Géographie de la Région. Chroniques des publications récentes (1982)
Géographie de la Région. Chroniques des publications récentes (1982)
p. 35 à 41
Pour la troisième fois consécutive (56 titres en 1980, 57 en 1981) sont présentés les travaux touchant au Languedoc-Roussillon ; sans souci d’exhaustivité mais en prenant en compte les articles les plus accessibles, les ouvrages adressés à la Revue, et selon une double présentation un texte regroupe les travaux par grands thèmes, une liste bibliographique précise les références. L’année 1982 est d’abord marquée par la parution des premiers résultats du recensement général de la population, et par une production abondante dans le domaine de la géographie urbaine.
I – La population du Languedoc-Roussillon
L’INSEE fournit un bel outil de travail avec la publication des 5 fascicules départementaux « Spécial Recensement 1982 », qui regroupent les résultats du recensement par communes 1. La région a gagné 137 000 habitants depuis 1975 ce qui lui permet d’en compter 1 927 000 en mars 1982 ; elle se trouve désormais en tête au niveau national sur le plan de la croissance démographique, en raison d’excédents migratoires importants, même si le solde naturel reste encore négatif. Diffusion périurbaine de façon préférentielle dans le Languedoc oriental, mais stabilisation et reprise démographique dans certains hauts-cantons caractérisent la région. Le cadre départemental permet de distinguer quelques nuances. L’Hérault est, depuis un siècle, le département le plus peuplé du Languedoc-Roussillon et sa population (706 000 habitants) a doublé depuis 1831 ; son taux moyen annuel de croissance est de 1,23 % contre 1,06 % pour la région. Le secteur oriental est le plus dynamique avec une croissance très forte à la périphérie de Montpellier (197 231) face à un Biterrois (Béziers = 76 647) peu dynamique, alors que la baisse constante des Hauts-cantons semble freinée. La croissance du Gard se poursuit régulièrement depuis 1946 (380 000 habitants, comme en 1841) et le demi-million est désormais dépassé grâce à un solde migratoire de 33 000 personnes depuis 1975 (530 000 habitants). C’est la périphérie des villes qui croît le plus rapidement, alors que Nîmes (124 220) et Alès (43 268) décroissent légèrement, que les cantons cévenols continuent à perdre leur population tout autour du Vigan et au Nord d’Alès. Évolution semblable pour les Pyrénées-Orientales (334 000 habitants), en croissance rapide mais au bénéfice de la couronne de Perpignan et du littoral ; la ville (111 669) regroupe le tiers de la population du département et reste la seule importante. L’Aude ne se dégage pas d’une stagnation qui se prolonge avec 180 000 habitants, comme en 1836, et bien moins qu’en 1886 où les 330 000 habitants avaient été dépassés. Le dépeuplement se poursuit dans les cantons de Belcaire et Mas-Cabardès, de façon moins sensible dans les Corbières, alors que la population se concentre sur le couloir de Narbonne au Laurageais et sur le littoral Carcassonne (41 153 habitants) n’est plus que la deuxième ville du département derrière Narbonne (41 565) et devant Castelnaudary (10 750). Rappelons que la Lozère – 74 000 habitants – en comptait plus du double en 1806, de 1831 à 1856, en 1881. Depuis cette date la chute se poursuit, ce qui la relègue au dernier rang des départements français. Les pertes sont de 4 600 personnes depuis 1962, 2 400 depuis 1968, 530 depuis 1975, et seule Mende dépasse légèrement les 10 000 habitants.
Le premier article d’analyse des résultats 2 souligne le record de croissance enregistré par la région (devant la Provence-Côte d’Azur), trois fois supérieur à la moyenne française. Les deux régions méditerranéennes regroupent à l’heure actuelle le cinquième de la population de la France, grâce aux soldes migratoires et selon une diffusion périurbaine et littorale qui se confirme. Mais J. Rouzier s’interroge aussi sur la réalité économique régionale : le Languedoc-Roussillon se situe au dernier rang de la croissance naturelle, la population est vieillie, on enregistre ici les records en matière de chômage.
Le premier article d’analyse des résultats (55) souligne le record de croissance enregistré par la région (devant la Provence-Côte d’Azur), trois fois supérieur à la moyenne française. Les deux régions méditerranéennes regroupent à l’heure actuelle le cinquième de la population de la France, grâce aux soldes migratoires et selon une diffusion périurbaine et littorale qui se confirme. Mais J. Rouzier s’interroge aussi sur la réalité économique régionale : le Languedoc-Roussillon se situe au dernier rang de la croissance naturelle, la population est vieillie, on enregistre ici les records en matière de chômage.
II – Les villes du Languedoc-Roussillon
Un numéro double (3e série, tome 16, n° 3-4) du Bulletin de la Société Languedocienne de Géographie réunit une série de 28 articles sur le thème de « La ville en pays languedocien et catalan, de 1789 à nos jours » recueil des communications présentées au Colloque de Perpignan organisé par le Centre d’Histoire Contemporaine du Languedoc méditerranéen et du Roussillon. On ne signalera ici que les seuls articles de géographie ou d’histoire immédiatement contemporaine. Les thèmes se regroupent autour de la gestion et du pouvoir municipal (Alès, ensemble des villes, Montpellier), de l’espace intra-urbain (Béziers, Carcassonne, Montpellier, Nîmes, Perpignan), de la dynamique urbaine à propos de l’Andorre, ou de la mobilité résidentielle à Nîmes. Le recensement de l’ensemble des villes concernées par ces travaux porte en tête les plus importantes, Béziers, Montpellier, Nîmes, Perpignan comme prévu, Carcassonne et Mazamet plus rares, Alès, Chalabre, Pézenas et Sète.
L’approche du quartier urbain fait appel au « vécu » de ses habitants ; à travers les fêtes du 14 juillet à Montpellier dans les débuts de la Troisième République (1885-1914) émergent les comités de quartier plus ou moins subventionnés par la municipalité, bals, cafés, surtout, éléments moteurs de la structuration de la ville 3. Le même thème permet à M. Timsit 4 de dresser un tableau de la structure sociale de Carcassonne d’après le recensement de 1954, soit à la veille de la croissance, au temps de la « petite ville assoupie, vieillotte ». Distinguant 3 milieux sociaux (classe ouvrière, couches moyennes salariées et bourgeoisie) il en tire une classification et étudie également les conditions de logement : alors que 3 appartements sur 5 n’ont pas de WC particulier, et qu’ont une salle de bains un appartement sur deux dans les quartiers bourgeois, deux sur 100 dans les quartiers ouvriers. L’espace social des quartiers centraux de Nîmes, Montpellier et Perpignan est saisi selon les méthodes de l’écologie factorielle pour savoir si l’expansion démographique des années 60 a débouché sur une redistribution des catégories sociales dans l’espace urbain ; sont utilisés les recensement de 1962 à 1975 à travers les catégories socioprofessionnelles, et 32 indicateurs ; présentation des graphes de corrélations, de cartes en 13 catégories et l’évolution des villes de 1962 à 1975 5. En 1543, année où « fust commencé le bolevard » s’engage l’aménagement des Allées-Paul-Riquet de Béziers fin XVIIIe la promenade a pris figure mais ne sera démilitarisée qu’en 1826. Ordonnancement autour de la statue de Riquet « à l’avenue de toutes les grandes routes », du théâtre entamé en 1844, du Plateau des Poètes dont la création est prévue en 1858 ; le cadre fixé, la consécration sociale vient à travers le « propriétaire », les membres de la bourgeoisie locale, dans une ville « privée des grandes illustrations d’une Université, d’une Cour, et d’une Préfecture ». M. Fournier 6 donne les cartes des cafés en 1910, des sièges de société en 1914, du commerce de détail après la guerre. Mais entre 1910 et 1975 le seul grand immeuble construit sera celui des Nouvelles Galeries sur l’hôtel de Bellaud-Dessales immobilisme, ou réussite dans l’organisation d’un espace central à travers une sage lenteur ? Mais le centre-ville éclate désormais entre trois sous-ensembles bien individualisés : lieu de rencontre des Allées, quartiers anciens dans leur totalisation historique, péricentre bénéficiant d’une série d’activités transférées vers l’est. R. Ferras 7 propose un modèle d’évolution des quartiers anciens de Béziers ville et centre historique, d’abord confondus, donnent un triple ensemble, aréolaire, axial, et diffus, sur un éventail de plus en plus ouvert vers l’est de la ville et les grands ensembles.
Gestion, pouvoir municipal, sont étudiés à Alès dotée d’une municipalité communiste de 1925 à 1939, et seule ville de Province importante à garder cette orientation politique entre les deux guerres ; occasion de passer en revue les données socio-politiques, les conseillers, l’action municipale, les finances locales, l’action sociale ; de souligner les rapports avec le pouvoir, les syndicats, le parti communiste, car Alès constitue un des premiers champs d’expérience : des révolutionnaires de 1925 aux gestionnaires de 1935 : « la mairie conquise a conquis ses superbes vainqueurs » 8. M. Caron-Leulliez étudie les villes de l’Hérault au moment de la Libération 9, moment du changement profond du personnel politique à travers la désignation de municipalités provisoires par les Comités locaux de Libération. Un autre ordre social, dans un climat parfois révolutionnaire ? Pour peu de temps en tout cas. Problème de ravitaillement, de reconstruction (Sète est détruite à 60 %), d’urbanisme : zones de taudis de Béziers détruites pour de vastes projets de rénovation sans lendemain. Montpellier fournit l’occasion d’un examen de la stratification sociale et de l’expression des idéologies urbaines. Politique différente à partir du changement politique de 1977, mais – dans le discours – des références aux valeurs qui sont à peu près identiques, comme le souligne J.-P. Foubert 10. La modernité est le modèle de référence, le Polygone le lieu du pouvoir politique, le centre ancien le lieu du pouvoir social.
Plus variés sont des thèmes de la mobilité dans les villes : la moitié de la population a changé de logement sinon de résidence entre 1968 et 1975 ; de nombreux tableaux permettent de mesurer la part respective des migrations internes ou externes dans les principales villes du Gard 11. Le continuum Andorra-Escaldes regroupe maintenant 22 000 habitants, record du massif pyrénéen, et subit une explosion économique récente grâce au phénomène frontalier et purement commercial ; « Même des données publiques sont ici privées », d’où les difficultés d’études sans cadastre ni source statistique classique avec l’arrière-plan du désordre du libéralisme intégral, la législation inexistante ou facilement tournée 12. Étude originale sur la Pointe-Courte, de la constitution d’un quartier de pêcheurs sur l’étang de Thau (Sète) à son éclatement ; création d’une identité collective, maintien des cohésions et des dépérissements d’une classe socio-spatiale, avec des chapitres sur la mémoire des Anciens, fêtes et jeux, tradition orale, appropriation foncière… 13. Sur le même thème de l’observation du changement social est proposé un système d’observation basé sur l’évolution des communes en Languedoc-Roussillon, et une typologie communale 14. La revue Urbanisme 15, 16 expose pour Montpellier les mesures prises pour rééquilibrer le centre-ville, élaborer un plan d’aménagement pour la zone nord ; elle présente pour Narbonne le plan d’occupation du sol et l’aménagement de la ville. Sous la direction de R. Huard un groupe d’historiens et géographes vient de produire une histoire de Nîmes 17 dont nous n’aborderons ici que la partie actuelle.- Le début du XXe siècle consacre Nîmes première ville du Languedoc-Roussillon, avant de perdre sa suprématie entre Provence et Languedoc. Avant la 2e guerre mondiale Nîmes compte 89 000 habitants, Montpellier 86 000, Avignon 57 000. Bénéficiant d’une longue tradition de ville ouvrière, la base économique de Nîmes s’effrite par la suite et il reste l’image d’une capitale touristique entre Rhône et Vidourle, Camargue et Garrigues et sa triple vocation rhodanienne, méditerranéenne et cévenole, face à Montpellier devenue capitale régionale. Dans un article très riche, G. Monédiaire 18 fait le point sur l’état de l’urbanisation en Occitanie, aborde la question de l’urbanisation dépendante « par translation et par colonisation », des activités (le tertiaire), du contenu (« villes de vieilles et de vieux »). Nombreuses cartes de France, quelques passages sur Montpellier.
III - Les campagnes
« Tout a changé, mais à Lajo on est pauvre, comme autrefois » affirme André Fel 19 à propos de la chronique d’une commune entre 1840 et 1982 : 150 personnes, 25 exploitants agricoles, soit la fin d’une communauté villageoise en Margeride. Les émigrants de l’ouest audois nous sont présentés dix-neuf ans après 20, dans trois nouveaux chapitres d’une longue étude portant ici sur les migrations socioprofessionnelles et sur la libération des terres dans une collectivité agricole en crise ; on assiste à un développement du faire-valoir mixte, le fermage venant compléter le travail de la propriété, mais décimation et mécanisation vont de pair. La concentration des anciennes métairies entre les mains d’un nombre réduit de cultivateurs montre combien de petits agriculteurs ont dû abandonner leur activité. La sensibilité des agriculteurs aux variations de la politique de prix est soulignée à travers endettement, motorisation, changement de mode culturaux ; d’où migrations souvent sans retour. En 1932 apparaissent les Greniers Réunis des Agriculteurs Lauragais, première étape de la coopération après la crise économique, et la C.A.L. après la guerre. En conclusion, les migrants sont très sensibles aux aléas micro-économiques, et il n’est pas nécessaire d’attendre 20 ans pour étudier les conséquences d’une politique agricole. Le barrage de Laprade 21 dont la mise en service sur la Dure (Aude) est prévue pour 1984 alimentera en eau la région de Carcassonne et une microcentrale électrique, et est prévu également pour l’irrigation et l’écrêtement des crues.
Le bassin de la Têt, étudié par L. Mayero 22, apparaît comme un secteur en voie d’abandon récupéré par les résidences secondaires avec une concentration de la production dans les vallées ; l’auteur a travaillé, sur le recensement agricole de 1980. Une méthode d’analyse des images aériennes appuie la découverte de la géographie historique et de l’étude des paysages dans la région de Castelnaudary à travers l’utilisation des cartes et des missions de l’I.G.N. L’article souligne les structures radio-concentriques repérées autour de Bram, étudie les tailles des parcelles en liaison avec les chemins, et propose une synthèse chronologique 23. Géographie culturelle aussi, mais dans un registre totalement différent à travers la vie quotidienne d’un ramasseur de plantes la cueillette des simples et leur utilisation, avec la qualité habituelle des photos de Bob Ter Schiphorst, et une préface de Lawrence Durrell 24. Le centre d’expérimentation du mas d’Asport dans les Costières, commune de Saint-Gilles, offre 35 ha à la diversification des productions méditerranéennes dans des registres très variés, cultures annuelles (oléagineux, protéagineux) ou pérennes (arbres fruitiers, thym) 25.
Affirmer que le vignoble du Bas-Languedoc est un vignoble de plaine est chose courante, de même que l’on assimile vignoble de qualité et vignoble de coteau. Comparant les pentes moyennes en Biterrois, Médoc et côte de Bourgogne, M. Derruau arrive à une double conclusion : la pente du vignoble bas-languedocien est à peine plus faible qu’en Bourgogne et bien plus forte qu’en Médoc ; on ne doit pas confondre vignoble de masse et de plaine, et la viticulture languedocienne n’occupe pas essentiellement des espaces plats 26.
Le 4e Colloque International du Groupement pour le Développement de la Télédétection Aérospatiale propose dans le cadre de la « cartographie thématique des résultats de la télédétection » 27 une réalisation expérimentale sur l’Aude et les Pyrénées-Orientales en matière de cartographie d’occupation du sol à partir d’images Landsat ; la méthodologie des traitements et de la transcription cartographique est présentée. La politique de reconversion viticole est étudiée d’après des enquêtes menées auprès d’exploitants du Gard et de l’Hérault, en s’efforçant de prendre en compte les comportements, l’impact de la prime d’arrachage 28.
P. Carrière 29 résume ses positions de thèse, 3 tomes de travaux présentés comme doctorat d’État de géographie (soutenu à Montpellier en 1981) dont 2 tomes sur 3 intéressent notre région. Description des bouleversements « dans le travail des champs comme dans la vie au village » dans le cadre des cinq départements languedociens. Accélération des innovations dans les années 50 qui fait que cette région « riche de bons sols, de beaux sites, d’espace et de soleil », redevient attractive pour les capitaux, les hommes et leur esprit d’entreprise … : tome 1 – positions de thèse, 510 p ; tome 3/1 = publications anciennes réunies ici, 744 p ; tome 3/2 = atlas décrivant les changements survenus, 50 p ; tome 3/3 = annexes à l’atlas, 312 p ; (tome 2 réservé à des publications sur l’URSS, 538 p). Dans ses monographies habituelles la revue « Causses et Cévennes» présente Lasalle 30 et le Mont Lozère 31. R. Déjean 32 complète un travail antérieur sur le châtaignier, le hêtre et le pin sylvestre, caractéristiques des trois zones de la Cévenne. Croquis, photos, texte clair facilitent l’identification des espèces, comme les cinq variétés d’érables. M. Galzin 33 s’attache à l’évolution de l’arbre dans l’univers cévenol qu’il évoque à travers la toponymie dérivée du chêne (Rouvière), du hêtre (Faget), du frêne (Fraysse), du noyer (Nogaret), autant de noms propres répandus, sans oublier les Sauclières (taillis coupés pour fabriquer les cercles de tonneaux), Artigues, Taillades (coupes de bois).
IV - Géographie physique
La topographie fossilisée par les laves sur le sud du Larzac, des monts de Faugères, du piedmont biterrois et de 1’Escandorgue, est étudiée par P. Ambert qui distingue 4 phases volcaniques d’âge quaternaire, autour de 2,4 ; 1,5 ; 1 et 0,35 MA. Coupe sur une cinquantaine de kilomètres, de l’Escandorgue à Agde, et carte de l’âge du volcanisme 34. Une carte en couleurs avec commentaires et critiques présente la géomorphologie du Quéribut et du Madrès dans les Pyrénées-Orientales 35. Le B.R.G.M. poursuit la publication des cartes géologiques de la région (au 1/50 000) avec la feuille de Pont-Saint-Esprit, accompagnée d’une notice de 36 pages 36. À propos des courants qui se dégagent de l’histoire de la prospection botanique des éboulis, A. Beaudière 37 fait allusion aux travaux de J. Braun-Blanquet sur les Cévennes méridionales (1915), point de départ de la démarche phytosociologique et des recherches de l’école zuricho-montpelliéraine (Massif de l’Aigoual et Pyrénées-Orientales, sur la végétation alpine).
V - Économies
Fidèle à ses numéros thématiques, l’Économie Méridionale propose une livraison sur l’économie forestière ; un thème peu développé dans la région languedocienne et qui met l’accent sur la valorisation possible de certaines essences. M. Noël 38 souligne la variété de la forêt en Languedoc-Roussillon, du littoral à la montagne : 720 000 ha avec des taux de boisement élevés en Cévennes, Vallespir, Capcir, Pays de Sault, Espinouse et Montagne Noire où ils dépassent les 50 %, contre 1,2 % en Petite Camargue ou 1,5 % dans la plaine du Roussillon. Cartes et annexes statistiques précisent les nuances 370 000 ha de forêts de montagne à résineux dominants, 270 000 de forêts méditerranéennes, 80 000 pour la châtaigneraie de moyenne montagne ; en tête le chêne-vert (140 000 ha) devant le pin sylvestre et le pubescent. Régime de propriété (l’O.N.F. ne l’emporte que dans les Pyrénées-Orientales) et utilisations sont passées en revue un produit peu valorisé. Affirmation que récuse B. Thibaut 39 avec à l’appui graphiques, cartes, tableaux ; l’auteur propose une démarche rationnelle de valorisation car la « filière bois » reste très réduite dans l’économie régionale. Pourtant celle-ci est à la mode ou en tout cas fréquemment évoquée, et définie comme « un ensemble à la fois sylvicole et industriel, visant à la mise en marché de produits élaborés à base de bois » 40. Le détail des établissements en compte 392 pour le travail en forêt, 130 pour la première transformation, 1073 pour la deuxième transformation (ameublement surtout). Les entreprises artisanales sont nombreuses, 8 établissements dépassent les 100 salariés. Le travail en forêt est important en Lozère et dans l’Aude, le sciage de bois tropicaux à Sète, la deuxième transformation dans les Pyrénées-Orientales (papier-carton et emballage en bois). La zone qui produit le bois n’est pas celle qui le valorise, mais le Languedoc-Roussillon ne manque pas d’atouts en ce domaine. Fort dossier également sur l’analyse des opérations financières en Languedoc-Roussillon 41 qui porte d’abord sur la banque. Le système bancaire régional est fortement marqué par le Crédit Agricole (1895 à Montpellier) le régionalisme bancaire durera peu, à l’image de Castrix et Coste (1845) devenue Dupuy-Coste en 1919, puis Dupuy de Parseval ; en 1872 la Société Générale, en 1879 le Crédit Lyonnais, ouvrent leurs portes. Les Caisses d’Épargne jouent un rôle considérable avec une implantation supérieure à la moyenne et une progression des dépôts. La SODLER, Société de développement régional du Languedoc-Roussillon, a été créée en 1959 ; elle pallie en partie la pauvreté du réseau bancaire en Lozère, intervient peu dans les Pyrénées-Orientales sur 710 entreprises aidées depuis sa création, 309 sont dans l’Hérault, 183 dans le Gard. Au niveau des collectivités publiques on note la faiblesse de l’impôt sur le revenu, l’importance des droits de douane, la progression de l’endettement, et l’auteur termine par les organismes de Sécurité Sociale. L’élevage ovin valorise les terres pauvres et difficiles d’accès (1 ha nécessaire par brebis) un mode ancien qui n’a pas varié depuis longtemps et pour lequel recettes et dépenses sont précisées : 80 000 francs de solde de trésorerie dans l’année pour un troupeau de 400 mères 42.
À propos du département de l’Hérault, J. Rouzier souligne la progression de la population, des logements, de l’emploi, alors que le recul relatif de l’agriculture devant le tertiaire se confirme. L’Hérault s’intègre à l’espace national, mais au bénéfice de Montpellier et de son « image porteuse de dynamisme » ; l’aménagement de la vallée de l’Hérault et des pays de l’Orb contribueraient à réduire les écarts 43. Un indicateur de la consommation d’énergie en Languedoc-Roussillon est proposé 44. L’ethnologie occitane, à l’occasion d’un colloque, est prétexte à quête des origines, recours aux précurseurs du XIXe, appel au sens du vécu, à la perception du monde rural, aux divers mouvements intellectuels et politiques 45.
Les études de conjoncture donnent lieu à deux publications le rappel de l’initiative du CRPEE constitué en 1953 comme associations de chercheurs avec les professeurs Kunholtz-Lordat, Marres et Milhau pour produire un diagnostic trimestriel et « faire périodiquement le point de la situation économique régionale » 46. D’autres chercheurs du laboratoire d’économétrie proposent une meilleure exploitation des informations contenues dans les enquêtes et une quantification des réponses appliquée à la production industrielle en Languedoc-Roussillon 47. Une analyse multidimensionnelle du chômage révèle que l’essentiel des demandes d’emploi couvre des activités tertiaires, que le chômage féminin augmente ; une typologie des groupes de métiers est proposée, étudiée sur les années 1975-1980 par la méthode STATIS 48. Les secteurs productifs non agricoles sont étudiés entre 1959 et 1975, renseignant sur la richesse créée dans les domaines de l’industrie, du commerce et des services, et permettant une confrontation avec les résultats nationaux 49.
Le Canal du Rhône à Sète (70 km jusqu’à l’écluse de St Gilles) avec un gabarit de 10 m de large pour 2,20 m de profondeur n’autorise que des chargements de 350 à 400 tonnes de port en lourd ; des étranglements gênant la navigation, le désir de promouvoir le port de Sète ont donné naissance à des projets destinés à relier ce port avec le Rhin à partir du trafic en provenance du Maghreb et du Golfe Persique : soit le désir d’intégrer la région à l’économie européenne 50. A. Tarrius met en évidence à propos du Conflent les zones d’influence de Prades, et recherche les comportements-types d’usagers en zone rurale selon leurs déplacements : scolaires, agriculteurs, artisans, etc. Il prend en compte les représentations concernant les transports seuls les scolaires sont considérés comme « sérieux », et les grandes lignes vers Perpignan « fiables » de village à village les déplacements restent aléatoires même s’ils sont subventionnés, d’où la possession d’un véhicule considérée comme indispensable. Pour les achats courants non-alimentaires on préfère aller à Perpignan qu’à Prades (60 km contre 20). Des cartes visualisent les phénomènes et suggèrent des réorganisations selon les jours et heures de la semaine.
VI - Divers
Dans le domaine de la pêche (globes, carrelets, ganguis) sont décrites les méthodes artisanales qui se sont maintenues sur les canaux, les embouchures et les lagunes du Bas-Languedoc, avec une localisation des pêcheries et des explications sur le maniement des engins 51.
L’aménagement du littoral languedocien a chassé les « baraquiers » locaux, installés en bord de mer à Valras, Palavas, Canet selon les conditions modestes mais un mode de vie communautaire très riche. Exemple de « normalisation » au détriment des autochtones et des plus défavorisés sous des discours se référant à l’esthétique et à l’hygiène 52.
Le phénomène de la « baraquette » : maisonnette du Saint-Clair où l’on se rencontre le dimanche et d’abord entre hommes, a donné lieu à toute une littérature orale populaire. Même tradition dans le quartier de pêcheurs de la Pointe-Courte, retracée en occitan par l’un d’entre eux 53.
Trois plaquettes à la présentation soignée prolongent trois expositions sur les capitelles, les plantes médicinales, et les premiers paysans méditerranéens elles jalonnent quelques aspects du patrimoine culturel régional à l’initiative de l’ODAC (Office Départemental d’Action Culturelle de l’Hérault). La Buges 54 (16) est le prétexte à un bel album de photos aux légendes sobres mais sans aucune localisation « ostalets » servant de refuges temporaires, chemins « caladés » et « traversiers » des pentes, mas et masets jouant sur la pierre sèche et témoignant d’une culture populaire d’une grande richesse on regrettera le manque de commentaires précis, hors de généralités sous 4 signatures différentes. Grâce au Muséobus 55 toutes les herbes de la St-Jean et l’usage des simples ont été présentés, suscitant des réactions de la part des visiteurs. On a retenu des recettes qui prolongent le catalogue, un lexique médicinal et botanique regroupant le nom latin, français, et local, et de remarquables clichés. Les « premiers paysans » 56 débordent notre région, d’une frontière à l’autre, sur l’arc méditerranéen. Gra-phisme soigné, cartographie des gisements du néolithique ancien, restitutions soucieuses de pédagogie donnent un ouvrage remarquable ; les 3 théories de la mise en place d’une économie de pro-duction sont exposées colonisation, contamination, autonomie ; les principaux sites sont présentés avec description et bibliographie ; un lexique, de grands titres, tout cela sert bien ces « nouveaux riches » dont parle F. Braudel dans sa préface, ceux d’un « monde neuf », le monde des premiers paysans méditerranéens.
La quasi-totalité des titres publiés par l’Économie Méridionale est à retenir, qu’ils parlent de Charles Gide (1847-1932), professeur au Collège de France et fondateur de l’École de Nîmes, théoricien et militant de la coopération, ou des transports terrestres de marchandises en Languedoc-Roussillon.
Saluons la parution d’une nouvelle publication : Amiras (Repères), revue occitane, 4 livraisons par an, 1er numéro en janvier 1982. Sous la direction de Robert Lafont « amiras son presas… repères sont pris ». L’appropriation de l’espace rural est débordée à travers les petites annonces d’un quotidien 57 ; 1 600 annonces concernant l’offre foncière ont été dépouillées, les cartes montrent le poids de la garrigue montpelliéraine. Le dossier du n° 2 porte sur « Régions, pouvoir et Occitanie ». Articles de « R. Lafont en introduction, J. Espi au nom de la CGT., G. Martin qui reprend des travaux de 1963 et 1966, lesquels recadrent la question. J. C. Lugan 58 propose 3 scénarios de réorganisation de l’espace occitan prenant en compte les héritages historiques et culturels soit 4 régions dont une centre-occitane qui réunit Midi-Pyrénées et Languedoc ; soit 9 micro-régions dont un Bas-Languedoc organisé autour de Montpellier ; soit 3 grandes régions dont une méditerranéenne incluant de l’Aude aux Alpes-Maritimes le Languedoc-Roussillon actuel moins la partie catalane des Pyrénées-Orientales et le nord de la Lozère mais avec en plus le sud Aveyron. J. C. Bouvier 59 compare carte linguistique et carte des régions de programme pour souligner un certain nombre de choix arbitraires : le languedocien est dispersé sur 3 régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon où il se trouve associé au catalan dans le cadre des Pyrénées-Orientales, alors que sur la rive droite du Rhône l’axe Uzès – Nîmes – Aigues-Mortes relève d’une variété rhodanienne du provençal. Et « les grandes unités dialectales d’une langue sont bien plus que des variétés linguistiques : ce sont des espaces de vie, c’est-à-dire des espaces où est vécue chaque jour depuis des siècles la relation entre la langue et la culture ». Enfin M. Miaille 60 pose la question fondamentale du droit de l’espace, article dont la portée théorique dépasse le seul cadre régional, mais qui doit être signalé.
Abréviations
- Amiras, Edisud-Aix.
- A.G.F. Bulletin de l’Association de Géographes Français, Paris.
- I.P.M. Bulletin de l’Institut des Pêches Maritimes.
- R.L. Bas-Rhône-Languedoc, Nîmes.
- S.L.G. Bulletin de la Société Languedocienne de Géographie, Montpellier.
- C. Causses et Cévennes, Montpellier.
- Cévennes.
- H. Études sur l’Hérault, Pézenas.
- M. Économie Méridionale, Montpellier.
- S. Espaces et Sociétés, Paris.
- Intergéo, Paris.
- Lengas, Montpellier.
- Population, Paris.
- A. Revue d’Auvergne, Clermont-Ferrand.
- Repères, Montpellier.
- E.R.U. Revue d’Économie Régionale et Urbaine.
- G.P. Revue de Géographie des Pyrénées et du Sud-Ouest, Toulouse.
- Urbanisme.
Notes
1 INSEE, Montpellier. Études et Statistiques Languedoc-Roussillon. Spécial Recensement 82. Résultats communaux provisoires, REP., n° 4. Aude, Gard, Hérault (30 p.) ; Lozère, P.O. (22 p.).
2 Languedoc-Roussillon confirmation du recensement, E.M., n° 120, p. 25-38.
3 LACAVE M., Une approche du « quartier vécu », B.S.L.G., p. 355-369.
4 TIMSIT M., Structure sociale des quartiers de Carcassonne d’après le recensement de 1954, B.S.L.G., p. 407-420.
5 VIGOUROUX M., VOLLE J.P., L’espace social des centres et quartiers traditionnels à Nîmes, Montpellier, Perpignan, B. S. L. G., p. 279-319.
6 FOURNIER M., Les Allées Paul Riquet à Béziers, B.S.L.G., p. 387-405.
7 FERRAS R., Un centre-ville « éclaté » quartiers anciens et centralité à Béziers, B.S.L.G., p. 321-331.
8 POUZET J.C., Un exemple de gestion municipale, B.S.L.G., p. 459-474.
9 CARON-LEULLIEZ M., Le pouvoir municipal dans les villes de l’Hérault, 1944-1945, B.S.L.G., p. 475-491.
10 FOUBERT J.P., Idéologies urbaines et image de la ville à Montpellier, 1950-1980, B.S.L.G., p. 493-500.
11 CHAMBON H., Le changement de résidence dans les principales villes du Gard (1968-1975), B.S.L.G., p. 421-430.
12 BECAT J., Dynamique urbaine en Andorra, B.S.L.G., p. 577-586.
13 La Pointe Courte. Naissance, vie et mort d’une classe socio-spatiale, Par SAVEY S., GATUMEL A.M., et D., LAGET M., VIGNERON E., VIDAL J.-J., BAZALGUES G., C.N.R.S., O.C.S.C. 144 p.
14 BERGER A., LE BOT Y., NOEL M., ROUZIER J., Typologie communale et fonctionnement économique, Cahiers de l’observation du Changement social, n° 10, p. 115-228.
15 X. Montpellier pour faire la ville ensemble, URB, n° 188, p. 33-44.
16 Narbonne, URB, n° 108, p. 13-22.
17 Avec VOLLE J. P., Le XXe siècle, Histoire de Nîmes, Edisud.
18 MONEDIAIRE G., Rapport intermédiaire sur l’état de l’urbanisation de l’Occitanie, à travers l’examen succinct de son passé, de ses modalités contemporaines et de leur sens, aboutissant à la formulation de quelques propositions, E.S., n°41, p. 131-154.
19 FEL A., Chronique d’une commune pauvre : Lajo (Lozère), 1840-1982, R.A. t. 96, p. 1-13.
20 COLLOMB Ph., Les émigrants de l’Ouest audois 19 ans après, POP. I, IV. Monographies et migrations socio-professionnelles, p. 75-112 ; 4-5, V : Migration et libération des terres dans une collectivité agricole en crise, p. 837-866 ; 6, VI : Migration et mutation de l’agriculture locale, p. 1065. (Fin d’une série d’articles entamés en 1979).
21 JENSEN A., MAIRE J.-P., Le barrage de Laprade, B.R.L., n° 103, p. 15-22.
22 MAYERO L., Population et vie rurale dans le bassin de la Têt (P.O.), R.G.P., 3, p. 30-324.
23 DARBANDI M., Méthodes d’analyse des images aériennes pour l’étude des paysages du Lauragais, R.G.P., p. 328-336.
24 CHARDENON L., (ramasseur de plantes languedocien). Mémoires et recettes, Hommes et récits du sud, Avignon, 154 p.
25 PANINE M., Le centre d’expérimentation du Mas d’Asport, B.R.L., n° 103, p. 5-14.
26 DERRUAU M., Le vignoble du Bas-Languedoc est-il un vignoble de plaine ?, E. H., XIII, 1, p. 30-32.
27 POULAIN J., Cartographie d’inventaire de l’occupation du sol, GDTA, Toulouse, p. 261-276.
28 BARTOLI P., MEUNIER M., La politique de reconversion viticole, Comportements d’exploitations et impact de la prime d’arrachage, INRA, Économie et Société Rurales, 2 vol. Série Études et Recherches, 66.
29 CARRIERE P., La modernisation de deux agricultures (Union Soviétique et Languedoc-Roussillon), 1955-1980. 3 tomes, 5 volumes ronéotés, INT. n° 68, p. 17-21.
30 LASALLE, CC., n° 3, p. 455-477.
31 Le Mont Lozère, CC., n° 1, p. 391-411.
32 DEJEAN R., Arbres des Cévennes, les espèces arborescentes naturelles du Parc National des Cévennes, CEV, n° 22, p. 7-19.
33 GALZIN M., L’arbre dans l’univers cévenol, CEV, n° 22, p. 20-30.
34 AMBERT P., Les reliefs pléistocènes antévolcaniques du Languedoc central, B.A.G.F., n° 485, p. 83-89.
35 LAGASQUIE J.-J., MARRE J., GODARD A., Cartographie géomorphologique du Quérigut et du Madrés (P.O.), R.G.P., 2, p. 221-232.
36 B.R.G.M., Carte géologique de la France à 1/50 000 : Pont Saint-Esprit, XIX-40. Notice de 36 p., Orléans.
37 BEAUDIERE A., Modes de perception de l’éboulis par les botanistes, B.A.G.F., n° 491, p. 25-32.
38 NoëL M. La forêt et l’économie du bois, E.M., n° 119, p. 27-46.
39 THIBAUT B., Valorisation du bois comme matériau dans le Languedoc-Roussillon, E.M., n° 119, p. 47-65.
40 CHAMINADE G., La filière bois en Languedoc- Roussillon, E.M. n° 119, p. 67-86.
41 ESCUDIER J.L., Analyse des opérations financières en Languedoc-Roussillon, E.M., n° 118, p. 31-101.
42 PATUREL M., SALMON C., L’économie d’un troupeau ovin en garrigue au cours de l’année 1980-1981, E.M., n° 118, p. 27-29.
43 ROUZIER J., La situation de l’économie héraultaise, E. H., XIII, 6, p. 3-8.
44 MARQUEZ M., MONINO J.L., TERRAZA M., Indicateur synthétique de la consommation énergétique en Languedoc-Roussillon, R.E.R.U., n°3.
45 ASSIER-ANDRIEU L., L’ethnologie occitane, (Colloque de Carcassonne, 29-30 mai 1982), Études Rurales, n° 86, p. 103-106.
46 FORNAIRON J. D., La conjoncture régionale une initiative du C.R.P.E.E., E.M. , n° 120, p. 41-44.
47 ESPINGUET P., MARQUEZ M., TERRAZA M., La quantification des réponses aux enquêtes de conjoncture modélisation et application à la production industrielle en Langue doc-Roussillon, E.M., n° 120, p. 59-66.
48 DESHONS M., MONINO J.-L., TERRAZA M., VIGNAU J.-P., Analyse multidimensionnelle du chômage en Languedoc-Roussillon, E. M., n° 120, p. 67-85.
49 MANENTE-MOUTOT M.-J., Une approche comptable de la croissance économique du Languedoc-Roussillon. Le cas de l’industrie-commerce-services, E.M., n° 120, p. 89-130.
50 MENNESSON G., Le canal Rhône-Sète, E.M., n° 117, p. 73-79.
51 QUIGNARD J. P., AUTEM M., Description de quelques pêcheries d’estuaire et para-lagunaires du Languedoc (globes, carrelets, ganguis), B.I.P.M., n°323, p. 1-21.
52 BARTHEZ J.C., Des loisirs collectifs aux loisirs privés. Les baraquiers du littoral Languedocien, E. H., XIII, 4-5, p. 45-52.
53 BAZALGUES G., Diglossie et littérature orale : la Pointe Courte à Sète, LEN. 12, p. 75-87.
54 CLUB HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE, Capitelles et pierres sèches de la vallée de la Buèges, Foyer rural. Saint-Jean de Buèges, n. p.
55 COLLECTIF: Plantes médicinales et médecine populaire en Bas-Languedoc, ODAC et EH., XIII, 3,49 p.
56 GASCO J., et GUTHERZ X., Premiers paysans de la France méditerranéenne, Direction du patrimoine, O.D.A.C. de l’Hérault et Fédération des Foyers ruraux, 96 p.
57 Valorisation du paysage et appropriation de l’espace rural un aspect du marché foncier à travers les « petites annonces » de la presse quotidienne en Bas-Languedoc, AMI. 1, p. 17-31.
58 LUGAN J.-C., Déments pour un débat sur la réorganisation régionale de l’espace occitan, AMI, 2, p. 69-80.
59 BOUVIER J.C., Les régions de programme et l’espace linguistique occitan, AMI. 2, p. 81-87.
60 MIAILLE M., Droit de l’espace et espace du droit, AMI, 2, p. 88-98.
