et des pâtes sont encore ici très variées.

  • bords noir brun à noir : nos 1 à 3 à pâtes brunâtres à noirâtres.
  • bords gris foncé à noir : n°5 4 à 6 à pâtes beiges à gris brun et noirâtre.
  • bord brun rouge : n° 7 à pâte brunâtre présente aussi un biseau interne.

Le dégraissant est presque toujours mixte avec dans des proportions variables : sable, calcaire, quartz, mica et autres particules.

  • n° 1 : gros fragment d’urne noir brunâtre (9 tessons recollés) dont l’originalité réside dans son col divergent. Son bord à dessus plat et à bourrelet externe est aussi assez rare. On trouve un bord équivalent à l’urne n° 30 de la nécropole d’Eyguières (Bouches-du-Rhône) (56). Le col est bien lissé, la panse à lissage rapide, la pâte noirâtre à brunâtre.
  • bords divers ( 27). Les pâtes et les teintes sont encore très variées :
  • bords noirs : nos 1, 7, 8, 13, 14 à pâte noirâtre ou brunâtre.
  • bords brun à pâte brune : nos 2, 4, 5, 9, 15.
  • bord brun rouge à pâte brunâtre : n° 10.
  • bords gris à pâte grisâtre : nos 3, 6, 16.
  • bords beige rosé à pâte gris rosé : nos 11, 12.
  • nos 1 à 4 : portent une rainure ou un ressaut sur la lèvre ; ils sont certainement tardifs et préparent des formes plus courantes à l’époque gallo-romaine.
  • n° 5 : fragment de bec verseur ; un pichet indigène existe à la Catalane (57).
  • bords noirs : nos 1, 7, 8, 13, 14 à pâte noirâtre ou brunâtre.
  • bords brun à pâte brune : nos 2, 4, 5, 9, 15.
  • bord brun rouge à pâte brunâtre : n° 10
  • bords gris à pâte grisâtre : nos 3, 6, 16.
  • bords beige rosé à pâte gris rosé : nos 11, 12.
  • nos 1 à 4 : portent une rainure ou un ressaut sur la lèvre ; ils sont certainement tardifs et préparent des formes plus courantes à l’époque gallo-romaine.
  • n° 5 : fragment de bec verseur ; un pichet indigène existe à la Catalane (57).
  • nos 8 à 11, 14 : sont des bords évasés d’urnes ou de coupes.
  • nos 12, 13 : formes d’urnes qui existent en Provence rhodanienne au IIIe et première moitié du IIe s. av. J.-C. (58).
  • n° 15 : bord dont l’épaisseur est surprenante étant donné le diamètre de l’ouverture.

Les fonds : ils sont classés d’après leur forme en trois groupes :

  • fonds de vases à dessous concave ( 28).
  • n° 1 : fond à pâte gris foncé nuancé de beige rosé, à dégraissant de sable, quartz, calcaire coquillier, mica blanc et doré et autres particules. La panse s’élargit pour former le pied à plan de pose circulaire en couronne, avec en-dessous, une concavité en forme de calotte sphérique. C’est sans doute une imitation locale de vase balustre de l’intérieur de la Gaule.
  • n° 2 : fond plus petit de forme analogue au précédent, mais très abîmé, à pâte orangé brun, à dégraissant mixte, très bien lissé à l’intérieur, moins bien en-dessous.
  • n° 3 : fragment de fond noir à dessous très légèrement concave, à pâte brun rouge avec quartz, sable, mica et autres particules.
  • n° 4 : fragment de fond à dessous légèrement concave, face externe noire et face interne rouge brun ; dégraissant de calcaire, quartz, mica et autres particules ; c’est sans doute un fond d’assiette.
  • n° 5 : fragment de très petit fond noir à pâte gris foncé à dégraissant de sable, quartz, mica et autres particules ; l’attache à la panse est peu soignée et forme un sillon autour du fond interne.
  • fonds plats à jonction avec la panse arrondie ( 28).
  • n° 6 : fragment de fond d’urne noir, à panse peignée horizontalement à l’extérieur ; pâte brune à noire à dégraissants divers, sable, quartz, mica.
  • n° 7 : fragment de fond d’urne rouge brun, à pâte rouge brun avec sable rouge, quartz, mica doré et autres particules.
  • n° 8 : très petit fragment de fond d’urne noir, probablement plat ; pâte noirâtre à dégraissant à base de quartz, mica doré et divers.
  • n° 9 : fragment de fond probablement d’assiette, gris à face interne noire ; pâte gris beige à dégraissant mixte et peu de mica.
  • n° 10 : fragment de fond noir à pâte brunâtre à dégraissant mixte et mica abondant.
  • n° 11 : fragment de fond brun à pâte beige rosé ; dégraissant divers et fin mica ; la panse porte de petites cannelures parallèles à la base faites sans doute au peigne à grosses dents.
  • fonds plats à jonction avec la panse nettement marquée ( 29). Les teintes des surfaces et les pâtes diffèrent.
  • fonds gris à pâte grise ; nos 1, 12, 16.
  • fond brun noir à noir : n° 3 (pâte noire) ; 4, 6 et 7 (pâte rouge brun) ; 8, 11 et 15 (pâte noirâtre) ; 10, 12 et 14 (pâte brune).
  • fond rose à pâte rose brun : n° 2.
  • fonds brun rouge : n° 5 (pâte noirâtre) ; n° 9 (pâte rouge) ; n° 13 (pâte gris foncé).

Le dégraissant est : à base de quartz et autres particules dont le mica pour les nos 2, 3, 4, 8, 14, 15, 16 ; à base de calcaire et autres particules dont le mica pour les nos 9, 10, 11 et 12 ; mixte, avec quartz, calcaire et particules diverses pour les nos 1, 6, 7, 13 ; de roches concassées pour le n° 5.

Sont peignées verticalement les panses des nos 4, 7, 10, 13. Le n° 4 présente un enduit interne très noir ; le n° 13 est peigné horizontalement à l’intérieur. Le n° 15 a un léger talon et le n° 16, a deux cannelures horizontales au bas de la panse.

  • fonds plats à pâte rosée ( 30)

n° 1 fragment de fond de petite urne ou gobelet rose brun à face interne brun clair ; pâte bicolore (rose-brun) dégraissants divers à base de sable noir et fin mica.

n° 2 autre fragment de fond analogue au n° 1 avec mica plus abondant ; pouvait appartenir à un gobelet.

n° 3 fragment de fond rouge brun, à pâte rose brun ; dégraissant de sable, fin mica et rares grains de quartz.

n° 4 petit fragment de fond rouge, à pâte fine rouge, avec fin mica et rares petits grains blancs probablement calcaires. Six autres petits fragments de fonds n’ont pas été dessinés.

2.14.2. Les décors sur céramique modelée (fig. 31)
  • nos 1, 3, 9, 11 : décors d’impressions effectuées sur la pâte crue, sur le haut de la panse des vases, à l’aide de bâtonnets appropriés.
  • nos 2, 4 à 8, 12, 13 : décors d’incisions profondes ou non, étroites ou larges faites aussi dans la pâte crue.
  • n° 10 : incisions obliques sur cordon.
  • nos 14, 15 : barrettes de préhension qui existent encore à la Tène finale (59).

A ces décors s’ajoutent : trois fragments de panses peignés, l’un avec chevrons incisés, un très petit fragment de cordon à décor digité, trois carènes non analysables.

Intrusions : un bouton rond de tradition Néolithique final-Chalcolithique, un fragment de panse orné d’incisions verticales parallèles par groupe de trois alternées les unes en forme de petits fuseaux (comme le n° 4) ; les autres à largeur très régulière sur toute leur longueur. Ce tesson paraît être dans la tradition de l’Age du Bronze.

Céramique non tournée fonds à dessous concave
Fig. 28 Céramique non tournée fonds à dessous concave (nos 1 à 5), fonds plats à jonction avec la panse arrondie (nos 6 à 11)
Céramique non tournée, fonds plats
Fig. 29 Céramique non tournée, fonds plats (angle net avec la panse) vases ouverts (nos 1 et 2), urnes (nos 3 à 16)
Céramique non tournée, fonds plats de gobelets
Fig. 30 Céramique non tournée, fonds plats de gobelets
Céramique non tournée, décors
Fig. 31 Céramique non tournée, décors
Amphores massaliètes
Fig. 32 Amphores massaliètes
Amphores gréco-italiques et amphores d'époque romaine
Fig. 33 Amphores gréco-italiques et amphores d'époque romaine. Gréco-italiques anciennes (nos l , 2), récentes (nos 3 à 5), intermédiaires (nos 6 à 9). Dressel 1A (nos 10 à 16), 1B (nos 17 à 19), 1C (nos 20, 21)
Anses d'amphores. Gréco-italiques
Fig. 34 Anses d'amphores. Gréco-italiques (nos 1 à 5), Dressel 1A ou 1B (nos 6 à 8 et 11), Dressel lC (nos 9, 10), indéterminées (nos 12, 13), ibéro-puniques (n° 14)

2.15. Les amphores

Au total 657 tessons qui représentent 28,9 % du total du mobilier céramique.

2.15.1. Les amphores massaliètes (fig. 32)

Avec 32 tessons, (4 intrusions non inclues), elles représentent 12,4 % du mobilier amphorique.

  • n° 1 : pied d’amphore massaliète à pâte rose et à écailles de mica blanc ; deux autres fragments de bouton à pâte beige.
  • n° 2 : bord faceté à pâte jaune rosé avec mica assez fin ; moulure externe en creux en bas du rebord ; datable du deuxième et troisième quart du Ve (60) Un deuxième bord faceté à pâte beige clair.
  • n° 3 : bord à profil en quart de cercle et dessus plat ; moulure en creux au bas du rebord à peine ébauchée ; pâte beige rosé ; datable du milieu du IVe au milieu du IIe s. avant J.-C. (61) (62).
  • deux départs d’anses avec traces de feu (non dessinées). Intrusions : les deux bords facetés et deux petits tessons ioniomassaliètes. Il convient d’ajouter dix petits tessons de panse de type étrusque.
2.15.2. Amphores gréco-italiques et amphores d'époque romaine (fig. 33)

Avec 570 tessons, elles représentent 86,7 % du total du mobilier amphorique qui se compose de bords, de fonds ou pieds, d’anses et de fragments de panse parfois assez importants. Comme nos déterminations s’appuient le plus souvent sur les bords, elles sont souvent hypothétiques, la panse et le pied étant parfois indispensables à une détermination certaine. Pour les gréco-italiques et les Dressel 1A, les pâtes semblent sortir du même atelier par leur porosité et les grains fins de dégraissant qui les caractérisent. Nous avons la plupart du temps, suivi pour la distinction des bords d’amphores gréco-italiques et Dressel 1A, comme le propose E. Sanmarti Grégo (63) la méthode préconisée par M. A. Hesnard qui utilise le rapport hauteur de la lèvre sur largeur maximum de la lèvre inférieur ou égal à 1 pour les amphores gréco-italiques et supérieur à 1 pour les Dressel lA ;

  • n° 1 : gréco-italique ancienne avec deux trous de réparation sous la lèvre ; pâte rose brun clair, dégraissant de petit sable gris, brun, noir, particules blanches de mica surtout doré, a dû être réutilisée.
  • n° 2 : gréco-italique ancienne, à paroi fine et petite lèvre ; pâte claire à petit sable brun clair, particules rouges, blanches, mica blanc.
  • n° 3 : bord de petite amphore gréco-italique récente ; pâte rose à petit sable brun, noir, blanc ; lèvre oblique et de profil concave ; engobe clair sur les deux faces.
  • nos 4, 5 : bords de gréco-italiques récentes, à pâte rose brun à petit sable brun, noir, blanc, avec inclusions ferrugineuses et de céramique rouge concassée ; engobe beige très clair pour le n° 4, pour le n° 5, pâte avec mica sans engobe.
  • nos 6 à 9 : bords d’amphores gréco-italiques de transition ; lèvre des n° 7 à 9 à section triangulaire; lèvre massive pour le n° 6 ; pâte rose à petit sable brun, noir, blanc avec inclusions noirâtres et blanches et de texture légèrement poreuse sauf pour le n° 8 d’aspect plus compact ; engobe clair sauf pour le n° 7 sans engobe. Le n° 8 existe à Ambrussum dans la couche 5 du sondage 2 de la pièce 1, datée du deuxième quart du Ier av. J.-C. (64)
  • n° 10 : bord d’amphore de type Dressel 1A, à lèvre rabattue à profil à peine incurvé ; pâte rose brique légèrement poreuse ; engobe très clair en partie effacé.
  • n° 11 : bord de type Dressel 1A, à lèvre courte rabattue à profil rectiligne ; pâte rose brun, poreuse, analogue à celles des n° 4 et 5 ; pas de trace d’engobe.
  • nos 12, 13 : bords de type Dressel 1A à lèvre courte rabattue, pâte rose brun pour le n° 12 et rose brique pour le n° 13 ; dégraissant de petit sable brun, rouge, blanc, avec inclusions de chamotte rouge brun et blanches, avec fin mica ; pas d’engobe pour le n° 12 et engobe clair très léger pour le n° 13; pour les deux départs d’anse section ovale.
  • n° 14, 16 : bords de type Dressel 1A; pâte beige rosé poreuse analogue aux précédentes ; engobe très léger, blanc jaunâtre pour le n° 14 ; pas d’engobe pour le n° 16.
  • n° 15 : bord de type Dressel 1A; pâte poreuse, rouge brun clair analogue aux précédentes, pas d’engobe.

Comparaisons : un haut d’amphore gréco-italique existe au Marduel, phase IIB1 (175-125 av. J.-C.), en même temps qu’un bord Dressel 1A. L’amphore Dressel 1A existe aussi dans la phase 11B2 du Marduel (125-100 av. J.-C.) ; elle y est abondante dans la phase suivante : 1A (100-75 av. J.-C.). Encore présente dans la phase 1B (75-25 av. J.-C.) où elle est associée à l’amphore Dressel 1B (65). Nous la trouvons aussi au Musée du Cap d’Agde, comme de nombreuses amphores gréco-italiques, sous le n° 732 (66).

  • n° 17 à 19 : amphores à bords rabattus de type Dressel 1B. Les pâtes légèrement plus compactes sont encore un peu poreuses et s’apparentent à celles du type Dressel 1A par le dégraissant à petit sable brun, gris, blanc, à particules de mica et parfois à inclusions blanches et ferrugineuses.

L’amphore Dressel 1B existe au Marduel à la phase 1B (75-25 av. J.-C.) mais elle est plus abondante à la phase 1C (25 av.- 10 ap. J.-C.) (67). Elle existe aussi à la Catalane (fig. 34), n° 72 (68). Le musée des docks romains à Marseille possède une amphore Dressel 1B de l’épave Dramont A à Saint-Raphaël (Var) datée vers le milieu du Ier siècle av. J.-C. qui aurait été exportée en masse à partir des années 80-70 av. J.-C. et pendant près d’un demi-siècle.

  • n° 20 : bord d’amphore de type Dressel 1B ? à lèvre haute (7,5 cm); pâte feuilletée rouge brun ; dégraissant à nombreux grains rouges, bruns, noirs ; engobe clair avec coulures sur la face interne rose et sous lequel le dégraissant apparaît.
  • n° 21 : bord d’amphore de type Dressel 1C à lèvre haute (7,8 cm) à profil légèrement concave ; pâte rouge, douce, à grains blancs, noirs, bruns et inclusions blanches et ferrugineuses; engobe extérieur clair.

L’amphore de type Dressel 1C est représentée aux nos 44 et 45 de la planche IV de la classification de J.-P. Joncheray (69) et provient de Saint-Raphaël (Var). Elle existe à la nécropole protohistorique des Baux-de-Provence (70). La phase 1B du Marduel (Gard) a donné la partie supérieure d’une amphore Dressel 1C (75-25 av. J.-C.) (71). Le musée des docks romains à Marseille possède une amphore Dressel 1C de l’épave de Cavalière (no 13 du catalogue), datée du dernier quart du IIe s. et du Ier quart du Ier s. av. J.-C. Cette amphore est souvent associée à l’amphore Dressel 1A dans les épaves de Cavalière, de l’îlot Barthélémy, et du Cap Roux (Var), de Riou 3 (rade de Marseille) de San Jordi A (Îles Baléares) (catalogue des docks romains, p. 40, n° 13). Au musée de la Clape à Agde elle existe sous les nos 739, 740, 741, datée aussi fin IIe – début Ier s. av. J.-C.

Les pieds d’amphores : (non reproduits).

Pour la plupart l’attribution à une forme ou à une autre ne peut être qu’hypothétique.

  • n° 1 : pied court, peu dégagé, pâte rose assez compacte. Peut être d’une forme Dressel 1A, engobe clair.
  • n° 2 : pied à pâte feuilletée analogue à celle du bord n° 20 ( 33) ; mais ce pied s’évase trop vite pour appartenir à une Dressel 1B ; il appartient plutôt à une Dressel 1A ou 1C et nous pourrions en conclure mais avec prudence, que le bord n° 20 appartient à une Dressel 1C ; engobe identique.
  • n° 3 : pied d’amphore gréco-italique récente très légèrement élargi vers le bas ; pâte orangé assez tendre à petit sable rouge, brun, noir, et très fin mica clairsemé ; sans engobe.
  • n° 4 : fragment de fond d’amphore à pied cassé ; pâte fine rose orangé clair ; pourrait appartenir à une Dressel 1A, le fond interne étant relativement large au rétrécissement du pied ; engobe clair.
  • n° 5 : pied à pâte assez compacte rose brique ; engobe solide très clair ; pourrait appartenir à une gréco-italique ou à une Dressel 1A.
  • n° 6 : fond à pied incomplet ; pâte rose brique assez fine et assez compacte ; surface jaune très clair ; appartient sans doute à une Dressel 1B.
  • n° 8 : quart de pied rose brun à pâte fine et poreuse ; paraît avoir été volontairement découpé pour un usage que nous ignorons. (Peut-être un poids ?)
  • quatre autres fragments de pieds.

Les anses d’amphores (fig. 34)

39 tessons d’anses importants par leur pâte et parfois par leur forme plus ou moins galbée, peuvent être attribués à une forme déterminée d’amphore.

  • – nos 1 à 4 : appartiennent sans doute à des gréco-italiques récentes, ainsi que huit autres fragments.
  • n° 5 : l’anse moulurée à pâte rose et bel engobe blanc très bien conservé est à rapprocher de l’anse d’amphore n° 2 planche II, p. 37 de l’épave du Grand Congloué, d’après F. Benoit (72), du type gréco-italique de Syracuse.
  • nos 6 à 8 : appartiennent à des amphores Dressel 1A ou 1B, ainsi que six autres fragments.
  • n° 9 : partie supérieure de l’anse correspondant au bord n° 20, 33 et au pied n° 2, par sa pâte et son engobe et dont la forme permet de l’attribuer à une amphore Dressel 1G ; un autre fragment, par sa pâte et son engobe, se rattache à cette catégorie.
  • n° 10 : une partie inférieure d’attache d’anse à pâte rose brun et engobe jaune rosé en partie effacé, portant une légère dépression sur les deux faces pourrait appartenir à une forme fuselée comme la Dressel 1G (voir J.-P. Joncheray, pl. IV, nos 44-45) (69).
  • n° 11 : partie supérieure d’anse à pâte rouge brun compacte avec traces d’engobe très léger, blanc jaunâtre, pourrait appartenir à une Dressel 1B ?
  • 4 petits fragments d’anses appartiennent probablement à des Dressel 1 ; six autres fragments n’ont pu être classés.
  • n° 12 : petit fragment d’anse, à pâte rouge brun, dégraissant à grains très fins, noirs, blancs, bruns, et à fin mica. La section est quadrangulaire aux angles mousses.
  • n° 13 : fragment de petite anse à pâte rouge brun; sur le dessus, trois dépressions longitudinales dessinent deux nervures en relief ; la section est ovale et le cœur légèrement gris ; il semble qu’il y ait eu un engobe léger jaune clair parti avec la terre.

Fragments de panses d’amphores :

  • n° 1 : panse d’amphore gréco-italique récente ; pâte rose à petit dégraissant de sable à grains bruns et noirs, de mica blanc ; avec quelques inclusions de roche noire brillante
  • n° 2 : fragment d’épaule et base de col de gréco-italique récente; pâte assez tendre, poreuse, orange, à petit sable gris à brun, avec nombreuses inclusions brun rouge ; peu d’inclusions blanches et poussière de mica assez rare
  • n° 3 : épaule d’amphore gréco-italique récente à pâte rose à petit dégraissant de sables divers avec quelques inclusions blanches et brunes ; engobe clair léger usé aux parties saillantes de la carène
  • n° 4 : carène adoucie d’amphore Dressel 1A sans doute, semblable par sa forme et la couleur rose brun de la pâte, au n° 732 du Musée de la Glape au Gap d’Agde ; dégraissant de sable à grains très fins ; très petites inclusions brunes et rougeâtres et très légère poussière de mica
  • n° 5 : fragment de panse et d’épaule pour laquelle le diamètre maximal se situe vers la base ; appartient sans doute au type d’amphores romaines dites « à huile » par J.-P. Joncheray et comparable au n° 72, pl. VII, provenant de l’épave du Cap Roux, du Ier av. J.-C. (73); pâte orange à fin dégraissant de particules blanches et brunes ; rares inclusions brunes, fin mica, engobe extérieur léger et clair
  • n° 6 : fragment de carène adoucie d’amphore de type Dressel 1A ; pâte feuilletée rose orangé clair avec nuances rouges à la tranche ; dégraissant de petit sable avec quelques inclusions brun rouge et poussière clairsemée de mica blanc
  • n° 7 : carène adoucie d’amphore de type Dressel 1A ; pâte feuilletée rose orangé à dégraissant de petit sable, de grains blancs et de poussière de mica blanc très clairsemé ; engobe clair
  • n° 8 : carène pouvant appartenir à une Dressel 1C fuselée ; dégraissant très fin à particules blanches, rares inclusions blanches et brunes et poussière de mica blanc clairsemée
  • n° 9 : fragment d’épaule étroite et inclinée pouvant appartenir soit à une amphore « à huile » comme le n° 5, soit au type Dressel 1C très fuselé comme le n° 44 de l’épave de Saint-Raphaël (74); pâte rose orangé à très fin dégraissant hormis quelques inclusions blanches ; engobe externe jaune clair, léger
  • n° 11 : fragment d’épaule avec départ d’anse à pâte rouge, à dégraissant serré à nombreux grains noirs et mica doré ; sans engobe ; appartient sans doute à une amphore Dressel 1.
2.15.3 Amphores ibéro-puniques

Cinq tessons représentent 0,7 % du mobilier amphorique.

  • n° 7 : pied ayant la forme d’un petit bouton à pâte rouge, fine et compacte, à surface externe jaune orangé clair. Peut appartenir à une petite amphore d’origine ibéro-punique; est à rapprocher de la fig. 13, pl. III de forme Mana A, variante que P. Cintas date du IIIe-IIe av. J.-C. au Cap Bon (75) et figurant dans l’épave Cabrera n° 2
  • n° 14 : fragment d’amphore ibéro-punique de type Mana C, à comparer avec l’amphore n° 63, pl. VI de la classification de J.-P. Joncheray, trouvée dans l’épave Dramont A et datée du Ier av. J.-C.
  • n° 10 : fragment d’amphore ibéro-punique de type Mana C ; pâte rouge orangé foncé, d’aspect feuilleté, parfois avec vacuoles allongées horizontalement ; abondant et fin dégraissant blanc et rare mica ; engobe extérieur jaune
  • deux autres petits tessons appartiennent sans doute à des amphores du même type.
Dolia
Fig. 35 Dolia
Objets de terre cuite ou crue
Fig. 36 Objets de terre cuite ou crue

2.16. Les dolia (fig. 35)

131 tessons représentent 5,7 % du total du mobilier céramique.

  • n° 1 : fragment de fond plat ; pâte rose orangé à sable rouge, quartz et particules diverses ; surface peignée verticalement en partie disparue
  • n° 2 : fragment probablement proche du bord avec cordon très abîmé ; pâte tendre rouge brun à dégraissant de quartz et autres grains blancs
  • n° 3 : fragment de bord à lèvre plate ; il y a eu un petit cordon à 3 cm sous le bord; pâte tendre brun rouge à dégraissant de sable, quartz et autres particules
  • n° 4 : fragment de bord à marli ; pâte grossière rouge brun avec quartz et autres particules le plus souvent brunes ; cœur de la pâte légèrement gris
  • n° 5 : fragment de bord à marli ; pâte rose orangé tendre avec sable brun rouge, quartz, mica blanc et autres particules
  • n° 6 : fragment de bord de grand dolium ; pâte rouge brun avec quartz et autres particules

Décors sur dolias

  • n° 7 : fragment de cordon sur dolium à pâte rouge brun à petit dégraissant de sable, quartz et autres particules ; le cordon porte une hachure oblique incisée, inclinée à droite ;

un autre fragment à pâte analogue mais brun foncé, porte un cordon qui ne semble pas avoir été décoré

  • n° 8 : décor au doigt sur pâte gris très foncé, à dégraissant de sable, quartz et autres particules
  • n° 9 : fragment de panse avec décor fait d’une large cannelure sous laquelle trois points ont été tracés dans la pâte crue à l’aide d’un roseau ou d’une baguette creuse. Ce décor sur dolium est ancien et existe à l’oppidum des Gardies à Pignan (Hérault) dans des couches du VIe-Ve av. J.-C. (76)
  • n° 10 : fragment de panse avec guirlande à groupes d’incisions parallèles de sens alterné ; pâte beige rosé à dégraissant de sable rouge brun et quartz.

3. Le petit mobilier

3.1. Objets de terre cuite ou crue (fig. 36)

  • n° 1 : une fusaïole analogue à certaines fusaïoles trouvées à Ensérune (77), diamètre maximal 4,35 cm
  • n° 2 : tessère en céramique italique commune, pâte rose brun avec dessin en noir sur la pâte crue semble-t-il, paraissant représenter le nombre 4 en chiffres romains ; une autre tessère est découpée dans une céramique commune noire ; une autre dans la pâte d’un grand vase ou petit dolium de teinte grisâtre à face interne rose
  • n° 3 : fragment plat en pâte rosée crue au bord courbe ondulé au doigt ; fin dégraissant de sable avec quartz et diverses particules. Tous les niveaux de la couche archéologique dont l’épaisseur est de 50 cm environ, renferment de l’argile crue rose brun foncé ou beige clair avec souvent, une face plate parfois brûlée. On en trouve de gros fragments ; cette argile est souvent diffuse dans le sol. Un fragment de torchis porte des traces de grosses pailles ou de branches. A-t-on utilisé cette argile crue pour la construction des murs des habitations ? pour la construction d’un four rudimentaire ? (voir supra 1.2 et fig. 5 et 6).
  • nos 4, 5, 6 : fragment de bord de coupe en argile crue jaune clair et deux anses dont la torsion fait penser aux anses en boucle de la forme Pasquinucci 127 (ou Morel 3120), production gauloise ; trois autres fragments à parois minces de même teinte et morcelés sur place et deux autres fragments informes plus épais.
  • n° 7 : fragment d’anse à large sillon longitudinal sur le dessus, de profil arrondi ; pâte rose brun à gros sable et galets concassés ; 4 autres tessons analogues, ces fragments n’ont pas été cuits et se brisent facilement
  • trois fragments de tuile à rebord, un fragment de brique plate, une face noire, un fragment de brique rouge avec mica doré dans le dégraissant
  • des cendres mêlées d’argile entre et autour des pierres de l’angle Nord à 1,60 m-1,65 m de profondeur. L’argile crue avec une face noire a pu remplir la fonction d’une plaque de foyer. Sur le pourtour, nous avons trouvé de la terre, des roches, des poteries, des os brûlés et de petits charbons ; par endroits de la matière colorante ocre jaune ou bleue était mêlée à la terre.

3.2. Objets en pierre (fig. 37)

Objets en pierre
Fig. 37 Objets en pierre

Deux petits galets sphériques l’un en quartz laiteux, l’autre gris, ont dû être utilisés comme balle de fronde ; un petit galet gris ovoïde porte des traces de percussion à une extrémité.

  • n° 1 : un galet gris à étranglement, en forme de marteau porte des traces de percussion.
  • deux fragments de meule en basalte ; deux fragments de broyons en lave volcanique.
  • n° 2 : un éclat de silex blond utilisé en grattoir.
  • n° 3 : une lame de silex brun à bord denticulé a également été utilisée en grattoir latéral.
  • n° 4 : un fragment de lamelle de silex noir.
  • une tesselle grise et une tesselle blanche.
  • un galet brun parallélipipédique (395 g), peut être utilisé comme poids.

3.3. Objets en os (fig. 38)

  • nos 1, 2 : deux pendeloques, fragments d’os longs très fins avec perforations indiquant qu’elles ont appartenu à une parure, un collier sans doute.
  • n° 3 : perle taillée dans un os long.
  • n° 4 : fragment d’os portant trace d’une perforation et trois incisions parallèles régulières indiquant un travail particulièrement soigné.
  • n° 5 : une phalange porte un étranglement destiné à l’attacher à un lien; peut-être une pendeloque ?
  • n° 6 : un poinçon très aigu pour percer les tissus et les peaux.
  • n° 7 : fragment d’os long avec encoche de 3 mm de large.
  • nos8, 9, 10 : trois fragments d’os longs de calibres différents portent des entailles parallèles.
  • n° 11 : tête d’os long perforée; la partie aiguë peut avoir servi de poinçon.
  • n° 12 : poinçon en forme de triangle à pointe très aiguë.
  • n° 13 : poinçon qui paraît avoir été emmanché.
  • n° 14 (fig. 39) : os plat, travaillé au feu (teinte marron) représente le profil d’une tête masculine, le dieu Pan, peut-être ? D’après la publication par C. Lapeyre de fouilles anciennes à Béziers, il semble que cette divinité y jouissait antérieurement au troisième quart du IIe ap. J.-C., d’un culte particulier (78)
Objets en os : pendeloques
Fig. 38 Objets en os : pendeloques (nos 1, 2, 5, Il), perle (n° 3), poinçons ou perçoirs (nos 6, 12, 13), os entaillés (nos 7 à 10), ornement (n° 4)
Os travaillé représentant la tête du dieu Pan
Fig. 39 Os travaillé représentant la tête du dieu Pan (?)
Objets en verre
Fig. 40 Objets en verre : perle (n° 1), bracelets (nos 2 à 5)

3.4. Objets en verre (fig. 40)

  • n° 1 : perle en verre bleu noir, à zones bleu vert ; section circulaire aplatie vers l’intérieur, diamètre interne 3 cm, épaisseur 9,5 mm ; datée d’après M. Feugère du Ier av. J.-C. (79).
  • n° 2 : fragment de bracelet en verre bleu marine dont la moulure centrale est ornée d’une onde en pâte de verre jaune ; largeur de la moulure : 1 cm, épaisseur : 9 mm. Peut être comparé à un bracelet de l’oppidum de Manching (Bavière) et daté du milieu du IIIe au milieu du Ier s. av. J.-C. (80) Des fragments de bracelets identiques ont été trouvés dans les sédiments de couverture très remaniés.
  • n° 3 : fragment de bracelet de verre d’aspect noir à reflets bleus, à trois moulures ; la moulure centrale est ornée d’un méandre en pâte de verre jaune ; largeur des moulures : 33,5 mm. Le bracelet devait comporter deux autres moulures symétriques.
  • n° 4 : fragment de bracelet de verre d’aspect noir à reflets bleus ; la moulure centrale est ornée d’une sorte de torsade très abîmée.
  • n° 5 : fragment de bracelet en verre bleu à trois moulures une de 7 mm de largeur encadrée de deux moulures, l’une de 3 mm, l’autre de 4 mm de largeur ; sur les petites moulures, enlèvements réguliers de petits éclats de verre ; peut-être y avait-il des incrustations ? Ces trois fragments ont été datés par M. Feugère du IIIe-IIe av. J.-C. Les fouilles du Marduel ont donné des fragments de bracelets de verre comparables (81)

4. Objets en métal (fig. 41)

4.1. Objets en bronze

Un anneau (n° 1), une tige de bronze à section circulaire de 2 mm de diamètre, peut-être partie de fibule (n° 2), une pointe de flèche (n° 3), une tige de bronze plate et mince largeur : 2,5 mm, épaisseur : 1 mm (n° 4), un ruban de bronze en 5 fragments dont un perforé, longueur totale 5,7 cm, épaisseur environ 0,75 mm (n° 5), particules de bronze mélangées à la terre.

4.2. Objets en plomb

Un crochet torsadé probablement utilisé dans la réparation des grands vases (n° 6), deux copeaux.

Objets en métal
Fig. 41 Objets en métal : bronze (nos 1 à 5), plomb (n° 6), fer (nos 7 à 19), umbos de boucliers (nos 20 à 22)

4.3. Objets en fer

L’oxydation très importante ne permet pas toujours une bonne appréciation.

  • n° 7 : fer de lance.
  • nos 8, 15, 16, 19 : clous avec tige à section carrée, le n° 8 à tête carrée.
  • nos 13, 14 : petits fragments de tiges.
  • nos 10 à 12 : tiges de fer coudées.
  • n° 18 : tige plate appartenant sans doute à une petite spatule.
  • n° 17 : pointe de tige de fer très oxydée.
  • n° 9 : objet informe.

A ces objets il faut ajouter de nombreux petits amas de scories de fer et des débris d’objets en fer non analysables.

Petite épée en fer et fer de lance
Fig. 42 Petite épée en fer et fer de lance
  • – nos 20 à 22 : fragments d’umbos de boucliers. Les nos 21 et 22 sont deux ailettes de forme rectangulaire comme cela existait à la Tène moyenne. Ces ailettes se transforment en ailettes de forme « papillon » puis circulaires (82).
  • 42 : sorte de petite épée courte et pointue, très oxydée à section paraissant quadrangulaire à ronde, en six fragments plus garde, fusée et pommeau. Longueur totale 33 à 34 cm. Cette arme paraît avoir été destinée au combat corps à corps ou bien destinée à abattre les bêtes. Elle ne correspond nullement aux épées décrites par J.-L. Brunaux et B. Lambot pour les trois périodes de la Tène (83).

4.4. Monnaies

  • un petit bronze au taureau cornupète de Marseille, frappe à flan multiple, module : 15 mm, poids : 2,10 g, épaisseur du flan : 1,9 mm,
  • monnaie très détériorée, probablement un autre petit bronze. D’après J.-C. Richard cette série a été frappée au IIe et au Ier av. J.-C. (84).

5. La faune

Les vestiges osseux seront étudiés ultérieurement. Le nombre des pièces recueillies s’élève à 4 541 et se répartit ainsi :

  • très petites esquilles inférieures ou égales à 3 cm : 2 475
  • esquilles : 1 432
  • fragments de mâchoires : 80
  • dents implantées : 174
  • dents isolées : 272
  • os entiers : 108.

La majorité de ces restes culinaires appartient à des ovidés et capridés.

6. Conclusion

Le mobilier de ce sondage présente les caractères courants d’un faciès languedocien du Ier siècle avant J.-C. Le terminus ante quem est donné par les petits fragments de sigillée italique, aux environs de 20 av. J.-C. D’après les prospections sur la terrasse et le plateau supérieur, cette première conclusion confirme l’abandon de cette partie du site peut-être provisoirement à l’époque augustéenne. Par contre, l’occupation continue ailleurs sur Licocastel, Saint-Auby et leurs abords (chemin de Montagnac, Mas de Chabert, le Peydal), où ont été trouvées des sigillées sud-gauloises, des céramiques paléochrétiennes et du Moyen Age.

La proportion de céramiques campaniennes A classiques, le nombre des tessons massalières, des amphores gréco-italiques même récentes, la présence des Dressel 1G et Dressel 1A et quantité d’autres petits détails comme la forme des ailettes des umbos de boucliers, permettent de situer le terminus post quem de la couche archéologique qui nous intéresse, au plus bas au cours du dernier quart du IIe s. av. J.-C.

Les intrusions, dont nous avons fait abstraction dans notre conclusion, sont logiques, étant donné la situation du sondage et la certitude donnée par les prospections et les fouilles antérieures que les terrasses supérieures contiennent des vestiges s’échelonnant du VIe au IIe s. av. J.-C.

Le site d’Aumes en effet, signalé par les archéologues du XIXe et du début du XXe s., a vu des découvertes spectaculaires isolées : chapiteau de colonne à inscription gallo-grecque (1898), Hermès d’Aumes (1932). En 1931, les prospections et les sondages de R. Ros et M. Rouanet, donnent à ces archéologues l’occasion d’une synthèse. Leur compte-rendu de sondage paraît correspondre à des couches archéologiques en place mais la localisation précise manque, ainsi que les précisions sur la nature des vestiges les plus anciens, « néolithiques ou protohistoriques ». La découverte de l’Hermès en 1932, aux abords de l’oppidum, motive sans doute les recherches reprises par J. Gondard en 1949-1950. Ces recherches signalent un reste de mur d’enceinte sur Licocastel et la présence des sigillées de la Graufesenque et de Campaniennes. Sur le sommet du Pioch du télégraphe, la découverte d’un « fanum » (il s’agit en fait de la partie centrale d’une maison), avec bases de colonnes des IIe-Ier s. av. J.-C. et plusieurs sondages, n’apportent pas de grandes précisions. Nous n’avons à aucun moment, dans les comptes-rendus, relevé la présence de bucchero nero et de vestiges d’amphores étrusques que nous avons cependant trouvés en prospection sur le plateau. Ces fouilles permirent la découverte, en 1951, dans un silo, du « lion d’Aumes », exposé comme le chapiteau, au musée Saint-Jacques de Béziers. En 1954, la découverte de la stèle de Marennes et d’une statue drapée, en contrebas de l’oppidum, encouragèrent la recherche.

Les sondages effectués par M. Schwaller sur Licocastel, ont montré, malgré le bouleversement des terres, une occupation du Ier s. av. J.-C., à l’époque romaine et dans le Haut Moyen Age. A. Soutou a étudié la localisation de la « Vicaria Lichensis » sur Licocastel, et les textes du cartulaire de Gellone indiquent une occupation aux XIe et XIIe siècles. La continuité de l’occupation par la suite sur Licocastel paraît ne pas faire de doute : les archives d’Aumes nous ont fourni un état des biens de l’émigré Béranger Thézan, probablement coseigneur d’Aumes, comprenant des propriétés bâties sur Licocastel.

Par la suite, nos prospections de 1978 à 1980 et nos propres sondages sur le plateau de Saint-Auby (1982 à 1985) ont révélé, malgré le bouleversement des couches, la présence d’un peuplement continu de cette partie du site depuis la culture Chasséenne. Le Néolithique finel-Chalcolithique, la culture Campaniforme, l’Age du Bronze et les périodes successives de l’Age du Fer : tessons Mailhaciens, bucchero nero, amphores étrusques et céramiques importées de la Grèce de l’Est (coupe ionienne importée et amphore ionienne), céramique attique et leurs imitations occidentales, campaniennes et sigillées, sont présents.

De nombreux autres sondages sur l’ensemble du site (Licocastel, Pioch du télégraphe, Saint-Auby) seraient nécessaires pour découvrir d’autres couches archéologiques homogènes en place, et peut-être les bases de structures correspondant aux périodes évoquées par les céramiques recueillies. Mais les glissements de terrain, les ravages occasionnés par les cultures, risquent d’être des obstacles à ce travail de longue haleine. En effet, notre sondage sur le versant ouest du Pioch du Télégraphe, s’il nous a permis de trouver une couche homogène dont l’étude appuie la thèse d’une occupation intensive de tout le site aux IIe et Ier s. av. J.-C., nous a aussi montré combien le sol a été bouleversé sur ce versant.

Les observations qui peuvent être faites aujourd’hui, montrent que cette dégradation d’ordre géologique, se poursuit inévitablement et s’accélérera du fait de l’abandon des cultures en de nombreux endroits du site.

Aussi la demande de la municipalité d’Aumes, consciente de cette dégradation et des pillages clandestins du site, de faire inscrire l’oppidum d’Aumes au nombre des sites protégés, ne peut que favoriser sa préservation en permettant sa protection légale, en complément de l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques intervenue pour certaines parcelles du Pioch Balat (22 novembre 1951).

Bibliographie générale concernant l'Oppidum d'Aumes

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  • Giry, Les plus vieux lieux du culte chrétien dans l’arrondissement de Béziers, B.S.A.B., 1960, XXVI, p. 18.
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  • Gondard, Aumes, Puech Balat, B.S.A.B., 4e série, 1949, XV, p. 22-27 et B.S.A.B. 1954, p. 19-21.
  • Héron De Villefosse, Colonne avec inscription gauloise découverte à Montagnac, Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1899, p. 273-275.
  • Héron De Villefosse, Statue romaine drapée trouvée à Montagnac, ibid. 1908, p. 218.
  • Jacobsthal., Archdologischer Anzeiger 45, 1930, p. 236, fig. 23-24.
  • Jannoray, Fouilles à Aumes en 1949-1950, Informations archéologiques Gallia, 1950, VIII, p. 112, n° 7.
  • Jannoray, L’inscription romaine de Marennes, Informations archéologiques Gallia, 1954, XII, p. 415-416.
  • Jannoray, L’Hermès d’Aumes, Informations archéologiques Gallia, 1948, VI, p. 206-207, fig. 8.
  • Jannoray, L’Hermès d’Aumes, B.S.A.B. 1949-1950, p. 8.
  • JJ. Jully, La céramique attique de la Monédière, Bessan, Hérault, Latomus 1973, vol. 124, p. 169.
  • J.-J. Jully, Céramiques grecques ou de type grec et autres céramiques en Languedoc méditerranéen, Roussillon et Catalogne VIIe-IVe s. avant notre ère, et leur contexte sodo-culturel, T. II, 1983, p. 607, T. I, 1982, p. 158-162, 167-168.
  • Mémoires de la Société Archéologique de Montpellier, 1920, VIII, 1er, p. IX et XXXIII.
  • Ibid. 1958, 2e série, XI, p. 16, compte rendu des années 1932-1950.
  • Michel, J.-C. Richard, D. Rouquette, L’oppidum d’Aumes : archéologie et monnaies, Études sur Pézenas et sa région, VII, n° 4, 1976.
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  • Noguier, Revue épigraphique du Midi, IV, 1900, p. 83.
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  • Schwaller, Monnaies d’Aumes (oppidum et environs), Études sur Pézenas et l’Hérault XII, 1981, n° 1, p. 31-35.
  • Segondy, Les églises du diocèse d’Agde.
  • Soutou, Localisation du chef-lieu de la Vicaria Lichensis, Archéologie en Languedoc, 1985, p. 37-40.
  • Terrin, Cartulaire d’Agde.
  • Combarnous, Cartulaire de Gellone, Index des noms de lieux et de personnes.

Notes

  1. Coordonnées Lambert du sondage : x = 691,162, y = 3 131, 231, altitude 85 m.
  2. Carte géologique de l’État major, Bédarieux 232.
  3. Le propriétaire, aujourd’hui décédé, M. Hubert André ayant accordé son autorisation, c’est à son fils Max André que vont mes remerciements et notre reconnaissance pour leur compréhension.
  4. Pour les céramiques tournées fines et pour les céramiques non tournées nous n’avons pas pris en compte, sauf exception, les tessons de taille inférieure à 3 cm ; pour les amphores et dolia, ceux dont la taille est inférieure ou égale à 5 cm.
  5. Ce tesson constitue sinon une intrusion, du moins un tesson résiduel à rapprocher du n° 371, de la couche 11, du dépotoir J1 de Nages (mais ici la pâte est beige clair) pour lequel M. Py propose une datation de 250-225 av. J-C.
    Py, Apparition et développement de la céramique campanienne A sur l’oppidum des Castels (Nages, Gard) d’après les fouilles du dépotoir J1, Archéologie en Languedoc, 1, 1978, p. 62, fig. 15.
  6. Nous utilisons, sauf exception, la classification de N. Lamboglia.
    Lamboglia, Per una classificazione preliminare della ceramica campana, Atti del Congresso Internazionale di Studi Liguri, Bordighera 1952. Correspondance avec la typologie de J.-P. Morel, Céramique Campanienne, Les formes, B.E.F.A.R. 244, 1981 :
    Campanienne A : forme 5 : Morel 2250 (n° 41) ; forme 5/7 : Morel 2822 (n° 42) ; forme 6 : Morel 1443 (nos 43, 46, 48 bis, 44, 45, nos 47 et 48 indéterminés) ; forme 25/27 : Morel 2983 (nos 3-5) ; forme 27 b : Morel 2780 ; forme 27c : Morel 2824 (n° 50) ; forme 28 ab : Morel 2650 ; forme 28: Morel 2950 (n°’ 10-12-38-49) Morel 2940 (nos 8-9-11-33) ; forme 31b : Morel 2950 ; forme 33b : Morel 2985 (nos 13-14-15) ; forme 34b : Morel 2765 (n° 32) ; forme 36b : Morel 1312 (n° 40), 1310 (n° 39), 1315 (nos 41-42) ; forme 40 : Morel 3520.
    Campanienne B : forme 5 : Morel 2250 ; forme B1a : Morel 2323 ; forme B4 : Morel 1413.
  7. -P. Morel, A propos des céramiques campaniennes de France et d’Espagne, Archéologie en Languedoc, 1, 1978, p. 157, 3.3.2. « Une céramique rétro ».
  8. Py, Archéologie en Languedoc, ibid., p. 60, fig. 13 et p. 59, 2-10.
  9. Arcelin, Archéologie en Languedoc, ibid., p. 107, 2-12, Les formes, Notes sur les céramiques à vernis noir tardives en Provence occidentale.
  10. Py, ibid., p. 46, n° 36.
  11. Arcelin, notes sur les céramiques tardives en Provence occidentale, 2.1.3., p. 108, Archéologie en Languedoc, ibid.
  12. Dedet, La céramique à vernis noir dans les garrigues du Languedoc oriental, Archéologie en Languedoc, ibid., p. 77, 1.2.1.
  13. Arcelin, ibid., n° 9, p. 107, 2-1.
  14. Lamboglia, Cours à l’Université de Montpellier du 7 au 10 février 1959, notes prises par L. Valensi et G. Barruol, fonds J.-J. Jully, Bibliothèque municipale de Montpellier. Renseignement donné par J.-J. Jully lui-même ce dont nous le remercions.
  15. Py, ibid., p. 51, n° 147.
  16. Tovar Antonio, The ancient languages of Spain and Portugal, Nyord 196, Fonds Jully J239, Bibliothèque municipale de Montpellier.
  17. Dedet et M. Py, A propos du faciès de la campanienne A du Ier s. av. J.-C. dans la basse vallée du Rhône, Archéologie en Languedoc, 2, 1979, p. 115-126.
  18. Ugolini, C. Olive, Un four de potier du Ve s. av. J.-C. à Béziers, place de la Madeleine, Gallia, 45, 1987, 88, p. 20-22.
  19. Sanmarti, J. Nolla, J. Aquilé, Les excavaciones a l’Area del parking al sud de la neapolis d’Empuries, Empuries, 45-46, p. 110-150.
  20. Rancoule, Y. Solier, Les dossiers de l’Archéologie, 1979, 35, coupe 6, fig. 2, p. 57.
  21. Périchon, les poteries gauloises avant la conquête, Dossiers de l’Archéologie, 1974, 6, p. 9-19.
  22. Arcelin, La nécropole protohistorique de la Catalane aux Baux de Provence, Revue Archéologique de Narbonnaise, VI, 1973, p. 91.
  23. et Ch. Arcelin, Les sépultures préromaines de Saint-Rémy de Provence (Bouches du Rhône), Revue archéologique de Narbonnaise, VIII, 1975, p. 67-135.
  24. Les Dossiers de l’Archéologie, Au Temps des Gaulois, bol n° 7, fig. 2, p. 57 de la Lagaste, d’après G. Rancoule.
  25. Les Dossiers de l’Archéologieibid., n° 20.
  26. Py et D. Lebeaupin, avec la collaboration de J-C. Bessac, C.-A. De Chazelles et H. Duday, Stratigraphie du Marduel (Saint-Bonnet-du-Gard) III. Les niveaux des IIe et Ier siècles avant notre ère sur le chantier central, p. 61, fig. 56, n° 12, Documents d’Archéologie Méridionale, 9, 1986.
  27. Dedet, A. Michelozzi et M. Py, La nécropole des Colombes à Beaucaire (Gard), IIe-Ier siècles av. J.-C., Revue Archéologique de Narbonnaise, VII, 1974, fig. 26, nos 27-28, tombe 5.
  28. Py et D. Lebeaupin, ibid., n° 26.
  29. et Ch. Arcelin, ibid., n° 23.
  30. Py et D. Lebeaupin…, ibid., n° 26.
  31. Dossiers de l’Archéologie, 35, 1979, fig. 2, n° 11, p. 57, vase provenant de la Lagaste d’après G. Rancoule.
  32. et Ch. Arcelin, Une nécropole préromaine à Eyguières (Bouches du Rhône), École Antique de Nîmes, nos 11, 12, 13, p. 100, fig. 11, n° 36.
  33. Périchon, ibid., au n° 21, nos 4, 5, p1. 3, p. 13.
  34. Périchon, ibid., au n° 21, nos 5, 6, p1. 9, p. 18.
  35. Péricot, Céramique ibérique, aux éditions Cercle d’Art, Paris, 1980.
  36. Nordstrom, La céramique ibérique de la province d’Alicante, 1973.
  37. Fonds J.-J. Jully, Bibliothèque municipale de Montpellier, Montfau.
  38. Péricot, Céramique ibérique, p. 78 et 79.
  39. (Note manquante)
  40. Nous avons le plaisir de remercier ici Mme Aurora Martin, Centre d’excavacions arqueologiques, Casa de cultura à Girone, pour l’aide qu’elle nous a apportée dans l’identification des tessons et pour son aimable accueil aux fouilles d’Illa d’En Reixach.
  41. Rayssiguier, Les sondages des Baou de Saint-Marcel à Marseille, Documents d’Archéologie Méridionale, 6, 1983, fig. 9, n° 10, p. 72, couche 1 datée de la deuxième moitié du IIe s. av. J.-C.
  42. Py et D. Lebeaupin, ibid., n° 26, p. 51, fig. 46, n° 12.
  43. Sanmarti, J. Nolla, J. Aquilé, Les excavacions… ibid., n° 19, p. 140, fig. 33, nos 14, 15.
  44. Dedet, A. Michelozzi et M. Py, ibid., n° 27, fig. 28, tombe 5.
  45. Y. Genty, La sigillée d’Italie et du Sud de la Gaule, fig. 1, Le Courrier Archéologique du Languedoc Roussillon, n° 17, 1984.
  46. Py et D. Lebeaupin, ibid., n° 26, p. 51, fig. 46, n° 13, p. 37, fig. 30, n° 8, p. 32, fig. 26, n° 2-3.
  47. Rayssiguier, ibid., n° 41, p. 75, fig. 12; nos 63 à 66.
  48. -L. Fiches, l’occupation préromaine d’Ambrussum, sondage de la pièce 3, couche 4, p. 95, fig. 16 n° 2, Documents d’Archéologie Méridionale, 6, 1983. 48bis J.-J. Jully, La céramique attique de la Monédière à Bessan, Hérault, Latomus, 18, Vol. 124.
  49. Py et D. Lebeaupin, ibid., n° 26, p. 42, fig. 35, n° 11.
  50. Dossiers de l’Archéologie, 35, 1979, fig. 2, n° 3, p. 57.
  51. Ibid., n° 50, p. 59, fig. 3, n° 7, d’après J.-L. Fiches, M. Fenouillet et C. Wujek.
  52. Ibid., n° 50, p. 63, fig. 5, n° 6 d’après A. Dumoulin.
  53. Ibid. n° 50, p. 66, fig. 7 n° 5, d’après M. Honoré.
  54. Ibid. n° 50, p. 61, fig. 4 n° 8, d’après B. Dedet et M. Py, IIe-Ier av. J.-C.
  55. Arcelin, ibid. n° 22, fig. 39 n° 94 et fig. 40 du n° 95 au n° 98.
  56. et Ch. Arcelin, ibid. n° 32, p. 95 n° 30.
  57. Arcelin, ibid. n° 22, fig. 42 n° 104.
  58. Dossiers de l’Archéologie, 35, 1979, p. 63, fig. 5 n° 3-4 d’après A. Dumoulin (provenance Cavaillon).
  59. Pèrichon, ibid. n° 21, photo p. 12.
  60. Nickels, Le Courrier Archéologique du Languedoc-Roussillon, n°9, 1981.
  61. Nickels, ibid. n° 60.
  62. Py, Quatre siècles d’amphores massaliètes, essai de classification des bords, Figlina 3, 1978, p. 1-23.
  63. Sanmarti Grego, Las Anforas romanas del campamento numantino de Pena Redonda (Garray, Soria), Empuries, 1947, p. 133, 3.1.3. et A. Hesnard, Lemoine, Les amphores du Cécube, cit. p. 252, note 33. E. Lyding Will, Graeco-italic amphoras, in Hesperia, 51, 3, p. 338-356.
  64. -L. Fiches, L’occupation préromaine d’Ambrussum, sondage 2 de la pièce 1, mobilier de la couche 5 : n° 42, fig. 20 p. 97 et texte p. 99, Documents d’Archéologie Méridionale, 6, 1983.
  65. Py et D. Lebeaupin, ibid. n° 26, p. 30, fig. 25 nos 16 et 17, p. 37, fig. 30, nos 1 et 3 à 7, p. 43, fig. 36, nos 1, 4, 6, 10, 11, 13, 7, 12.
  66. Pour la plupart, résultats des fouilles subaquatiques du GRASPA dirigé par D. Fonquerle que nous avons le plaisir de remercier ici pour ses renseignements bibliographiques.
  67. Py et D. Lebeaupin, ibid. n° 26, p. 52, fig. 47 nos 3, 4, 5, 7, 9 et p. 59, fig. 54, nos 1 à 11 et 13 et p. 60, fig. 55, n° 1.
  68. Arcelin, ibid. n° 22, fig. 34, n° 72.
  69. -P. Joncheray, Nouvelle classification des amphores découvertes lors des fouilles sous-marines (2e édition, 1976).
  70. Arcelin, ibid. n° 22, École antique de Nîmes 1980, nouvelle série n° 15, Nouvelles observations sur la nécropole préromaine de la Catalane aux Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône), p. 99, n° 11 et texte p. 99 et 100.
  71. Py et D. Lebeaupin, ibid. n° 26, p. 52, fig. 47 n° 2.
  72. Benoît, L’épave du grand Congloué à Marseille, XIVe supp. à Gallia, 1961, p. 37, pl. II n° 2.
  73. -P. Joncheray, ibid. n° 69, pl. VII, n° 72, provenant de l’épave du Cap Roux.
  74. -P. Joncheray, ibid. n° 69, p1. IV, n° 44, Dressel IC provenant de Saint-Raphaël.
  75. Damian Cerda Juan, Universidad de Barcelona Instituto de Arquelogia y prehistoria, VIe symposium de Prehistoria peninsular, Hallazgos submarinos y relaciones mediterraneas, p. 441 et pl. III, fig. 13, Barcelona, 1974.
  76. Raynaud et J.-C. Roux, L’oppidum des Gardies à Pignan (Hérault), Documents d’Archéologie méridionale, 6, 1983, p. 29, fig. 7 n° 22 et p. 47, fig. 23 n° 13.
  77. Dossiers de l’Archéologie, 35, 1979, p. 96.
  78. Lapeyre, Béziers, fouilles anciennes, Bulletin de la Société Archéologique de Béziers, 6e série, 3e volume, 1987-1988, p. 23-24.
  79. Feugère, Premiers verres d’Occident, Archeologia, p. 20 à 31, tableau de datation des verres colorés, p. 27 et Perles en verre de l’oppidum de Manching (Bavière) (fin IIe-1re moitié du Ier s. av. J.-C.), p. 26.
  80. Feugère, ibid. n° 79, dans la présentation des bracelets de Manching, le n° 5 dans la colonne de droite.
  81. Py et D. Lebeaupin, ibid. n° 26, p. 24, fig. 17, nos 12-13, p. 33, fig. 27, nos 14-15, p. 37, fig. 30, nos 21-22.
  82. -L. Brunaux et B. Lambot, Guerre et armement chez les Gaulois 450-52 avant J.-C., p. 130, Typologie et chronologie des umbos de boucliers.
  83. -L. Brunaux et B. Lambot, ibid., p. 120-121 et p. 9.
  84. J-C. Richard et A. Rougerie, Monnaies de l’oppidum d’Aumes, Hérault, 1977-1981, p. 23, Études sur l’Hérault, 15, 1984, n° 4. Nous remercions ici J.-C. Richard et J.-M. Balayé pour l’aide qu’ils nous ont apportée pour la détermination de la monnaie.
  85. Nous avons le plaisir de remercier ici tous ceux qui, à la Direction des Antiquités du Languedoc-Roussillon, se sont intéressés à cette fouille et nous ont aidés de leurs connaissances et de leurs conseils. Je citerai en premier lieu notre regretté directeur, André Nickels, mais aussi Martine Schwaller, Christian Olive, Daniela Ugolini et Pierre-Yves Genty. Merci aussi pour l’aide matérielle apportée par la mairie d’Aumes, par son employé Henri Fernandez, par Robert Soulié et Philippe Germain qui nous ont bénévolement aidés à un moment ou à un autre. Que tous trouvent ici l’expression de notre gratitude. Je voudrais remercier également le personnel d’Ensérune, Daniel Orliac et Jean- Marie Balayé pour leur aimable accueil lors de la consultation des collections du Musée.