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2.00

Description

La fosse de la fin de l’âge du Fer
de l’établissement rural de Saint-Symphorien à Agel (Hérault)

* Archéologue, Pôle Archéologique départemental des Pyrénées-Orientales
jerome.benezet@cg66.fr

Les recherches archéologiques menées depuis une cinquantaine d’années en Minervois, notamment sous la conduite de Guy Rancoule, on permis d’assez bien appréhender cette micro-région, en particulier au cours de la fin de l’âge du Fer et du début de l’époque romaine. Dans sa partie orientale, le site dominant est bien entendu l’oppidum du Cayla de Mailhac, tant par l’ancienneté des recherches qui y ont été menées que par le rôle – politique, économique – qu’il a certainement joué au sein de cet espace vallonné de l’arrière-pays narbonnais. En marge de ce site de hauteur et d’autres de moindre importance qui parsèment la région (Le Pech Saint-Vincent d’Aigues-Vives, le Caylar d’Agel, etc.), de nombreux sites ruraux occupés au cours des deux derniers siècles avant notre ère ont été identifiés et parfois en partie fouillés, souvent préalablement à l’exécution de travaux agricoles destructeurs. Parmi ces établissements d’ampleur réduite, celui de Saint-Symphorien à Agel est connu depuis assez peu de temps.

Présentation du site

Cet établissement est situé au sud du village d’Agel, sur le versant nord-ouest de la montagne du Pech, au niveau d’un léger replat dominant les terres basses de la Cesseet immédiatement bordé par le ruisseau de la Cisterne qui permettait de le pourvoir en eau. Il semble avoir été découvert au début des années 1980, lorsque les travaux de plantation d’une oliveraie par son propriétaire, M. Podrewski, entraînent la mise au jour d’une fosse contenant un mobilier assez abondant. Celle-ci, probablement le fond d’un silo fortement arasé, d’un diamètre d’environ 1,50 m. pour une profondeur conservée de seulement 0,50 m, a été intégralement fouillée à cette occasion. À l’exception d’une panse d’amphore restée au domicile de l’inventeur, la quasi-totalité du mobilier avait été déposée au musée municipal de Cruzy où les pièces les plus complètes – notamment celles en campanienne A, les céramiques de tradition celtique et les amphores italiques – sont encore présentées au public. Le talus qui sépare les deux parcelles sur lequel s’étend ce site, ne montre pas le moindre vestige conservé, mais il témoigne du fort arasement de la parcelle basse, probablement afin de l’aplanir pour en faciliter la culture. Le site a donc été en grande partie détruit, ou tout au plus ne reste-t-il que quelques fonds de silos sur la parcelle supérieure, comme celui qui a déjà été découvert. Toutefois, afin de mieux préciser le contexte archéologique de cette découverte, une prospection pédestre fine a été réalisée en adaptant la méthode à la lisibilité des terrains. […]

Informations complémentaires

Année de publication

2014

Nombre de pages

7

Auteur(s)

Jérôme BÉNÉZET

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf