Catégorie : Étiquette :

2.00

Description

La constitution de la paroisse de Lattes

* Président de l’association Lattes Loisirs et Culture

Extrait

L’histoire de la paroisse de Lattes s’apparente à la construction d’un puzzle.

Il est en effet étonnant de lire dans le compte rendu des réunions du conseil municipal de 1864 le texte d’une lettre envoyée à l’évêque de l’époque, Monseigneur Lecourtier (1861-1874) :

« Monseigneur, notre commune aujourd’hui presque privée du secours religieux, renfermait avant 1789 les paroisses de Lattes, Soriech et Maurin ; les curés de St Hilaire, de St Marcel et de Montels desservaient plusieurs domaines qui en dépendaient ; la Céreirède avait son chapelain ; deux aumôniers étaient chargés de l’hôpital de Lattes et de la maladrerie des chevaliers de Malte ».

Les édiles de l’époque sont soucieux de la vie religieuse de la commune. Ils se sont tournés de la même manière vers le préfet qui, à cette époque, est en charge de la gestion des « cultes ». Dans le passé, comme il est dit, le territoire communal relevait de plusieurs paroisses. Qu’en était-il à proprement parler de la paroisse de Lattes ?

Au moment où les conseillers municipaux écrivent ces lettres, l’église de Lattes est une chapelle annexe de l’église de Pérols. Les relations entre les deux communes ne sont pas des plus sereines et le conseil municipal de Lattes souhaite un développement de la vie religieuse sur son territoire.

Il parait instructif de revenir sur l’histoire même de la commune pour comprendre la place des différentes églises mentionnées et l’organisation de la paroisse.

Lattes, une commune vide et pourtant réelle

L’activité portuaire qui a fait sa renommée s’est complètement tarie au XVIIème. Lattes, comme ensemble habité, a disparu à son tour. Elle est à peine évoquée dans un document juridique établi en 1743, par les Jésuites qui sont propriétaires du Mas d’Encivade :

« La ville de Lattes lez Montpellier estoit jadis assez considérable pour ses habitants, ses murailles, ses fossés, ses privilèges et son commerce, ayant même un port de mer, mais depuis de longues années, il ne reste plus rien de tout cela qu’une chapelle et quelques petites masures, de sorte que les consuls dudit Lattes sont toujours pris des principaux habitants de Montpellier qui ont de gros domaines, la plupart nobles, dans ce terroir grand et fertile. » […]

Informations complémentaires

Année de publication

2019

Nombre de pages

14

Auteur(s)

Jean-Louis BASCOUL

Disponibilité

Produit téléchargeable au format pdf