Mémoire d'Oc 134
Mémoire d'Oc 134

Mémoire d'Oc n° 134
(octobre 2008)
Les églises fortifiées de l’Hérault

42 pages – (2008)

Introduction

« Soudain, le bada, le veilleur, aperçoit au loin des mouvements hostiles. L’égreneur des heures, le guacha donne l’alerte. Les paysans abandonnent la houe dans les champs, courent prévenir l’épouse et les enfants. Ils chargent leurs coffres du meilleur de la récolte et des hardes les plus précieuses, quittent leur pauvre maison isolée et se portent en toute hâte à l’église. Ils y trouvent refuge pour leur personne et pour leurs biens, biens qu’ils déposent le long des murs de la nef.

« Les hommes d’armes se sont précipités sur les défenses et se tiennent prêts à affronter l’assaillant.

« Du païen et de l’infidèle au seigneur – homme de proie -, du vagabond à l’hérétique, le danger est multiforme et permanent au cours du Moyen-Âge, jusqu’à devenir mythique et hanter les esprits au-delà du XVIIe siècle. »

Situons-nous dans le midi de la France.

En 1140, écrit Raymond Rey, l’évêque d’Elne en Roussillon fait le récit « des calamités auxquelles le diocèse était exposé, par les courses fréquentes des pirates qui massacraient les habitants ou les emmenaient en esclavage et demandaient actuellement 100 jeunes-filles pour la rançon de prisonniers qu’ils avaient faits. »

Nous sommes au milieu du XIIe siècle quand l’évêque rapportent ces faits. Mais les incursions arabes remontent au VIIIe avant qu’elles ne soient repoussées avec la victoire symbolique de Poitiers. Les Francs finissent alors par libérer nos provinces méridionales après de longs conflits entre les derniers occupants musulmans et les notables wisigoths. Les Sarrasins n’en restent pas moins les maîtres de la Méditerranée quand surgissent au IXe siècle les envahisseurs hongrois et normands. Les évêques et les comtes ont de bonnes raisons de redouter leurs attaques avant que d’autres formes d’exactions ne viennent troubler la vie quotidienne locale. Et ces agressions incessantes se focalisent particulièrement sur les édifices religieux qui doivent apprendre à s’en protéger.

Contenu du numéro :

Premières manifestation d’organisation défensive :
Maguelone, Vic-la-Gardiole, Montbazin, Saint-Etienne d’Agde, Saint-Pons de Thomières.

Les églises fortes de la seconde génération :
Conception défensive globale :
Sainte-Elalie de Cruzy, Sainte Eulalie de Mont-Blanc.

Fortification par exhaussement des murs :
Notre Dame des Pins, Quarante, Ste Croix de Celleneuve, St Jean de Castelnau-le-Lez.

Aménagements défensifs divers :
Montagnac, Ste Croix de Celleneuve, Loupian, Ceilhes, Sérignan, Vic-la-Gardiole, Baillargue, Frontignan, St Grégoire de Villemagne l’Argentières.

Fortifications des églises gothiques :
St Majan de Villemagne l’Argentière, St Paul de Clermont l’Hérault, St Geniès et St Fulcrand de Lodève, St Nazaire de Béziers.

Fortification des siècles suivants les XIVe et XVe siècles.
Notes et remarques complémentaire.

Mémoire d’Oc

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