Notes brèves Informations 1976-1 Au Sommaire des Revues
Notes brèves Informations 1976-1 Au Sommaire des Revues
p. 29 à 35
En feuilletant le guide de l’Hérault. 1 Pézenas 1900
Ces quelques notes de lecture n’ont pas la prétention de faire un tableau complet de ce qu’était Pézenas au début du XXe siècle. Elles indiqueront au lecteur ce que pouvaient être les principales activités de la ville à cette époque. Peut-être, s’il est Piscénois, de vieille souche, y retrouvera-t-il la trace de sa famille… Sans aucun doute il y trouvera un « instantané » de la vie économique et sociale de la cité et pourra-t-il mesurer le chemin parcouru en trois quart de siècle 2.
La commune de Pézenas fait partie de l’arrondissement de Béziers et est chef-lieu d’un canton regroupant, en outre, les communes de Caux, Nézignan-l’Évêque, Saint-Thibéry et Tourbes.
Pézenas a 7 073 habitants dénombrés au recensement de 1901 (52,4 % de celle du canton) et sur les 3 845 électeurs politiques du canton, Pézenas en rassemble 1976 (51,3 %).
Le maire de la commune est Louis Montagne, pharmacien. Il est aussi conseiller général et son mandat à ce titre expire en 1904. Deux adjoints, E. Tarbouriech et E. Astruc l’assistent, Le Conseil municipal compte en plus 21 conseillers (J. Jacquet, E. Dessort. J. Niel, S. Vidal, J. Jouines, G. Babiol, H. Michel, H. Pouget, J. Villeneuve, J. Laget, J. Salza, G. Cannac, R. Singla, E. Lanet, H. Memet, G. Frontin, L. Combes, J. Valette, G. Martin, P. Suzarlon). Le Secrétaire de Mairie est Soubrier et le receveur municipal Auret.
Les Administrations
Les services de police sont placés sous la direction du commissaire de 4e classe P.A. Alauzen assisté de 4 gardes. Une brigade de gendarmerie à cheval, dépendant de la section de Béziers, et placée aux ordres du maréchal des logis Segur, est implantée à Pézenas.
Pézenas est le siège d’un des six tribunaux de commerce du département. Il tient ses audiences à l’ancien Hôtel de Ville, place du Marché au Blé, le lundi à 2 heures (14 heures actuelles) et on y débat des affaires des cantons de Pézenas, Roujan, Montagnac et Servian. Le Président est Camille Trezic, négociant en vins et distillateur les trois juges sont : I. Pistre, A. Estève et Balsan, les juges suppléants Sylvestre et Lacroux. Le greffier est Sevilhac. Sont agréés : Argon, H. Escourbiac, A. Franc, Gaujou et Vernazobres. Jalabert et Lugagne sont syndics et Alliès et Geniès huissiers.
Une justice de paix fonctionne également à Pézenas le juge de paix, Gelly, a pour suppléants Montagne et Escourbiac. Le greffe est tenu par Cransac et les huissiers Alliès et Crouzet.
Trois études de notaires dépendent du tribunal de 1ère instance de Béziers : elles ont pour titulaires Richard, Molinier et Fouissac.
L’Administration des Finances est représentée par Brineas, percepteur, Cabirol, contrôleur des Contributions Directes et Salles receveur des Contributions Indirectes. Aubenque est receveur buraliste.
L’Enseignement Secondaire comprend le Collège où Vielfaure exerce les fonctions de Principal. Le Bureau d’administration du Collège, outre le Maire et deux Conseillers Municipaux, comprend Triadou « naturaliste ». Un Surveillant Général, Valez, fait régner la discipline et exerce en 1ère chaire de mathématiques. La 2e chaire de mathématiques est occupée par Sagols. Carel est professeur de sciences physiques et naturelles, Bassoul de philosophie, rhétorique et seconde, Malaval de 3e et 4e, Courren de 5e et 6e, Renessor, de 7e et 8e, Deux classes primaires sont confiées à Aubert et Combarnous. Des professeurs d’histoire (Moulinas), de langues vivantes (Moulinier), de botanique et d’agriculture (Biche), de dessin (Bastie), de musique (Garbal), de gymnastique (Molinier), d’enseignement moderne (Couderc) complètent le corps professoral. Quatre répétiteurs sont affectés au Collège (Baniol, Gastou, Limouzy et Micheli) dont le Guide dit qu’il s’agit « d’un bel établissement neuf, vastes jardins, cours ».
L’école primaire laïque est dirigée par Bonnaud directeur, assisté de Maraval, Laroze, Villa, Calas. Mademoiselle Reynard est directrice de l’école de filles et a pour adjointes Mesdemoiselles Serre, Rouvier et Maraval. L’école maternelle est dirigée par Madame Vve Pelisse avec Mesdemoiselles Barier et Laurens pour adjointes.
Deux institutions libres complètent les établissements d’enseignement de la ville la pension Cros d’une part et le couvent des Ursulines, établissement pour jeunes filles dont le Guide dit qu’il est « le plus confortable de la région ».
Les Postes et Télégraphe, dont Chabran est receveur, emploient un commis principal, 9 commis, 3 dames employées, 3 facteurs de ville, 2 facteurs locaux et 2 facteurs ruraux. Il s’y ajoute deux facteurs du télégraphe. Les bureaux ouvrent de 7 heures du matin à 9 heures du soir du 1er Mars au 31 Octobre, et en hiver de 8 heures du matin à 9 heures du soir. Quatre distributions ont lieu en ville à 6 h 30, 8 h 15, 1 h 45,et 5 h 30. Pour la banlieue, il n’y a que deux distributions à 7 h et 2 h 30. Des boites aux lettres sont installées à l’Église, à la porte Conti, place Ledru Rollin et à Conas.
Le bureau télégraphique est une station de l’État à service complet ; ses heures de vacation sont identiques à celles du bureau de postes. Un poste téléphonique central et une cabine publique des téléphones sont installés au bureau de poste et le réseau de Pézenas compte 13 abonnés ce qui en fait le 6e du département. (Sont abonnés : de Barral d’Arènes, propriétaire ; R. Combescure, commissionnaire en vins ; Gontier, négociant en vins ; Jacques, épicier ; Lavergne, fabricant d’eau gazeuse ; Lepine, propriétaire ; La Mairie ; Maurel, négociant en tissus ; Paris-Pézenas, nouveautés ; Roudier, banquier ; Société Générale, banque ; Sylvestre négociant en vins et le Syndicat Agricole du Languedoc).
Deux gares de chemin de fer sont implantées à Pézenas. L’une est celle de la Compagnie du Midi qui relie Agde à Lodève, l’autre celle de la Compagnie des Chemins de Fer d’intérêt Local de l’Hérault, étape sur la ligne de Montpellier à Saint-Chinian. Cette dernière gare (ou Gare du Nord) est autorisée à faire la livraison des colis à domicile, mais ne reçoit et n’expédie de colis de ou pour les autres stations du réseau de l’Hérault, Pézenas étant déjà desservie pour les autres destinations par les Chemins de Fer du Midi.
Trois entreprises de voitures publiques (Boyer, Combes, Fages) desservent Pézenas et ses environs immédiats. Mais les amateurs de pittoresque peuvent emprunter pour se rendre à Béziers un service régulier de voitures hippomobiles qui permet d’arriver à la Sous-préfecture, via Valros à 8 h 30 du matin et d’en repartir à 4 heures du soir ; une autre entreprise, ayant le même horaire, relie Pézenas à Béziers par Valros et Montblanc. Un agent voyer cantonal (G. Boyer) s’occupe du service vicinal et les deux chefs de gare de Pézenas ont nom Cabrol et Gastileur.
Sur le plan des cultes, Pézenas est le siège d’un doyenné de l’Église Catholique faisant partie de l’Archiprêtré d’Agde et recouvrant les limites du canton. Saint Jean est une cure de 1re classe ; le curé doyen est Maury assisté des abbés Tarbouriech (1er vicaire) et Jourdan (2e vicaire). Sainte-Ursule est une succursale dont le desservant est Guirauden assisté des abbés Durand et Py respectivement 1er et 2e vicaire. L’aumônier du Collège et de l’hospice est l’abbé Chazot. L’abbé Sauvagnac est aumônier des Ursulines dont le supérieur est le chanoine Gervais archiprêtre de la Cathédrale de Montpellier.
L’Église Réformée de France a une annexe à Pézenas où le culte est célébré les 2e et 4e dimanches du mois à 3 heures et demie, par le pasteur César Camichel du Conseil Presbytéral de Montagnac. Il est aussi aumônier du Collège.
Agriculture et Artisanat
L’activité économique principale de la région est la viticulture. Les principaux propriétaires mentionnés dans le Guide ont noms : L’Epine, Lauret, Garnier, de Juvenel, d’Arènes, de Grave, Gaujon, Coste, Mazel, Gaudion, Pouzaire, Dessalles, Kunolts, de Baret, Jalabert.
Bien entendu les activités commerciales et artisanales de la ville reflètent leur fonction de support de la viticulture. Le Guide mentionne :
- 9 courtiers en vins : A.M. Germain, Vidal, Boussière, Seret, Mas, Sylvestre, Combescure, Bousquet, Julien.
- 8 négociants en vins : Trezic, Fabre, Trinquat, Gras, Tarbouriech, Rolland, H. Lucain, Bonnaric.
- 1 distillateur : Trezic.
- 3 marchands de plants : Montanat, Bonneric, Vve Gasc.
- 2 négociants en tartres, lies et verdet : Blanc, Martin.
- 8 tonneliers et foudriers : Blanchet, Montagnol, Vieules, Gantou, Gondange fils, Carrière, Rouanet, Jourliac.
- 3 vendeurs d’instruments agricoles : E. Estève, Dessort, Vve Martin,
- 2 négociants en engrais : Merle, Capdeville.
- 1 dépositaire de soufre : J. Guerin.
A l’époque, il n’est pas question de motorisation de l’agriculture : le cheval est roi, tant pour le roulage que pour les travaux agricoles. Les activités qui lui sont liées sont représentées par :
- 2 vétérinaires : Roque, Salze.
- 1 marchand de chevaux : Bruniquel.
- 5 maréchaux ferrants : Fanjeaud, Barthes, Alengry, Mas, Vernhole.
- 5 charrons forgerons : Fieuzet, Combes, Rasigade, Deymie, Caries.
- 5 bourrelliers selliers : André, Vignal, Laurès, Granal, Bousquet.
On peut ajouter à cette liste 7 négociants en fourrages, grains et farines (Olivier, A. Bruniquel, Triadou, Capdeville, Combes, Boyer).
Une autre branche de l’agriculture est fortement représentée : il s’agit des cultures maraichères. On dénombre 12 jardiniers (Montanat, Vve Peyre, Balsier, Seguy, Caverivière, Jaurion, Peyre, Laget,Durand, Combet, Martin, Garrigues) et deux horticulteurs (Denis, Laget).
L’artisanat du bâtiment est loin d’être absent. Outre deux architectes (Jambon, Laurent) on recense 6 entrepreneurs (Sant, Durand, Combes, Tondut, Dahlie, Escude), 7 menuisiers (Audrin, Gayraud, Arles fils, Arles, Vignal, Barthélémy, Fabre), 4 peintres vitriers (Vidal, Guery, Fabre, Thores), 5 serruriers (Bosc, Bascou, Nougaret, Marcourel, Lavagne), 7 ferblantiers-lampistes et plombiers (Durand, Altairac, Calignac, Malet, Sant, Coutouel, Reynal) dont les 3 premiers figurent aussi à la rubrique « poeliers fumistes ».
Autres artisans : 3 chaudronniers (Mathieu, Escafit, Teissier), un cordier (Tieure), un vannier (Bribes père), 2 mécaniciens (Estève et Jordy).
Une usine à gaz appartenant à la Compagnie départementale assure la fourniture du gaz chez les particuliers et dans les rues de la ville.
Commerce
Le commerce piscénois n’est plus, en 1901, ce qu’il était autrefois. Le marché hebdomadaire se tient le samedi. On y traite « les grains et fourrages, les bestiaux, les eaux de vie, draperie et toilerie ».
Quatre foires sont prévues dans l’année le lundi après le 21 mai, le lundi après le 21 mai, le lundi après l’Exaltation de la Sainte Croix, le lundi après le 14 septembre et le lundi après le 1er novembre.
Deux banques disposent d’agences à Pézenas : la Banque de France, rue de Béziers et la Société Générale, place des Trois-Six. La Caisse d’Épargne, dirigée par Lugagne, reçoit les économies des Piscénois. Six compagnies d’assurances ont un agent : les Assurances Générales (Gransac), l’Union (Garbal), le Phénix (Soubrier), la Nationale (Vidal), l’Abeille (Boussière), l’Urbaine (Esclafit).
Les commerçants du textile et de l’habillement sont apparemment nombreux cependant certains d’entre eux apparaissent à plusieurs reprises dans les rubriques de la liste ci-après :
- Bonneterie : Huc, rue Conti,
- Chapeliers : Bec, Saizes, Vve Largueze, E. Huc, rue Kléber, Barthélémy.
- Chaussures : Bec, L. Huc.
- Laines : Lavit, Grimaud.
- Lingerie et blanc : Beaumes, Fabre, Pistre, Mlle Faire, Maurel, Averous, Huc, rue Conti.
- Merceries : Lacroix, Vve Malavialle.
- Modes et robes : Mesdames Memet, Mas, Faure, Basset, Lachaise, L Huc.
- Nouveautés, toilerie, bonneterie : Pistre, Beaume, Fabre, Maurel, Averous.
- Tailleurs et confectionneurs : Balmont, Huc, Doradil, Carayon, Maurel.
En outre Pézenas compte un « grand magasin » Paris-Pézenas situé rue Kléber. On peut mentionner ici les services de l’habillement, 4 teinturiers dégraisseurs (Pages, Rieu, Cacarrié,, Guiraud) et 4 cordonniers (Pouget, Granier, Sant, Jalvy).
Pour l’équipement de la maison, on a le choix entre trois commerçants en porcelaine, faïence et verrerie (Allies, Delfieu, Sant) et 3 tapissiers marchands de meubles (Grimaud, Lavit, Jaudon).
Le secteur de l’alimentation compte une quarantaine de commerçants :
- 8 bouchers (Paba, Vve Boussière, J. Bral, Farret, Roques, E. Cassan, Guibal, Sauvy),
- 9 boulangers (Valat, Boivin, Ferries, Carayon, Montaulon, Tieure, Lucia, Gabaldo, Calmettes),
- 9 épiciers (Lavocat, Jay, Bousquet, Lucia, J. Balsan, Mauran, Bruel, Luchon, Coulon),
- 4 laitiers (Vve Guy, Cuinat, Marsal, Blayac),
- 2 liquoristes (L. Servant, Navarra),
- 5 pâtissiers-confiseurs (Farret, Roucairol, Astruc, Vve Astruc, Gravier),
- 4 volailles, œufs et gibier (Bruniquel, Arles, Vve Pons, Lautier).
On peut y ajouter 2 minotiers (Chamayou, Bonnal), 2 moulins à huile (Montagne, Marsal) un entrepôt de sel (Bruniquel) trois négociants en huiles et savons (Bruel, Gondart, Babot).
Pour achever cette énumération des commerçants piscénois il faut mentionner 4 commerçants en ciments, chaux, briques et tuiles (Sant, Riquet, Vve Vedel, Meric), 3 marchands de combustibles (G. Bascou, Perret, Bonnal), 3 commerçants en cuirs et peaux (H. Delfieu, Guibeaud, Maury), 5 horlogers bijoutiers (Aliary, Feminier, Bourdeil, Riquet, Vernazobres), 3 quincaillers (Martin, Coulon, Babiol), un photographe (Fouissac) et un droguiste (Saurou).
Services
Dans les services on trouve 7 coiffeurs (Abbal, Audet, Gelly, Castella, Cabassut, Fongafier, Baraston) qui prennent soin des chevelures piscénoises. Le secteur de l’hôtellerie est bien représenté. Là encore les activités se mêlent. Affenages et auberges sont souvent un même établissement : l’affenage est une écurie où lès gens venus à Pézenas peuvent laisser leurs chevaux qui y trouveront une place abritée et une mangeoire bien garnie, tandis que leurs propriétaires y trouvent rafraichissements ou nourriture. C’est l’illustration de la devise « On loge à pied et à cheval ». Il y a six de ces établissements : du Chapeau Rouge, du Cheval Blanc, Coutouly, Triadou, Trois Pigeons, Hôtel du Nord et de France. Les hôtels restaurants sont aussi au nombre de 6 : Commerce, Molière, de la Paix, Bonniol, du Cheval Blanc, du Chapeau Rouge. Quant aux cafés ils peuvent être jumelés aux établissements précédents (Commerce, de la Paix, Molière, du Chapeau Rouge) ou encore indépendants (Glacier, du Plan, Servant, de l’Opéra, du Casino, Français).
Pézenas voit paraître deux journaux : l’Écho de l’Hérault (19e année) qui se veut « hebdomadaire, républicain, commercial, agricole, viticole, industriel et littéraire » ; il sort des presses de l’imprimeur Pioch qui en est le directeur. Le Languedocien est un hebdomadaire, il est conservateur et paraît depuis 57 ans. Le directeur imprimeur est E. Richard. Un troisième imprimeur exerce son art à Pézenas : Cazals.
Pour ceux qui désirent acheter livres et papeterie, ils pourront s’adresser chez Richard et Carayol.
En ce qui concerne le corps médical de Pézenas, le Guide donne des renseignements contradictoires. D’après la liste des médecins exerçant dans l’Hérault il y a 4 docteurs en médecine dans la ville : les Docteurs Aube, Bastard, Sabatier et Soulagnes. A la rubrique « Pézenas » il y a en plus les docteurs Menard, Martin, Gaussel et Madame Gaussel-Ziegelmann, ce qui fait un total de 8, chiffre semble-t’il un peu exagéré. Les mâchoires défectueuses peuvent avoir les soins de l’un des dix dentistes patentés du département : Mestres. Trois sages-femmes aident les jeunes Piscénois à voir le jour : Madame Rigal (1ère classe), Madame Grasset (2e classe) et Madame Vve Terrisse. Un hospice est installé à Pézenas jumelé avec un bureau de bienfaisance dont l’ordonnateur est Mathieu. Enfin 4 pharmaciens complètent l’inventaire du personnel de santé de la ville : Montagne, Cassan, Rascol, Benes.
Sociétés
Trois cercles regroupent un certain nombre de Piscénois : ce sont les cercles du Commerce, Littéraire et Catholique. Parmi les sociétés, on relève trois sociétés de secours mutuel : Anciens militaires (fondée en 1861 – 161 membres) Philanthropique (fondée en 1886 – 29 membres) Saint-Vincent-de-Paul (fondée en 1868 – 145 membres) et Scolaire qui en est à sa première année d’existence et compte 90 membres. Il faut y ajouter une section de la Dotation de la Jeunesse de France créée en 1898 et qui dote, à leur majorité, les jeunes qui y sont inscrits et payent une cotisation de 50 centimes.
Une société regroupe les Enfants du Tarn et de l’Aveyron, ce qui montre que les originaires de ces départements voisins étaient nombreux à Pézenas. Enfin, deux sociétés musicales, la Concorde et l’Avenir, accueillent les mélomanes qui peuvent se livrer au chant choral au sein de la Lyre Piscénoise.
Nombreux parmi les Piscénois sont ceux qui appartiennent à des sociétés ayant leur siège en dehors de la ville ainsi G. Cannac est conseiller de la Société d’encouragement à l’Agriculture du département de l’Hérault et P. Alliès est vice-président du Felibrige Latin…
Ainsi s’achève, dans un vieux livre aux feuilles jaunies et à la couverture d’un rouge fané, cette promenade dans le Pézenas de 1900. Bien entendu le tableau est incomplet, comme le sont les renseignements fournis par la source utilisée. Cependant il évoque ce qu’était la ville à cette époque : des métiers disparus, des activités ayant évolué avec le temps, dont certains murs portent encore, pour peu de temps peut-être, la trace… Un passé proche et déjà lointain…
L.M. BATTESTI.
Notes
1 Le Guide de L’Hérault 1902 publié par les Guides Méridionaux (9e année) Rue Henri Guinier – Montpellier – janvier 1902 – 944 pages – gravures.
2 On a respecté l’orthographe des noms propres donnés dans le Guide, et, aucun recoupement n’ayant été opéré, certaines affirmations peuvent s’avérer inexactes. On rappelle qu’il s’agit de « notes de lecture ». On a également renoncé à mentionner devant chaque nom le terme de « Monsieur », pour alléger le texte.
Quelques aspects de Montagnac au Moyen-Âge
A partir de quelques textes en occitan du 13e au 15e, en cours de classement aux archives départementales de Montpellier :
- Texte d’établissement de la foire de Montagnac (fin 13e), Charte octroyée par Thédise, évêque d’Agde (de 1215 à 1233) : Archives de Montagnac, Liasse I, N° 9 (ancienne classification).
- Comptes des Clavaires de Montagnac (1422-1451).
- Annonce de la foire de Montagnac aux archives des Pyrénées Orientales.
Il existe aux archives de Montpellier un dépôt assez riche d’archives de Montagnac que l’on est en train d’inventorier, L’étude de ces textes et particulièrement de ceux en langue d’oc permettra de détruire un certain nombre de légendes que quelques historiens fantaisistes ont pu introduire dans l’histoire de Montagnac. Ceci demandera un long travail de recherche et surtout de traduction car la graphie des textes en langue d’oc est particulièrement difficile à lire.
Parmi les textes en langue d’oc les « Comptes des Clavaires » sont particulièrement intéressants. Ils évoquent un certain nombre de périodes : 1422-23, 1427-28, 1434-35, 1443-44, 1444-45, 1450-51.
Ces comptes et quelques pièces éparses nous permettent d’avoir une idée assez précise de la vie de Montagnac au Moyen-Âge.
Ils n’ont jamais été complètement utilisés parce que la graphie en est très particulière comme nous l’avons déjà dit et l’occitan assez différent de celui des villes voisines comme Agde Il faut signaler que l’on ne connaît pas de texte occitan piscénois ce qui interdit tout rapprochement linguistique.
L’intérêt de ces comptes est capital car on y trouve des notations aussi bien linguistiques, qu’historiques, géographiques ou toponymiques.
Qui étaient ces Clavaires (à prononcer Clavaïrès) ? Grâce à des œuvres contemporaines en occitan nous savons qu’il s’agissait des trésoriers ou des comptables des consuls. Leur fonction était annuelle. Chaque compte était donc l’œuvre d’un scribe différent, de là vient la difficulté de la lecture de ces textes.
L’occitan est alors une langue parlée mais elle a perdu ses qualités de langue littéraire depuis la croisade des Albigeois et la fuite des troubadours Tout le monde la parle, même les envahisseurs pour se faire comprendre, mais la graphie et l’orthographe demeurent flottantes pour ceux qui l’utilisent : secrétaires, trésoriers, notaires, greffiers ou même seigneurs. Elle ne reste une langue noble qu’à Montpellier où elle est parlée par les grecs, les juifs, les arabes, c’est un langage international et scientifique.
Nos clavaires sont gens du peuple ou de la petite bourgeoisie montagnacoise ; leur écriture et leur orthographe sont donc fantaisistes. Ces comptes sont présentés d’une manière identique et tous les ans les mêmes dépenses se renouvellent.
Le premier compte nous permet de déterminer ce qu’était l’organisation municipale de Montagnac. il y a quatre consuls et le renouvellement de leur mandat se faisait tous les ans :
« lo jorn de Nostra senhora de miech haost »
→ (le jour de Notre-Dame de mi-août : 15 août).
La commune était donc administrée par une sorte de directoire dans lequel le premier consul avait le plus de responsabilité. Le nombre de consuls variait d’ailleurs d’une commune à l’autre (cinq consuls à Béziers).
Il n’y a ici aucune précision sur le mode de recrutement des électeurs et des consuls mais on peut compléter cela par les notes de Jacme Mascaro dans son « Libre de Memoria ». Évoquant l’organisation consulaire à Béziers, il montre bien qu’il s’agissait d’un pouvoir oligarchique où l’on se cooptait, choisissant les candidats dans le même milieu social et souvent dans les mêmes familles, les membres du consulat n’étant pas, le plus souvent, rééligibles.
Les nouveaux consuls étaient installés par les consuls anciens et prêtaient serment devant le Bayle, représentant le Viguier de Béziers. Ils juraient :
« de gardar e de observar, a tot lor poder, le be e l’onor e l’utilidat del rey, nostre senhor, o del cornu e de tota la causa de l’universitat.., tota voluntat desordonada sessan, sabre Dieu.., coma es de bona costuma »
→ (de sauvegarder et d’observer, de toutes leurs forces, le bien et l’honneur du roi, notre seigneur, ceux du peuple et ceux de l’ensemble de la commune.., toute volonté désordonnée cessante jurant devant Dieu comme c’est la coutume).
Le conseil municipal proprement dit comprend dix-neuf conseillers. A chaque changement, un procès-verbal est dressé qu’on appelle « carta del consulat » (texte du consulat).
Les consuls respectaient-ils leur serment ? On peut en douter si l’on s’en rapporte à Maffre Ermengaud dans son « Breviari d’amor ».
«…… gran peccat → …… ils commettent de grands péchés
Fetz celques mes al cossolat → ceux qu’on met au consulat
En re eram mos amixs → Ils ne sont en rien mes amis
Quer ieu en prendi gran destrixs → Car je distingue clairement
Que nos negoci, ses duptar → que leurs affaires sont douteuses.
E jure ben aministrar, → Ils jurent de bien administrer
E apres no fan que raubar » → Ensuite ils ne s’arrêtent pas de voler.
Parmi les agents communaux on trouve les « Caritadiés » qui sont chargés de la « caritat » (charité). Ces fonctionnaires qui sont mentionnés dans le « Libre de Memoria » et dans une « Institution de Saint Cap de Joux » (Tarn) sous le nom de « Caritadiès del jous de May », étaient chargés, une ou plusieurs fois par an, de distribuer les aumônes de la commune aux pauvres – l’aumône la plus courante étant celle du pain. On trouve encore les « Procurayres de l’espital » (procureurs de l’hôpital) administrateurs de l’hôpital placé sous le patronage de Saint-Jacques. Il y avait aussi les « Stimaires de talas », charge existant à Albi et qui consistait à évaluer les dégâts causés aux récoltes ; les « Bacinies de la candela de Nostra Dona del purgatori, de l’obre, de las entortas » (le quêteur de la chandelle de Notre-Dame du purgatoire, de la fabrique, des cierges ; fabrique, administration de la paroisse ; entorta, groupe de 4 cierges réunis qu’on offre à la Vierge, le 15 août). Apparaît aussi le nom des « Visitadors de comptes » chargés de vérifier les comptes des Clavaires, des contrôleurs aux comptes en quelque sorte.
Puis vient la série des contrôleurs municipaux, les « Canayssiers » qui devaient vérifier les mesures (la cana est une mesure de bois de 2 m3) les « visitadors de pes » (vérificateurs de poids), les « visitadors del masel » (contrôleurs de la boucherie).
En ce temps-là, la ville comprend 342 chefs de famille (Cap d’ostal), ce qui représente approximativement 1900 habitants. On y trouve des « mazels » (boucheries), des « peychonarias » (poissonneries), une école, une horlogerie, un couvent de religieux augustins ; (il existe encore de nos jours une Rue des Augustins) et une inévitable maison de prostitution. Ces maisons constituaient dans presque toutes les villes, petites ou grandes, une institution presque obligatoire, à plus forte raison dans une ville de foires où l’on venait pour vendre mais aussi pour bien manger et se distraire.
Les remparts ont cinq portes, celle de Savignac, celle de l’Olm (orme et non eau comme on a traduit par la suite), celle de Malirat, celle de Saint Thomas, flanquée de deux tours, celle de la Miradona. Presque tous ces noms subsistent de nos jours.
Dans les comptes de 1436-37 nous avons la confirmation de l’état de la région à ce moment-là. Les Grandes Compagnies font des ravages et on retrouve ici la présence du célèbre chef de bande Rodrigue de Villandrando qui était connu depuis l’Auvergne jusqu’à la Méditerranée.
Les consuls montagnacois ont beaucoup d’activités, il y a à organiser non seulement la « Festa del jouven » ou les réceptions offertes aux jeunes gens de Pézenas dont nous avons déjà parlé, mais encore il y avait les foires, Les Comptes nous permettent de préciser ce qu’évoque Ph. Wolff dans « l’Histoire du Languedoc » (Privat Ed.) pp. 247-248. Comme celles de Pézenas, les foires de Montagnac sont antérieures à celles de Beaucaire (créée en 1464 seulement), elles « dominent le commerce languedocien. Bien placées sur un passage de l’Hérault que les marchands empruntaient volontiers pour frauder la leude royale de Saint-Thibéry… les commerçants languedociens affluaient à ces rendez-vous si bien situés, y apportant entre autres les lainages tissés dans le pays, de Saint-Félix-de-Lauragais, Fanjeaux, et Villepinte à Gignac et Clermont-l’Hérault, que les facteurs italiens venaient y prendre à pleins ballots, pour les revendre en Italie ou même, après quelques opérations d’apprêt supplémentaires, jusque dans le Levant. De nombreuses opérations de crédit se concluaient d’une foire à l’autre… » (Wolff). Selon le même auteur ces foires auraient duré jusqu’en 18e siècle même si elles ont un peu perdu de leur importance par la suite. Montagnac était doté de quatre foires : celle de Saint-Hilaire (14 Janvier), celle de la Mi-Carême, celle de la Pentecôte et celle de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste (29 Août). La foire de la Saint-Hilaire, la plus importante, avait été octroyée par Philippe le Bel par lettres patentes, en 1295. Auparavant d’ailleurs, Montagnac avait bénéficié d’une charte (Arch. de l’Hérault, liasse I, N° 9, ancien classement). Cette charte octroyée par Thédise, évêque d’Agde de 1215 à 1233, fixe le jour de marché de la localité, le Vendredi comme aujourd’hui encore.
Les deux premières foires étaient très importantes, aussi leur succès constituait la préoccupation majeure des consuls.
Parfois ils étaient obligés de lever des troupes pour protéger les marchandises contre la « marca » (main-mise) des créanciers.
En 1434-35 nous voyons les délégués des consuls aller annoncer la foire de Montagnac dans toute la région à Tarascon (Tarasco), à Avignon (Avinho), à Pont-Saint-Esprit (Sant Esperit), à Montpellier (Montpeylia), à Vauvert (Valvert), à Beaucaire (Bel Caire : beau coin), Chateauneuf du Pape (Castelnau del Papa), à Bagnols (Banhols), à Uzès (Huzès), à Sommières (Someyre) et même à Perpignan puisqu’on a trouvé dans les archives de cette ville un texte en occitan qui annonçait la foire de Montagnac.
Comment peut-on avoir tant de détails dans des textes aussi secs que des comptes de trésoriers ? Tout simplement les moindres dépenses sont notées et les commis voyageurs de la foire notent tous les frais occasionnés par leur déplacements : frais de repas, frais de coucher, mais aussi traversée en bac d’une rivière ou d’un fleuve, avec le lieu où ils ont effectué la dépense.
Dans les Comptes de 1424, on voit les consuls défendre leur foire auprès des consuls de Montpellier « que avian mes un novel vertigal o empost novel en la vila de Montpeylia sus tota carga de marchandisa que vengues ho anes ho tornes a la fieyra de Montanhac ho de Perenas » (qui avaient mis une nouvelle taxe ou impôt nouveau de la ville de Montpellier sur toutes marchandises qui vont, viennent et retournent à la foire de Montagnac ou de Pézenas). Des pourparlers s’engagent pour que les consuls montpelliérains suppriment cette taxe, ils finissent par l’abolir mais on ne dit pas quels arguments les ont convaincus. Cette taxe aurait certainement empêché la venue d’une partie des commerçants arrivant de l’est de notre région.
En 1339-40 apparaissent les lettres de « segurtat » (de sécurité) qu’une ville publiait, ce qui comportait l’obligation d’assumer la responsabilité des risques que couraient les marchandises amenées à la foire. En 1442-43 les consuls demandent des assurances au roi mais il leur est répondu « que lo rey non fana neguna amenda quar sy el avia emendar tot lo dampnage… el auria pro a far… ». (que le roi ne donnerait aucune caution car s’il devait rembourser tous les dommages… il aurait beaucoup à faire).
Dans ces Comptes sont aussi notés le nom, la quantité, la qualité, la provenance des marchandises vendues à la foire. On découvre ainsi qu’un village aujourd’hui essentiellement viticole vendait alors jusqu’à 4 000 têtes de bétail (surtout porcin et ovin). Nous savons aussi ce que coûte la foire aux consuls montagnacois.
A l’occasion de la foire on faisait des quêtes au profit « dels malautes de Sanh Lazer » (malades du Lazaret : lépreux). On nommait des croquemorts pour enterrer ceux qui mouraient pendant la foire toutes les nuits des guetteurs veillaient aux remparts de la ville et tous les jours des prêtres prêchaient. Il y aurait encore bien d’autres détails intéressant à divers points de vue, nous terminerons par une petite anecdote très significative.
Dans les comptes de 1457-59 on voit les « bohémistas » (bohémiens) qui apparaissent et on s’empresse de les éloigner de la ville en leur offrant quelques cadeaux.
On ne peut terminer l’étude de ces textes sans donner un aperçu de la langue dans lesquelles ils ont été écrits.
Les comptes nous révèlent une langue d’oc très particulière bien différente de celle de la région… Il est d’ailleurs dommage qu’on ne possède pas des textes semblables pour Pézenas car il existait peut-être un sous-dialecte occitan dans le secteur Pézenas-Montagnac.
Quelles sont les particularités de cette langue ?
- D’abord les terminaisons en IA au lieu de IER ou É et cela d’une manière à peu près constante : pancossia pour pancossié (celui qui cuit le pain) – bandia pour bandier (celui qui jouit de certains droits féodaux).
- Souvent à l’intérieur d’un mot on trouve un S pour un R, l’inverse est aussi vrai : aurar pour ausar (oser) ; aurir pour ausir (entendre) ; aurido pour ausido (ouïe) ; componissio pour composissio (composition) ; conclurio pour conclusio ; gleira pour gleisa.
- On trouve aussi des bizarreries linguistiques dues à la connaissance sommaire de la langue par les scribes : thesausia pour thésauria (trésorier) ; cosselhelh pour cosselh (conseil) ; filhelh pour fielh (fidèle) ; metalhalh pour metalh (métal) ; etanhan pour estanh (étain). D’ailleurs, à partir de 1436 le redoublement du L mouillé (LH) est à peu près général. Il est intéressant de noter que dans l’occitan moderne on ne retrouve pas de telles anomalies.
- Pour confirmer ce que nous venons de dire voici quelques mots du vocabulaire des Comptes :
- Argentia: argentier ;
- Asagelar: sceller ;
- Asobre: absoudre ;
- Asugurar: assurer ;
- Beguda: petite hostellerie ;
- Belacar: faux frais d’un repas ou pourboire donné à l’hôtelier ;
- Beronha: besogne ;
- Beuse: boire ;
- Bileta: quittance ;
- Blast: blé ;
- Boteaga: boutique ;
- Brasquet: clou ;
- Cabesalha: collet de vêtement ;
- Caladia: paveur ;
- Carafatar: calfeutrer ;
- Caravel: sorte de corde ;
- Cavalia: chevalier ;
- Chalaminayre : joueur de chalumeau ;
- Chansenie : chancelier ;
- Chapion : capuchon ;
- Cival : cheval ;
- Cloqula : clocher ;
- Coble : solive ;
- Cratel : mesure d’huile ;
- Crubar : recouvrer ;
- Dehostar : enlever ;
- Cenerqual: sénéchal ;
- Deneja, neteja, nedeja: nettoie ;
- Desceble: disciple ;
- Desencusar: excuser ;
- Desucs: dessus ;
- Destorbar: retirer ;
- Dia: jour ;
- Digea: dragée ;
- Diguisna: déjeuner ;
- Embut: entonnoir ;
- Escriare: écrire ;
- Febria: février ;
- Flaura: met sucré
- Fustia: charpentier ou menuisier ;
- Gavag ou Gavach : ouvrier étranger ;
- Jenuier: janvier ;
- Holivia: olivier ;
- Huchier: huissier ;
- lnsra : entier ;
- Jarer: se coucher ;
- Lardiera: corde ;
- Lunde: seuil de pierre ;
- Menuda: minute d’un acte ;
- Messia: messire ;
- Mola: vase pour le vin ;
- Noembre: novembre ;
- Noyriguia: éleveur de troupeau ;
- Oliage: dépense en huile pour un repas ;
- Palieyra: mesure pour le vin ;
- Pasturgia: pâtre ;
- Pecolhar: mettre des pieds ;
- Pern: gros clou ;
- Peygonaria: poissonnerie ;
- Pojar: monter à cheval ;
- Quartonenc: qui pèse un quart de livre ;
- Ramada: droit de rameau pour, les auberges, cf. « nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés » ;
- Relaysada: veuve :
- Rolh: tronc :
- Salapa: clou :
- Semel: comporte :
- Senchet: ceinture :
- Seres: pois chiches :
- Spromentar: examiner un malade ;
- Tabarelejayre: joueur de tambourin ;
- Taulage: droit d’utiliser les tables au marché ;
- Teralho: terrassier ;
- Thimiama: parfum à base d’encens ;
- Tortre: tourdre (grive) ;
- Tresportat (de testa) : aliéné ;
- Urage: usage ;
- Vejolada: veillée ;
- Vouta: espace de temps pendant lequel on fait du charroi sans dételer.
André NOS
Professeur au Lycée de Pézenas
