L’Oppidum d’Aumes (Hérault) : Archéologie et monnaies

Les collines de marnes pliocènes culminant à 109 mètres que contourne la Nationale 113 entre Montagnac et Pézenas, constituent un magnifique belvédère sur la basse et moyenne vallée de l’Hérault. Des découvertes archéologiques ont été signalées sur ce site de hauteur depuis le siècle dernier 1 mais il est nécessaire, tout d’abord, d’apporter des précisions sur les localisations toponymiques. Une enquête sur le plan cadastral nous a montré que le nom de « Pioch du Télégraphe », sous lequel ce site est parfois désigné, ne figure pas parmi les lieux dits de la commune d’Aumes et que l’ensemble du site correspond à trois tènements : au Nord, le plateau de « Lico-Castel », en forme d’éperon, qui culmine à un peu moins de 80 mètres, à l’Est, le plateau des « Mazes » qui a 109 mètres d’altitude et sur lequel existent encore les ruines d’une tour de télégraphe Chappe, enfin, au Sud-Est, une série de longues terrasses en escalier qui constituent le tènement de « Puech-Balat ».

Historique des recherches

« Les Mazes ». – En 1898, l’attention fut attirée sur cet endroit par la découverte d’un chapiteau de colonne portant, au départ du fût (fig. 1) une inscription gallo-grecque 2 et qui est daté du IIIe siècle av. J.-C. Dix ans plus tard, une base de statue gallo-romaine représentant un personnage en toge fut découverte 3 (fig. 2), puis des fragments de mosaïques 4. Enfin, en 1933, des sondages furent réalisés par R. Diffre qui auraient permis de mettre au jour des tessons de céramique attique 5. C’est en 1940 que voit le jour la première publication archéologique par MM. R. Ros et M. Rouanet qui rappellent la présence de murailles qui ont pu constituer une enceinte dans la partie haute du site 6. Les sondages menés jusqu’à 1,50 m de profondeur ont donné une stratigraphie comprenant, de haut en bas, des témoins gallo-romains (amphores, dolia, céramiques sigillées) au-dessus d’une couche de céramiques indigènes et importées (campaniennes, peinte d’Occident, attique). Plus profondément prennent place des vestiges préhistoriques (grattoirs et pointes en silex, hache polie, perles…). Les auteurs signalent la présence d’un chapiteau dorique, aujourd’hui disparu, sur la bordure nord de la vigne Cellier.

A la suite de ces recherches, le nouveau propriétaire et M. Marcel de Serres, puis J. Gondard, ouvrent sur le plateau une série de longs sondages qui permettent de fouiller un édifice quadrangulaire, flanqué de colonnes, interprété comme un temple gallo-grec 7. La stratigraphie observée dans les sondages est la suivante : de 0,90 à 1,50 m, des fragments de mosaïques et de fresques reposaient sur une couche de cendres et de charbons de bois ; au-dessous, se trouvaient des poteries grises monochromes et peintes. En 1951, une recherche complémentaire à laquelle participe l’abbé J. Giry, amène la découverte d’un silo dont la fouille a livré un avant-train de lion en pierre de facture préromaine 8, dont d’autres exemplaires sont connus dans le Midi de la France (Montfo à Magaias, Les Baux, Mouriès…) 9.

Chapiteau dit de Montagnac
Fig. 1 Chapiteau dit de Montagnac (Oppidum d'Aumes, Hérault) ; hauteur : 0,45 m. (Clichés J.C. RICHARD)
Base de statue municipale
Fig. 2 Base de statue municipale ; Oppidum d'Aumes (Hérault) L. :0,65 m.
(Cliché J. VALLON)
Statuette de Mercure
Fig. 3 Statuette de Mercure - bronze- Aumes (Hérault).
(Cliché J. VALLON)
Stèle funéraire de L. Valerius
Fig. 4 Stèle funéraire de L. Valerius - Marennes (Aumes, Hérault). (Cliché J. VALLON)

« Puech-Balat ». – Ce tènement est constitué par de nombreuses terrasses qui bordent la route départementale 161. C’est dans la partie basse qu’ont été faites plusieurs découvertes. En 1932, une statuette de Mercure (fig. 3), en bronze, fut recueillie sur les terres du domaine de Marennes, au lieu dit « Roubys du milieu » 10. En 1954, à l’occasion de travaux agricoles, fut mise au jour une stèle funéraire (fig. 4), au lieu dit « Thérèse » dont l’inscription vient d’être étudiée en détail 11. D’après des renseignements du Comte Doria, ancien propriétaire du domaine de Marennes, un petit monument représentant un personnage en buste aurait été trouvé au même endroit quelque temps après 12.

« Lico-Castel ». – A l’exception de quelques ramassages de surface et d’un petit sondage clandestin, ce plateau en friche qui forme un éperon vers la plaine, n’a donné lieu à aucune recherche connue. C’est dans cette partie du site que les restes de muraille sont les plus apparents ; on y reconnaît une dépression circulaire actuellement difficile à identifier. Vers l’est du plateau, à proximité du petit col qu’emprunte l’ancien chemin d’accès, existait l’église disparue de St-Nazaire de Liques-Castel 13. Une nécropole médiévale qui se trouvait à proximité est attestée par des couvercles de sarcophages monolithes à acrotères et par des tombes en pleine terre 14 ; A l’extérieur du plateau, sur les pentes en terrasses, les vestiges antiques sont abondants. Sur les pentes au nord, une nécropole et des habitats du 1er siècle av. J.-C. ont été signalés 15. A l’ouest, au pied de la pointe extrême du plateau, un habitat du Bas-Empire puis carolingien a livré de la céramique caractéristique 16.

Placé au carrefour de voies qui conduisent vers la côte et vers l’arrière-pays, à proximité de la grande voie est-ouest qui sera, à partir de l’époque romaine, la voie Domitienne, l’oppidum d’Aumes a dû connaître un rôle important au niveau des échanges. Les documents archéologiques en montrent la force et les monnaies marquent l’entrée de ce site dans une économie évoluée. Les trente quatre monnaies qui font l’objet de notre étude ont été ramassées en surface 17 elles constituent deux grandes catégories : les monnaies émises en Gaule et les monnaies romaines dont nous dresserons un catalogue avant d’essayer de tirer quelques conclusions qui, en raison ou caractère non stratigraphique des découvertes, garderont un aspect provisoire 18.

Catalogue des monnaies (fig. 5 et 6) Monnaies de la Gaule

A) Monnaies de Marseille 19

  • a) obole (II-Ier siècle av. J.-C.) 20
    → D/Tête masculine à gauche. R/Dans les branches d’une roue centrée, lettres M A ; dans les deux autres cantons, on observe, en creux, les traces des lettres M A qui proviennent, probablement, du revers d’une obole semblable qui s’est imprimé en partie sur celle-ci.
    → N° 1 (= DR 1) : exemplaire en bronze qui constitue l’âme d’une monnaie d’argent fourrée ; 0,32 g ; 8/8,5 mm ; 1 mm ; 9 21.
  • b) moyen bronze au taureau cornupète (II-Ier siècle av. J.-C. (?)).
    → D/Tête masculine à gauche. R/Taureau cornupète à droite
    → N° 2 (= MM 1) : 4984 g ; 18/19 ; 2,5 ; 10
    → N° 3 (= DR 2) : 2,22 g ; 17/18 ; 2 ; ?.
  • c) petit bronze au taureau cornupète (Ier siècle av. J.-C. (?))
    → D/Tête masculine à droite. R/Taureau cornupète à droite ; au-dessus, en grec, « Massa » ; à l’exergue, fin de la légende ou lettres de série.
    → N° 4 (=MM2) :2,33g;13/14;3;3
    → N° 5 (= MM3) : 2,01 g ; 13 ; 2,5 ; 3
    → N° 6 (= DR3) : 1,96g ; 13/13,5 ; 2,5 ; 4
    → N° 7 (= MM 4) : 1,90 g ; 14 ; 2 ; 10
    → N° 8 (= DR 4) : 1,72 g ; 14/15,2 ; 8 (?)
    → N° 9 (= DR5) : 1,50g ; 13/14 ; 2/2,5 ; 6
    → N° 10 (= DR6) : 1,41 g ; 14 ; 2 ; 6
    → N° 11 (= MM 5) : 1,36 g ; 13/15 ; 2 ; 4
    → N° 12 (= MM 6) : 1,33 g ; 12,5/14 ; 2 ; 7
    → N° 13 (= MM 7) : 1,07g ; 12 ; 2 ; 5 (?)
    → N° 14 (= MM 8) : 0,91 g ; 12/13 ; 1,5 ; 5. Cet exemplaire peut correspondre à une imitation.
  • d) petit bronze au taureau passant (Ier siècle av. J.-C)
    → D/Tête à gauche. R/Taureau passant à droite, légende effacée.
    → N° 15 (= DR 7) : 1,15 g ; 12/13 ; 2 ; 8. Par la typologie et la métrologie cette série se rattache à la série massaliote des petits bronzes au taureau cornupète mais il n’est pas certain qu’elle ait été frappée dans l’atelier de Marseille.
  • e) petit bronze au caducée (Ier siècle av. J.-C.)
    → D/Tête tourelée à droite, devant M renversé ou MA. R/Caducée, à gauche M A superposés, à droite M renversé.
    → N° 16 (= MM 9) : 1,71 g ; 11/11,5 ; 3 ; 7.

B) Monnaies du Sud de la Gaule

  • a) « chef gaulois » de la région Narbonne-Béziers (fin IIe-Ier siècle av. J.-C.) 22
    → D/Tête masculine à droite, derrière une massue. R/Lion à droite, légende effacée :… TO… Il peut s’agir de « Bitouios » ou, plus probablement, de « Kaiantolos ».
    → N° 17 (= DR8) : 10,12 g ; 23 ; 3 ; 3.
  • b) petit bronze de Cavaillon (époque augustéenne) 23
    → D/Tête tourelée à droite, derrière COL, devant CABE. R/Corne d’abondance, autour : IMP CAESA R AVGVST C OS XI
    → N° 18 (= MM 10) : 0,65 g (léger manque) ; 11/13 ; 1,5 ; 1.
  • e) petit bronze des Volques Arécomiques (70-49 (?) av. J.-C) 24
    → D/Tête féminine à droite, sous le menton une couronne de laurier, derrière VOLCAE. R/Personnage en toge debout à gauche, devant, une palme, derrière, AREC.
    → N° 19 (= DR 9) : 2,07 g ; 12/15 ; 2 ; 2
    → N° 20 (= DR 10) : 1,50 g ;14 ; 2 ; 8
    → N° 21 (= MM 11) : 1,40 g ;11,5/12 ; 2 ; 1.

On peut rattacher à cette série un objet en plomb, de forme circulaire, dont une face est lisse et dont l’autre présente, en creux, le revers d’une monnaie. Celle-ci a été appliquée en force sur une face et a donc laissé une empreinte à l’envers. N° 22 (= MM 12) : plomb ; 19,00 g ; 29/32 ; 3.

  • d) As de Nîmes au crocodile (époque augustéenne) 25
    → D/Têtes adossées et nues d’Auguste et Agrippa ; IMP/DIVI F. R/Crocodile et palmier : COL NEM ; au-dessus du palmier et mordant sur le grènetis, contremarque dans un cercle : D D séparés par une palme.
    → N° 23 (= DR 11) : 10,85 g ; 26 ; 3 ; 8. Il s’agit d’un as du premier type daté de 28/27 – 9 av. J.-C.
    → N° 24 (= DR 12) : 6,94 g (monnaie coupée en deux) ; 27 ; 3,5/4 ; 4. L’état de conservation ne permet pas de rattacher cette monnaie à l’un des trois types.
  • e) monnaie à la croix (Ier siècle av. J.-C.) 26
    → D/Tête de nègre à gauche, la chevelure en forme de S couchés. R/Croix bouletée avec, dans les cantons, trois points, un annelet et quatre croissants.
    → N° 25 (= DR 13) : 1,60 g (il ne reste plus que l’âme de cette monnaie d’argent fourrée) ; 14/16 ; 2 ; 12.
  • f) potin (Ier siècle av. J.-C.) 27
    → D/Tête informe. R/Animal au long cou à gauche
    → N° 26 ( MM 13) : 1,91 g ; 15 ; 2,5
    → D/Tête informe. R/Animal
    → N° 27 (= MM 14) : 2,74 g ; 15/16 ; 3,5
    → N° 28 (= MM 15) : 1,62 g ; 13/14 ; 2. Exemplaire très mal conservé.
  • g) monnaies frustes
    → N° 29 (= DR 14) : 2,20 g ; 16 ; 2,5. Il pourrait s’agir d’un petit bronze de Marseille au taureau cornupète.
    → N° 30 (= MM 16) : 1,39 g ; 13/14 ; 2. On peut penser à un petit bronze de Marseille au taureau cornupète ou, plus probablement, à un petit bronze des Volques Arécomiques.
  • → N° 31 (= MM 17) : 0,12 (âme d’une monnaie d’argent fourrée ?) ; 7 ; 0,5. Il s’agit soit d’une obole ou hémi-obole de Marseille soit d’une division de monnaie à la croix.

Monnaies romaines

A) Monnaies de la République

  • a) denier de C. EGNATIVS CN. F CN. N. MAXSVMVS (75 av. J.-C.) 28
    → D/Buste de Vénus à droite, derrière [MAXSVMVS] R/Libertas dans un bige à gauche, au-dessus une victoire ; à l’exergue : [C EGNATIVS CN. F] CN N
    → N° 32 (= MM 18) : 2,53 g (âme d’une monnaie d’argent fourrée) ; 18 ; 2 ; 10.
  • b) as à la proue (antérieur à 91 av. J.-C.) 29
    → D/Tête de Janus. R/Proue de vaisseau à droite, sans légende.
    → N° 33 (= MM 19) : 11,60 g (monnaie coupée) ; 31 ; 4 ; 10
  • c) as avec la légende MAGNVS PIVS IMP (Espagne et Sicile : 45 av. J.-C.) 30
    → D/ Tête de Janus au-dessus : [MAGNVS] R/Proue de vaisseau à droite, au-dessus : [Pl] VS ; au-dessous : [IMP]
    → N° 34 (= MM 20) : 11,69 g (monnaie coupée) ; 27 ; 5,5/6 ; 12

B) Monnaie du Bas-Empire (31)

D/Tête à droite. R/Victoire à gauche ; VICTOR…
→ N° 35 (= MM 21) : 0,91 g (léger manque) ; 11/13 ; 1,5 ; 8. Il s’agit d’une monnaie de l’époque valentinienne (fin IVe – début Ve siècle ap. J.-C.).

ILLUSTRATION ICI

ILLUSTRATION ICI

Monnaies de l'Oppidum d’Aumes
Fig. 5 Monnaies de l'Oppidum d’Aumes (Hérault), n° 1 à 18 (Cliché J.-C. RICHARD)
Monnaies de l'Oppidum d’Aumes
Fig. 5 Monnaies de l'Oppidum d’Aumes (Hérault), n° 19 à 35 (Cliché J.-C. RICHARD)

Conclusions

En regroupant les éléments de ce catalogue nous obtenons le tableau suivant :

Tableau qui permet de présenter quelques observations. Tout d’abord nous remarquons l’absence complète de monnaies romaines du Haut Empire ce qui n’est certainement qu’un hasard sinon Aumes serait le seul site de la région à offrir cette anomalie et, surtout, parce que tout le matériel archéologique montre que ce site a été occupé sous le Haut Empire.

Pour les monnaies antérieures à l’époque augustéenne 31, c’est le monnayage de Marseille qui l’emporte très nettement (59,25 %) cette situation est normale sur les sites du département de l’Hérault, et, à Ambrussum par exemple, ce pourcentage est de 52,77 %. Les monnaies émises dans la région ont une bonne place dans la circulation et les potins qui peuvent correspondre à des émissions de nécessité locales les accompagnent.

Quant aux monnaies de la République romaine, elles ont une présence réduite identique là aussi à celle que l’on connaît ailleurs (à Ambrussum le pourcentage est le même : 11,11 % 32. Quant aux monnaies de Nîmes ou de Cavaillon, elles font partie de la circulation généralisée de l’époque augustéenne : elles prennent la suite, pour Nîmes, des monnaies à légende VOLCAE AREC dont, ici, le plomb empreint d’un revers (catalogue n° 22) est le signe supplémentaire de leur succès 33.

Tel qu’il est, ce tableau nous permet, avec ses limites, de mieux intégrer l’oppidum d’Aumes dans le cadre de la circulation monétaire de la région. Ce site connaît une circulation comparable à celle d’Ambrussum, de Lattes, de Murviel-les-Montpellier, de Nages, alors que, par exemple pour le monnayage de Marseille ou pour les monnaies ibériques, il se distingue nettement des sites du département de l’Aude ou des Pyrénées Orientales.

Les vides que nous observons, les lacunes dans les autres documents archéologiques sont une invitation à ce que les vingt hectares de l’oppidum d’Aumes deviennent un chantier de fouilles programmées et que nous puissions, en particulier dans le domaine de la monnaie, comparer les conclusions provisoires que nous avons tirées d’un ensemble de trente quatre monnaies avec celles qu’un matériel plus abondant et mieux situé stratigraphiquement permettra d’avancer. Le site d’Aumes est riche de promesses : il faut maintenant entreprendre sa fouille scientifique.

Notes

  1 H. Creuzé de Lesser, Statistique du département de l’Hérault, Montpellier, 1824. p. 232 ; R. de Viback, Voyage dans les départemens formés de l’ancienne province de Languedoc, Paris, 1825, p. 401 ; Rey-Lacroix, Histoire statistique et archéologique de la ville de Montagnac, suivie d’une notice historique sur les onze communes de son canton, Béziers, 1843.
Les découvertes de l’époque gallo-romaine sont signalées par E. Bonnet, Carte archéologique de la Gaule romaine, 10, Hérault, Paris, 1946. p. 26. n° 84. d’autres par J. Vallon, L’Hérault préhistorique et protohistorique, Montpellier, 1968, p. 22-23.

  2 L. Noguier, Colonne avec inscription grecque trouvée à Montagnac, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 3e série, 3, 1899-1900, p. 190-191 ; A. Héron de Villefosse, Colonne découverte à Montagnac, Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1899, p. 273-275 ; J. Dardé et J. Sournies, L’Histoire de Béziers racontée par ses pierres, Béziers, 1912, p. 11-12 et pl. II, I ; E. Bonnet, Antiquités et Monuments du département de l’Hérault, Montpellier, 1905, p. 219-220 ; G. Dottin, La langue gauloise, Paris, 1920, p. 159-160, n° 32 bis ; P. Jacobsthal, Archäologischer Anzeiger, 45, 1930, p. 235-237, fig. 23, 24 ; F. Benoit, L’art primitif méditerranéen dans la vallée du Rhône, Aix-en-Provence, 1955, p. 24, fig. 4 ; P. M. Duval, Les inscriptions gallo-grecques trouvées en France, Actes du colloque sur les influences helléniques en Gaule, Dijon, 1958, p. 66 ; F. Benoit, Recherches sur l’hellénisation du Midi de la Gaule, Aix-en-Provence, 1965, p. 123 ; D.E. Evans, Gaulish personal Names, Oxford, 1967, p. 305-308 et 327-328 ; M. Clavel, Béziers et son territoire dans l’Antiquité, Paris, 1970, p. 139-140 ; J. Whatmough, The Dialects of Ancient Gaul, Cambridge, 1970, p. 140-141, n° 76. De Jacobsthal à M. Clavel la datation retenue est le IIIe siècle av. J.-C. : cette inscription serait donc la plus ancienne connue en Gaule : J.-C.M. Richard, La région montpelliéraine à l’époque préromaine (750-121 av. J.-C.), Bruxelles, 1973, p. 126-127.

  3 A. Héron de Villefosse, Statue romaine drapée trouvée à Montagnac (Hérault), Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1908, p. 218. Cette statue a été offerte, en 1914, à la Société Archéologique de Montpellier par M.-J. Favas de Montagnac (Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 2e série, 8, 1920-1922, p. IX, XIV.)

  4 Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 2e série, 8, 1920-1922, p. XXXIII.

  5 Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, 2e série, 11, 1958, p. 16.

  6 R. Ros et M. Rouanet, Le Pïoch du Télégraphe près Montagnac, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 4e série, 6, 1940, p. 9-13. Les restes de l’enceinte avaient été comparés avec ceux du site du Plô des Brus, commune de Rosis (Hérault) : Abbé Louriac, Le Plô des Brus, oppidum-refuge gaulois, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 2e série, 12, 1883-1884, p. 143-156 ; Di Camichel, Inventaire des enceintes de France, Bulletin de la Société Préhistorique Française, 5, 1908, p. 473.

  7 J. Gondard, Aumes-Puech Balat, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 4e série, 15, 1949, p. 22-27.

  8 J. Jannoray, Gallia, 8, 1950, p. 112 ; R. Ros, Nouvelles découvertes archéologiques dans le Biterrois, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 4e série, 20, 1954, p. 19-20, pl. I ; M. Clavel, op. cit., p. 103 et fig. 13.

  9 F. Benoit, L’art primitif méditerranéen dans la vallée du Rhône, Aix-en-Provence, 1955, p. 36, pl. XVII, 3.

  10 J. Jannoray, Gallia, 6, 1948, p. 206-207 ; R. Ros, Récentes découvertes archéologiques dans le Biterrois, Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 4e série, 15, 1949, p. 8-9, pl. I. Acquis en 1949 par M. Cellier de Pézenas, ce bronze, d’après M. Clavel (op.cit., p. 523-525) se situe au Ier siècle de notre ère.

  11 J. Jannoray, Gallia, 12, 1954, p. 415-416 M. Clavel, op. cit. p. 221, 597 M. Christol, Note sur l’inscription romaine de Marennes (Aumes), Études sur Pézenas et sa région, 1, 1970, p. 4-13.

  12 Ce monument inédit serait entré au Musée lapidaire de Béziers.

  13 J. Giry, Les plus vieux lieux de culte chrétien dans l’arrondissement de Béziers, Bulletin de Id Société archéologique de Béziers, 4e série, 26, 1960, p. 18.

  14 Renseignement dû à l’obligeance du propriétaire M. André.

  15 G. Barruol, Gallia, 31, 1973, p. 489, d’après le rapport de D. Rouquette.

  16 J. et Y. Rigoir, Les dérivés des sigillées paléochrétiennes de la zone littorale de l’Héraut, Bulletin de la Société d’Études Scientifiques de Sète, 4, 1972, p. 102.

  17 Les 35 monnaies ont été découvertes par M. Michel (chaque numéro sera donc accompagné des lettres MM) et par D. Rouquette (référence : DR). Les monnaies de la collection Michel (n° du catalogue : 2, 4, 5, 11, 13, 16, 18, 27, 32, 34) ont été communiquées au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale où elles ont été identifiées par Mlle Cl. Brenot.

  18 Les récoltes de surface, faute de mieux, ont du moins l’intérêt de nous donner une première vision d’ensemble de la circulation monétaire. Elles ne sauraient donc être négligées et elles nous invitent à demander à ceux qui ont pu faire des découvertes monétaires sur ce site (et aussi sur d’autres de la région) de bien vouloir nous les communiquer pour les étudier et les publier. C’est ainsi que, peu à peu, pourra être dressée, par époque, une carte de circulation solidement fondée.

  19 La datation des monnaies de Marseille entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C. est encore problématique H. Rolland, (Monnaies gallo-grecques, Congresso lnternazionale di Numismatica, Rome 1961, I, Rome, 1961, p. 111-119) estime que les oboles ont été émises du Ve au Ier siècle et les bronzes du IIIe au Ier siècle (grands, moyens puis petits bronzes).

  20 Cette obole est difficile à situer car elle est fourrée et qu’elle peut, par ailleurs, correspondre à une imitation de l’atelier officiel.

  21 Lorsque nous ne précisons pas, le métal est du bronze. Nous donnons, dans l’ordre, le poids (en grammes), le module et l’épaisseur du flanc (en millimètres) et la direction des coins (en termes de cadran horaire). Nous insistons sur le fait que les datations, souvent très larges pour les monnaies émises en Gaule, correspondent à une période d’émission mais que nous ne pouvons préciser ni la durée d’utilisation ni le moment de la perte.

  22 J.-C. Richard, Les monnayages indigènes de Narbonne et sa région, Narbonne archéologie et histoire, I, Montpellier, 1973, p. 133-149 ; en particulier p. 142.

  23 A. Blanchet, Traité des monnaies gauloises, Paris, 1905, p. 439-440.

  24 J.-B. Giard, Le monnayage antique de Nîmes, Bulletin de l’École Antique de Nîmes, 6-7, 1971-1972, p. 47-60, en particulier p. 49-50 et 58-59.

  25 J.-B. Giard, op. cit., p. 54 et 60.

  26 J.-C. Richard, op. cit., p. 140-142.

  27 G. Gentric, Recensement des monnaies gauloises de la « Gallia Comata » trouvées en Provincia la basse vallée du Rhône, Aix-en-Provence, 1973 (mémoire de maitrise d’histoire, inédit).

  28 M.-H. Crawford, Roman Republican Coinage, Cambridge, 1974, p. 403, n° 391/la.

  29 La réduction semi-onciale est datée de 91 av. J.-C. par M.H. Crawford, op. cit., p. 77-78 et 596.

  30 M.-H. Crawford, op. cit., p. 487, n° 479/1.

  31 Nous devons l’identification de cette monnaie à M. le Dr P. Bastien que nous remercions ici.

  32 J.-L. Fiches, M. Fenouillet, Chr. Wujek, Sept ans de recherches à Ambrussum, oppidum relais de la Voie Domitienne (1968-1974), Caveirac, 1976, p. 121.

  33 Nous aurons l’occasion de revenir ailleurs sur ce document intéressant à propos d’un document semblable mais où la monnaie empreinte est un as de Claude I.