Mémoire d'Oc n° 071
Mémoire d'Oc n° 071

Mémoire d'Oc n° 71 (février 1999)
Les villages garde-côtes
Aperçus sur la milice garde-côte
en Languedoc au XVIIIe siècle

96 pages – (1999)

Introduction

Quand j’étudiais la vie de la communauté de Castries au XVIIIème siècle, je découvris, dans les comptes-rendus des assemblées consulaires et dans les documents des archives municipales, que la paroisse de Castries devait fournir des hommes pour la Milice garde-côte.

A l’époque je ne m’étais guère intéressé au rôle et aux attributions de cette milice garde-côtes.

Comme Mémoire d’Oc avait décidé de s’intéresser d’avantage à la vie du pays côtier languedocien, aux étangs, aux maladies, à la pêche…, quelque peu délaissée ou oubliée dans les études faites jusqu’alors, lorsque au moment d’établir le programme de conférences pour l’année universitaire 1998/1999, la présidente, Mme Georgette Alary, me demanda quel sujet je pensais traiter, il me parut évident de choisir la milice garde-côtes.

Le présent document n’a pas la prétention d’être un ouvrage exhaustif, mais donner un aperçu et apporter seulement quelques éléments pour répondre aux questions posées par l’institution des miliciens garde-côtes au XVIIIème siècle sur la côte languedocienne.

De nos jours le trafic maritime le long des côtes de France s’effectue en toute sûreté et sécurité, et la surveillance qui est exercée consiste à assurer qu’aucune imprudence ou erreur de navigation ne se produise et nuise aux hommes, à la faune et la flore du littoral. Aujourd’hui, sur la côte les habitants ont d’avantage à craindre l’invasion d’une marée noire, l’échouage de containers perdus en haute mer ou exceptionnellement le débarquement clandestin de marchandises par des trafiquants, que des attaques de pirates.

Il n’en était pas de même au XVIIIème siècle. Les courses et descentes des pirates barbaresques ou d’autres nationalités, les coups de mains des armées ennemies en cas de conflit, étaient encore choses courantes. La navigation était encore une aventure risquée, et l’océan ou la mer méditerranéenne étaient peu sûrs pour les navires marchands et les pêcheurs.

La surveillance des côtes, qui était donc une nécessité, était confiée au XVIIIème siècle aux milices provinciales gardes-côtes.

Contenu du numéro :

Les villages garde-côtes

La côte languedocienne :
     Les bâtiments,
     Fort de Brescou.

Le corps de la milice garde-côte :
     Bref historique,
     L’organisation des milices, les règlements, la levée de la milice,
     La révolte de Lunel,
     Statistiques,
     Uniforme,
     Revues,
     Le service,
     Les signaux et les feux,
     L’enquête de 1762,
     Le débarquement à Cette,
     Les corsaires et les pirates.

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