Pignan : Archéologie et monnaies
Pignan : Archéologie et monnaies
La commune de Pignan (Hérault) s’étend sur plus de 2000 hectares à l’Ouest de Montpellier, entre les communes de Lavérune, Saint-Georges-d’Orques, Murviel-les-Montpellier, Cournonterral et Saussan ; son territoire est constitué par une plaine, profonde de 4 kilomètres environ, au-dessus de laquelle s’étendent des garrigues qui se poursuivent vers le Nord et l’Ouest. A proximité, les deux petites vallées de la Mosson et du Coulazou constituent des voies de pénétration faciles mais la traversée du territoire ne présente pas de difficultés et les chemins les plus anciens ont pu être ouverts et maintenus depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours.
Le grand axe routier qui sera établi au moment de la conquête de la région par les Romains en 121/118 avant J.-C. … la Voie Domitienne … passe à quelques centaines de mètres au Sud de la commune et c’est sous la République et sous l’Empire romain qu’une division du sol sera mise en œuvre, de façon systématique et égale, division qui déterminera durant de longs siècles le parcellaire.
Grâce aux témoins de la culture matérielle, nous pouvons tenter de suivre l’histoire la plus ancienne de Pignan ; ce sont bien peu de choses par rapport aux plusieurs dizaines de siècles durant lesquels l’histoire de l’homme s’inscrit dans la région montpelliéraine, mais il importait de réunir ce qui est connu pour que ce bilan soit une invitation à développer les recherches et permette de mieux comprendre les étapes de ce long passé 1.
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Archéologie
La Préhistoire 2
La Préhistoire est encore bien mal connue mais une récente découverte permet de faire remonter au Néolithique le premier témoin de l’occupation humaine de Pignan. Au mois de décembre 1976, au quartier des Gardies, sur les pentes Sud du Bois de Barre, M.F. Genieys, en creusant une citerne dans son jardin, mit au jour, à 50 cm de la surface, un grand vase en place dans l’argile rouge (Fig. 2), MM. A. Colomer et X. Gutherz terminèrent le dégagement et firent des observations dont ils ont bien voulu nous livrer un résumé : « Le récipient se trouvait bien en place dans une fosse creusée dans l’argile. Sa base était calée au fond de la fosse par une série de pierres de grosseur moyenne (10 à 20 cm d’arête). Il contenait quelques restes osseux appartenant à un mouton ou une chèvre et une lame épaisse en silex brun foncé à retouches continues sur les deux bords. Aucun mobilier archéologique n’a pu être découvert dans les alentours. Il semble que l’on ait affaire à un vase silo ou citerne partiellement enterré à l’époque de son utilisation et placé à une distance plus ou moins proche de l’habitat qui n’a pu être décelé. C’est sa profondeur dans le sédiment ainsi que son système de calage qui ont permis sa conservation jusqu’à nos jours. Les labours n’ont fait qu’écrêter son sommet, ce qui explique d’ailleurs l’absence de la majeure partie du bord.
Il s’agit d’une grande jarre de forme ovoïde à fond convexe en céramique brune épaisse (1,5 à 2 cm) décorée sur toute la panse de cordons lisses encerclant le vase (Fig. 3). Ces cordons sont subhorizontaux et grossièrement parallèles. La distance entre les cordons varie de 2 à 5 cm. De temps à autre, de petits cordons verticaux joignent deux cordons horizontaux formant comme une échelle aux barreaux très irrégulièrement espacés. Des languettes de préhension sont situées sur un cordon dans la partie supérieure du vase. Leur nombre est inconnu. La hauteur totale du vase peut être estimée à 0,70 m environ alors que son diamètre au sommet de la panse est de 0,50 m. Sa contenance peut être considérée comme équivalent à environ 100 litres.
Ce type de grande jarre, dénommée traditionnellement « vase à eau » ou « vase à provision » est fréquent dans les cavités naturelles de la garrigue et des Causses. Lorsqu’il est trouvé en stratigraphie ou dans des ensembles clos, il est souvent associé à de la céramique de type Ferrières, mais son apparition, parmi les productions céramiques régionales, peut être fixée dès la fin du Néolithique moyen, dans les ensembles issus du Chasséen (abri de Saint-Etienne-de-Gourgas, grotte des Treilles, grotte de la Boucle). Le décor de cordons horizontaux recoupés par des cordons verticaux est assez bien connu (grotte des Pins, Blandas, Gard ; grotte du Travès, Montclus, Gard ; grotte de Maurous, La Vacquerie, Hérault). Il est plus rare de rencontrer ces grands vases en habitats de plein air peut-être parce que leur fonction de conservation les prédestinait à être stockés dans cet abri parfait à tous points de vue que constitue une cavité naturelle, alors que leur installation à l’extérieur impliquait des aménagements plus particuliers (fosse, toiture de protection, etc.), comme à Pignan ».
Pour le Chalcolithique, une station de plein air, marquée par de la céramique (bords pincés, cordons, incisions, pastillages) a été reconnue, par M.L. Albagnac, à proximité du Vignogoul, au lieu-dit le Lairon.
Enfin de l’âge du Bronze final daterait un bracelet qui est conservé aujourd’hui dans les collections de la Société archéologique de Montpellier 3.
Ces quelques témoins donnent donc à Pignan une place dans l’histoire la plus ancienne de la région montpelliéraine 4.
Le deux premiers âges du Fer (750-121 av. J.C.)
C’est à la limite de la commune de Pignan et de la commune de Murviel-les-Montpellier qu’a été mis au jour, en 1974, dans la propriété Grasset au Bois de Barre, un habitat, peut-être fortifié, qui date de la fin du VIe siècle et du Ve siècle av. J.-C. Des sondages de reconnaissance ont été réalisés par M. P.Y. Genty qui nous a communiqué les résultats de ses observations
« Le site occupe une butte calcaire allongée dans le sens Nord-Est/Sud-Ouest, relativement plate sur le dessus et dont les pentes sont bien accusées tout autour. Il domine les terres avoisinantes de 80 mètres environ. Il est possible qu’un rempart ait entouré l’habitat et certains murs pourraient en constituer des vestiges, remaniés dans le temps. Cinq sondages ont été réalisés : ils attestent l’occupation de toute la surface de la butte et le niveau archéologique observé montre un habitat durant la fin du VIe siècle et le Ve siècle avant J.-C. Le mobilier (Fig. 4 et 5) comprend des amphores massaliètes et étrusques, des mortiers massaliètes, de la céramique grise tournée à décor ondé, de la céramique à pâte claire, de la céramique locale non tournée et un tesson de céramique attique ».
Cette occupation constitue une découverte importante puisqu’elle lie Pignan à des sites comme Lattes, l’oppidum de Substantion à Castelnau-le-Lez ou l’oppidum de La Roque à Fabrègues 5, plus proches de la mer ; la position du Bois de Barre, en bordure de la plaine qu’il domine, a dû retenir un habitat durant un ou deux siècles. Jusqu’à la conquête romaine, nous ne connaissons pas d’autre découverte mais cette importante lacune n’est probablement due qu’au hasard des recherches.
L'époque romaine
La période qui va de la conquête de la région par les Romains et de la fondation de Narbonne (121-118 av. J.-C.) jusqu’à Auguste a donné lieu à la mise au jour de très rares documents archéologiques … des monnaies … mais surtout se lit, dans l’organisation de l’espace, par l’établissement de la grande artère rectiligne Est-Ouest, la Voie Domitienne, et par la division du territoire en parcelles égales, par la centuriation. Celle-ci est encore observable dans les limites de terres ou les chemins rectilignes et orthogonaux, en particulier sur les cartes et sur les photographies aériennes 6 (Fig. 1). Elle montre bien que le territoire de la commune de Pignan, proche de Forum Domitii (Montbazin), fondé aux alentours de 121/118 av. J.C. a été totalement structuré dans son parcellaire. Toute la vie s’est alors organisée en fonction de ces limites et les établissements humains ont été disposés en relation avec elles. Les villae ont constitué la trame de l’occupation humaine pour toute l’Antiquité et ce n’est qu’au Moyen-Âge que, dans la plupart des cas et en tout cas à Pignan, naîtront les agglomérations qui se poursuivront jusqu’à nos jours. L’époque romaine marque donc une appropriation de l’ensemble du territoire l’abondance et la dispersion des vestiges confirme la nouvelle organisation 7.
Des emplacements probables de villae gallo-romaines ont été observés aux Côtes (Les Castors), à Saint-Estève, au Garrigas, à Garonne, aux Claux, au Farrau, au Vignogoul, aux Condamines, au Boulidou, aux Molières, par MM. L. Albagnac et Dr Rouquette, sous la forme de tessons de céramique sigillée, de tuiles, de pesons… De la céramique gallo-romaine a été rencontrée à Sainte-Cécile mais il est probable que les tombes qui y ont été découvertes, il y a quelques années, datent plutôt du Moyen-Âge 8.
Déjà, en 1887, sans que le lieu précis soit connu, une riche tombe gallo-romaine à incinération, fut mise au jour à Pignan 9 (Fig. 6 et 7). Elle était contenue dans une auge en pierre, dont le couvercle était muni d’une feuillure, à l’intérieur de laquelle se trouvait un coffre cylindrique en plomb (33 cm de hauteur, 25 cm de diamètre : le couvercle a 3 cm de hauteur). Dans le coffre en plomb prenait place une urne (28 cm de hauteur avec son couvercle, 20 cm de diamètre), en verre épais, munie de deux fortes anses, qui avait recueilli les cendres du mort. Autour du chiffre en plomb et dans l’auge en pierre, se trouvaient des objets en poterie (une tasse avec une couverte sablée, une lampe à motif), des objets en métal (trois patères en bronze dont une avec un manche orné d’une tête de bélier, une aiguière en bronze 10, une boite à onguent en bronze, et, peut-être, des strigiles en fer), des objets en verre (deux grands rhytons, sortes de récipients en forme de corne, percés à la base (23 et 20 cm de hauteur, 40 et 30 cm de développement, une tasse, quatre flacons, huit petites fioles et une cinquantaine de petits récipients communément désignés sous le nom de lacrymatoires). Cette sépulture pourrait se placer à la fin du 1er siècle ou au début du IIe siècle ap. J.-C. : elle doit être mise en relation avec des découvertes semblables qui ont été faites à Murviel-les-Montpellier, à Lavanet (commune de Montpellier), à Saint-Paul-et-Valmalle, à Balaruc.
La richesse de ce mobilier … qui s’inscrit dans une tradition funéraire régionale … signe, sans aucun doute, la présence d’une nécropole en relation avec des habitats prospères.
L’antiquité romaine est marquée aussi par deux inscriptions 11 conservées au château de Saint-Martin-de-Vignogoul et qui doivent provenir des environs immédiats de l’ancienne église Saint-Martin, aujourd’hui disparue, située entre le château et l’abbaye de Vignogoul 12.
La première est une inscription funéraire, gravée sur un autel en pierre, dédiée à Gravata 13 (Fig. 8 et 9).
(0,50 m x 0,54 m x 0,30 m champ épigraphique : 0,32 m x 0,36 m lettres de 0,045 m (1ère ligne), 0,040 m (2e ligne), 0,035 (3e et 4e lignes). La datation de ce document pourrait être la fin du 1er siècle ap. J.-C. ou la première moitié du IIe siècle ap. J.-C.
La seconde est un fragment d’inscription funéraire gravée sur une pierre qui a été réutilisée 14 (fig. 11).
(0,56 m x 0,34 m x 0,17 m ; lettres de 0,037 m à 0,050 m).
Sans entrer ici dans la difficile lecture de cette inscription, retenons le nom de la dernière ligne, OPELIO, qui désigne le consul de 524 ap. J.-C. Cette inscription du début du VIe siècle ap. J.-C. constitue une rareté insigne dans l’ensemble des inscriptions de la région et elle témoigne de l’existence, à Pignan, d’un cimetière et d’un habitat, dans des siècles où les documents archéologiques reconnus sont encore fort rares. Elle permet enfin de faire une liaison entre la fin de l’Antiquité classique et l’époque médiévale.
Monnaies
C’est bien pourtant par les monnaies que Pignan est entré dans la recherche de son passé puisque c’est en 1723 que fut signalée la première découverte.
Le trésor d'aurel du Haut-Empire
En août 1723, le Mercure de France 15 faisait connaître, grâce à un correspondant de Nîmes, une relation de la découverte de 24 ou 25 monnaies en or des empereurs Néron (54-68), Vespasien (69-79), Titus (79-81), Domitien (81-96), Nerva (96-98), Trajan (98-117) et Hadrien (117-138) : (Fig. 12, 13, 14).
« Médailles d’or & Urnes antiques, nouvellement trouvées en Languedoc.
Nous n’avons jamais pensé que le prétendu tombeau trouvé à Pignan en Languedoc, avec des médailles d’or de l’empereur Adrien et deux urnes, fut le tombeau de cet empereur, n’ignorant pas que quoique Adrien soit venu dans les Gaules, il est certain qu’il est mort en Italie et à Bayes, selon la plupart des historiens. Rien n’est d’ailleurs plus connu que le fameux tombeau, où le Mausolée d’Adrien à Rome, Moles Adriani, sur les ruines duquel est bâti le Château S. Ange. Aussi la première nouvelle qui nous est venue là-dessus, n’était-elle pas exacte. Une lettre postérieure, écrite de Nîmes le 20 juillet dernier, par une personne mieux instruite et éclairée, nous donne lieu de rectifier ce qui concerne cette découverte : en voici le précis. La veille de la Pentecôte, un paysan du lieu de Pignan, éloigné d’une lieue et demie de Montpellier, trouva en travaillant dans une vigne, une médaille d’or et s’étant vanté de cette trouvaille, plusieurs habitants allèrent le lendemain chercher dans la même vigne et trouvèrent en creusant environ un demi-pied, quinze médailles d’or. Le propriétaire en ayant été averti, il fit travailler lui-même en sa présence et on découvrit deux urnes de différente grandeur. La plus considérable peut avoir cinq pieds de diamètre et autant de hauteur, l’autre est d’un tiers plus petite ; elles étaient l’une et l’autre remplies de terre et il n’y a aucune apparence que les médailles dont on vient de parler fussent dans ces urnes dont l’une était même parfaitement bien couverte d’une pierre taillée exprès. La matière dont elles sont faites ne diffère pas de beaucoup de celle de nos briques à cela près que de petits cailloux de rivière broyés qui y ont été employés, les rendent plus solides. On n’a point trouvé de tombeau et les médailles d’or trouvées au nombre de vingt-quatre ou vingt-cinq, qui sont venues à la connaissance du savant qui nous fait l’honneur de nous écrire et à qui nous sommes très obligés, avec tout le public, de son attention, ne désignent rien pour l’empereur Adrien. Il n’y en a même qu’une de cet empereur. Il y en a plusieurs de Trajan, de Domitien, de Vespasien, de Tite, de Néron et une seule de Nerva. Elles ont toutes été vendues à des curieux. M. de Mandajors en a neuf ou dix, M. le Président Daigrefeuille de Montpellier en a eu cinq, etc., elles pèsent chacune vingt-sept à vingt-huit livres de valeur en or. On ne saurait au reste guère faire de raisonnement juste là-dessus. On sait seulement dans le pays, qu’une ancienne petite ville appelée Hautemurs et dont il ne reste presque plus de vestiges, n’est pas à plus d’un quart de lieue de la vigne et un monceau très considérable de pierre fait présumer qu’il y avait là autrefois un Château ou une grande maison, auprès de laquelle passait un chemin, qu’on voit encore, nommé le chemin saunier par où on portait dans toutes les Cévennes et aux environs le sel qu’on venait débarquer de sur la rivière de Mausson. On ne peut pas dire non plus bien au juste à quoi servaient les urnes en question, à moins qu’une petite cueillère de forme d’un poêlon trouvée dans la grande urne, ne fasse présumer qu’elles étaient employées aux sacrifices du paganisme. Il ne faut pas oublier de dire que M. Henry de Bachi, marquis du Caila, père de M. le Comte du Caila, Brigadier des Armées du Roy, et Mestre de Camp du Régiment de la Reine, Cavalerie, est seigneur du lieu où l’on a fait cette découverte.
Il nous reste à prier les personnes qui ont acquis les médailles en question de vouloir bien nous en envoyer la description, surtout des revers, qui peuvent avoir quelque chose de singulier, sans oublier de marquer exactement les légendes. Si on pouvait nous envoyer en même temps un dessin de l’une des urnes et de la cueillère nous en profiterions pour en faire part au monde antiquaire ».
Cette découverte comprenait donc une monnaie de Nerva, une d’Hadrien et 2 (et plus pour certains) de Néron, Vespasien, Titus, Domitien et Trajan 16. Les deux récipients signalés sont certainement des dolia, si fréquents sur tous les sites archéologiques antiques, et qui servaient de resserre à provision. Il n’y aucune raison, comme l’écrit d’ailleurs le Mercure de France, de mettre ces monnaies en relation avec les dolia qui ne les contenaient certainement pas. La présence du trésor à cet endroit n’est peut-être que le fruit du hasard à moins que les dolia marquent un établissement antique dans lequel, dès l’Antiquité, ces monnaies auraient été cachées.
Cet enfouissement, à proximité du chemin salinier qui unissait la basse plaine à l’oppidum de Murviel-les-Montpellier (désigné dans le texte par l’« ancienne petite ville appelée Hautemurs ») se place, au plus tôt, sous le règne d’Hadrien (117-138) mais il peut être postérieur. Il est donc regrettable que les témoins de la découverte ne nous aient pas laissé une description de chacune des monnaies ce qui nous permettrait de fixer, de façon plus précise, le terminus de cet ensemble et de mieux le situer parmi les trésors de monnaies d’or connus 17. Le trésor d’aurei de Pignan est, en tout cas, le seul trésor de monnaies d’or connu en Languedoc-Roussillon pour l’Antiquité.
Les monnaies isolées (fig. 15 et 16)
Au cours de prospections de surface, quarante-cinq monnaies ont été rencontrées sur le territoire de la commune de Pignan. Nous allons en donner le catalogue :
Monnaies de la Gaule 18
- petit bronze de Marseille au taureau cornupète (Ier siècle av. J.-C.) 19.
D : Tête masculine à droite. R/Taureau cornupète à droite ; au-dessus, en lettres grecques : « Massa ».
N° 1 : 1.24 g ; 11/12 mm ; 2.5 mm ; 5 (site n° 6)
N° 2 : 2.10 g ; 13/14 ; 3 ; 6 (site n° 13). - petit bronze des Volques Arécomiques (7049 (?) av. J.-C.) 20.
D : Tête féminine à droite, sous le menton une couronne de laurier ; derrière :
VOLCA [E]. R/Personnage en toge, debout à gauche, devant, une palme, derrière : [A] RE [C].
N° 3 : 1.51 g ; 13/14 ; 2 ; 6 (site n° 15). - as de Nîmes au crocodile (époque augustéenne) 21.
D : Têtes adossées d’Auguste et d’Agrippa, IMP / DIVI F / P P. R/Crocodile et palmier, COL NEM
N° 4 : 11.57 g ; 26 ; 3 ; 5 (site n°9) : 3e type (10-14/15 ap. J.-C.)
N° 5 : 6.83 g (moitié) ; 25 ; 4 ; 10 (site n° 16) : 3e type (10-14/15 ap. J.-C.)
N° 6 : 5.77 g (moitié) ; 26 ; 3 ; 9 (site ?) : 3e type (10-14/15 ap. J.-C.)
N° 7 : 7.80 g (deux tiers) ; 26 ; 4 ; 3 (site n° 15) : type indéterminable
N° 8 : 3.97 g (moitié) ; 26 ; 2.5 ; 3 (?) (site ?) : type indéterminable. - petit bronze attribué aux Arvernes 22.
D : Tête à gauche. R/Échassier à gauche, devant : [I I P O S]
N° 10 : 1.74 g ; 13/14 ; 2 ; 3 (site n° 15). - semis à l’autel de Lyon (10/14 ap. J.-C) 23.
D : Tête de Tibère à droite, [TI CAESAR AVGVST F IMPERAT ?] R/Autel de Lyon, au-dessous : [ROM ET AVG]
N° 9 : 3.31 g ; 17/18 ; 2.5 ; 5 (site n° 5)
Monnaies de l'Empire romain
- 1er – IIIe siècles ap. J.-C.
Denier de Vespasien
D : Buste lauré à droite, [CAESAR] VESPASIANVS [AVG] R/Truie à gauche avec trois porcelets à l’exergue : IMP [XI] X.
N° 11 : argent ; 2.97 g ; 17/18 ; 2 ; 6 (site n° 8) (Roman Imperial Coinage, II, p. 27, n° 109 : 77/78 ap. J.-C.).
As de Trajan (98-117 ap. J.-C.)
D : Buste à droite R/Fruste
N° 12 : 8.31 g ; 26/27 ; 2.5 ; ? (site n° 7)
N° 13 : 9.38 g ; 26 ; 2.5 ; ? (site n° 17)
Sesterce de Faustine I (+ 141 ap. J.-C.)
D : Buste à droite, DIVA FA [VSTINA]. R/L’Éternité, assise à gauche, tenant un phénix nimbé à droite sur un globe et un sceptre de la main gauche AETE [RNITAS) S C.
N° 14 : 21.83g ; 30/32 ; 4 ; 11 (site n° 6) (Roman Imperial Coinage, III, p. 161, n° 1103 A).
As de Faustine II (161-176 ap. J.-C.) :
D : Buste à droite, [F] AVSTIN [A AVCVSTA]. R/Junon debout à gauche tenant une patère et un sceptre, [I] V [NO] (?) S C
N° 15 : 10.54 g ; 21/24 ; 3.5 ; 6 (site n° 5) (Roman Imperial Coinage, III, p. 345, n° 1647 ; 1648 ; 1652.
Sesterce de Valérien émis à Tyr (253-259 ap. J.-C.) :
D : Buste lauré à droite, IMP CP LIC VALERIANVS [AVG]. R/Temple hexastyle COL TVRO [METR]
N° 16 : 13.55 g (léger manque) ; 27 ; 4 ; 1 (site n° 7) (H. Cohen, Description historique des monnaies frappées sous l’Empire romain, Paris, 5, 1885, p. 332, n° 357 ; Catalogue of Greek Coins in the British Museum, Londres, 1910, p. 287, n° 452. - IVe siècle ap. J.-C.
346-350 ap. J.-C. Aes 2 de Constance II ou Constant, atelier d’Arles.
D : Buste à droite. R/Galère, FEL [TEMP REP] ARATIO, Exergue : PARL
N° 17 : 4,36 g ; 21/25 ; 2 ; 2 (site n° 6) Late Roman Bronze Coinage, Londres, 1965, 11, p. 54, n° 404-405.
350-353 ap. J.-C. Imitation d’un Aes 2 de Magnence 24.
D : Tête à droite. R/ Deux victoires tenant un bouclier, type Victoriae dd nn aug et caes.
N° 25 : 2.57 g ; 18/21 ; 1.5 ; 6 (site n° 6)
353-354 ap. J.-C. Aes 2 de Constance Galle
D : Tête à droite… CONSTANTIVS…, à gauche : A. R/Combattants, FH 3, [FEL TEMP] RE-PARATIO ; exergue : SI… (atelier : Siscia, Sirmium?)
N° 18 : 3.76 g ; 19/21 ; 1.5 ; 12 (site n° 16)
354-357 ap. J.-C. Imitation du type Fel temp reparatio.
N° 26 : 0.52 g ; 8/9 ; 1.5 ; 2 (site n° 18)
N° 27 : 0.98 g ; 11/15 ; 1 ; ? (site ?)
N° 28 : 0.79 g ; 11/13 ; 1 ; ? (site n°15)
357-360 ap. J.-C. Aes 4 de Constance II
D : Tête à droite. R/Type [SPES RE] l-PV [BLICE] ; atelier ?
N° 19 : 1.97 g ; 15/16 ; 1.5 ; 6 (site n° 18)
N° 20 ; 0.95 g ; 12/13 ; 1 ; ? (type Spes reipublice ?) (site n° 18)
360-361 ap. J.-C. Aes 3 de Julien
D : Tête à gauche. R/Vot X Mult XX
N° 21 : 1.33 g ; 15/16 ; 1 ; ? (site n° 8), type Late Roman Bronze Coinage, II, p. 55, n° 470 : 361-363 ap. J.-C.
367-375 ap. J.-C. Aes 3 de Gratien
D : Tête à droite ; R/Type Gloria novi saeculi, atelier d’Arles.
N° 22 : 2.43 g ; 15/17 ; 2 ; 5 (site n° 9)
364-378 ap. J.-C. Aes 3, dynastie valentinienne
D : Tête à droite ; R/Type Gloria romanorum
N° 23 : 1.01 g (manque) ; 15 ; 1 ; 5 (site n° 15)
N° 24 : 0,90 g ; 12/15 ; 1 ; ? (site n° 18)
Petits bronzes du IVe siècle ap. J.-C.
N° 29 : 1.93 g ; 16/17 ; 1,5 ; ? (site n°?) : Constantin ou ses fils
N° 30 : 1.71 g ; 15/16 ; 1 ; ? (site n°?)
N°31 : 1.12 g ; 11/12 ; 1 ; ? (site n° 18)
N° 32 : 0,79 g ; 8/11 ; 1.5 ; ? (site n° 6)
Monnaies antiques de Méditerranée orientale
- Égypte, bronze de Ptolémée III Evergète (246-221 av. J.-C.) 25.
D : Tête de Zeus Ammon à droite. R/Aigle à gauche sur foudre : autour, en grec, Ptolemaiou Basileos
N°39 : 9.51 g ; 22/23 ; 3.5 ; 12 (site n° 16)
N° 40 : 5.06 g ; 18/19 ; 3 ; 11 (site n° 16) : Catalogne of the Greek Coins in the British Museum, Londres, 1883, p. 53 ; Sylloge Nummorum Graecorum, The Royal Collection of Coins and Medals, Danish National Museum, n° 40 Egypt, The Ptolemies, Copenhague, 1977, pl. VII - Palestine, bronze de Hérode Archelaus (4 av. J.-C. – 6 ap. J.-C.) 26.
D : Grappe de raisin ; autour, en grec : [Hero] dou. R/Casque à cimier et double crête ; à gauche ; petit caducée ; au-dessous, en grec : [Ethnarko]
N° 41 : 3.10 g ; 18 ; 2 ; 11 ; (site n° 13) ; A. Reifenberg, Ancient Jewish Coins, Jérusalem, 1973, 6e édition, p. 20, 45, n° 55/55a et pl. IV.
Monnaies et poids modernes
- Liard d’Henri III, Montpellier (?), 1587 (?)
N° 42 : 0,93 g ; 13/13,5 ; 1 ; ? (site n° 18) ; J. Lafaurie, Les monnaies des Rois de France, 2, Paris-Bâle, 1956, n° 987a. - Liard d’Henri III, atelier (?), 1583-1586
N° 43 : 1.04 g ; 13/16 ; 1 ; ? (site n° ?) ; J. Lafaurie, cit., n°987. - Double Tournois de Louis XIII, Atelier (?), 1639
N° 44 : 2.53 ; 20 ; 1 ; 6 (site n° 18) ; H. Hoffmann, Les monnaies royales de France depuis Hugues Capet jusqu’à Louis XVI, Paris, 1878, pl. LXXXIX, n° 130. - Poids monétaire de 1/8e d’écu mais la légende pondérale est celle de 1/2 franc.
D/Croix, R/V X… = 5 deniers, 13 grains
N° 45 : 4,65 g ; 13 ; 3.5 ; – (site n° 5).
Monnaies frustes
N° 33 : 4.19 g. 19. 2. ? (site n° 16), antique,
N° 34 : 3.59 g ; 16/19 ; 3 ; ? (site n° 5), celtique (?),
N° 35 : 2.55 g ; 12/14 ; 3.5 ; 12 (site n° 17), antique,
N° 36 : 1.31 g ; 15/18 ; 3.5 ; ? (site n° 6), monnaie (?),
N° 37 : 0,86 g ; 10/12 ; 1.5 ; ? (site n° ?), antique,
N° 38 : 0,49 g (fragment) ; 9/18 ; 1 ; ? (site n° 15), ?
En regroupant les éléments de ce catalogue, nous obtenons le tableau suivant :
Le commentaire que l’on peut présenter de ce tableau doit être extrêmement nuancé car le total (45) reste très faible et, si on laisse à part les monnaies modernes et les monnaies frustes (10), notre base se réduit à 35 exemplaires. Or l’amplitude chronologique (cinq siècles au moins) et la concentration de 16 monnaies sur le IVe siècle ap. J.-C. rendent toute interprétation fort aléatoire par exemple, l’absence des séries courantes d’Auguste ou de Claude I ne semble due qu’au hasard des découvertes 27.
Il est, nous semble-t-il, plus sûr, en attendant de nouvelles découvertes 28 d’enregistrer ces données sous forme d’histogrammes qu’il sera possible de compléter dans les prochaines années (Fig. 17) :
Conclusion
L’histoire antique de la commune de Pignan commence dès le Néolithique et se poursuit jusqu’au Moyen-Âge, au moment où est créé … sur un emplacement peut-être déjà habité … le castrum Pinianum dans le premier tiers du XIe siècle. La suite de cette histoire sera publiée par M. L. Secondy dans une monographie 29.
Pour l’Antiquité, peut-être parce que nous possédons alors des documents plus nombreux et plus diversifiés, c’est la période qui va de la fin de la République romaine à la fin de l’Empire romain (1er siècle av. J.-C. – IVe siècle ap. J.-C.) qui, à la fois, semble la plus développée et celle qui a le plus marqué l’ensemble du paysage. La proximité de Forum Domitii (Montbazin), fondé autour de 118 av. J.-C., a dû largement contribuer à la mise en valeur systématique de la plaine pignanaise.
Antérieurement, aux premier et second âges du Fer, dans l’état actuel des recherches, ce sont les sites voisins et importants de Murviel-les-Montpellier, de la Roque à Fabrègues, de Lattes ou de Castelnau-le-Lez, qui sont les pôles de développement et les lieux de concentration économique. Après le IVe siècle ap. J.-C., les témoins sont si rares … même s’ils sont de qualité comme l’inscription portant le nom d’Opelio … qu’il serait imprudent d’en dire davantage.
Au hasard des cultures, des constructions ou des prospections et fouilles scientifiques, les modestes documents qui sont découverts ne sont plus seulement des objets qui flattent un goût ou une passion : ils sont aussi … ils doivent être … les témoins, encore trop peu nombreux, qui nous permettent de tisser la trame d’une histoire dans laquelle, consciemment ou non, les habitants de Pignan et de cette région trouvent leurs racines 30.
Jean-Claude RICHARD.
Notes
1 Le projet de réaliser le bilan des découvertes archéologiques de Pignan a reçu un accueil très favorable de toutes les personnes concernées, à l’exception de M. le Maire de Pignan. Nous tenons à adresser nos remerciements à M.G. Segondy qui e bien voulu nous permettre d’étudier le produit de ses prospections de surface, à M. L. Secondy, qui prépare une histoire de la commune, à M. le Dr J. M. Enjalbert, qui nous a autorisés à étudier les inscriptions conservées dans le château de Saint-Martin, à MM. L. Albagnac et D. Rouquette qui nous ont fait connaître leurs prospections, à M. le Professeur Grasset et à M. F. Genieys qui ont très libéralement autorisé des fouilles dans leur propriété et qui ont saisi tout l’intérêt de ces recherches, à MM. A. Colomer, P. Y. Genty et X. Gutherz des Directions régionales des Antiquités Préhistoriques et Historiques qui ont assuré ces fouilles et nous en ont confié le rapport, à MM. les Professeurs M. Chalon et M. Gayraud, de l’Université Paul Valéry, qui ont étudié les inscriptions, et, pour l’étude des monnaies, à MM. Y. Bertin, G. Depeyrot, M. Dhénin et F. Lavagne.
2 Pour l’ensemble de la Préhistoire, nous disposons maintenant d’une récente synthèse qui donne une vue complète : La Préhistoire française, I. Les civilisations paléolithiques et mésolithiques de la France, Paris, 1976, éditeur H. de Lumley II. Les civilisations néolithiques et protohistoriques, Paris, 1976, éditeur J. Guilaine. On y trouvera aussi la bibliographie pour chaque période de la Préhistoire et de la Protohistoire.
3 P. Cazalis de Fondouce, L’Hérault aux temps préhistoriques, Montpellier, 1900, p. 154.
4 J.-C. M. Richard, La région montpelliéraine à l’époque préromaine (750-121 av. J.-C.) Bruxelles, 1973, p. 13-19, fait le point des découvertes pour l’ensemble de la région et donne la bibliographie détaillée.
5 J.-C. M. Richard, op. cit., pour les découvertes des autres sites archéologiques de la région.
6 M. Guy, L’apport de la photographie aérienne à l’étude de la colonisation antique de la Province de Narbonnaise, Colloque international d’archéologie aérienne, Paris 1963, Paris, 1964, p. 117-124, en particulier p. 120, fig. 2 avec la carte de la région Montbazin-Montpellier et son tissu parcellaire.
7 Les découvertes de l’époque gallo-romaine ont été recensées par E. Bonnet, Carte archéologique de le Gaule romaine, X, Hérault, Paris, 1946, p. 10, n° 28, et Répertoire archéologique du département de l’Hérault, période gallo-romaine, Montpellier, 1930, p. 36-37.
8 Les renseignements dont nous disposons ne permettent pas de fixer les dates des tombes découvertes à Sainte-Cécile. Il peut s’agir de tombes gallo-romaines, en raison de l’environnement, mais aussi bien de tombes médiévales : cf. Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 2e série, 9, 1924-1928, p. LVIII-LIX, séance du 11 Juin 1921 : « MM. Berthelé et Bonnet se sont rendus, le 1er Juin, à Pignan, pour examiner les découvertes archéologiques faites par M. Pierre Barrairon, propriétaire de cette localité. Le champ de ses découvertes se trouve à 3 km environ à l’Ouest de Pignan, à la limite des territoires de cette commune et de celle de Cournonterral, à 50 m environ au nord de la ligne du chemin de fer d’intérêt local, M. Barrairon a trouvé sur ce point plusieurs sépultures en lauzes, rangées parallèlement et orientées de l’Ouest à l’Est. Elles sont de type ordinaire avec rétrécissement de la largeur de la tête vers les pieds. Une de ces tombes, véritable ossuaire, renfermait plusieurs squelettes. Aucun mobilier funéraire n’a encore été découvert dans les sépultures qui ont été fouillées, et qui pour la plupart affleurent la surface du sol. Certaines sont sur l’emplacement même d’un sentier qui traverse la garrigue et rejoint le chemin de Saussan à Murviel. Tout autour de ces sépultures on remarque des empierrements, des pierres taillées, quelques débris de poterie gallo-romaine et de larges excavations de forme arrondie qui paraissent être les vestiges d’un centre d’habitation de l’époque gallo-romaine. Non loin de là, M. Barrairon a attiré l’attention de MM. Berthelé et Bonnet sur des murs de soutènement bâtis en petit appareil très régulièrement taillé. Ces murs semblent avoir appartenu à une construction soignée, plutôt antique que médiévale. Il convient toutefois de rappeler qu’au Moyen Age s’élevait sur ce tènement (à moins que ce ne fut sur un tènement très voisin) l’église Sainte-Cécile-des-Trois-Loups, qui ne figure point dans le Dictionnaire topographique de l’Hérault mais qui est citée avec une référence de l’année 1448, par M. l’abbé Soupairac dans son Petit dictionnaire du diocèse de Montpellier. On trouve encore mention du terroir de Sainte-Cécile-des-Trois-Loups dans une charte de 1266 qui a été publiée par M. Berthelé (Archives de la Ville de Montpellier, 3, p. 418) ».
9 Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 1ère série, 8-Annexe, 1895, p. XL, séance du 23 Juillet 1887 ; 2e série, 4, 1908-1911, p. 422-423, séance du 12 décembre 1908 ; p. 423, séance du 9 janvier 1909, p. 432, séance du 11 juin 1910 E. Bonnet, Sur une sépulture gallo-romaine découverte à Pignan (Hérault), Mémoires de la Société Archéologique de Montpellier, 2e série, 4, 1908-1911, p. 286-289, auquel nous empruntons les éléments de la description. Dans les mêmes Mémoires…, de 1895, p. XLIV, séance du 14 mars 1891, il est dit que « des sépultures ont été découvertes près les carrières de Pignan », mais nous n’avons pas de détail supplémentaire.
10 Sur le matériel métallique des tombes, en particulier sur les aiguières, on se reportera à l’étude de J. Ch. Balty, Une anse d’aiguière d’époque romaine à incrustations d’argent, Bulletin des Musées royaux d’Art et d’Histoire (de Bruxelles), 4e série, 37, 1965, p. 13-77, qui retient pour les aiguières de Balaruc-les-Bains et de Murviel-les-Montpellier, une datation « vers le tournant du 1er et IIe siècles de notre ère », p. 35.
11 Ces deux inscriptions ont été découvertes par l’abbé Guichard (Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 2e série, 10, 1932-1934, p. CX, séance du 13 avril 1929 et p. CXIII, séance du 8 Juin 1929) et ont été signalées par E. Espérandieu, Inscriptions latines de Gaule (Narbonnaise), Paris, 1929, p. 164-166, n° 549, 556.
12 J. Segondy, L’abbaye du Vignogoul, Montpellier, 1937, p. 67-70. L’auteur indique, p. 173, n. 1, que l’abbé Guichard avait signalé, dans le parc du château de Saint-Martin, l’ancienne table d’autel roman : elle y est encore aujourd’hui (Fig. 10). Cf aussi : Abbé Guichard, Notes de M. l’abbé Guichard sur quelques églises mariales peu connues, dans C. Blaquière, Nos Madones, diocèse de Montpellier, Montpellier, 1935, p. 301-330, avec Pignan p. 323.
13 E. Espérandieu, op. cit., p. 164-165, n° 549. On peut restituer et compléter ainsi : D(is) M(anibus) Gravatae Gallici fil(iae) Camutia q(uae) f(ecit) pa [tronae] M(onumentum) [h(oc) h(ere dem) m(on) s(equitur)] et traduire : « Aux dieux mânes de Gravata, fille de Gallicus, Camutia qui a fait (ce monument) à sa patronne. Ce monument ne se transmet pas aux héritiers ». Nous devons à Monsieur M. Gayraud (Université Paul Valéry) lecture, traduction et datation. D’autres restitutions sont toutefois possibles.
14 E. Espérandieu, op. cit., p. 166, n° 556. La lecture et la datation sont dues à M. M. Chalon qui donnera une édition complète de cette inscription dans le tome XI du Recueil des Inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieure à la Renaissance carolingienne, Paris. CNRS (à paraître).
15 Le Mercure de France, août 1723, p. 287-290. Ce texte a été signalé par A. Blanchet, Bulletin archéologique, 1941-1942, p. 221-223, pour la première fois, à notre connaissance.
16 Comme nous savons que le total est de 24 ou 25 et qu’il n’y a qu’une monnaie de Nerva et une d’Hadrien, les 23 ou 24 doivent être réparties entre les cinq autres empereurs. Pour chacun d’entre ces derniers, il est sûr que le trésor contenait au moins 2 aurei mais il n’est pas possible de répartir entre eux les 12 ou 13 restantes.
17 M. Thirion, Le trésor de Liberchies, aurei des Ier et IIe siècles, Bruxelles, 1972, p. 77-83, inventaire auquel il faut ajouter : P. de Palol, El tesoro de aureos impériales de Clunia, Barcelone, 1974. II n’est pas impossible qu’une description contemporaine de la découverte existe encore dans des archives publiques ou privées. La redécouverte d’un tel document serait particulièrement heureuse…
18 Les numéros (que l’on retrouve sur les planches) correspondent à l’inventaire. Pour chaque monnaie, lorsque nous ne précisons pas, le métal est du bronze. Nous donnons, dans l’ordre, le poids, le module et l’épaisseur du flanc en millimètre et la direction des coins exprimée en termes de cadran horaire. Entre parenthèses figure le n° du site de découverte, numéro que l’on retrouvera sur la figure I. Les datations qui sont données correspondent à une période d’émission mais nous ne pouvons préciser ni la durée d’utilisation ni le moment de la perte.
19 H. Rolland, Monnaies gallo-grecques, Congresso Internazionale di Numismatica, Rome 1961, I, Rome, 1961, p. 111-119. C’est au 1er siècle av. J.-C. que les petits bronzes au taureau cornupète sont les plus fréquents dans la région.
20 J.B. Giard, Le monnayage antique de Nîmes, Bulletin de l’École antique de Nîmes, 6-7, 1971- 1 p. 47-60, ici p. 49-50 et 58-59.
21 J.B. Giard, op. cit., p. 54 et 60.
22 H. de La Tour, Atlas de monnaies gauloises, Paris, 1892, pl. XII, 3952 : J.-C. Richard et P. Soyris, Revue archéologique de Narbonnaise, 9, 1976, p. 224 : émission postérieure à la guerre des Gaules.
23 J.-B. Giard, Bibliothèque Nationale, Catalogue des monnaies de l’Empire romain, I, Auguste, Paris, 1976, p. 235-241.
24 Les imitations ont été placées dans la même tranche chronologique que les émissions officielles bien qu’elles aient pu être frappées plus récemment.
25 La présence de ces deux bronzes pose un problème. Ils peuvent en fait avoir participé à la circulation d’époque romaine. Mais correspondent-ils vraiment à des pertes antiques ?
26 Cette monnaie, malgré sa rareté dans la région, peut, mieux que les précédentes avoir participé à la circulation d’époque romaine. Un exemplaire a été découvert à Ampurias : E. Ripoll, J.M. Nuix et L. Villaronga, Monedas de los judíos halladas en las excavaciones de Emporiae, Numisma, 26, 1976, p. 59-66, ici p. 59 n° 2 et fig. 2.
27 En s’appuyant sur une base plus large, il est possible d’aboutir à des résultats intéressants comme, par exemple, à Ambrussum (J.-L. Fiches, M. Fenouillet, Chr. Wujek, Sept ans de recherches à Ambrussum oppidum relais de la voie Domitienne (1968-1975), Caveirac, 1976, p. 113-122, à Murviel-les-Montpellier (J.-C. Richard et P. Soyris, Les monnaies de l’oppidum du Castellas à Murviel-lès-Montpellier (Hérault) (1950-1975), Revue archéologique de Narbonnaise, 9, 1976, p. 219-245 ou à Lattes (article sous presse).
28 Une étude que nous venons de conduire pour la région montpelliéraine … et qui porte sur 33 communes et près de 2.000 monnaies … montre bien que les absences que nous constatons ici ne peuvent être dues qu’au hasard des découvertes puisque les circuits d’alimentation monétaire sont à la fois, pour l’ensemble de la région, plus fournis et plus complets, avec, cependant, une faiblesse très marquée au IIIe siècle ap. J.-C.
29 L. Secondy, en collaboration avec J. Segondy, Une communauté rurale à travers les âges, Pignan en Languedoc.
30 Nous ne prétendons pas avoir donné ici toutes les découvertes et nous serions très heureux de connaître ce qui nous a échappé. il suffira de nous écrire à la Revue ou directement : 9, rue du Chèvrefeuille, 34000 Montpellier.
