Elie Castan et la révolte du 17ème, Le cahier de monologues fait à Gafsa
Elie Castan et la révolte du 17ème, Le cahier de monologues fait à Gafsa
La mutinerie du 17ème régiment d’infanterie de ligne de Béziers (20 et 21 juin 1907) est encore aujourd’hui perçue comme un événement fondamental de l’histoire de la Révolte des Vignerons 1.
Pourtant, et malgré la légende glorificatrice 2 cette mutinerie avortée, non violente, vite désamorcée par l’intervention des notables de la vigne effrayés par le spectre de la Révolution, marquait bien les limites d’une révolte à la dérive, une fois neutralisés ses leaders indiscutés (Ferroul incarcéré et Marcellin Albert en route vers le discrédit).
Récupérée rapidement, sinon orchestrée par Clemenceau, la panique causée par la mutinerie sauve aussitôt un ministère éclaboussé par les fusillades de Narbonne et jusque-là bien menacé par la défection de nombreux députés parmi lesquels des radicaux méridionaux, et des modérés inquiets du maintien effectif de l’ordre. L’Union Sacrée pour défendre la propriété et la patrie devait lui garantir de longues années de survie.
Tout a été dit sur la mutinerie elle-même, la déportation du 17ème à Gafsa…, encore que bien des points demeurent controversés.
Mais nous savons peu de choses sur la personnalité des mutins, leurs motivations, la vie qu’ils menèrent dans le Sud tunisien.
Par ailleurs, la rédaction de cahiers de chansons, de poèmes, de monologues par les soldats au cours de leur temps de service militaire est un phénomène sans doute massif, en tous cas jusqu’ici négligé. L’exploitation de ces cahiers peut apporter beaucoup sur la diffusion d’une certaine culture. Certes il s’agit ici d’un cahier particulier, et nous verrons qu’il renseigne davantage sur le bagne militaire de Gafsa que sur la révolte du 17ème elle-même, mais cette singularité en avive peut-être encore l’intérêt.
Nous remercions chaleureusement Madame Jeanne Garcés Castan, fille de l’auteur de ce cahier, qui avait spontanément confié cette pièce à l’association Les Amis de Pézenas et nous a ensuite autorisés à la publier en nous fournissant de surcroît maints précieux renseignements sur la vie de son père. Nous serions heureux que la publication de ce cahier fasse surgir de nombreux témoignages sur les évènements de 1907 et la révolte du 17ème, et d’avance nous remercions ceux qui auront à cœur de participer à cette œuvre multiple et exaltante de reconquête de notre mémoire collective.
Qui est le rédacteur du cahier ?
Élie Castan est né le 10 avril 1884 à Alignan du Vent, où il a vécu jusqu’à sa mort le 17 avril 1967 3.
Il a donc, au moment de la mutinerie, vingt-trois ans révolus. Incorporé au 17ème de ligne en octobre 1905 au titre du service militaire, il passe soldat de première classe le 11 septembre 1906, caporal le 21 mars 1907, et sera libéré le 26 septembre 1907 avant d’être rappelé sous les armes en 1914 4. Notons que son livret militaire ne comporte aucune mention ni de la mutinerie ni des séjours successifs à Agde, Gap et Gafsa. Ceci a de quoi surprendre mais tendrait à prouver que la punition collective du régiment a volontairement été dédramatisée par l’autorité militaire. Il est vrai que la notoriété du 17éme était devenue telle que l’appartenance à ce régime dans le courant de 1907 pouvait suffire à identifier le soldat concerné.
Élie Castan est donc en juin 1907 un soldat expérimenté, connaissant bien son régiment. Il fait partie de la quarantaine de caporaux dont on a pu mettre en cause l’apathie au moment du déclenchement de la mutinerie 5. Il est aussi un jeune viticulteur mis en difficulté par la crise et à ce titre nous paraît tout à fait représentatif de son régiment.
Les Castan étaient une famille de petits viticulteurs, propriétaires de quelques 10 000 ceps, soit une superficie de 2,5 hectares environ. Le père d’Élie, Edmond, alors âgé de 44 ans seulement, avait dû recueillir dans sa maison la jeune femme d’Élie dont il déclarera le premier-né à la mairie d’Alignan le 25 juillet 1907 6. Avant son service militaire Élie Castan était en fait ouvrier agricole au domaine de Brescou, appartenant à la puissante famille viticole biterroise des De Crozals. Son mariage précoce pendant son service militaire en pleine crise de mévente avait dû mettre en difficulté cette famille d’humbles viticulteurs, à la limite de l’indépendance économique. On conçoit que cette situation précaire et la pensée de sa jeune femme sur le point d’accoucher aient profondément affecté Élie Castan, et cette probable émotion n’est sans doute pas étrangère à la rédaction du cahier, et à l’insertion de certaines pièces (Monsieur Bébé).
Titulaire du certificat d’études primaires manifestant très tôt un goût pour la poésie (nous avons pu lire une copie du Lac de Lamartine rédigée de sa main en 1901), Élie Castan a vécu son enfance et son adolescence dans une famille de petits vignerons bien intégrés à la société villageoise. Son père Edmond lui aussi « instruit » aimait l’opéra, alors magnifiquement présent à travers les fêtes organisées par Castelbon de Beauxhostes aux arènes de Béziers 7. Il lisait beaucoup ; et avait de son côté copié un cahier de chansons lors de son service militaire qu’il avait effectué à Tarbes en 1886 8.
Sur le plan politique, il ne semble pas que la famille Castan soit allée au delà d’un radical-socialisme se manifestant essentiellement en période électorale et allant de pair avec un certain anticléricalisme.
Élie Castan n’est pas un élément révolutionnaire, un « meneur » pour reprendre les termes des rapports officiels c’est un soldat du rang, favorable à la cause des viticulteurs, ses frères, mais lucide et conscient, capable d’analyser les évènements auxquels il se trouve mêlé. Le débat de la responsabilité des cadres du régiment, récemment relancé par Guy Bechtel et Jules Maurin n’en rend que davantage digne d’intérêt le témoignage du caporal Castan.
Le récit de la révolte et de la déportation
Ce récit figure sous le titre « MÉMORABLE SOUVENIR » à la fin du cahier d’Élie Castan. Ce seul titre prouve à quel point le jeune soldat a été marqué par les évènements qu’il venait de vivre. La rédaction est du 23 septembre 1907, soit trois mois à peine après le déroulement des faits et trois jours avant la libération et le rapatriement de Castan. On peut supposer que Castan a écrit son texte avant de partir de Gafsa pour bénéficier de l’avis et des témoignages de ses camarades.
Le texte est dépourvu de toute emphase, de tout caractère épique. Castan veut à l’évidence (pour lui-même et vraisemblablement pour la postérité) rapporter les faits qu’il a vécus, sans porter de jugement ni effectuer de commentaires. Pourtant les expressions qu’il emploie laissent percer ses sentiments et le récit offre donc le double intérêt du témoignage et d’une subjectivité, même si celle-ci est la plupart du temps discrètement exprimée.
D’emblée (récit du 18 juin) Castan nous livre sa conception du mouvement de 1907 : des manifestations faites « pour améliorer l’état de la crise viticole ». Il ne s’agit donc nullement à son point de vue de contester la politique gouvernementale dans son ensemble, encore moins le régime républicain. Ce sentiment de la légitimité revendicative de la révolte est commun à tous les viticulteurs, et probablement à la plupart des soldats du 17ème. Il explique largement l’indignation avec laquelle a été accueillie l’arrestation des dirigeants viticoles, opération réalisée non sans mal le 19 juin 1907. Le déplacement du 17ème sous prétexte de manœuvres à Agde, et son remplacement par des régiments étrangers à la région s’intègre étroitement au dispositif répressif mis en place par Clemenceau. On conçoit que le départ du régiment ait été houleux, les « biterrois méfiants » ayant conscience de perdre avec « leurs soldats », une garantie contre la répression.
Le récit des manifestations nocturnes ayant retardé le départ du 17ème donne la mesure d’une agitation qui ne pouvait qu’empirer avec l’arrestation de Ferroul, au matin du 19, et les échauffourées de Narbonne dans la soirée du même jour, au cours desquelles les cuirassiers du 10ème régiment de Lyon abattirent Ramón, ouvrier agricole et ancien secrétaire de la Bourse du Travail de Narbonne.
Le récit de la soirée du 20 à Agde confirme bien que la mutinerie a été préparée par les pressions effectuées par des civils sur les soldats en promenade dans la ville « après la soupe ». Ces civils qualifiés ici de « personnes » sont-ils des éléments révolutionnaires, des adversaires du régiment ou des provocateurs gouvernementaux ? Castan ne se prononce pas nettement encore que le terme de « voyous » employé quelques lignes plus loin évoque le mot apaches venu sous la plume du colonel Plocque 9. Tout se passe comme si Castan défendait les « hommes » du 17ème (et peut-être tout spécialement leurs caporaux souvent accusés d’avoir assisté au déclenchement de la mutinerie sans s’y être opposés) en rejetant la responsabilité sur des éléments troubles de la population civile. Castan ne formule pas l’hypothèse de la provocation, considérée comme vraisemblable par Jean Sagnes 10.
On retrouve ici mentionné le renvoi des réservistes dans la matinée du 20. Ce fait atteste le souci de l’autorité militaire de couper la troupe des populations viticoles avec lesquelles les réservistes assuraient un lien naturel. Mais cette mesure n’avait pas empêché la sortie des hommes en ville, point de départ de la mutinerie et preuve des hésitations de l’État-Major.
Sur la chronologie précise de la révolte, Castan nous apporte de précieux renseignements il permet d’établir que la révolte a bel et bien démarré au Couvent de la Nativité (appelé ici Maternité), caserne de fortune où avait été entassée la 6ème compagnie. Certains rapports officiels ne situent pas avec précision le début de la révolte et par ailleurs, Maurice Le Blond, très proche de Clemenceau, tente dans son ouvrage 11 d’accréditer l’idée que les premiers mutins sont sortis de la « vieille caserne » où était établie la Bourse du Travail, dans le but évident d’incriminer les syndicalistes. Le tapage effectué par les civils, le début d’incendie, le pillage de la poudrière et le départ pour Béziers ne font que confirmer les récits déjà publiés. Remarquons toutefois que Castan ne mentionne aucune tentative des officiers pour arrêter la révolte, se bornant à décrire une attitude passive : « nous restons auprès de nos chefs ».
La dramatique confrontation de Villeneuve-les-Béziers, au matin du 21, entre le 81ème et le 17éme est évoquée sobrement. L’affolement complet du général Lacroisade, « tout effaré », et quelques lignes plus loin « terrifié », évoque bien la stupéfaction de l’Etat-Major militaire devant la mutinerie. Malgré son émotion, il semble toutefois que le général Lacroisade ait sagement agi en évitant l’effusion de sang. Notons que Castan ne fait nulle mention de la harangue adressée aux mutins par le général, rapportée dans la presse parisienne et évoquée à la Chambre par Clemenceau 12.
Le récit de la journée du 21 apporte de précieux enseignements :
- l’installation sur les allées Paul Riquet est présentée comme une solution d’attente avant la réintégration des casernes biterroises occupées depuis l’avant-veille par le 81ème. Nous trouvons ici la confirmation du caractère pacifique et inorganisé d’une mutinerie qui n’a débouché ni sur une tentative quelconque de prise du pouvoir, ni a fortiori sur aucun projet politique.
- le récit du ravitaillement des « pioupious », celui de la reddition – où le rôle du Comité d’Argeliers est mis en évidence – et par contre coup celui des généraux Bailloud et Lacroisade minimisé, n’apportent rien de neuf si ce n’est la promesse d’un retour du 17ème à Béziers, qui n’est mentionnée par aucune autre source. Le récit des jours suivants (22 et 23 juin) laisse une impression de calme avec le retour à Agde, les promenades agrémentées de ripailles.
Le départ d’Agde dans la nuit du 23 au 24 juin est mis en évidence dans le récit par le titre : Départ d’Agde. Castan évoque la stupeur des soldats devant cette mesure inattendue, le climat lourd de menaces régnant autour de l’embarquement dans le train à destination de Gap, avec un déploiement de forces considérables. L’étonnement de Castan, son indignation devant des mesures qu’il juge visiblement disproportionnées, semble significatif : en aucun cas ces soldats-vignerons n’ont le sentiment d’avoir commis un acte révolutionnaire et après les quelques heures d’apaisement ayant suivi leur soumission, ils espéraient à bon droit la clémence de leurs supérieurs.
Le séjour à Gap est essentiellement marqué par « le choix des mutins fait avec beaucoup de rigueur » ce qui suppose qu’il n’ait pas été arbitraire mais fondé non seulement sur les déclarations des intéressés mais probablement sur le témoignage des officiers et sous-officiers. Le récit de l’embarquement à Villefranche-sur-Mer évoque, comme le départ d’Agde, le déploiement de forces destinées à parer à toute éventualité. Hormis une erreur géographique amusante (La Sardaigne aperçue avant la Corse) le récit de la traversée apporte peu. On relèvera le prêt des chaloupes de la Compagnie des Phosphates pour le débarquement des mutins.
Le récit du séjour à Gafsa peut surprendre par son caractère anodin.
L’arrivée des mutins, fourbus après un long voyage maritime et ferroviaire et une marche sous le soleil, est tout de même marquée par l’émerveillement devant le spectacle de l’oasis, la distribution du café devant la maison du contrôleur civil (geste humanitaire dont nous ignorons s’il émanait vraiment de cet administrateur ou si la distribution était le fait de l’autorité militaire), enfin la visite de la ville, tout à fait libre et presque touristique après un journée de récupération. On est loin des récits de la vie à Biribi 13 et le 17ème ne semble pas avoir été traité en régiment disciplinaire même si certains poèmes évoquent des difficultés dues au climat et à une alimentation déficiente 14.
En aucun cas le récit ne peut permettre d’étudier les conditions de vie au bagne militaire, pour lesquelles nous renvoyons au très documenté et passionnant article de Cl. Liauzu 15.
La description de la ville permet à Castan d’introduire quelques observations ethnologiques qui manifestent un racisme très net, quoique sélectif à l’égard des juifs et des tunisiens, ces derniers qualifiés de « bicots ».
La description des monuments de Gafsa souligne à la fois la curiosité de l’auteur et la manière assez peu dramatique dont il a vécu son séjour (assez court reconnaissons-le) dans le désert tunisien.
Enfin la revue du 14 juillet clôt le récit. Elle le dédramatise encore en donnant l’image colorée et brillante d’une journée de fête, au milieu d’un séjour pourtant moralement éprouvant, ainsi que le démontrent chansons et poèmes notamment le deuxième couplet du 17ème à Gafsa, qui exprime l’ennui et la nostalgie, et la joie de Castan à l’idée de retourner en France. On notera l’élogieuse mention du commandant Vilarem, soucieux de distraire les soldats en « remontant » la musique 16. Les passages où Castan décrit les fastes militaires de Gafsa montrent bien que notre mutin est sensible au prestige de l’armée. Malgré les poèmes où flotte souvent un antimilitarisme d’ailleurs assez vague – et dénonçant plutôt l’inhumanité de Biribi que l’armée elle-même – nous trouvons là un témoignage de ce patriotisme commun, bien analysé par Roland Andréani pour le Languedoc méditerranéen du début de notre siècle 17.
Au total et sans jamais se mettre personnellement en vedette, Élie Castan a décrit ce qu’il a vécu avec une grande sobriété qui ne laisse pas d’émouvoir le lecteur. Loin des légendes noires et dorées qui se sont emparées de la révolte du 17ème, ce récit nous la restitue dans toutes ses contradictions, dans toute sa modeste humanité.
Notes
1. Parmi les travaux récents citons :
Guy BECHTEL, 1907 La grande révolte du Midi, Julliard, Paris 1976 ; Félix NAPO, 1907 La révolte des vignerons, Privat, Toulouse, 1971 Yvette et Jules MAURIN, L’insurrection du Midi (1907), L’histoire, n° 20, février 1980 ; Jean SAGNES, Le mouvement de 1907 en Languedoc-Roussillon de la révolte viticole à la révolte régionale, Le Mouvement Social, n° 104, 1978 ; Id Un témoin de la révolte du 17ème en 1907 : le commandant Louis Vilarem, Études sur Pézenas et sa région, VI, 1975, 1, P. 23-30 Roland ANDREANI, Armée et nation en Languedoc méditerranéen 1905-1914, thèse reprographiée, Montpellier, 1974 (voir surtout p. 155-164 : guerre et société, soldats languedociens) Jules MAURIN, Armée, guerre et société, soldats languedociens 1889-1919 (thèse sous presse, Paris, 1982) ; Harvey SMITH, La crise d’une économie régionale la monoculture de la vigne et la révolte du Midi, Annales du Midi, 1980, n° 3.
Parmi les ouvrages anciens ayant valeur de source, on peut citer :
Maurice LE BLOND, La crise du Midi, Charpentier, Paris, 1907 César BOYER et Joseph PAYRET, Au pays des Gueux, Paris, 1907 Jean FOURNEL, Avec ceux d’Argelliers, Montpellier1908. Les principaux rapports officiels sur la révolte du 17e se trouvent dans les dossiers des Archives Nationales F7 12794 et 12920, et dans le dossier 39M 281 des Archives Départementales de l’Hérault.
2. Présente notamment dans la célèbre chanson Gloire au 17ème créée par le chansonnier parisien Montéhus et longtemps chantée au cours des manifestations populaires. Disque Vogue CLVLX 292 Chansons contre par Marc OGERET. D’autre part le texte du 17ème à Gafsa très connu lui aussi a déjà été publié par F. NAPO op. cit. p. 234-235.
3. Témoignage de Mme GARCES-CASTAN, fille de l’auteur, recueilli en septembre 1981. Selon Mme Garcés, après le décès prématuré de sa femme en 1922, Élie Castan jusque-là très sociable, se replie sur lui-même et participe peu à la vie du village tout en continuant à exercer son métier de viticulteur.
4. Livret militaire d’Élie Castan communiqué par Mme Garcés. Notons que Castan a été libéré après deux ans de service et non maintenu sous les drapeaux comme l’affirme Louis Vilarem, commandant du bataillon disciplinaire (Cf. J. Sagnes Études sur Pézenas, VI, 1975, 1, p.28).
5. Y. et J. Maurin, art. cité.
6. État-civil d’Alignan-du-Vent.
7. Marcel NUSSY-SAINT-SAËNS La fondation du théâtre des Arènes de Béziers, Études sur Pézenas, 1980, 2, p. 3-22.
8. Témoignage de Mme Garcés.
9. Publié notamment par Guy BECHTEL (op. cit, p.335-337).
10. Art. cité, Études sur Pézenas, VI, 1975, I.
11. Maurice LE BLOND, op. cit, p.1 37.
12. L’Aurore du 22 juin et le Petit Parisien, L’Humanité du 23 juin ne mentionne pas le discours mais fait état du désarroi du 81éme.
13. Georges DARIEN, Biribi, 1886, réed. 1970, UGE 10/18.
14. Le 17ème à Gafsa « pour eux festin et ripailles, pour nous la botte de paille », lettre de Biribi « le pays à l’air étouffant » et surtout LE QUART DE PAIN.
15. Claude LIAUZU : Jalons pour une étude de BIRIBI, Cahiers de Tunisie, 1971, n° 73-74, p. 119-152.
16. Louis VILAREM devait ensuite après avoir quitté l’armée, rédiger un livre sur la mutinerie (cf. article de Jean Sagnes) et se présenter aux élections de 1910 à Béziers en tant que socialiste indépendant.
17. Roland ANDREANI, op. cit., note 1.
