Notes brèves Informations 1980-1 Au Sommaire des Revues
Notes brèves Informations 1980-1 Au Sommaire des Revues
p. 35 à 39
Pézenas au pays du souvenir ou l’œuvre romanesque de Georges BEAUME (1861-1940)
Vingt ans après Ferdinand Fabre, le maître bédaricien qui, à travers ses œuvres, présentait l’univers des paysans languedociens transfuges de la montagne les « Gavatchs », le Piscénois Georges Beaume (1861-1940) campait dans ses romans le petit monde des citadins de la plaine viticole, riverains de la Peyne.
Contribution à l’étude de la société et des mentalités ; Pézenas dans l’oeuvre de Georges Beaume, tel est le thème de travail choisi par Bruno Oustric et présenté le 24 octobre 1979 à l’Université Paul-Valéry devant un jury présidé par M. Gérard Cholvy, professeur d’histoire contemporaine à l’Université, composé de MM. Michel Fournier et Claude Alberge, professeurs d’histoire géographie.
Ce travail, fruit d’une patiente recherche de quinze mois, se retrouve aujourd’hui dans un mémoire de maîtrise d’histoire contemporaine qui atteste des qualités du jeune chercheur qu’est Bruno Oustric, citoyen de Lézignan-la-Cébe, dont les attaches piscénoises sont nombreuses. A l’heure où notre histoire régionale connaît un réel regain de faveur, il est bon qu’un jeune historien de cette qualité s’attache à découvrir le proche passé d’une ville célèbre aux XVIIe et XVIIIe siècles.
L’entreprise n’était pourtant pas facile que de recenser et de retrouver d’abord la soixantaine de romans écrits par Georges Beaume. Quarante-neuf, écrits de 1888 à 1938 – la plupart avant la Grande Guerre – ont été répertoriés, mais une douzaine seulement sont encore accessibles au grand public. œuvre perdue d’un romancier jadis célèbre, dans l’œuvre duquel les pédagogues de la Troisième République puisaient les dictées du Certificat d’Études…
L’homme lui-même, né le 11 mai 1861 d’un foyer de commerçants de la rue Saint-Jean, « monte » à Paris en 1884 à la recherche de la gloire littéraire. Pensionné de la République, trois fois couronné par l’Académie Française, chevalier de la Légion d’Honneur en 1901, membre de la Société des Gens de Lettres en 1908, il poursuit la carrière d’un « pontife » des lettres avant de s’éteindre, « à l’ombre des lauriers », le 17 février 1940 à Mirande (Gers).
Un long exil de la terre natale avive des souvenirs d’enfance et c’est l’image arrêtée d’un Pézenas des années 1880 qu’il livre tout au long de son œuvre.
Bruno Oustric y retrouve pour nous le cadre d’« une ville coquette en ses vieux atours », qu’à la même époque Albert-Paul Alliés, ami et fidèle correspondant de Georges Beaume, révélait dans son ouvrage : Une Ville d’États : Pézenas aux XVIe et X VIIe siècles (Première édition : Paris, Flammarion, 1908). La rue des Glacières, la place de la Farelle (aujourd’hui Ledru-Rollin), la demeure noble des Cantagril en bourgeoise de la banque Gauzy, sur le Planol, la pharmacie Cassagnole, la métairie de Maldinnat… sont autant d’éléments de décor. Les travailleurs de terre « d’un type sec, moricaud, nerveux », alors nombreux, l’animent, avec les jardiniers, bien typés, la « bonne Ursule », la servante des Lagriffoul, le docteur Belarga qui prescrit du champagne, l’avocat Cazilhac, des boutiquiers, beaucoup de boutiquiers, dont Georges Beaume est issu, sans oublier les « Gabatchs », « ces frustes montagnards de l’Aveyron et de la Lozère descendus pour les vendanges » et qui ont fait souche d’une communauté originale et en marge.
Tout ce petit monde s’ordonne autour des règles de sociabilité propres à ce temps, qui s’expriment à travers la réception, le café ou le Cercle, la fête autour du Poulain « que le peuple adore avec une ferveur religieuse parce qu’il voit en lui une image amplifiée de sa personne versatile, naïve et gaie ». La tradition, la terre, la famille apparaissent alors comme autant de piliers de l’ordre social.
Ainsi, guidé par G. Cholvy, Bruno Oustric a-t-il pu montrer combien le roman régionaliste, voire même localiste, pouvait être utile à l’historien. Il ne s’arrêtera pas là et déjà bâtit de nouveaux projets pour une meilleure connaissance de l’histoire de Pézenas au XIXe siècle. Les Amis de Pézenas sont heureux de saluer en lui un jeune talent qui entre ainsi, et fort brillamment son travail a reçu la mention très bien avec félicitations du jury – dans l’équipe des explorateurs de notre passé local et régional.
C. A.
Les foires de Pézenas et les marques
Un registre figurant aux Archives de Pézenas 1 attire particulièrement l’attention sur l’une des difficultés majeures qui mettaient souvent obstacle à l’activité des marchands fréquentant les foires de cette ville. On y lit que le Cardinal de Viviers, Jean de Brogny, cessionnaire d’une créance sur des marchands piémontais d’Avignon, se fit délivrer une marque 2 contre les sujets du prince de Pignerol et d’Achaïe, de la maison de Savoie. Cette marque avait pour origine un procès intenté devant la Chambre apostolique à des débiteurs défaillants, les Ducis, issus de Moncalieri, à 10 km. de Turin. Par des lettres patentes de Charles VI du 18 août 1404 il fut prescrit au juge du Petit Scel de Montpellier, dom Urbain Grimoard, neveu du pape Urbain V, de la faire exécuter 3. Mais la créance était passée en d’autres mains et ce fut un épicier d’Avignon, Jean Guimbert, procureur du dernier cessionnaire, le médecin Maestro Naudino Bonateri, originaire de Prato 4, qui, le 10 novembre, suggéra au juge du Petit Scel de saisir des tissus achetés à Pézenas par les représentants d’une société de drapiers piémontais d’Avignon 5. Cette société comptait parmi ses membres Giovanni Ralheri, ressortissant du prince de Pignerol 6.
A la foire de la Saint-Amans (novembre 1404) onze charges – soit vingt-deux balles de draps – furent achetées au nom de Giovanni Ralheri 7 et trois muletiers s’engagèrent à les transporter à Avignon 8. Le convoi quitta Pézenas le mardi 11 novembre, mais entre Montpellier et Lunel, à la Bégude de Colombiers 9, il fut saisi par deux sergents du Petit Scel et ramené à Montpellier 10. Les marchandises furent estimées par trois experts, drapiers bien connus de la ville. La valeur globale des quatre-vingt douze pièces et demie de draps inventoriées s’élevait à près de 870 livres tournois…, les draps de diverses couleurs et de diverses provenances étaient de prix inégaux, ceux de la balle 22 par exemple coûtaient plus de 14 l. chacun, ceux de la balle 2 n’atteignaient pas 8 l., 10 sols. Ajoutons une couverture de Gignac, unum lodicem Giniaci, qui figurait dans dix-sept balles 11. Au total la valeur des draps confisqués par le Petit Scel excédait le montant de la créance, même grossi des frais 12.
En attendant un règlement définitif, le juge du Petit Scel confia la garde des draps à quatre personnalités montpelliéraines, le changeur Guilhem Carcassonne, le drapier Marqués Guilhem et deux procureurs de la société piémontaise, Maître Déodat Astruc 13 et Antoine de Nève 14.
En même temps, les autorités de Pézenas invoquaient les franchises de leur ville, et notamment la franchise d’arrêt, c’est-à-dire, en faveur des marchands étrangers qui fréquentaient les foires générales, la suspension du droit de représailles et des mesures d’exécution pour des faits antérieurs aux foires. Une ordonnance du châtelain, qui était le conservateur de tous les privilèges, prescrivit la restitution de tous les biens saisis 15. Le Petit Scel n’obéit pas à cette injonction, le conflit s’envenima et le juge alla jusqu’à faire emprisonner le substitut du procureur royal de la sénéchaussée de Carcassonne. Le procureur royal et les consuls de Pézenas réclamaient aussi des marchandises confisquées, en vertu de la même marque, sur d’autres Piémontais 16. Un arrêt du Parlement du 27 août 1405 donna tort au Petit Scel condamné à tout restituer 17. Mais un jugé du Parlement rendu le 13 février 1406 à la requête des Piscénois montre bien qu’à ce moment-là l’affaire n’était pas complètement réglée 18.
Jean COMBES
Notes
1. Archives municipales de Pézenas, Inventaire Resseguier, armoire A, layette 3, liasse 3, charte 4, ed. Berthelé n° 309. Les références à ce cahier sont introduites ici par les lettres P.V.
2. On prendra la liberté de rappeler que le mot de marque, riche d’acceptions diverses, désignait notamment au Moyen Age le droit concédé par une autorité compétente à un créancier ou à la victime d’un acte d’injustice ou de violence d’agir, si on ne pouvait procéder contre le débiteur ou le coupable, contre ses compatriotes ou ses concitoyens.
3. P.V. fos 8-11.
4. Point n’est besoin d’insister sur la place qu’occupe dans le monde du commerce de l’Europe occidentale autour de 1400 le célèbre Francesco di Marco Datini, de Prato, dont les magnifiques archives ont été dépouillées par une équipe de chercheurs groupés autour du très regretté Federigo Melis. La présente note a précisément pour objet de résumer une étude intitulée Une marque française contre des marchands piémontais d’Avignon, parue dans les Studi in memoria di Federigo Melis, volume II, p. 239-249, Naples, 1978.
5. P.V. fos 8-11 V.
6. Ibid, fos 11 v, 193 v et 302 v.
7. Ibid. fos 28 v et 30 v. Une marque – ici un signe ou une estampille ayant la forme d’un dessin (*-) était comme de coutume apposée sur les balles.
8. Moyennant 31 gros par charge, mais les voituriers ayant été retenus à Pézenas plus longtemps qu’il n’avait été prévu parce que l’impôt n’avait pas été acquitté, ils réclamèrent une indemnité (Ibid., fos 108-112).
9. Sur l’actuelle commune de Baillargues le chemin public correspondait en gros à la route nationale 113 (Ibid., fo 51 v).
10. Les marchandises furent déposées d’abord à l’hôtellerie de la Colombe, proche du Pilar Saint-Gély, puis chez le juge du Petit Scel (Ibid., fo 34).
11. Voici la liste insérée dans le rapport des experts (fos 100-102).

12. Signalons de nouvelles exigences des voituriers qui se plaignaient notamment d’avoir été retenus un jour entier à Montpellier avec leurs bêtes. Le juge n’accorda que 15 gros par charge, le transport des marchandises étant resté inachevé, mais le droit à des dommages-intérêts était réservé (Ibid., fos 108-112).
13. Maître Déodat Astruc, bâchelier-ès-lois, fut juge du consulat de Montpellier en 1405 (A. Germain, Histoire de la Commune de Montpellier, 1851, t. 1er. p. 439).
14. Antoine de Nève (ou de Neu) appartenait à une famille venue d’Alba, qui depuis plusieurs décennies s’était intégrée à la classe marchande de Montpellier W. Combes, Quelques remarques sur les bourgeois de Montpellier au Moyen Age, dans Recueil de Mémoires et Travaux de la Société d’Histoire du Droit écrit, fasc. VII, Montpellier, 1970, p. 125-127). Il était le neveu et le facteur d’un membre de la société piémontaise d’Avignon, issu également d’Alba, Tommaso Bossavini, devenu l’un des plus considérables négociants de Montpellier où il résidait et où il avait été admis comme verus habitator et incola ville (cf. acte du 21 avril 1388) (Arch. munic. de Montpellier, Notaires du Consulat, B B 24, f° 10).
15. Arch. munic. de Pézenas, n° 311.
16. Ibid., n° 312.
17. Ibid., n° 315. Arch. Nationales X 1a 52, f° 81 v.
18. Ibid. X 1a 53, f° 340.
Molière – la Comédie Française et le théâtre de Pézenas
Consacrée le 9 décembre 1590 par Monseigneur Dupuy, Évêque d’Agde, l’Église des Pénitents Noirs, après avoir été, au XVIIe siècle, à maintes reprises, le siège de séances des États du Languedoc, était désaffectée à la Révolution et vendue comme bien national.
Transformée sous l’Empire (1804) en salle de spectacles, la Chapelle des Pénitents Noirs, devenue « Théâtre Municipal », allait pendant près d’un siècle et demi, accueillir troupes, comédiens et spectacles divers.
De nombreux comédiens français devaient tout au long du XIXe siècle « brûler les planches de la scène piscénoise » : Talma, Ligier, Mlle George, Lafon, Mme Dorval, Melle Araldi, Saint-Ernest, Ravel, Genneva, Clarisse Miroy, Mlle Samary.
Trois dates particulièrement importantes ont cependant marqué plus spécialement l’histoire du Théâtre de Pézenas : sa rencontre avec le « Français »
- le 30 juillet 1893, à l’initiative d’Albert-Paul Alliés, la Comédie Française y joue, officiellement, au bénéfice du monument à Molière, érigé par souscription nationale, « Le Malade Imaginaire » ; au nombre des comédiens Coquelin Cadet, Albert Lambert, Georges Berr, Dehelly.., Coquelin Cadet joue le rôle d’Argan dans le légendaire « fauteuil » de la boutique du Barbier Gély, l’ami de Molière.
- quatre ans plus tard, le dimanche 8 août 1897, la Comédie Française revient à Pézenas et donne, au théâtre, une soirée de gala, dans le cadre des manifestations inaugurales du monument à Molière, dû au ciseau du sculpteur biterrois, Antonin Injalbert ;
au programme : « Le Médecin malgré lui », « le Dépit Amoureux », et « Le Barbier de Pézenas » de Blemont et Valade. Autour de Coquelin Cadet dans les rôles de Sganarelle et de Gros-René et de Mounet-Sully, on relève à l’affiche les noms de Mlles Kaib, Fremaux, Rachel Boyer, Baillet, Vilain, Veyret, Esquier, Gaudy, - le 8 juillet 1922, Pézenas et tout le Languedoc, à l’initiative d’Albert-Paul Alliès, célèbrent le Tricentenaire de la naissance de Molière. La Comédie Française revient une nouvelle fois à Pézenas et sur la scène du Théâtre joue « l’Avare » et « Les Précieuses Ridicules ». Dans la troupe des comédiens : Mlles Béatrix Dussanne, Élisabeth Nizan, Marie Bell et Dehelly, Siblot, Dessonnes, Croué, Dorival, Lafon, Reval, Berteaux, G. Berr et Mlle Andrée de Chauveron.
L’année 1947 va mettre un point final à l’histoire du Théâtre. On célèbre le cinquantenaire du Monument à Molière.
Le 15 juin, Marcel Pagnol, en habit d’académicien donne une conférence au Théâtre. Il y prononce la phrase désormais célèbre :
« Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris, Molière est né à Pézenas ».
Ce sera la dernière manifestation.
Pour des raisons de sécurité, le Théâtre de Pézenas est fermé au public. Il va le rester pendant plus de 30 ans.
La Comédie Française fête son tricentenaire. Pézenas fête Molière. Le vieux théâtre va retrouver vie.
Dans le cadre des « Fêtes de Molière » qui vont se dérouler, à Pézenas, à la fin du mois de juin, deux expositions seront, en effet, présentées dans le théâtre même :
- la première sur le thème « La vie quotidienne à Pézenas au temps de Molière ».
- la deuxième consacrée à l’histoire du « Théâtre de Pézenas ».
Des travaux de consolidation de la voûte sont en cours. Une remise en état sommaire du rez-de-chaussée suivra, avec la participation des jeunes bénévoles de la commission « Sauvegarde et Restauration » des Amis de Pézenas, animée par Myriam Demore et Alain Sirventon, les responsables du chantier de restauration de St-Martin de Conas, mais aussi, avec la participation de tous les piscénois particulièrement attachés à leur vieux théâtre.
Grâce à Molière, le Théâtre de Pézenas va enfin, rouvrir ses portes…, pour un temps.
Souhaitons que cette rénovation partielle soit à l’origine d’une renaissance, d’une nouvelle vie.
Jean SERVIERES.
Une saison au théâtre de Pézenas
Elle commence début octobre avec « le Chemineau », pièce en 5 actes de Jean Richepin et se termine à la veille du 14 juillet avec le traditionnel Gala de l’œuvre des Pupilles de l’École Publique. L’automne et l’hiver, propices, accueillent les tournées Baret, Bertran, Bourgine, Max, Félix, Orange et Nick Lair dans leur répertoire grave ou léger. Qu’on en juge ! « La dame aux libellules », opérette de Franz Lehar est complice de l’Étrange aventure de Phi-Phi » de Christiné, précédant de peu « Ta bouche » et « Pas sur la bouche ». « J’adore ça » dit Villemets… Prélude alléchant d’une saison qui s’annonce plutôt piquante.
La comédie de mœurs a cependant quelque droit avec Mme Colonna-Romano, sociétaire de la Comédie Française dans « la Rafale », pièce en 3 actes d’Henri Berstein, « le Monsieur de Cinq Heures », vaudeville en 3 actes qu’Hennequin et Weber viennent de créer au Théâtre du Palais Royal, « la Passerelle » de Francis de Croisset avec Mlle Maria Lecomte et Fernand Ledoux – eh oui – de la Comédie Française. La troupe du théâtre Saint-Martin présente « Robert et Marianne », pièce en trois actes de Paul Géraldy créée en novembre dernier à Paris. André Luguet accompagne Pierre Wolf auteur des « Marionnettes », une comédie de 4 actes. M. Croué et Mme de Chauveron apportent une note plus « classique » avec « le Malade Imaginaire ».
« Voilà le printemps, revue à grand spectacle de Monsieur César Lafitte prélude à l’ouverture de la saison d’opéra et d’opéra comique. Après M. Queyla, M. Paradera, basse noble, a reçu la délicate mission d’organiser la saison. Un mois et demi durant, il se dépense sans compter en se métamorphosant en Méphisto dans le « Faust » de Gounod, « Basile » du « Barbier de Séville » de Rossini, Cardinal Brogui de « la Juive » d’Halévy. Il est le Balthazard de « la Favorite » de Donizetti, mais abandonne la place à Banuls, ténor de l’opéra d’Alger, dans « Les Dragons de Villars » de Maillart et à Fabre dans « Rigoletto », le clou de la saison Il est encore le Don José superbe de la « Carmen » qui, au 30 mai, clôture cette magnifique cascade de dix œuvres de l’art lyrique interprétées en 15 représentations. Enivré de chant, le public se presse aussi bien au théâtre municipal qu’aux « Variétés » ou au « Trianon » qui, à l’occasion, n’hésitent pas à faire appel à un chanteur en vogue.
Mais il aime aussi se retrouver dans son théâtre, tous les mois, aux conférences présentées par les Amis de Pézenas, souvent suivies d’un concert, ou aux prestations plus enlevées du Groupe artistique piscénois. Simon Jalade, dans un flot de monologues et d’imitations et Bedos, tenorino, donnent le ton.
Et M. Jonnet, qui accompagne au piano, a quelque mal à suivre les tribulations de nos « Machous » dans « Hortense couche-toi », « The Brothers Yattis », « La vengeance de la Mère Michel » ou « Un beau-père pas commode ». Devant le succès remporté, l’été dernier, au Théâtre de plein air de la Foire, « ils » remettent ça et ont donné à nouveau, le 25 Mars « Lou Pardoun de la Terro » du félibre majoral Émile Barthe,
Ah ! la saison au Théâtre de Pézenas est bien belle… en 1925-26, comme nous le confie « l’Étendard Piscénois ».
C. A.
