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2.00

Description

La représentation du roi en Languedoc :
lieutenants et gouverneurs (XIIIe – XVIIIe siècle)

* Conservatrice du patrimoine.
Directrice des archives anciennes et des systèmes d’information aux Archives départementales de l’Hérault

Extrait

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, de nombreuses provinces entrent dans la couronne de France et le roi, selon le principe de féodalité, délègue à l’un de ses vassaux son pouvoir sur une circonscription territoriale dont le vassal lui rend hommage : duchés, comtés ou seigneuries. Premiers responsables locaux des territoires du royaume, les vassaux du roi ont la réalité du pouvoir, parfois sur de grandes principautés territoriales. C’est ainsi le cas du comté de Toulouse dont le ressort géographique correspond en grande partie à la province du Languedoc. Celui-ci a toute autorité pour gérer sa province. Afin de l’épauler dans l’administration de ce vaste domaine, plusieurs instances ont été mises en place : une curia dont le premier officier est le sénéchal et une assemblée des trois ordres, sur un modèle déjà en place en Catalogne au XIIe siècle, qui lui apporte conseil et lui fournit des moyens financiers importants.

Les premiers représentants du Roi : lieutenants pour le roi en Languedoc

Au cœur de la croisade des Albigeois qui voit s’affronter la royauté et les seigneurs méridionaux acquis à cette nouvelle religion qualifiée d’hérésie par le pape, le roi nomme, dès 1226, Imbert de Beaujeu « son lieutenant en Languedoc » alors que Raymond VII est à ce moment comte de Toulouse. Aussi, pour la première fois, le roi s’immisce dans les affaires d’un de ses vassaux. Cette désignation est ensuite suivie de deux autres : Adam de Milly en 1229 et Jean de Beaumont en 1240. Le lieutenant général est celui qui remplace le roi dans une province éloignée où le roi se rend peu souvent en personne comme c’est le cas du Languedoc. Dès le rattachement du Languedoc au royaume de France suite au décès en 1271 du second frère de Louis IX qui avait épousé la fille du comte de Toulouse, le roi continue de nommer un ou plusieurs lieutenants dans sa province. Ceux-ci représentent la personne du roi dans toute la province et encadrent les baillis et sénéchaux qui constituent les cadres réguliers de l’administration. Ils ont une délégation générale de l’autorité du roi mais ne peuvent régir la province à leur gré. […]

L'enseignement scientifique à Montpellier avant 1793

Montpellier dispose dès la Renaissance de chaires d’enseignement scientifique à l’Université. Ces chaires vont perdurer et se développer au sein même de l’Université mais également à l’intérieur d’écoles et de sociétés savantes.

L'enseignement scientifique à l'Université de Montpellier

A Montpellier, sous l’Ancien Régime, l’enseignement dit supérieur se déroule en partie au sein de l’université dont le « caractère d’institution officielle, fondée ou reconnue par une autorité religieuse et politique » lui confère le droit de transmettre les savoirs. Depuis 1429, l’université de Montpellier regroupe quatre facultés : la médecine, le droit, les arts et la théologie. La faculté de médecine est une institution puissante, célèbre depuis le XIIIe siècle dont l’enseignement est reconnu en France mais aussi dans toute l’Europe. Nous verrons que la faculté de médecine est une institution novatrice, en particulier dans le cadre de l’enseignement scientifique, qui institutionnalise dès la fin du XVIe siècle, un enseignement d’anatomie et de botanique par la création d’une nouvelle chaire, alors qu’il est courant de dater l’institutionnalisation de la science à partir du XVIIe siècle. L’institutionnalisation de l’enseignement d’anatomie et de botanique lui donne une « certaine autonomie et rend possible la reproduction de pratiques dans la longue durée » ; elle permettra, dans un futur proche, l’essor d’autres enseignements officiels. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2019

Nombre de pages

11

Auteur(s)

Fanny REBOUL

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf