Projet d’Étude de la Manufacture de Villeneuvette
Projet d’Étude de la Manufacture de Villeneuvette
p.65 à 68
C’est en 1979, dans le cadre d’un travail de pré-inventaire normalisé portant sur l’ensemble de l’arrondissement de Lodève, que le service de l’inventaire Général des Monuments et des richesses artistiques de la France (secrétariat régional de Languedoc-Roussillon) a eu l’occasion de s’intéresser à la commune de Villeneuvette. Il ne s’agissait alors, que d’identifier les bâtiments et de dégager leurs principaux caractères architecturaux par un rapide travail de terrain, et d’établir la « fiche signalétique » de la manufacture. A ce stade nous ne pouvons donc aboutir qu’à des observations générales sur l’architecture, à faire le point sur la chronologie des constructions et essayer de dégager des orientations pour l’étude approfondie qu’est un inventaire. Le projet d’étude conçu en collaboration avec l’association Arts et Traditions rurales et placé sous le patronage de la cellule du Patrimoine industriel du Ministère de la Culture, va permettre de mener à bien cet « inventaire », parallèlement à l’étude approfondie des fonds d’archives publics et privés menée par des historiens.
En effet, si les études d’Émile Appolis en 1951, et de Claude Alberge en 1970 nous donnent un historique déjà très élaboré du point de vue de l’histoire économique et sociale jusqu’à la Révolution, l’histoire de l’ensemble architectural et des installations techniques n’a encore jamais été faite. Plusieurs articles 1 ont cependant montré, déjà, l’intérêt de cette petite ville manufacturière 2 pour laquelle on a pu affirmer qu’il n’existait pas en France d’« ensemble homogène, conservé assez miraculeusement presque intact jusqu’à nos jours » 3. Le rôle de l’inventaire sera de faire un relevé aussi complet que possible de la manufacture.
Le domaine de l’étude est clairement défini : il s’agit du territoire entier de la commune dont l’originalité est de former un seul ensemble régi par sa fonction manufacturière, ensemble qui comprend les écarts aussi bien que le village.
Le village – Il est situé aux pieds d’une colline de grès, « la montagne de la Bruyère», à l’élargissement de la vallée de la Dourbie. C’est un lieu propice à la collecte des eaux nécessaires au travail de la laine : un réseau de « béaIs » amène l’eau jusqu’aux bassins, aux fontaines, aux ateliers, et aux jardins – Une végétation abondante environne le village : platanes immenses, jardins potagers, prairies contrastent avec les garrigues voisines et contribuent pour une large part à l’attrait du site. C’est une belle allée de platanes qui mène aujourd’hui à l’entrée principale de la manufacture ; cette allée n’est autre que l’ancienne route de Clermont à Bédarieux dont on retrouve l’ancien tracé à l’opposé ; son passage est encore marqué par un pilier circulaire portant une croix de fonte dont la présence annonce l’entrée ouest.
Une vingtaine de bâtiments s’ordonnent selon un plan orthogonal, autour d’une place rectangulaire et le long de rues dont la largeur (10 m environ) est inhabituelle dans une région où l’étroitesse des voies à l’intérieur des villages est la règle générale. Les constructions occupent ainsi une surface presque carrée, large de cent cinquante mètres environ. C’est un espace clos, borné au sud par la Dourbie, à l’ouest par le grand bassin à l’est et au nord, les habitations présentent des élévations presqu’aveugles percées régulièrement de petites fenêtres au niveau de l’étage. Les trois portes qui constituent encore aujourd’hui les accès principaux permettaient un contrôle strict de la circulation des personnes et des biens. Ce principe semble avoir encore été respecté au XXe siècle lors de la construction des bâtiments industriels, au nord du village.
La place rectangulaire, « place Louis XIV », distribue l’ensemble des bâtiments dont les principaux ont été bien identifiés : la chapelle, les bâtiments ayant abrité un certain nombre d’artisans ou de services, et les cinq « blocs » de logements des tisserands. A l’ouest de la place et le long de la Grand’rue, la maison du directeur et les entrepôts. Ces divers bâtiments présentent des caractères communs maisons basses à deux niveaux (rez-de-chaussée et comble à surcroît), couvertes de grands toits à croupe dont les avant-toits sont fermés par de belles génoises à trois rangs. Les ouvertures sont disposées en travées régulières reflétant la disposition intérieure des logements.
Les matériaux de construction sont, pour le gros œuvre, des moellons de grés les encadrements des baies sont également en grés. Des enduits à la chaux protègent les murs ; certains présentent encore les vestiges du traitement décoratif par lissage que l’on rencontre assez fréquemment dans les villages voisins (par exemple à Salasc, un enduit daté 1790).
L’alignement nord de la Grand’rue est constitué par la maison du directeur et par des entrepôts qui possèdent extérieurement beaucoup de caractères communs avec les autres bâtiments. Cette maison domine cependant les autres avec un niveau supplémentaire, et un pavillon central plus élevé, porteur d’un campanile ; elle semble avoir été l’objet d’adjonctions successives dont l’histoire ne peut être précisée pour l’instant. Au sud, l’élévation d’anciens ateliers présente une alternance de portes piétonnes et de portes bâtardes en plein cintre ; on observe également cette disposition dans les bâtiments Est de la place.
La chapelle, Située à l’entrée principale du village, est de plan rectangulaire, voûtée en berceau à lunettes et ne présente guère de recherche architecturale. C’est pourtant un des bâtiments les mieux connus : la description 4 de 1740 nous dit qu’on « bâtit actuellement une nouvelle église pour servir de paroisse aux habitants ». Chapelle privée de la famille Maistre, elle a, en outre, conservé un décor peint daté 1871 et signé du peintre D. Pauthe. On y voit une iconographie et des inscriptions liées à la doctrine paternaliste de La Play appliquée à Villeneuvette : représentation d’un archange terrassant « le matérialisme et l’athéisme », inscription « Dieu bénit le travail », reprenant l’esprit de la devise du portail d’entrée de la manufacture. Cet édifice, particulièrement intéressant pour la connaissance de la vie spirituelle, est malheureusement en très mauvais état.
L’ensemble constitué par les bâtiments énumérés ci-dessus est très homogène et paraît correspondre aux constructions commandées par Castanié d’Auriac, et bien décrites par l’inspection des manufactures entre 1740 et 1741 5. Il y est dit que Monsieur d’Auriac…
« a fait bastir de neuf 47 maisons très commodes pour le travail et le logement des tisserands plus une très belle et très vaste boutique pour les pareurs… plus un beau magasin pour les draps en blanc, plus une autre boutique… un autre magasin pour mettre les draps en toilette, une autre boutique pour les « afineux » garnie de bonne presse à draps, avec tous les ustensiles nécessaires. De là on va à une très belle teinturie garnie de deux chaudières destain pour les teintures fortes, trois autres pour les pastels et plusieurs autres de cuivre pour les teintures (bisares), et ordinaires, ensuite il y a quatre foulons à draps. Au premier étage du principal corps de logis il y a un autre beau magasin pour y tenir les filasses qui sont tenues très proprement… de là on va dans plusieurs autres apartements qui sont pour les différentes opérations de la fabrique et pour les autres comodités nécessaires aux directeurs et entrepreneurs de la fabrique, il y a aussi plusieurs corps de logis dont il y en a un très bien meublé destiné pour le logement des étrangers, l’autre pour servir de logement au cabaretier, au droguiste, il y en a encore plusieurs autres servant au menuisier serrurier foulonier, teinturier, pareurs et autres ouvriers occupés aux réparations nécessaires de la manufacture et à la fabrique des draps ; il y a aussi un logement pour le curé et l’aumonier qu’on y entretient pour le service divin… On y entretient aussi un médecin un apoticaire et un chirurgien, de manière que cette manufacture ait l’air d’une petite ville nouvellement bâtie dont toutes les rues sont larges et pavées afin dy voiturer partout ce qui est nécessaire, on y a pratiqué encore un très beau parc aussi agréable qu’utile aux habitants par la fertilité du potager qui fournit abondamment toute sortes de légumes pour l’usage des habitants mais ce qu’il y a c’est un grand bassin qui reçoit abondamment les eaux de la rivière de Boine par le moyen d’un canal qui aboutit à une des portes de la manufacture il y a encore deux autres fontaines publiques dont les eaux sont fort bonnes pour boire et pour le ménage des habitants en un mot cette manufacture royale fait l’admiration de tous les étrangers qui y passent ; le nombre d’habitants et d’ouvriers est environ 400 personnes tous employés à la manufacture sans compter les ouvriers du dehors qui en dépendent ».
Ce texte n’est malheureusement pas assez précis pour nous permettre d’identifier les bâtiments dans le détail, à l’exception des quarante sept maisons des tisserands qui semblent bien correspondre aux unités de logement abritées par les cinq « blocs », de la maison de maîtres, et du grand bassin, il n’est pas possible de situer les différentes installations décrites ci-dessus.
En outre, les constructions situées le long de la rue de la Calade ne semblent pas participer de la même volonté. Elles sont plus petites, plus proches des maisons rurales que l’on trouve au centre des villages voisins. La rue elle-même est étroite, irrégulière.
Une analyse architecturale plus approfondie permettrait sans doute de préciser la datation de cette partie du village qui s’apparente à un type de maisons que l’on peut dater du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe siècle. Cette rue et le grand four à pain qui en marque l’entrée seraient-ils les vestiges de la première manufacture ?
Les ateliers construits au XIXe siècle et au XXe siècle sont aisément identifiables le long du grand bassin et sur le côté nord de la manufacture, par leur architecture où la brique et le métal prennent le pas sur la pierre. La chronologie de leur construction reste à faire cependant. Un seul est daté il s’agit d’un petit bâtiment en pierre dont la porte d’entrée est datée 1883. Le rez-de-chaussée de ce bâtiment est éclairé par 4 baies en plein cintre dont la disposition rappelle les grandes filatures de soie cévenoles. L’ensemble de ces bâtiments industriels est en très mauvais état. Des deux cheminées d’usine, une seule reste entière. De la deuxième, encore visible sur une carte postale antérieure à 1914, il ne subsiste que la base.
Les écarts – On trouve le long de la Dourbie quatre lieux dits aux toponymes révélateurs de l’activité de la commune 6. Les Foulons (construction en ruines), la Manufacture vieille, le Moulin haut et le Moulin bas. Leur étude serait importante pour la connaissance des origines de la manufacture et aiderait à identifier le premier établissement acheté par Pierre Baille. S’agit-il des quatre moulins mentionnés au début du 18ème siècle, avant l’achat par Castanié, dans l’inventaire fait à l’occasion d’un procès entre le Comte de Clermont et les héritiers de Pouget 7 ?
A l’écart de la manufacture, au bout d’une grande allée qui la relie à la route on aperçoit la belle demeure du domaine de Malmont. Une étude sur Villeneuvette ne serait pas complète si on ne la prenait pas en considération. Installée peut-être sur un site gallo-romain 8, c’est une des deux métairies mentionnées par l’acte de vente de la manufacture par Honoré Pouget (en 1721). Annexe de la manufacture au XVIIIe siècle, elle est aussi un des témoins de l’activité agricole de Villeneuvette qui permettait à cette petite communauté industrielle de vivre pratiquement en autarcie.
Enfin, nous dirons un mot de l’état de conservation du village. Si l’ensemble des logements paraît bien conservé, une grande partie des ateliers et des bâtiments industriels sont menacés de ruine. Les installations hydrauliques (aqueduc, « béaIs », bassins et fontaines) sont encore parfaitement repérables mais sont également menacés de disparaître.
Le premier travail de l’inventaire devrait être de faire une analyse complète du bâti. Cette analyse devra évidemment tenir compte des relevés déjà réalisés et qui seront très précieux pour le relevé définitif. Ce dernier devrait comprendre un plan d’ensemble de la manufacture et des installations hydrauliques, des plans de détails qui mettront en évidence les différents types de bâtiments. On procédera également à une couverture photographique complète. Parallèlement, le dépouillement systématique des archives nous permettra d’affiner la chronologie. La documentation ainsi réalisée sera rassemblée au Centre de Documentation de l’inventaire Général.
Une telle étude, envisageant l’ensemble de la commune devrait éclairer l’évolution architecturale de la manufacture et en particulier les circonstances de la création du village par Castanié d’Auriac on ne connaît pas, en effet, l’auteur du plan. On soupçonne un maître d’œuvre (peut-être un ingénieur ?), soucieux d’efficacité qui a cherché à créer une architecture fonctionnelle et systématique, tout en utilisant les techniques locales de construction et de décor. Les dispositions intérieures des maisons, les éléments de décor (calade à motif géométrique, enduits, épis de faitage en céramique, ferronnerie) sont fréquents dans les villages du canton et de la moyenne vallée de l’Hérault.
Ce travail d’ensemble devrait donc apporter des enseignements précieux non seulement pour l’avenir de cette commune, mais également pour l’ensemble du Clermontais.
Notes
1 G. Birouste Villeneuvette, manufacture Royale, Monuments historiques, n° 127, juin-juillet 1983, p. 66-69 ; G. Maistre, Villeneuvette, Bulletin du groupe de Recherches et d’Études du Clermontais, n° 11, décembre 1978, p. 1-15 ; J. Thibert, Villeneuvette, Bulletin du Groupe de Recherches et d’Études du Clermontais, n° 25, juin 1982, p. 6-20.
2 Émile Appolis, Un pays languedocien au milieu du XVIIIe siècle, Le diocèse civil de Lodève, étude administrative et économique, Albi, 1951, p. 514-521.
3 Maurice Daumas, L’Archéologie industrielle en France, Paris, 1980, p. 98-106 a fait, après E. Appolis, la seule synthèse concernant l’architecture industrielle de Villeneuvette.
4 Inspection des manufactures du département de Clermont Lodève, A.D. 34, C 2498.
5 Carte IGN au 1/25000, Lodève 5-6.
6 G. Maistre, op. cit., p. 14.
7 G. Maistre, op. cit., p. 2.
8 D’après E. Appolis (op. cit., p. 520) Malmont accueille trois maîtres tisserands en 1741.
Les archives de la manufacture de Villeneuvette en dépôt aux Archives Départementales de l'Hérault
Le fonds d’archives de la manufacture de Villeneuvette a été déposé aux Archives départementales en 1972 en vue de son classement. Ce fonds est assez important puisque, comprenant 739 cotes, il occupe 40 mètres linéaires.
Il couvre la période 1750-1943 laissant deux lacunes notables : des origines (Villeneuvette a été créée en 1675) à 1750, et la période finale, l’existence de la manufacture s’achevant en 1954.
La documentation la plus complète sur son fonctionnement concerne donc le XIXe siècle et le début du XXe siècle : la famille Maistre, ayant hérité de la manufacture en 1803, en était déjà propriétaire. Ce sont donc les papiers de cette famille dont les membres furent à la fois propriétaires et directeurs d’usine, qui ont été déposés aux Archives et classés.
Le classement se présente sous la forme d’un répertoire numérique continu, mais les documents ont été classés suivant le cadre préconisé par Bertrand Gille pour les archives d’entreprises.
Nous allons voir au fil de l’inventaire quelles sortes de documents l’on peut trouver dans ce fonds :
En tête viennent les actes de société ainsi que quelques donations et testaments, et les inventaires qui forment une série complète de 1836 à 1915.
La comptabilité-matière se divise en trois parties :
- l’entrée des marchandises brutes en magasin avec les lettres de voiture (1750-1906), les carnets d’achats de laines ;
- les livres de fabrication qui tracent les différentes étapes de la production depuis le cardage jusqu’à l’apprêt des draps et qui nous donnent aussi un état du travail qui se faisait à l’extérieur ;
- la sortie des produits fabriqués avec les livres de livraisons et de ventes, les fournitures faites à différents corps d’armée (1790-1938).
Viennent ensuite les documents d’ordre technique : ce sont des notes diverses, résultats d’études souvent effectuées par des membres de la famille Maistre, relatives à la teinture, la fabrication de draps, l’imperméabilisation des tissus, aux machines…
Les registres de salaires sont, hélas, très lacunaires ils n’existent que pour la période 1790-1817, pour à peu près tous les métiers (tanneurs, cardeurs, trieuses, fileuses, drosseurs et retorseurs, tisserands, pareurs et teinturiers). Il n’y a aussi que peu de choses relatives à la vie ouvrière.
Par contre deux catégories de documents ont été bien conservées et constituent des séries continues ; il s’agit de la comptabilité et de la correspondance.
La comptabilité est représentée essentiellement par les livres-journaux (comptabilité journalière) de 1781 à 1901, et les grands-livres (comptabilité logique) de 1743 à 1901.
L’étude de la correspondance permet de cerner le réseau économique de la manufacture. Elle se présente sous deux formes : la correspondance active, registres de copies de lettres classés par ordre chronologique de l’an 4 à 1940 et la correspondance passive ; lettres reçues qui ont été classées par lieux de provenance et noms de correspondants, de 1750 à 1943.
La correspondance reçue des établissements religieux et du Ministère de la Guerre, ainsi que celle des banquiers ont été classées à part, à la fin de cette série.
Le fonds d’archives relatives au fonctionnement de la manufacture elle-même se termine par les marchés avec les administrations (surtout le ministère de la Guerre), les factures et le contentieux.
La dernière partie, qui a été appelée « Service d’Études » regroupe des documents particuliers plus ou moins indépendants de la manufacture en tant que telle.
Il s’agit :
- d’études personnelles réalisées par Casimir et Jules Maistre ;
- de papiers relatifs au bien rural : états de propriétés, baux à ferme… sur les terres de la manufacture une grande partie des fruits et légumes nécessaires à la vie de la communauté était produite ;
- de quelques éléments d’archives municipales (Villeneuvette est aussi commune) qui se sont trouvés mêlés au fonds de la manufacture ;
- à divers plans (par exemple plan de la rivière la Dourbie, 1836) ou plan de la manufacture royale de Villeneuvette, 1888).
L’activité de cette manufacture s’insère dans la politique économique de l’État, avant et après la Révolution. On trouvera donc d’utiles compléments dans les fonds d’archives publiques Archives nationales, Archives départementales de l’Hérault (notamment fonds de l’intendance de Languedoc – série C – fonds de l’administration préfectorale série M, fonds des travaux publics série S).
Le fonds d’archives de Villeneuvette permet donc plusieurs approches pour la connaissance de la vie d’une entreprise du XIXe siècle, période clé de l’industrialisation en France.
L’étude des documents écrits peut venir en complément de l’étude « sur le terrain » des bâtiments. Le fonds présente, bien sûr, quelques lacunes (qui pourront peut-être un jour être comblées), mais parce que, souvent, les archives d’entreprises, archives privées, ont été détruites ou dispersées, c’est un exemple assez rare qui ne demande qu’à être exploité.
Michèle RAUZIER
Bibliographie
par Jean-Claude RICHARD
Nous donnons une liste alphabétique d’ouvrages entièrement consacrés à Villeneuvette (à l’exception de ceux qui sont, à nouveau, publiés dans ce volume) et de ceux dans lesquels Villeneuvette est étudiée avec plus ou moins de détails. Il ne saurait être question d’être exhaustif et cet essai reste donc ouvert à tous les compléments.
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[Anonyme], Manufacture de Villeneuvette fondée par Colbert en 1666. Nos ouvriers et nous, c’est la même famille. C. Maistre. Souvenir de la fête du 8 Juillet 1906 en l’honneur de la promotion à l’ordre de S. Grégaire le Grand de M. Jules Maistre et en mémoire de ses noces d’or d’industriel sous la présidence de Mgre de Rovérié de Cabrières, Saint Maixent, 1906, (30 p, 6 photos sur planche, p. 1 et 4 de couverture tableau religieux et manufacture).
E. Appolis, Un Pays languedocien au milieu du XVIIIe siècle, Le diocèse civil de Lodève, Étude administrative et économique, Albi, 1951, p. 25, 27, 47, 132, 148, 151-152, 228, 255, 282, 305, 313-314, 348, 366, 410, 439, 460, 462, 514-521, 544-546, 603.
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J. Thibert, Les moulins de le Dourbie, Bulletin du Groupe de Recherches et d’Études du Clermontais, n° 27, janvier 1983, p. 14-18, n° 28, avril 1983, p. 18-26, n° 30, octobre-décembre 1983, p. 15-18.
Ch. Vernhette, Rapport sur l’industrie et les arts et métiers, Assemblée commémorative tenue à Montpellier les 17, 18 et 19 mars 1889, à l’occasion du centenaire des réunions des trois ordres des Sénéchaussées de Languedoc de 1789, Montpellier, 1889, p. 466-487 (pour Villeneuvette p. 485-486).
