Mémoire d'Oc 102
Mémoire d'Oc 102

Mémoire d'Oc n° 102
(décembre 2003)
Soins aux Blessés à Montpellier. Guerre 1914-1918

36 pages – (2003)

Introduction

De tous temps les guerres ont fait de nombreuses victimes, tant civiles que militaires. S’il fut bon, à une certaine époque, de qualifier de « guerre en dentelles » certains conflits du 18ème siècle, il n’en reste pas moins qu’elles laissèrent sur le champ de bataille nombre de morts et de blessés dont la plupart, faute de soins appropriés, moururent sur place dans les heures ou les jours qui suivirent.

Cependant, dès le début du 17ème siècle, les souverains de la France se sont préoccupés des blessés tombés sur le champ de bataille. Aussi, Henri IV fit donner à ses officiers et soldats mutilés et estropiés un abri dans la maison de la Charité, rue de Lourcine à Paris. Poursuivant l’œuvre de son père, Louis XIII fit construire d’importants bâtiments annexés au château-de Bicêtre.

Enfin Louis XIV ordonna en 1670 la fondation d’un hôtel royal pour « le logement, subsistance et entretènement de tous les pauvres officiers et soldats de nos troupes qui ont été ou seront estropiés ou qui, ayant vieilli dans le service en icelles, ne seront plus capables de nous en rendre ».

On s’était donc préoccupe en haut lieu de fournir un peu de secours et de bien-être à quelques bons serviteurs de l’ÉTAT, diminués dans leur intégrité physique, mais, dans l’ensemble à la santé à peu près stabilisée.

Les nombreux.combats qui ont jalonné la période du Premier Empire et la vue de nombreux blessés ou mourants restés sur le champ de bataille ont suscité des vocations de chirurgiens, notamment celle dù baron Jean Dominique LARREY dont l’activité infatigable a justifié le surnom de Providence du. Soldat. Il porta le titre dechirurgien en chef des Armées et, plus tard, des hôpitaux du Gros-Caillou et des Invalides.

Il me paraît difficile de dissocier de cette belle figure, celle du baron Nicolas-René DESGENETTES qui, lui-aussi, médecin en chef de la Grande Armée, se dévoua sans compter sur les champs de bataille de la période napoléonienne. Il décédera en 1837, médecin-chef des-Invalides.

De si importantes personnalités ne pouvaient qu’éveiller de nombreuses vocations qui allaient s’illustrer sur le théâtre des opérations au cours du 19ème siècle.

La reprise des combats fut particulièrement intense lors de la guerre de CRIMÉE (1854-1856) qui fit plus de 9 500 morts français.

Le littérateur et philanthrope suisse Jean Henry DUNANT, membre de la « Ligue :internationale pour l’assistance aux blessés sur les champs de bataille » fut autorisé à parcourir ces derniers ; son émotion fut intense.

Contenu du numéro :

La fausse guerre en dentelles

La guerre 14-18

Soins aux blessés à Montpellier

Les hôpitaux de la Croix Rouge

Rééducation professionnelle des mutilés de guerre

Environs de Montpellier

Mémoire d’Oc

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2 place Pétrarque
34 000 Montpellier

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