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Description

L’école des Ponts et Chaussées de Montpellier 1787-1790

* Doctorante, Université Toulouse II – Jean-Jaurès

Au cours du XVIIIe siècle, les États de Languedoc ont lancé des projets de grande envergure pour le développement du réseau de communication de la province. Pays d’états, le Languedoc possède sa propre administration des travaux publics qui s’est organisée et mise en place tout au long du Siècle des Lumières, et qui a gardé son indépendance vis-à-vis du corps des Ponts et chaussées qui intervient dans les pays d’élection.

Soucieux de disposer d’un personnel formé et compétent, les États décident au milieu de la décennie 1780 de mettre en place des écoles des ponts et chaussées, à Toulouse et à Montpellier. L’école implantée à Toulouse a été étudiée dans plusieurs publications, mais hormis une mention dans un texte de Jean Claparède sur la société des Beaux-arts, paru en 19932, l’établissement de Montpellier semble être resté dans l’ombre de l’historiographie.

Le présent article se consacre à l’école des Ponts et Chaussées de Montpellier. Après un rappel sur l’organisation de l’administration des travaux publics de la province dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, nous préciserons en nous appuyant sur les sources disponibles, les conditions de la fondation de cet établissement, son développement à partir de l’école de dessin, son fonctionnement et son programme pédagogique, que nous pourrons ensuite mettre en perspective avec ceux des institutions homologues de Toulouse et Paris.

L’administration des travaux publics en Languedoc au XVIIIe siècle

La constitution d’un corps d’ingénieurs provinciaux

À partir du milieu du XVIIe siècle, en particulier par l’arrêt du conseil du 4 septembre 1651, le roi autorise la province à imposer chaque année 30 000 livres pour les réparations des ponts, routes et chemins. La situation des travaux faits et à faire doit être établie par les députés des assemblées de chaque sénéchaussée et présentée aux commissaires du roi qui doivent procéder aux répartitions des impositions et des dépenses dans les différents diocèses.

Après quoi, au fil du temps, le pouvoir central incita les États à accroître leur contribution au financement des ouvrages, quitte à augmenter l’imposition, ce qu’ils firent, sans pour autant avoir la conduite des travaux.

Au début du XVIIIe siècle, par une délibération prise lors de leur assemblée de 1709, les États s’accordent le droit de juger eux-mêmes des projets à entreprendre. Puis, en corrélation avec leur responsabilité financière, ils décident la mise en place d’un personnel technique propre à la province, ce qui se fait de manière très progressive. Jusqu’à la décennie 1710, les États font appel à des ingénieurs du roi comme Gautier (1660-1737), à qui il est demandé de faire des devis et toisés pour les travaux de contention du Rhône ou encore de faire les mesures annuelles de la profondeur du port de Sète. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2016

Nombre de pages

10

Auteur(s)

Catherine ISAAC

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf