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Description

Réflexion sur l’articulation du patrimoine historique de Montpellier
dans les nouveaux projets de « ville durable »

Avec ses jardins, ses monuments historiques et son urbanisme novateur la ville de Montpellier continue d’inspirer nombre de personnes, et en particulier les historiens qui s’intéressent avec ferveur aux changements que la ville opère. Par conséquent notre réflexion s’inscrit dans la continuité d’historiens qui se sont penchés sur l’histoire de l’urbanisme de la ville à différentes époques. Citons ainsi les publications récentes de Jean Nougaret, conservateur en chef du patrimoine au service régional de l’inventaire du Languedoc-Roussillon ou encore celles de Madame Marie-Sylvie Grandjouan, conservatrice en chef du patrimoine au service régional de l’inventaire du Languedoc-Roussillon pour le patrimoine hospitalier. Elles nous restituent une large fresque historique de la ville en mettant l’accent sur l’architecture montpelliéraine de chaque période.

C’est donc une réflexion sur le patrimoine de la capitale méridionale qui est ici présentée. Celle-ci est fondée sur un mémoire de master recherche en histoire préparé en vue d’une thèse. L’analyse proposée couple des thèmes différents comme l’architecture, l’art, la sociologie, l’urbanisme qui vont s’ajouter à l’écologie, la botanique, l’aménagement du territoire et les sciences politiques. Afin de démontrer que Montpellier souhaite devenir une ville durable tout en gardant l’image d’une ville de savoir et d’histoire. Cette transformation est déjà en marche depuis 50 ans car de 25e ville de France elle est aujourd’hui à la 8e place. Elle a su redynamiser son image de ville verte, jeune et dynamique grâce à une révolution urbaine à vocation écologique et durable. Cet attrait se concrétise par une immigration de population au sein de la ville en constante augmentation chaque année. Ainsi pour pouvoir accueillir cette population Montpellier se réinvente et devient un modèle national. Ceci lui permet de jouer un rôle plus important au niveau politique, que ce soit à l’échelle provinciale, méditerranéenne, nationale et mondiale. Les deux axes proposés seront dans un premier temps la ville de Montpellier tel un laboratoire de projet de ville durable, puis dans un second temps la rencontre du patrimoine historique et de la ville durable, qui donne naissance à une vision respectueuse du passé.

I / La ville de Montpellier : un laboratoire d’un projet de ville durable

De par ses nombreux projets artistiques et écologiques Montpellier a donné naissance à des nouvelles conceptions de l’habitat méditerranéen avec un nouveau concept de cité jardin en îlots. Le tout imbriqué dans une conceptualisation unique de l’harmonisation de la ville.

A / Une ville verte aux dimensions artistiques et politiques

Le concept de la ville durable se traduit par la capacité de se maintenir dans le temps tout en gardant son identité et son dynamisme, afin d’offrir une qualité de vie en tous lieux dans une mixité sociale et fonctionnelle. Et ceci dans un équilibre sur le plan écologique et social vis-à-vis du territoire et de la planète. Ainsi le concept d’éco-quartier a émergé tout doucement. Mais aucune définition officielle n’existe à ce jour, même si le Grenelle de l’environnement a exigé que les villes de plus de 100 000 habitants possèdent au moins un éco-quartier. Nous pouvons néanmoins nous risquer à donner les cinq thématiques qui permettent de définir un éco-quartier pour Bernard Reichen : « l’eau et la biodiversité, la mobilité et les déplacements, le commerce et la ville, la performance énergétique et enfin la ville durablement solidaire ». La ville devient à la fois nature, en considérant les espaces naturels existants comme les partenaires du développement urbain. Tout en promouvant une ville de services en repensant ses espaces commerciaux présents en densifiant l’habitat collectif qui devient écologique avec les tramways jumelés aux grands parkings de délestage servant de moteur de restructuration. Ainsi les ressources naturelles (eau, air, végétal et biodiversité) sont optimisées et permettent une meilleure qualité d’environnement aux citadins. Cela se traduisant par une meilleure santé (par exemple moins d’allergies, moins de maladies respiratoires dues à la pollution).

À Montpellier tout ceci est pris en compte dans un programme de rénovation et de transformation durable des quartiers. Pour cela il a fallu créer de nouvelles méthodes permettant d’affronter les enjeux urbains : la pollution, la détérioration de la qualité de vie, l’insécurité et le gaspillage des ressources. Cet ensemble est englobé par le renouvellement urbain qui se définit selon trois critères : « son projet (ville inventée), dans sa quête d’une construction métropolitaine comme horizon d’attente (la métropole incomplète) et dans la recherche d’un territoire d’action et de gestion communautaire fruit des enjeux métropolitains « e territoire projeté) ». Seulement la ville a tendance à se risquer dans les extrêmes d’un point de vue architectural afin de bien marquer son originalité et sa différence. Elle devient la vitrine, le symbole et la manifestation concrète des avancées de la politique écologique et durable de la ville. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2013

Nombre de pages

9

Auteur(s)

Claire BOUTE

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf