Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain Tricentenaire Molière
Exposition « Molière en Languedoc » (17 Février - 30 Septembre 1973) catalogue

Avertissement

Nous tenons à exprimer notre très vive et sincère gratitude à tous ceux grâce à qui, cette exposition a pu être réalisée :

  • Madame Sylvie CHEVALLEY, Archiviste-Bibliothécaire de la Comédie Française, dont les conseils et encouragements nous ont été précieux.
  • Madame Madeleine JURGENS, Conservateur aux Archives Nationales.
  • Messieurs les Directeurs Départementaux des Services d’Archives de l’Aude, du Calvados, de l’Hérault et du Tarn.
  • Messieurs les Maires des Villes de Béziers, Marseille, Montpellier, Narbonne, Nîmes, Orléans.
  • Messieurs les Conservateurs des Musées de Béziers, Marseille, Narbonne, Nîmes, Orléans.
  • Monsieur Etienne DENNERY, Administrateur Général de la Bibliothèque Nationale.
  • Monsieur le Conservateur en Chef de la Bibliothèque de l’Arsenal.
  • Monsieur le Conservateur en Chef de la Bibliothèque Municipale de Montpellier.
  • Madame Anne-Marie ARNAUDIE-LAFFITTE, Conservateur des Archives de l’Académie Française.
  • Monsieur Albert ALLIES, dont l’amitié et la fidélité à l’œuvre de son père ont été pour nous des facteurs déterminants.
  • Monsieur Jean CLAPAREDE, Président de la Société Archéologique de Montpellier.
  • Monsieur Robert MANUEL, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française.
  • Monsieur Jouval MINKOFF, Directeur des Éditions Minkoff Reprints à Genève.

Nos remerciements iront aussi aux nombreux prêteurs qui ont souhaité conserver l’anonymat.

Enfin, nous ne manquerons pas de signaler ici le dévouement des personnes qui se sont acquitté des tâches matérielles, en particulier Messieurs Guido BRUMM, Gardien-Concierge du Musée, et Bernard EBRAT, Décorateur, qui a bien voulu assurer la présentation des costumes confiés par la Comédie Française.

Les photographies et reproductions exposées sont dues à Monsieur Michel DESCOSSY (nos 2, 6, 8, 12, 14 à 17, 19, 21, 34, 37, 45, 48, 50, 53, 57, 60, 61, 66, 67, 70, 71, 76, 79, 80, 83, 86 à 103, 110 à 113, 117, 128, 129, 132). La reproduction n° 67 a été exécutée d’après le cliché du laboratoire photographique des Services d’Archives de l’Hérault, auteur par ailleurs des fac-similés nos 49, 51, 52, 54, 58, 105, 114 et 115. Madame François FOLIOT a réalisé les photographies nos 11, 13, 18, 28, 36, 74, 126, 135, 148, 160, 167, 170, 171, 177. Nous devons à la Société Giraudon les images suivantes : 20, 47, 64, 75, 175, et à Madame Denise BOURBONNAIS les épreuves nos 106 et 107. Monsieur Marc HUYGHE, Photographe à Pézenas est l’auteur du montage n° 69. Les panneaux nos 9, 23 r, 29 ont été faits d’après les microfilms de la Société Française de Microfilm.

Les notices du présent catalogue et la chronologie ont été rédigées par Jean NOUGARET, Conservateur du Musée de Vulliod-Saint-Germain.

Introduction chronologique

1621

  • Mariage, à Saint Eustache, des parents de Molière, Jean II Pocquelin, marchand tapissier, et Marie Cressé (27 Avril).
    → Naissance de Jean de La Fontaine.

1622

  • Baptême, le 15 Janvier, à Saint Eustache, de Jean-Baptiste Pocquelin (Molière). La famille Pocquelin habite le « Pavillon des Cygnes » (angle de la rue Saint Honoré et de la rue des Vieilles Étuves).
    → Richelieu est nommé cardinal.
    → Pierre Corneille a seize ans.

1623

  • Naissance de Louis Pocquelin, frère de Jean-Baptiste, baptisé le 6 Janvier.
    → Naissance de Blaise Pascal.

1624

  • Naissance de Jean Pocquelin, frère de Jean-Baptiste, baptisé le 1er
    → « Lettres », de Guez de Balzac.

1625

  • Naissance de Marie Pocquelin, sœur de Jean-Baptiste, baptisée le 10 Août.
    → « El Burlador de Sevilla », de Tirso de Molina.
Molière en Saint-Jean-Baptiste
Molière en Saint-Jean-Baptiste, tenant « Don Juan » dans la main gauche. École française, XVIIe siècle. N°33 du catalogue

1626

  • Mort de Jean I Pocquelin, grand-père et parrain de Jean-Baptiste (14 Avril).

1627

  • Naissance de Nicolas Pocquelin, frère de Jean-Baptiste, baptisé le 13 Juillet.
    → Naissance de Jacques-Bénigne Bossuet.

1628

  • Naissance de Marie-Madeleine, sœur de Jean-Baptiste, baptisée le 13 Juin.
    → Mort de Malherbe.

1629

  • Soumission des Protestants du Languedoc.
    → Naissance d’Armand de Bourbon, Prince de Conti.
    → « Mélite », de Corneille, par la troupe de Mondory.

1630

  • Mort de Marie Pocquelin, sœur de Jean-Baptiste, âgée de cinq ans.
    → Journée des dupes.
    → Fondation de la Compagnie du Saint Sacrement par le Duc de Ventadour.
    → Mort d’Aggripa d’Aubigné.
Carte de l'itinéraire provincial de Molière. N°45 du catalogue
Carte de l'itinéraire provincial de Molière. N°45 du catalogue

1631

  • Jean II Pocquelin achète la charge de « Valet de Chambre, tapissier ordinaire du Roi » (22-24 Avril).
    → Premier numéro de « La gazette » de Théophraste Renaudot.

1632

  • Mort de Marie Cressé, inhumée le 11 Mai au Cimetière des Innocents.
    → Révolte et Mort d’Henri li de Montmorency, gouverneur du Languedoc.
    → « Clitandre », de Corneille.

1633

  • Mort de Louis Pocquelin.
    → Remariage de Jean II Pocquelin avec Catherine Fleurette (30 Mai).
    → Premiers contacts avec les farceurs italiens de l’Hôtel de Bourgogne.
    → Charles Dufresne devient directeur de la troupe du Duc d’Epernon.

1634

  • Naissance de Catherine-Espérance Pocquelin, demi-sœur de Jean-Baptiste.
    → Fondation du Théâtre du Marais.
    → Naissance de Madame de Lafayette.

1635

  • Jean-Baptiste Pocquelin étudie au Collège de Clermont tenu par les Jésuites (actuel Lycée Louis-le-Grand).
    → Fondation de l’Académie Française par Richelieu.
    → Mort de Lope de Vega.
    → « Médée », de Corneille.
Troupe de comédiens italiens en costume de scène
Troupe de comédiens italiens en costume de scène. École Italienne, fin du XVIe siècle. N°1 du catalogue

1636

  • Naissance et Mort de Marguerite Pocquelin, demi-sœur de Jean-Baptiste et décès de Catherine Fleurette.
    → Naissance de Boileau
    → « Le Cid », de Corneille.

1637

  • Jean-Baptiste Pocquelin prête serment de « survivancier » à la charge de tapissier du Roi (18 Décembre).
    → « Le Discours de la Méthode », de Descartes.
    → « Lettres », de Voiture.

1638

  • Mort de Louis Cressé, grand-père de Jean-Baptiste.
    → Naissance de Louis XIV.

1639

  • Jean-Baptiste Pocquelin, reçu à 17 ans à ses examens de philosophie, quitte le Collège de Clermont.
    → Naissance de Racine.

1640

  • Jean-Baptiste est reçu avocat à Orléans.
    → Arrivée à Paris de Tiberio Fiorelli, (Scaramouche), rénovateur de la Comédia dell arte.
    → « Horace », « Cinna », de Corneille.
    → Comédies de Calderon de la Barca.
Molière. Réplique en bronze du buste par Houdon
Molière. Réplique en bronze du buste par Houdon. XIXe siècle. N°3 du catalogue

1641

  • Rencontre avec le philosophe Gassendi, Bernier, Cyrano de Bergerac, Chapelle, chez le Conseiller Luillier, père de Chapelle.
    → Traduction par Jean-Baptiste Pocquelin, du « De Natura Rerum », de Lucrèce.
    → Déclaration de Louis XIII favorable aux comédiens.
    → « Mort de Pompée », de Corneille.

1642

  • Voyage supposé de Jean-Baptiste Pocquelin à Narbonne à la suite de Louis XIII comme tapissier ordinaire du Roi (?).
    → Rencontre avec l’actrice Madeleine Béjart, protégée d’Esprit de Rémond, Marquis de Modène (?).
    → Exécution du Marquis de Cinq-Mars, compromis dans une conjuration contre Richelieu.
    → Mort de Richelieu et avènement de Mazarin.
    → Annexion du Roussillon.
    → « Polyeucte », de Corneille.

1643

  • Jean-Baptiste Pocquelin renonce à sa charge de « survivancier » au profit de son frère, Jean III Pocquelin.
    → Fondation de l’illustre Théâtre (30 Juin).
    → Location du Jeu de Paume des Mestayers (12 Septembre). Rencontre, à Rouen, avec Pierre et Thomas Corneille
    → (Novembre).Mort de Louis XIII.
    → Mazarin devient Ministre.
    → Naissance présumée d’Armande Béjart, sœur de Madeleine, fille de Joseph Béjart et de Marie Hervé.
    → « Le Menteur », de Corneille.

1644

  • Débuts de l’illustre Théâtre, à Paris, au Jeu de Paume de la Croix Noire (1er Janvier).
    → Jean-Baptiste Pocquelin signe pour la première fois « de Molière » (28 Juin).
    → Mort de Nicolas, frère de Molière.
    → « Rodogune », de Corneille.

1645

  • Difficultés et liquidation de l’illustre Théâtre, Molière est emprisonné pour dettes au Châtelet (Août).
    → Une partie de la troupe se joint aux comédiens ambulants de Dufresne.
    → La troupe de Charles Dufresne, patronnée par Bernard de Nogaret de la Valette, Duc d’Épernon, est mentionnée à deux reprises à Nantes (28 Octobre 1645 – 12 Mai 1646).
    → Naissance de La Bruyère.
    → Venue à Paris de Giacomo Torelli, décorateur et auteur de machineries de théâtre.
Fauteuil de malade. France, 1661. N°4 du catalogue
Fauteuil de malade. France, 1661. N°4 du catalogue

1647

  • Les comédiens sont attirés à Bordeaux par le Duc d’Épernon, gouverneur de Guyenne. Ils se rendent à Toulouse en Juillet, à l’occasion des fêtes données par l’entrée du Lieutenant du Roi en Languedoc, puis à Albi (Août, Septembre), enfin à Carcassonne (Octobre).
    → Scaramouche joue, à Paris, « Il Medico Volante ».
    → Corneille est élu à l’Académie Française.

1648

  • De retour à Nantes, au printemps (Avril-Mai), la troupe est mentionnée en automne à Poitiers (Novembre).

1649

  • L’entrée du Comte de Roure, nouveau Lieutenant du Roi en Languedoc, explique la venue des comédiens qui jouent en Mai à l’Hôtel de Ville de Toulouse.
    → Cette même année, le 8 Novembre, le Conseil de Ville refuse à Molière et à ses compagnons de jouer à Poitiers.
    → La troupe est en Décembre à Narbonne. Le 17, Martin Melchior Dufort, bourgeois de Sigean, note sur son livre de raison « une visite à la Comédie ». Le 26 ou le 27, Madeleine Béjart est marraine, à Saint Paul, de Charles-Madeleine André, Le parrain est Charles Dufresne.
    → « Artamène ou le grand Cyrus », de Madame de Scudéry.
    → « Le Roman Comique », de Scarron.
Molière enfant, par Adrien Gaudez
Molière enfant, par Adrien Gaudez. XIXe siècle. N°10 du catalogue

1650

  • En Janvier, Molière est parrain de Jean, fils de la comédienne Anne, baptisé le 10, à Saint-Paul de Narbonne.
    → Le gouverneur de la Province appelle les comédiens à Agen. Le 13 Février, au nom des comédiens, Dufresne se présente aux consuls pour « randre ses devoirs de la part de leur compagnie ».
    → Les États Généraux de Languedoc se réunissent à Pézenas du 24 Octobre au 14 Janvier 1651
    → Une quittance autographe datée du 17 Décembre 1650 atteste la présence de Molière à Pézenas, en qualité de chef de troupe.
    → Mort de René Descartes. « Andromède », de Corneille.
    → Mort de Rotrou.

1651

  • Molière retourne à Paris où sa présence est attestée le 4 Avril.
    → Majorité de Louis XIV.
    → « Pertharite », de Corneille.

1652

  • Le 12 Août, Molière et Madeleine Béjart tiennent sur les fonts de Saint Hugues et Saint Jean, de Grenoble, Jean-Baptiste Villequin, fils du comédien Edme Villequin.
Molière méditant, par Albert Carrier-Belleuse
Molière méditant, par Albert Carrier-Belleuse. XIXe siècle. N°25 du catalogue
Molière en costume d'acteur tragique. Peinture anonyme, attribuée à Ferdinand Elle.
Molière en costume d'acteur tragique. Peinture anonyme, attribuée à Ferdinand Elle. École française, XVIIe siècle. N°5 du catalogue
Portrait de Mademoiselle Molière (Armande Béjart).
Portrait de Mademoiselle Molière (Armande Béjart). Ecole française, XVIIe siècle. N°27 du catalogue
Portrait d'Armand de Bourbon, Prince de Conti
Portrait d'Armand de Bourbon, Prince de Conti. Ecole française, XVIIe siècle. N°63 du catalogue

1653

  • La troupe est à Lyon en Décembre 1652 et joue, le 9 Février de l’année suivante, pour les pauvres de l’Aumône Générale.
    → Le 19, le comédien René Berthelot, dit du Parc, épouse Thérèse – Marquise de Gorle.
    → Le Prince de Conti, Armand de Bourbon, s’était retiré à la Grange des Près après le traité de Bordeaux (30 Juillet). Le « Versailles du Languedoc » voyait graviter autour du Prince et de sa maîtresse, Madame de Calvimont, une cour de familiers, dont faisait partie le poète Jean-François Sarrasin, secrétaire de ses commandements, et l’Abbé Daniel de Cosnac, futur Archevêque d’Aix-en-Provence.
    → L’influence de l’Abbé de Cosnac et de Sarrasin fait donner à la troupe de Molière la préférence à celle d’un certain Cormier, soutenue par le Prince et Madame de Calvimont.
    → Molière et ses compagnons prennent désormais le titre de « Comédiens de Son Altesse Sérénissime le Prince de Conti ».

1654

  • Le 6 Janvier 1654, Molière est parrain, à Montpellier, de Jean-Baptiste du Jardin, son troisième filleul, baptisé à Saint-Firmin.
    → Représentation du « Ballet des Incompatibles ».
    → Le comédien Jacques Béjart, grave son « recueil des titres… blazons… des seigneurs barons des États… ».
    → Le Prince de Conti épouse Anne Martinozzi, nièce de Mazarin (22 Février 1654)
    → La présence des comédiens est assurée, en Mars 1654, à Lyon, (ou la Marquise de Gorle donna naissance, le 8, à son fils Jean-Thomas) et en Septembre à Vienne.
    → Grimarest et Daniel de Cosnac affirment qu’à la mort de Sarrasin (5 Décembre) le Prince proposa à Molière, qui déclina l’offre, la place de Secrétaire des Commandements.
    → Mort de Cyrano de Bergerac.

1655

  • De retour à Lyon, en 1655, la troupe donne deux représentations (25 Janvier et 9 Juin) au profit de l’Aumône Générale.
    → Création de l’Étourdi ou les contretemps.
    → Arrivés à Dijon, le 25 Juin, Molière et ses compagnons jouent au tripot de la Poissonnerie.
    → Le séjour de la troupe est attesté jusqu’au 18 Juillet, date à laquelle Madeleine Béjart est marraine de Roger Berthelot, baptisé à Saint-Jean.
    → La troupe est, au début de l’hiver, à Pézenas où siègent les États (4 Novembre 1655 – 22 Février 1656).
    → Une tradition locale veut que Molière ait créé, le 9 Novembre, dans les salons de l’Hôtel d’Alfonse, voisin de l’Hôtel de Conti, « Le Médecin Volant ».
    → Naissance de Regnard.

1656

  • Le 24 Février, Molière signe une nouvelle quittance.
    → Cette même année mourut à Pézenas l’un des compagnons de Molière, Pierre Réveillon de Chasteauneuf, membre de la troupe depuis 1647.
    → Le Chansonnier d’Assoucy, « L’Empereur du Burlesque », que Molière avait rencontré à Lyon l’année précédente, avait suivi la troupe à Pézenas, où il résidait au logis du Bât d’Argent.
    → C’est enfin à cette époque que sous l’influence conjuguée de Nicolas Pavillon, Évêque d’Alet, l’Abbé Voisin, confesseur du Prince, l’Abbé Roquette, l’Abbé Ciron et le Père Talon, qu’Armand de Bourbon rompit définitivement ses attaches avec Molière et retira sa protection à la troupe.
    → Les comédiens jouent à Narbonne de Février à Mai.
    → Le 26 Février, l’autorisation leur est accordée de jouer dans la grande salle de la Maison Consulaire.
    → Le 3 Mai est signé un accord entre Molière et Martin-Melchior Dufort.
    → La troupe se dirige vers Bordeaux, où, le 15 Août, Molière est parrain de Jean-Baptiste Martin, à la primatiale Saint-André.
    → Quittant Bordeaux, à la fin de l’Automne, les comédiens, recommandés par le lieutenant du Roi en Guyenne, se rendent à Agen où ils jouent au mois de Décembre, l’autorisation de représenter la comédie dans la salle haute de l’Hôtel de Ville leur ayant été accordée le 9 de ce mois.
    → Le 16, la troupe attirée par les États est à Béziers où La Grange signalera la création du Dépit Amoureux (cette pièce aurait été écrite par Molière d’après l’« Intéressé » de l’Italien Secchi).
    → « Les Lettres Provinciales », de Pascal.
Portrait de Monseigneur Claude de Rébé, Archevêque de Narbonne
Portrait de Monseigneur Claude de Rébé, Archevêque de Narbonne. Ecole française, XVIIe siècle. N°73 du catalogue

1657

  • Nouveau séjour de la troupe à Lyon.
    → Comédies données en faveur de l’Aumône Générale (6 Février, 1er Juin 1657) et de l’Hôtel-Dieu (19 Février, 4 Juin).
    → Molière et ses compagnons passent les mois d’été à Dijon.
    → En Novembre, Molière et Madeleine Béjart se rendent à Avignon et y rencontrent les peintres Pierre et Nicolas Mignard.
    → Les comédiens sont à Lyon en Décembre, Baptême, le 24, à Notre-Dame de la Blatière, de Jean-Baptiste Le Masson, avec Molière pour parrain.
    → Ils jouent pour les pauvres de l’Aumône Générale le 30 Décembre, puis le 27 Février 1658.
    → La troupe italienne du Petit Bourbon joue « Il Convitato di Pietra » (1657)

1658

  • Rouen, dernière étape sur le chemin de Paris où la troupe prépare son retour en louant, le 12 Juillet, le Jeu de Paume du Marais.
    → Le 20 Juin est donnée une représentation pour les pauvres de l’Hôtel-Dieu. Le 21 Août, un don en leur faveur constitue « le dernier témoignage de la vie errante de Molière et de ses compagnons ».
    → Retour définitif à Paris à la fin de l’été.
    → Représentation au Louvre, en présence du Roi (24 Octobre).
    → Installation au Théâtre du Petit Bourbon (12 Novembre), en alternance avec les Comédiens Italiens.
    → Grâce à l’Abbé Daniel de Cosnac, aumônier de Gaston d’Orléans, Molière obtient la protection du Prince, sa troupe devient « Troupe de Monsieur ».

1659

  • « Les Précieuses Ridicules » (18 Novembre).
    → Début du registre de Charles Varlet dit La Grange.

1660

  • « Sganarelle ou le Cocu Imaginaire » (28 Mai).
    → Démolition du Petit Bourbon et installation au Palais Royal (Novembre).
    → Procès contre le libraire Jean Ribou pour impression illégale du Cocu Imaginaire.
    → Satire I, de Boileau.
    → Mariage de Louis XIV,

1661

  • Échec de Don Garcie de Navarre (4 Février) mais succès de l’École des Maris (24 Juin). Représentation des Fâcheux à Vaux chez le Surintendant Fouquet (17 Août). Molière habite rue Saint-Thomas du Louvre.
    → Mort de Mazarin
    → Naissance du Dauphin
    → Début des travaux de Versailles. Arrestation de Fouquet.
    → Lulli est nommé « Surintendant et compositeur de la musique du Roi… ».
    → Racine à Uzès.
Page du registre d'état civil de l'année 1654 portant mention du décès de Jean-François Sarrasin.
Page du registre d'état civil de l'année 1654 portant mention du décès de Jean-François Sarrasin. N°81 du catalogue
Page du registre d'état civil de l'année 1656 portant mention du décès du comédien Pierre Réveillon de Chasteauneuf
Page du registre d'état civil de l'année 1656 portant mention du décès du comédien Pierre Réveillon de Chasteauneuf. N°81 du catalogue

1662

  • Molière épouse Armande Béjart « âgée de vingt ans environ… » (20 Février).
    → Premier séjour de la troupe à la Cour. Le Roi accorde aux comédiens deux gratifications (Mai – Août).
    → L’École des Femmes (26 Décembre).
    → Colbert ministre.
    → Mort de Pascal.
    → « Mémoires » de La Rochefoucauld.

1663

  • Début de la longue querelle de l’École des Femmes.
    → Critique de l’École des Femmes (1er Juin).
    → L’impromptu de Versailles (14 Octobre).
    → Violentes attaques de Donneau de Visé, Boursault et Montleury.
    → Début du registre de La Thorillière.

1664

  • Naissance du fils de Molière, Louis (19 Janvier), baptisé le 28 Février. Le parrain sera Louis XIV, la marraine, Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans.
    → Le Mariage forcé (29 Janvier).
    → Les Plaisirs de l’Île Enchantée (Mai).
    → Les trois premiers actes de Tartuffe sont joués sous le titre « l’Hypocrite » (12 Mai).
    → Début de l’« affaire Tartuffe ». Molière subit les attaques de la Compagnie du Saint Sacrement.
    → Molière joue « La Thébaïde », première œuvre de Racine.
    → Difficultés entre Molière et Armande Béjart.
    → « Satire II » de Boileau.
Portrait de Nicolas Pavillon, évêque dAlet
Portrait de Nicolas Pavillon, évêque dAlet. Gravure, par J.-E. Desrochers. N°82 du catalogue

1665

  • Don Juan ou le Festin de pierre (15 Février).
    → Naissance d’Esprit-Madeleine, fille de Molière, baptisée le 4 Août.
    → L’Amour Médecin (15 Septembre).
    → La Troupe de Molière est placée sous le patronage de Louis XIV.
    → Premières attaques de la maladie (27 Décembre).
    → Mort de Poussin.
    → Début des travaux de la Colonnade du Louvre, par Claude Perrault.
    → « Maximes » de La Rochefoucauld.

1666

  • Le Misanthrope (4 Juin).
    → Le Médecin malgré lui (6 Août).
    → Mélicerte (2 Décembre).
    → Séparation temporaire d’Armande et de Molière, qui se retire à Auteuil.
    → Mort d’Anne d’Autriche.
    → Mort du Prince de Conti.
    → Début des travaux du Canal du Midi.

1667

  • La Pastorale comique (5 Janvier).
    → Le Sicilien ou l’Amour Peintre (14 Février).
    → Interdiction de Tartuffe (5 Août).
    → Le 8, La Thorillière et La Grange portent un placet au Roi, alors au siège de Lille.
    → Maladie de Molière (Avril – Mai – Septembre).
    → « Andromaque » de Racine.
Réplique du fauteuil de Molière chez le barbier Gély.
Réplique du fauteuil de Molière chez le barbier Gély. N°118 du catalogue

1668

  • Amphitryon (13 Janvier).
    → Georges Dandin ( 18 Juillet).
    → Échec de l’Avare (9 Septembre).
    → Aggravation de l’état de Molière.
    → Traité d’Aix-La-Chapelle.
    → Mort de Nicolas Mignard
    → « Les Plaideurs », de Racine.
    → « Livre I des Fables », de La Fontaine.

1669

  • Mort de Jean II Pocquelin, père de Molière (25 Février).
    → La Gloire du Dôme du Val de Grâce (23 Mars).
    → Monsieur de Pourceaugnac (Septembre).
    → Achèvement de la colonnade du Louvre.
    → « Britannicus », de Racine.

1670

  • Les Amants Magnifiques (4 Février).
    → Le Bourgeois Gentilhomme (14 Octobre).
    → Rapprochement de Molière et d’Armande Béjart.
    → Pamphlet de Le Boulanger de Chalussay : « Elomire Hypocondre ou les Médecins vengés » (Elomire étant l’anagramme de Molière).
    → « Bérénice », de Racine.
Portrait de Charles Coypeau dAssoucy.
Portrait de Charles Coypeau dAssoucy. N°126 du catalogue

1671

  • Psyché (17 Janvier).

    → Les Fourberies de Scapin (24 Mars)
    → La Comtesse d’Escarbagnas (2 Décembre).
    → La Cour est installée à Versailles.
    → Lulli crée l’Opéra, rue Mazarine.
    → « Bajazet », de Racine.

1672

  • Molière a cinquante ans.
    → Mort de Madeleine Béjart, âgée de cinquante quatre ans, inhumée à Saint-Paul, le 19 Février.
    → Les Femmes Savantes (11 Mars).
    → Molière s’installe rue de Richelieu (26 Juillet).
    → Naissance de Pierre, fils de Molière, (le 15 Septembre), baptisé le 1er Mort, le 11 de ce même mois, « à l’âge de 27 jours ».
    → Brouille avec Lulli.

1673

  • Le Malade Imaginaire (10 Février).
    → Mort de Molière, le 17.
    → Le 20, Armande Béjart adresse une requête à l’Archevêque de Paris, qui autorise la sépulture ecclésiastique.
    → Le 21, Molière est enterré, de nuit, au cimetière Saint Joseph. Reprise des représentations (24 Février).
    → Lulli transfère ‘Académie de Musique au Théâtre du Palais Royal (21 Mars).
    → La troupe s’installe à l’Hôtel Guénégaud, puis fusionne avec les comédiens du Marais (Mai – Juin).

1677

  • Remariage d’Armande Béjart avec Isaac François Guérin, officier de la Maison du Roi (31 Mai).

1680

  • Le Roi réunit les troupes de l’Hôtel Guénégaud et de l’Hôtel de Bourgogne, donnant ainsi naissance à la Comédie Française (21 Octobre).

1792

  • Les restes présumés de Molière et de La Fontaine sont transportés à la Mairie du IIIe Déposés ensuite au couvent des Petits-Augustins, ils furent, en 1817, transférés au cimetière du Père Lachaise.
Portrait de Jean-François CAILHAVA
Portrait de Jean-François CAILHAVA. N°139 du catalogue

A – Molière. 1622-1673

  1. Troupe de comédiens italiens en costume de scène.
    → Huile sur toile. (1,710 x 1,180).
    → École française. Attribué à François BUNEL le Jeune (1522-1595). Fin du XVIe siècle.
    → Béziers, Musée des Beaux-Arts.
  2. « Le vray portrait de Mr de Molière en habit de Scarganelle ».
    → Par SIMONIN. XVIIe siècle.
    → Paris, Bibliothèque Nationale.
  3. Molière.
    → Réplique en bronze du buste par Jean-Antoine HOUDON (1741-1828), conservé au Foyer de la Comédie Française. XIXe siècle. (0,680 x 0,490).
    → Paris, collection Robert MANUEL, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française.
  4. Fauteuil de malade.
    → Daté de 1661. (Tapisserie moderne). (1,260 x 0,690 x 0,500). Le dossier s’incline au moyen d’une crémaillère. A l’extrémité des bras, supports métalliques coulissants destinés à recevoir une tablette.
    → Château de Villevieille, Gard.
  5. Molière en costume d’acteur tragique.
    → École Française, XVIIe siècle. (Attribué à Ferdinand ELLE).
    → Huile sur toile. (1,000 x 0,800).
    → Marseille, Musée Cantini.
  6. Arbre généalogique de Molière.
    → Établi d’après Madeleine JURGENS et Élisabeth MAXFIELDMILLER, Cent ans de recherches sur Molière.
    → Paris, S.E.V.P.E.N., 1963.
  7. Chronologie de la vie de Molière.
  8. Signatures figurant au bas du Contrat de mariage de Jean II POCQUELIN et Marie CRESSÉ. (Les parents de Molière (22 Février 1621)).
    → Paris, Archives Nationales, Minutier Central, CV, 549.
    → On reconnaît notamment les noms de Agnès MAZUEL, grand-mère paternelle de Molière, et de Marie ASSELIN, sa grand-mère maternelle.
  9. Le quartier des Halles à Paris.
    → D’après le plan de BULLET (1676).
    → Extrait de Madeleine JURGENS, cit. (cf. n° 6).
    → En 1 : le Pavillon des Cygnes, maison natale de Molière, à l’angle des rues Saint-Honoré et des Vieilles-Étuves.
  10. Molière enfant.
    → Par Adrien-Etienne GAUDEZ (1845-1902).
    → Bronze. (0,550 x 0,450). XIXe siècle.
    → Paris, collection Robert MANUEL, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française.
  11. Vue du Collège de Clermont.
    → Gravure. XVIIIe siècle. Paris,
    → Musée Carnavalet.
  12. Signatures figurant au bas de l’acte de fondation de l’Illustre Théâtre. (30 Juin 1643).
    → Reproduction d’après une photographie ancienne, l’original ayant disparu.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → Cf. JURGENS, p. 224 à p. 226.
  13. Louis XIV en 1658.
    → Gravure de Nicolas de POILLY le vieux (1626-1696), d’après Nicolas MIGNARD, dit MIGNARD d’Avignon (1606-1668).
  14. Pierre CORNEILLE.
    → (1606-1684).
    → Détail du portrait par LEBRUN.
  15. Jean de LA FONTAINE.
    → (1621-1695).
    → Détail de la peinture de LARGILLIERE.
    → Versailles, Musée du Château.
  16. Nicolas BOILEAU.
    → (1636-1711).
    → Détail de la peinture de Hyacinthe RIGAUD.
    → Musée de Versailles.
  17. Jean RACINE.
    → (1639-1699).
    → Détail du tableau de SANTERRE.
  18. Jean-Baptiste LULLY.
    → (1632-1687).
    → Surintendant de la Musique du Roy, gravure par Jean-Baptiste BONNART, peintre du roi et graveur (1654-1726).
  19. Molière en costume d’acteur tragique.
    → dans « La Mort de Pompée » de Corneille, par Nicolas MIGNARD (1606-1668).
    → Peinture conservée au Foyer de la Comédie Française. Détail.
  20. Madeleine BEJART.
    → Dans le rôle de Madelon des Précieuses Ridicules.
    → Peinture sur marbre.
    → Paris, Bibliothèque Nationale, Collection Kugel.
  21. La Troupe de Molière en 1658.
    → Montage d’après des documents du XIXe siècle.
    → Extrait de Sylvie CHEVALLEY, Album Théâtre Classique, Paris, Gallimard, 1970, p. 75.
  22. Femmes de la troupe de Molière.
    → Neuf gravures extraites de « Les comédiennes de Molière », par Arsène HOUSSAYE, Paris, 1879.
    → Pézenas, collection particulière.
    → De haut en bas et de gauche à droite : Molière, Madeleine BEJART, Armande BEJART, Mesdemoiselles BEAUVAL, Geneviève BEJART, Louise LAFORET (servante de Molière) Mesdemoiselles Marquise-Thérèse de GORLE, de LA GRANGE, du CROISY.
  23. Les logis de Molière à Paris, de 1658 à 1673.
    → Plan de BULLET (1676).
    → Extrait de Madeleine JURGENS, cit.
  24. Costume d’Arnolphe de l’École des Femmes.
    → Paris, Comédie Française.
  25. Molière méditant.
    → Par Albert CARRIER-BELLEUSE, (1824-1887). Terre cuite. (0,730 x 0,430). XIXe siècle.
    → Paris, collection Robert MANUEL, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française.
  26. Portrait de Jean-Baptiste POCQUELIN de Molière.
    → Gouache sur bois. (0,184 x 0,145). École Française. XVIIe siècle.
    → Orléans, Musée des Beaux-Arts.
  27. Portrait de Mademoiselle Molière.
    → (Armande BEJART).
    → Gouache sur bois. (0,184 x 0,140). Ecole Française. XVIIe siècle.
    → Orléans, Musée des Beaux-Arts.
  28. Charles VARLET dit LA GRANGE.
    → Gravure (1857), par Frédéric HILLEMACHER (1811-1886), d’après l’édition des œuvres de Molière de 1682.
    → Sur La Grange, consulter le n° 31.
  29. Mention de l’extrait baptistère de Charles VARLET, sieur de LA GRANGE.
    → Paris, Archives Nationales, Minutier Central, CXIII, 143.
    → Né à Montpellier en 1635, LA GRANGE fut baptisé en l’église Notre-Dame des Tables de cette ville, le 8 Mars 1636.
    → Il entra en 1659 dans la Troupe de Molière. LA GRANGE mourut à Paris le 1er Mars 1692.
  30. Registre de La Grange.
    → (1659-1685).
    → Fac simile.
    → Éditions Minkoff, Genève, 1972.
    → 197 feuillets.
    → Ouvert à la page du 17 Février 1673, date de la mort de Molière, marquée par La Grange d’un losange gris : Ce mesme jour après la Comédie sur les 10 heures du soir Monsieur de Molière mourust dans sa maison rue de Richelieu, ayant joué le roosle dud Malade Imaginaire fort incommodé d’un rhume et fluction sur la poitrine qui luy causoit une grande toux de sorte que dans les grans effortz quil fist pour cracher il se rompit une veyne dans le corps et ne vescut pas demye heure ou trois quartz d’heure depuis lad. veyne rompue et son corps est enterré à St Joseph ayde de la paroisse St Eustache. Il y a une tombe eslevée d’un pied hors de terre ».
  31. Sylvie CHEVALLEY : Note sur La Grange et son Registre.
    → Genève, Minkoff, 1972.
  32. Premier registre de LA THORILLIÉRE.
    → (6 Avril 1663 – 6 Janvier 1664).
    → Publié par Georges MONVAL.
    → Paris, Librairie des Bibliophiles, 1890.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → François LENOIR, sieur de LA THORILLIERE (1626-1680) était entré dans la troupe du Palais Royal en 1662. Il y remplit certaines fonctions administratives, qui donnèrent lieu à l’établissement de deux registres. Le second registre de La Thorillière couvre la période du 11 Janvier 1664 au 6 Janvier 1665.
    → Le Registre d’HUBERT va du 29 Avril 1672 au 21 mars 1673.
  33. Molière en Saint-Jean-Baptiste, tenant Don Juan dans la main gauche.
    → Miniature sur vélin. (0,190 x 0,150). École Française, après 1665.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  34. Frontispice du Malade Imaginaire.
    → Gravure de Jean SAUVE, d’après Pierre BRISSART, pour l’édition de 1682 des Œuvres de Molière.
    → Voir n° 40.
  35. Costume d’Argan, du Malade imaginaire.
    → Paris, Comédie Française.
  36. Représentation à Paris du Malade imaginaire.
    → (19 Juillet 1674).
    → Gravure par un des LE PAUTRE, 1676.
  37. Mort de Molière.
    → Par Charles DEBACQ (1804-1853).
    → Musée de Versailles.
  38. Jean ANOUILH : Aujourd’hui 17 Février, mort de Molière.
    → Paris Match.
    → Photographies réalisées à Pézenas et dans les environs. (On reconnaît la rue de la Foire et la porte de l’hôtel de Grave, rue du Château).
  39. Le mausolée de Molière au cimetière du Père-Lachaise.
    → Lithographie (0,263 x 0,190). XIXe siècle.
    → Pézenas, collection particulière.
  40. Les Œuvres de Monsieur Molière.
    → Édition établie par VINOT, Paris, chez Denis Thierry, Claude Barbin, Claude Trabouillet, 1682. 6 volumes.
    → Réimpression Minkoff, Genève, 1973.
  41. Les Œuvres de Monsieur Molière.
    → Amsterdam, Henri Wetsein, 1691-1693.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  42. Vie de Monsieur de Molière.
    → Par Jean-Léonor LE GALLOIS, Sieur de GRIMAREST.
    → Paris, Le Fébure, 1705.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  43. Suite d’estampes des principaux sujets de Molière.
    → Six gravures d’une série de huit, par Tiburce de MARE (1840-1900) d’après Charles COYPEL (1694-1752).
    → Paris, Vve Lefilleul, s.d.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → On reconnaît, outre le portrait de Charles COYPEL, des scènes extraites des pièces suivantes :
    → – L’École des femmes (V,3).
    → – Georges Dandin, (III, dernière scène).
    → – Monsieur de Pourceaugnac (1,8).
    → – Psiché (IV, 3).
    → – Les Femmes Savantes (III, 2).
    → Voir aussi nos 175 et 178.
  44. Œuvres de Molière.
    → Notice de Sainte-Beuve. Paris, Dubachet et Cie, 1835.
    → Pézenas, collection particulière.

B – Molière en Languedoc

  1. Carte de l’itinéraire Provincial de Molière, (1645-1658).
    → Par Jean NOUGARET et Jean CALDERON, d’après Madeleine JURGENS, op. cit.
  2. Chronologie du Séjour en Province de Molière.
    → Établie d’après Madeleine JURGENS, cit.
  3. Arrivée de comédiens au Mans.
    → Par Jean-Baptiste de COULON (XVIIe-XVIIIe siècles).
    → Peinture illustrant le Roman Comique de Scarron.
    → Le Mans, Musée de Tessé.
    → Voir aussi n° 177.
  4. Frontispice de « Histoire des Antiquitez et Comtes de Carcassonne ».
    → Par Guillaume BESSE, Béziers, 1645.
  5. Lettre du Comte de BRETEUIL aux Consuls d’Albi,
    → (Carcassonne, 9 Octobre 1647).
    → Fac simile.
    → Archives communales d’Albi, AA 40.
    → « …Estant arrivé en ceste ville j’ay trouvé la troupe des comédiens de Monsieur le duc d’Espernon… Ceste troupe est remplie de fort honnestes gens et de très bons acteurs qui méritent estre recompensez de leurs peines…
    → Texte intégral publié dans Madeleine JURGENS, op. cit. p. 294.
  6. Plan de la ville de Narbonne.
    → Extrait de « Plans et profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France… » par TASSIN, 1634.
    → Montpellier, collections de la Société Archéologique.
  7. Acte de baptême de Jean fils d’Anne.
    → (Narbonne, 10 Janvier 1650).
    → Fac simile.
    → Archives communales de Narbonne, registre paroissial de Saint-Paul, GG I, f° 398.
    → Le parrain était Molière la marraine Catherine Leclerc du Rozay, future Catherine de Brie.
    → Le 26 (ou 27) Décembre de l’année précédente, Madeleine Béjart avait été marraine, toujours à Saint-Paul de Charles-Madeleine ANDRE, fille de comédiens (Ibidem f° 297 v°).
    → Pour la transcription de ces actes, cf. JURGENS, cit. p. 304 et 305.
  8. Délibération des Consuls de Narbonne.
    → Portant autorisation aux comédiens du Prince de CONTI de jouer dans la grande salle de la Maison Consulaire. (Narbonne, 26 Février 1656).
    → Fac simile.
    → Archives communales de Narbonne, BB 23, f° 541 v°.
    → cf. JURGENS, op. cit. p. 316.
  9. Vue cavalière de Montpellier.
    → Extraite de la Topographie Galliae de Mathieu MERIAN le Jeune (1621-1687), Francfort, 1657.
  10. Acte de baptême de Jean-Baptiste DUJARDIN.
    → Avec Molière pour parrain. (Montpellier, 6 Janvier 1654).
    → Fac simile.
    → Archives communales de Montpellier, registre paroissial de Saint- Firmin GG 218, f° 68, v°.
    → cf. JURGENS, op. cit. p. 310.
  11. Le Ballet des Incompatibles à huit entrées…
    → Montpellier, Daniel PECH, 1655.
    → Précédé d’une notice par Paul LACROIX (Bibliophile JACOB).
    → Réédition, Genève, Gay et Fils, 1868.
    → Montpellier, Bibliothèque Municipale, L 2329 (7).
    → Dans ce ballet, dansé en 1654 à Montpellier, en l’honneur du Prince et de la Princesse de CONTI, figurait, avec Molière (en « harengère ») et sa troupe, la « fleur des gentilshommes qui faisaient partie de la maison du Prince de CONTI ou qui avaient été convoqués aux États de Languedoc ». (Paul LACROIX).
  12. Molière, son séjour à Montpellier en 1654-1655.
    → Par Louis de LA PIJARDIÈRE.
    → Montpellier, Cristin, Serre et Ricome, 1887.
  13. Vue de Béziers en 1789.
    → Par Jean-Jacques de LUSSE.
    → Montpellier, collections de la Société Archéologique.
  14. Délibération des États de Languedoc.
    → (Béziers, 16 Décembre 1656). Au sujet des billets gratuits offerts par les comédiens pour entrer à la comédie.
    → Fac simile.
    → Montpellier, Archives Départementales de l’Hérault, Série C. 7118.
    → cf. JURGENS, p. 320.
  15. Le Dépit Amoureux.
    → Premier volume des œuvres de Monsieur Molière. Edition de 1682.
    → Réimpression Minkoff, Genève, 1973.
    → Voir n° 40.
  16. Frontispice du Dépit Amoureux.
    → Gravure de Jean SAUVE d’après Pierre BRISSART, pour l’édition de 1682 des Œuvres de Molière.
    → Voir n° 40.
  17. Frontispice du Dépit Amoureux.
    → Gravure de Laurent CARS (1699-1771), d’après François BOUCHER (1703-1770), pour l’édition de 1734 des Œuvres de Molière, 1er
  18. Costume de jeune première.
    → Paris, Comédie Française.

C – Molière et Pézenas

  1. Portrait d’Armand de BOURBON, Prince de CONTI.
    → (Paris, 1629 – Pézenas, 1666).
    → École Française, XVIIe siècle. (1,050 x 0,830).
    → Nîmes, Musée du Vieux Nîmes.
  2. Portrait d’Anne-Marie MARTINOZZI, Princesse de CONTI.
    → Peinture anonyme.
    → Musée de Versailles.
    → Anne-Marie MARTINOZZI, nièce de MAZARIN, était Surintendante de la Reine lorsqu’elle épousa, en 1654, Armand de BOURBON, Prince de CONTI, frère du Grand Condé.
  3. « Madame la Princesse de Conti douairière ».
    → Gravure et tissage de fils d’or et d’argent. Papier imprimé et découpé.
    → Cadre d’époque (0,285 x 0,215). XVIIe siècle.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  4. La Grange-des-Près.
    → État actuel.
  5. « Plan des bâtiments de la Grange-des-Près, de Pézenas ». 1738.
    → Montpellier, Archives Départementales de l’Hérault, C 7930.
  6. Clef de la poterne de la Grange-des-Près.
    → XVIIe siècle. (0,155 x 0,075).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  7. Molière à la Grange-des-Près.
    → Montage photographique par Marc HUYGHE, photographe à Pézenas.
    → Adissan, collection particulière.
    → Cet hommage à Molière est constitué par la surimpression des images du monument élevé en 1897 par Jean-Antoine INJALBERT (voir n° 153) et de la grille du portail d’entrée de la Grange-des-Près, (XIXe siècle).
  8. Escalier de l’hôtel de Conti.
    → 34, rue de Conti. Première moitié du XVIIe siècle.
  9. Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon (Gard).
    → Le Prince de Conti y fut inhumé en 1666.
  10. Session des États Généraux de Languedoc en 1704.
    → Gravure par Bernard PICART (1673-1733).
    → (0,585 x 0,600).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  11. Portrait de Monseigneur Claude de REBE.
    → Archevêque de Narbonne de 1629 à 1659, Président-né des États de Languedoc. (0,645 x 0,545). En haut à gauche, armoiries de Mgr de REBE : écartelé au 1 et 4 d’or à trois merlettes de sable posées 2 et 1, au 2 et 3, d’or à une fasce ondée de gueules, en cœur, de gueules à trois chevrons d’argent.
    → Narbonne, Basilique Saint-Just.
  12. Recueil des tiltres qualités, blazons et armes des seigneurs barons des Estats généraux de la Province de Languedoc… par Jacques BEJART, 1654.
    → Comédien également le graveur Jacques BEJART composa ce recueil d’armoiries à l’occasion de la tenue à Montpellier des États-Généraux, réunis par le Prince de CONTI. (Cf. n° 55).
  13. Portrait de Daniel de COSNAC.
    → (v. 1630-1708).
    → Gravure de Jean BOULANGER (v. 1606 – v. 1680) d’après Claude LEFEBVRE (1632-1675).
    → Chantilly, Musée Condé.
    → Évêque de Valence et Die en 1655, Daniel de COSNAC devint aumônier de Monsieur, Frère du Roi, en 1658, puis Archevêque d’Aix (1687).
    → Ses Mémoires furent publiés en 1852.
    → (Sur le rôle joué par Daniel de COSNAC, cf. chronologie).
  14. Jean-François Sarrasin (1614-1654)
    → Reproduction de la gravure par François INGOUF le Jeune (1747-1812), d’après une peinture de Robert NANTEUIL (1623-1678).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → SARRASIN est né à Caen en 1614 (baptême le 25 Décembre).
    → Son père, Roger SARRASIN, avocat du Roi en la Vicomté de Caen, avait épousé, le 16 Janvier 1612, Catherine du MONT.
    → Le Secrétaire d’État de CHAVIGNY, puis la Princesse Sophie, fille du Roi de Bohême, le protégèrent dans ses débuts littéraires. Il devint Secrétaire des Commandements du Prince de CONTI qui l’entraîna à sa suite à La Grange-des-Près. SARRASIN mourut à Pézenas le 6 Décembre 1654, « d’une fièvre chaude, conséquence, dit-on d’un coup de pincette que CONTI lui porta à la tempe pour s’être mêlé d’une affaire qui lui déplaisait » (ALLIES d’après SEGRAIS). Son corps fut inhumé dans le chœur de la Collégiale Saint-Jean.
    → Henri MARTIN a pu écrire de lui : « il a eu toutes les qualités de l’écrivain, moins le souffle qui fait le génie ».
  15. Les Œuvres de Monsieur SARRASIN.
    → Paris, Bilame, 1663.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  16. Les Œuvres de Monsieur SARRASIN.
    → Paris, Nicolas Le Gras, 1685.
    → 2 volumes. Reliure aux armes de LE FEVRE DE CAUMARTIN (d’azur à cinq fasces d’argent).
    → Montpellier, collection particulière.
  17. Hôtel de Pastré.
    → Cours Jean-Jaurès (ancien cours Molière). Première moitié du XVIIe siècle.
    → Maison mortuaire de Jean-François SARRASIN.
    → Voir n° 76.
  18. Épitaphe de Jean-François SARRASIN.
    → Par l’écrivain piscénois JUVENEL de CARLENCAS, 1726.
    → D’après Albert-Paul ALLIES, Une ville d’États.
    → Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles, 1ère édition.
    → Paris, Flammarion, 1908, p. 198.
    → L’épitaphe fut gravée, mais disparut lors de l’écroulement de l’église Saint-Jean, en Janvier 1733.
  19. Registre d’état civil.
    → Portant mention du décès de Jean-François SARRASIN, le 6 Décembre 1654.
    → Archives communales de Pézenas, GG 3.
    → Sur le même document figure, à la date du 18 Février 1656, la mention du décès du comédien Pierre Réveillon de Chasteauneuf, membre de la troupe depuis 1647, mort à Pézenas.
    → Voici la transcription des deux actes.
    → 1) « Le sixième Jean de SARRAZIN Intendant chez Monseigneur le Prince de CONTY à la grande Église et dans le chœur » (En marge Jean SARRAZIN) (f° 255 v°).
    → 2) « Le dixhuictième a été enterré dans l’esglise ung comédien du Prince de CONTY appellé Chasteauneuf ». (En marge comédien Casteauneuf) (f° 262).
  20. Portrait de Nicolas PAVILLON Évêque d’Alet.
    → Gravure par Etienne-Jehandier DESROCHERS (1668-1741). (0,150 x 0,105).
    → Carcassonne, Archives Départementales de l’Aude.
    → Né à Paris en 1597, mort à Alet (Aude) en 1677, il fut évêque de ce diocèse en 1639. Son influence directe sur le Prince de CONTI aboutit à l’abandon de la protection que le Prince assurait à la troupe de Molière depuis 1653. Ce prélat, qui refusa en 1661 de signer le Bref d’Alexandre III portant condamnation du Jansénisme, s’opposa à Louis XIV, dans l’affaire de la Régale (1673).
  21. La fortune politique de Pézenas.
    → Chronologie sommaire.
    → Extraits de : Claude ALBERGE, Michel CRISTOL, Jean NOUGARET.
    → Guide de Pézenas. Montpellier 1965.
  22. Gouvernement de Pézenas.
    → Extraits de « Plans et profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France… par TASSIN, 1634. (0,150 x 0,105).
    → Pézenas, collection particulière.
  23. Vue cavalière de Pézenas.
    → Extrait de « Plans et profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France… », par TASSIN, 1634, (0,150 x 0,105).
    → Adissan, collection particulière.
  24. Vue cavalière de Pézenas.
    → Extraite de la Topographie Galliae de Mathieu MERIAN le Jeune (1621-1687), Francfort, 1657.
  25. Pézenas vers 1650.
    → Plan établi par Jean NOUGARET et Jean CALDERON.
    → Apparaissent sur ce document le tracé des enceintes du XIVe siècle et de 1597 et l’emplacement de certains monuments disparus (cf. n°5 88 à 91).
  26. Façade antérieure de la Maison Consulaire.
    → (Actuel Tribunal de Commerce), XVIe siècle, avant sa reconstruction en 1773.
    → Archives communales de Pézenas, non coté.
  27. L’église collégiale Saint-Jean avant sa destruction en 1740.
    → Détail de la vue cavalière de Pézenas, extraite de la Topographie Galliae de Mathieu MERlAN le Jeune (1621-1687), Francfort, 1657.
  28. Le « Quay ».
    → Promenade surélevée, construite en 1627 par le Connétable Henri II de MONTMORENCY sur l’emplacement des fossés de la fortification médiévale, rendue inutile par l’établissement de l’enceinte de 1597. Détruit en 1884.
    → Reproduction d’une photographie ancienne.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  29. La halle couverte.
    → Construite en 1538, détruite en 1884.
    → Reproduction d’après une photographie ancienne.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  30. Promenoir de l’ancien Collège des Oratoriens.
    → Actuel Hôtel de Ville. XVIIe siècle.
  31. Ghetto, état actuel.
    → Formé des rues de la Juiverie et des litanies.
  32. Rue de la Foire, ancienne rue Droite.
    → Cette voie, parallèle à l’enceinte médiévale, empruntée obligatoirement par les cortèges était également bordée, en période de foires, de tables et d’étalages divers.
    → La rue de la Foire, véritable témoin archéologique, a conservé intact son aspect classique.
  33. Porte de la chapelle des Pénitents-Noirs.
    → Rue Henri-Reboul, 1590.
    → Les États Généraux de Languedoc siégèrent à plusieurs reprises dans cette chapelle. Vendue comme bien national à la Révolution, elle fut transformée en Théâtre au début du XIXe siècle.
  34. Porte biaise.
    → (v. 1600).
    → Imitation de l’antique (Triglyphes et métopes, ornées de bucrânes et de rosaces).
    → La position biaise du linteau et des supports témoigne d’une tentative d’effet perspectif, destiné au passant venant de la Porte Faugères.
  35. Maison.
    → Rue des Chevaliers de Saint-Jean. (v. 1600).
    → (Cet édifice est improprement appelé « Maison des Commandeurs »).
  36. Porte de l’hôtel Montmorency.
    → Rue Henri-Reboul, élevé vers 1600 près de la nouvelle enceinte, (1597) par le Connétable Henri I de Montmorency.
  37. Escalier.
    → 11, rue Triperie-Vieille, premier quart du XVIIe siècle.
    → Premier exemple de l’apparition à Pézenas de l’« escalier ouvert » né de la fusion de l’escalier sur cour et de la galerie le reliant aux appartements sur rue, formule en usage au début du XVIe siècle.
  38. Boutiques.
    → Rue Triperie-Vieille, XVIIe siècle.
    → Exemple caractéristique de la boutique à étal de pierre latéral. Un auvent en bois assurait la présentation de la marchandise et la fermeture.
  39. Impasse Simon Ducros.
    → (Ancien cul-de-sac de l’École Vieille).
    → Au fond de l’impasse, porte de l’hôtel de Plantavit, v. 1630.
  40. Maison, rue Albert-Paul ALLIES.
    → (Autrefois de l’École Vieille).
    → Exemple de maison bourgeoise piscénois du milieu du XVIIe siècle.
  41. Hôtel d’Astanières.
    → Rue Alfred-Sabatier (autrefois rue de la Boucherie). XVIIe siècle.
  42. Molière à Pézenas.
    → Chronologie sommaire.
  43. Quittance autographe de Molière.
    → (Pézenas, 17 Décembre 1650).
    → Fac simile.
    → Montpellier, Archives Départementales de ‘Hérault. Série C, non coté.
    → cf. JURGENS, p. 306.
  44. Molière : la Jalousie du Barbouillé.
    → (1646 ?).
    → Copie manuscrite.
    → Paris, Bibliothèque Mazarine.
  45. Molière : Le Médecin Volant.
    → (1655 ?).
    → Copie manuscrite.
    → Paris, Bibliothèque Mazarine.
    → Cette pièce, dont une tradition orale place la création à Pézenas, le 9 Novembre 1655, est inspirée de la farce de l’italien SCARAMOUCHE, jouée à Paris en 1647, « li Medico Volante ».
  46. Alphonse PAGES : Le Médecin Volant de Molière à Pézenas.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  47. Costume de soubrette.
    → Paris, Comédie Française.
  48. Le Jeu de la Paulme.
    → Gravure anonyme.
    → Paris, Hulpeau, XVIIe siècle.
  49. Emplacement du jeu de Paume de Pézenas.
    → État actuel.
    → Ce local, d’une superficie de 78 cannes, appartenait au XVIIe siècle, à Thomas de VILETE.
    → Il était situé entre les actuelles Place du Quatre-Septembre et rue Denfert-Rochereau.
  50. Le logis du Bât d’Argent.
    → Gouache par F. PERTUS. Illustration pour Fleuve d’Or, Route Enchantée, de Maurice CHAUVET. (0,170 x 0,210).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  51. Galerie sur jardin de l’hôtel d’Alfonce.
    → 36, rue de Conti. Première moitié du XVIIe siècle.
    → C’est dans cet hôtel qu’aurait eu lieu, le 9 Novembre 1655, dans les appartements du Prince de CONTI, la création du Médecin Volant, de Molière.
    → (v. n° 107).
  52. Acte notarié.
    → (Pézenas, 14 Mars 1656), portant la signature de Molière.
    → Montpellier, Archives Départementales de l’Hérault, Série II E 69/67, f° 45. Fac simile.
    → Par ce document, Marie de COURTIN reconnait devoir à « Magdeleine de BEJARD » la somme de 530 livres.
  53. Quittance autographe de Molière.
    → (Pézenas, 24 Février 1656). Fac simile.
    → Montpellier, Archives Départementales de l’Hérault, Série C, non coté.
    → cf. JURGENS, p. 316.
  54. Un nouvel autographe de Molière.
    → Par Louis de LA PIJARDIERE.
    → Montpellier, 1886.
  55. Maison et boutique du barbier GELY.
    → (v. 1650).
    → Place Gambetta, ancienne place du Marché au Bled, face à la Maison Consulaire, centre de la vie urbaine et commerçante de Pézenas au temps de Molière.
    → Voir aussi n° 174.
  56. Réplique du Fauteuil de Molière chez le barbier GELY.
    → (Bois, 1,755 x 0,620 x 0,450).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  57. Extrait de la Mosaïque du Midi.
    → 6e année, 1842, Toulouse, Paya, p. 142 à p. 145.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  58. Le Fauteuil de Molière.
    → Coupure du Charivari, non datée.
    → Pézenas, collection particulière.
  59. Notice sur le fauteuil de Molière.
    → Pézenas, Bonnet, 1836.
  60. Fauteuil de Molière conservé à Pézenas. Peint sur les lieux.
    → Lithographie de Napoléon THOMAS, 1836. (0,200 x 0,105).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  61. Molière à Pézenas chez le barbier GELY.
    → Gravure anonyme. (0,165 x 0,105).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  62. Molière chez son barbier.
    → Gravure de Émile-Pierre PICHARD d’après une peinture de Hégésippe VETTER (1820-1900). (0,305 x 0,265).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  63. Le barbier de Pézenas.
    → par Émile BLEMONT. Paris, Calmann-Lévy, 1877.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  64. Portrait de Charles COYPEAU D’ASSOUCY.
    → (1605-1675).
    → Frontispice de l’édition de 1858 de ses « Aventures burlesques » (Paris, Delahays).
    → Voir n° 127.
  65. Charles COYPEAU D’ASSOUCY.
    → Aventures burlesques. Paris, Delahays, 1858.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  66. Logis du Bât d’Argent.
    → 42, rue de CONTI. XVIIe siècle.
    → Unique témoin des très nombreuses hôtelleries que comptait la ville au XVIIe siècle. C’est ici que Molière et sa troupe accueillirent le chansonnier d’ASSOUCY, rencontré par eux à Lyon.
  67. Carte du rayonnement de la troupe de Molière autour de Pézenas.
    → d’après les traditions orales recueillies vers 1750, par l’écrivain Jean-François CAILHAVA.
    → Sont mentionnés les noms de Marseillan et Mèze, Montagnac, Gignac, Lavagnac.
  68. Anecdotes moliéresques.
    → Pages extraites de la première édition de « Une Ville d’États, Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles », d’Albert-Paul ALLIES (Paris, Flammarion, 1908).
    → Recueillies par Jean-François CAILHAVA (v. nos 139 et 140) ces anecdotes furent citées par Emmanuel RAYMOND (Galibert), en 1858 (v. no 142) puis par Albert-Paul ALLIES.
  69. Le Théâtre de Béziers.
    → par BONNET.
    → Béziers, Martel, 1657.
    → Paris, Bibliothèque Nationale, Département des Imprimés, Yf II 898.
  70. Les Amours de la Guimbarde.
    → Frontispice, gravure anonyme sur bois, extraite du « Théâtre de Béziers… » par BONNET.
    → Béziers, Martel, 1657. (Ne figure pas sur l’exemplaire n° 131).
    → D’après Albert et Paul FABRE, l’Hérault Historique, 1877, p. 101.
    → Cette pièce, écrite en 1620, à Béziers, a peut-être servi de source à Molière, pour la scène II de l’Acte I du Dépit Amoureux, où Marinette et Gros-René se disent adieu.
  71. Le Secret de ne payer jamais.
    → par Vital BEDENE.
    → Lyon, 1656 (?).
    → Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, 8° B II 714.
    → Il semble que cette œuvre du piscénois Vital BEDENE, dont Molière a pu avoir connaissance soit à Pézenas, soit à Lyon, a servi de modèle à la scène III de l’Acte IV de Don Juan, où Don Juan éconduit Monsieur Dimanche.
  72. Monsieur de Pourceaugnac.
    → Molière, Edition de Montaigion.
    → Paris, Testard, 1894.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → Ouvert à la scène VIII de l’Acte II.
    → Dans cette scène, Lucette, la « feinte languedocienne », accompagnée de ses enfants Françoun et Janet, reproche en dialecte piscénois, son inconstance et sa perfidie à Monsieur de Pourceaugnac.
    → D’autres expressions languedociennes, dialecte de Pézenas, se retrouvent dans de nombreuses œuvres de Molière…
  73. Portrait de Raymond POISSON.
    → Dans le rôle de CRISPIN, Gravure anonyme XVIIe siècle.
  74. Le Baron de La Crasse.
    → Par Raymond POISSON.
    → in les Œuvres de Monsieur POISSON, Paris, 1679.
    → Paris, Bibliothèque Nationale, Département des Imprimés, Yf 12 322.
    → Cette pièce fut représentée en 1662 à l’Hôtel de Bourgogne.
    → Raymond POISSON, auteur de nombreuses comédies, était par ailleurs, l’un des acteurs les plus prisés de ce théâtre.
    → A l’instar de Monsieur de Pourceaugnac, le Baron de La Crasse met en scène les ridicules d’un gentilhomme campagnard, sorte de hobereau de Province.
    → L’action se situe en Languedoc, dans un château des environs de Pézenas.
    → L’essentiel de la pièce reste le récit des mésaventures de Baron à la Cour.

D – Le mouvement moliériste et la Comédie Française à Pézenas

  1. Molière.
    → Gravure anonyme, XIXe siècle. (0,155 x 0,110).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  2. Assiette avec figure de Molière.
    → Par Edmond LACHENAL. XIXe siècle. (D. 0,115).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  3. Jean François CAILHAVA.
    → (1731 – 1813).
    → Paris, Institut de France, Archives de l’Académie Française, collection Moulin.
    → (0,132 x 0,82).
    → CAILHAVA recueillit le premier, en 1750, les traditions orales relatives aux séjours de Molière à Pézenas.
    → Il les publia en 1802, un an avant son élection à l’Académie Française, au Fauteuil de FLORIAN.
  4. Études sur Molière.
    → Par Jean-François CAILHAVA.
    → Paris, Debray, An X – 1802.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  5. La Casaque.
    → Farce inédite de Molière (1664).
  6. Histoire des pérégrinations de Molière dans le Languedoc.
    → Par Emmanuel RAYMOND.
    → Paris, Dubuisson, 1858.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  7. Portrait d’Albert-Paul ALLIES.
    → (1868-1935).
    → Photographie. (0,160 x 0,105).
    → Continuateur du mouvement moliériste à Pézenas, Albert-Paul ALLIES est le fondateur de l’Association « Les Amis de Pézenas » (1921).
  8. Une ville d’États, Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles.
    → Par Albert-Paul ALLIES.
    → Première édition, Paris, Flammarion, 1908.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  9. Molière chez CONTI.
    → Par Alfred COPIN.
    → Paris, Ollendorff, 1887.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  10. La Comédie Française à la Grange-des-Près (31 Juillet 1893).
    → Par Madame BELLAUD-DESSALLES.
    → Montpellier, Imprimerie Centrale du Midi, 1893.
  11. Médaille commémorative du Festival Molière.
    → (11 Août 1893).
    → Bronze. (D. 0,043).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  12. Comédiens Français ayant participé aux représentations données à Pézenas en 1893.:
    → (Photographies) : ALBERT-LAMBERT en Alceste (Le Misanthrope) ; Georges BERR en Macreton (L’Amour Médecin) ; COQUELIN Cadet en Trufaldin (L’Étourdi) ; DEHELY en Adraste (Le Sicilien).
    → Les rôles indiqués ne correspondent pas aux pièces représentées à Pézenas.
  13. Programme du Malade Imaginaire.
    → (1893).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  14. Bons de souscription Pour l’érection du monument à Molière.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  15. Programme.
    → Matinée donnée par la Comédie Française au bénéfice du Monument à Molière.
  16. L’Hérault artiste à Molière.
    → 1897. Maquette de couverture par le sculpteur Jean COSTA.
  17. Maquette du monument à Molière.
    → Par Jean-Antoine INJALBERT (1845-1933).
    → Terre-cuite (0,530 x 0,375).
    → Béziers, Musée des Beaux-Arts.
  18. Jean-Antoine INJALBERT.
    → (1845-1933).
    → Auteur du monument à Molière (1897).
    → Photographie (0,270 x 0,215).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  19. Les travaux du Monument à Molière.
    → Photographie d’époque (0,140 x 0,100).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  20. Inauguration du Monument à Molière.
    → (Août 1897).
    → Photographie d’époque (0,175 x 0,115).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  21. Souvenirs des Fêtes de Molière en 1897.
    → Documents divers : programmes, affiches, menus, éventails… etc.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain et Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  22. Tasse et verre souvenir de l’inauguration du monument à Molière.
  23. Août 1897.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  24. Comédiens Français ayant participé aux représentations données à Pézenas en 1897.
    → (Photographie) : MOUNET – SULLY en Jupiter (Amphitryon).
  25. COQUELIN Cadet.
    → Dans le rôle de Mascarille des Précieuses Ridicules. Photographie dédicacée à Albert-Paul ALLIES. (0,165 x 0,105).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  26. COQUELIN Cadet.
    → Photographie dédicacée au Docteur BASTARD. (0,165 x 0,115).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  27. COQUELIN Cadet.
    → Dans le rôle d’Argan du Malade Imaginaire.
    → Plâtre. (0,220 x 0,250 X 0,170).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
    → Il s’agit peut-être d’une réplique en plâtre du « Coquelin Cadet » par Léopold BERNSTAMM figurine en bronze de l’ancien musée du Luxembourg.
    → Voir aussi n° 176.
  28. COQUELIN Cadet en Argan.
    → Par Léopold BERNSTAMM (1859 – v. 1910).
    → Buste. Plâtre patiné (0,520 x 0,340).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  29. Masque de COQUELIN Cadet.
    → Par Jean COSTA (1903).
    → Terre-cuite. (0,220 x 0,140).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  30. Buste de COQUELIN Ainé.
    → Par Auguste MAILLARD (1864-?).
    → Plâtre. (0,500 x 0,350).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  31. Comédiens Français ayant participé aux représentations données à Pézenas en 1922.
    → (Photographies) : CROUE en Scapin (Les Fourberies de Scapin) ; Andrée de CHAUVERON en Madame Jourdain ; (Le Bourgeois Gentilhomme), avec Louis SEIGNER en Monsieur Jourdain et Béatrice BRETTY en Nicole SIBLOT en Harpagon (L’Avare) ; NIZAN en Marianne (L’Avare) ; Marie BELL en Célimène (Le Misanthrope) ; Béatrice DUSSANE en Tomette (Le Malade Imaginaire).
  32. La gazette de Molière.
    → (9 Juillet 1922).
    → Numéro unique du journal consacré à Molière à l’occasion des Fêtes du Tricentenaire de sa naissance.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  33. Programme du Festival Molière de 1922.
    → Portant les signatures autographes des comédiens français.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
    → Dans la vitrine, maquette originale, gouache sur papier, de la couverture du programme par le peintre biterrois L.R. GUIRAUD.
  34. Comédiens Français ayant participé aux représentations données à Pézenas en 1947.
    → (Photographies) : CHAMBREUIL en Sottenville (Georges Dandin) ; Paul-Émile DEIBER en Molière (La Troupe du Roy) ; Denise GENCE en Madame Pernette (Le Tartuffe) ; LE GOFF en garde (Le Misanthrope) ; Denis d’INES en Harpagon(L’Avare) ; Robert MANUEL en Mascarille (Les Précieuses Ridicules) ; Jean WEBER en Acaste (Le Misanthrope).
  35. Comédiens Français ayant participé aux représentations données à Pézenas en 1957.
    → (Photographies) : Teddy BILIS en notaire (Le légataire) ; Béatrice BRETTY en Arsinoé (Le Misanthrope) ; Tony JACQUOT à la ville ; Françoise SEIGNER en Frosine (L’Avare) ; Louis SEIGNER en Argan (Le Malade Imaginaire).
  36. Programme du Festival Molière.
    → 30 Juin 1957.
    → Maquette de couverture par le peintre piscénois Emile BEAUME.
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
  37. Programme du Festival Molière de 1957.
    → Portant les signatures autographes des comédiens français.
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.

Pieces rajoutées au présent catalogue

  1. Pierre tombale du barbier Guillaume GELY.
    → Provient de l’ancien couvent des Cordeliers.
    → Calcaire. (0,900 x 0,750 x 0,100).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint-Germain.
  2. Rideau de scène.
    → Extrait d’une suite de huit estampes de Tiburce de MARE (1840-1900), d’après Charles COYPEL (1694-1752).
    → cf. n0 43.
  3. « COQUELIN Cadet jouant Argan dans le fauteuil de Molière »..
    → Dessin par Albert LAMBERT Fils (1893).
    → (0,285 x 0,180).
    → Ancienne collection Albert-Paul ALLIES.
    → Il s’agit du fauteuil qu’occupait Molière chez le barbier GELY (v. n° 118) et non du fauteuil conservé à la Comédie Française.
  4. « Elomire Hypocondre ».
    → Pamphlet de LE BOULANGER de CHALUSSAY. (1670).
    → Collections de la Comédie Française, Paris.
    → Photo Françoise FOLIOT.
  5. Œuvres de Molière.
    → Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1773.
    → Gravures de Jean-Michel MOREAU dit MOREAU le Jeune (1741-1814).
    → Pézenas, Musée de Vulliod-Saint Germain.