Recherches Languedociennes n° 13
Recherches Languedociennes n° 13

Recherches Languedociennes n° 13 (avril 1991)
Le mas de Fontcaude

88 pages – (1991)

Introduction

En 1932, Albert Leenhardt publiait la seconde série d’articles consacrés à « Quelques belles résidences des environs de Montpellier« .

Les quelques lignes qui ouvrent l’histoire de Caunelle situent bien le décor au sein duquel se trouve le mas de Fontcaude.

« On aurait quelque peine, quand en allant de Montpellier à Lodève on a franchi la Mosson, à découvrir sur sa gauche le village que toutes les cartes disent exister à cet endroit. Il est des communes moins étendues et moins peuplées que celle de Juvignac ; il n’en est pas croyons-nous, dont l’agglomération centrale présente moins d’importance. Juvignac, en dépit de sa mairie n’est autre chose qu’une expression géographique, mais sur le territoire de la commune, il existe des domaines dont certains tels que Fourques, l’ancien Carescausse, tels que Fontcaude et Caunelle ont un passé qu’il serait intéressant de faire revivre. »

Albert Leenhardt a fait revivre le passé de Caunelle, il restait à faire revivre le passé de Fontcaude.

Tel est le but de la recherche entreprise ; cependant cela ne saurait suffire ; il faut dire aussi comment grâce à un conseil municipal résolu et un maire dynamique, ce mas livré à l’abandon, au bord de la disparition définitive a été sauvé de la ruine ; enfin, il conviendra d’exposer les projets d’aménagement et de développement à moyen et à long terme.

Et d’abord l’origine du nom ; « Font » est un mot languedocien et provençal issu directement du latin classique ; pour Frédéric Mistral dans le Trésor du Félibrige « font » désigne une fontaine, une eau jaillissante, une eau vive, une source ; « caudo » est un adjectif qualificatif, ici au féminin signifiant chaude ; dans le Trésor du Félibrige, Mistral traduit « Font Caudan par fontaine thermale ; l’étymologie, si l’on peut dire, coule de source.

Franck Hamlin « Les nom s de lieu du département de l’Hérault » donne pour « font » les deux sens de source et de fontaine ; il considère que ce terme constitue l’un des appellatifs les plus courants de la toponymie languedocienne et il en donne de très nombreux exemples dépassant largement la centaine ; on citera les sources de Fontcaude ou Font Caude à Saint-Jean de Varensal, à Aumelas, à Lagamas à Plaissan ; Font Chaude à Clermont l’Hérault et à Puéchabon ; Fontaine Chaude à Saint-André-de-Buèges et même les Bains de Foncaude à Avène au XVIIIème siècle (carte de Cassini) ; on n’aura garde d’oublier l’ancienne abbaye de Fontcaude, tout près de Cazedarnes, sur la rive droite de l’Orb qui fait l’objet de remarquables restaurations auxquelles le nom de l’abbé Joseph Giry restera attaché.

Le domaine de Fontcaude tel que nous le connaissons résulte de la réunion de deux seigneuries n’ayant aucun lien entre elles jusqu’au début du 18ème siècle ; l’une c’est Fontcaude proprement dit, l’autre c’est la Valadière ; encore au début de ce siècle certains documents officiels, actes notariés de partage notamment, font état du domaine de Fontcaude et de la Valadière.

Contenu du numéro :

Les Mas

1. Fontcaude et la Valadière avant Bonnier :
     Au temps des Bonnier et de leurs successeurs
     Les deux derniers siècles.

2. Foncaude source thermale.

3. Le martinet :
     Un mas viticole
     Lo monde dau mas.

4. Le golf :
     Le renouveau thermal
     L’ancienne propriété et les bords de rivière.

Mémoire d’Oc

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