A propos du site de la Monédière (Bessan) :
remarques sur la Préhistoire et la Protohistoire de la basse vallée de l’Hérault

En Méditerranée occidentale, en Languedoc comme en Roussillon et en Péninsule Ibérique, l’importance des embouchures des fleuves fut grande aux premiers temps des contacts avec les navigateurs aventuriers (merchant adventurers) de la Méditerranée orientale.

L’Hérault avec ses trois embouchures avait un delta, des marécages et une île – le Mont Saint Loup actuel – c’est-à-dire le Blasco de R. Festus Avienus (Ora maritima, vers 603-604). Cette Île était entourée à la fois par les eaux du fleuve et par les eaux de la mer. L’existence de lagunes à l’Est comme à l’Ouest, lagunes favorables à une navigation à l’abri du cordon littoral, une communication, par « le bras espagnol », avec les eaux du Rhône qui déversaient jusqu’à Sète des sédiments alpins, tout permettait à la basse vallée de l’Hérault d’être une grande voie de pénétration.

Mais avant l’aube du commerce de troc du premier âge du Fer final entre « barbares » et navigateurs méditerranéens les populations proches de la côte languedocienne, dans cette basse vallée de l’Hérault, étaient beaucoup plus séparées que reliées par les eaux de l’Hérault. En effet ce qu’Etienne de Byzance rapportait à propos d’Agde qui aurait été située au « limen ligustia » – au port « Liguste », (Camille Jullian, Histoire de la Gaule, 1, p. 265, note 3) et qui aurait été une ville « ligure et celte » (Ch. Müller, Frag. hist. graec., Didot, 1849, II, p. 573, fragment II) fait écho aux vers de R. Festus Avienus, vers selon lesquels l’étang de Thau séparait le pays Ibère du pays Ligure (Ora maritima 611 -614). Or ce qui semble avoir été une réalité jusqu’aux temps de la conquête romaine l’était aussi dans la préhistoire.

Certes Il faut se garder de vouloir établir les distinctions définitives puisque le rôle principal d’une archéologie vivante est de remettre constamment en cause les constatations et les théories avancées. Toutefois dès que les découvertes se font plus nombreuses pour une culture donnée dans cette basse vallée de l’Hérault il semble que le cours de l’Hérault soit une limite naturelle de contacts entre peuplades. C’est ainsi qu’au néolithique récent – vers 2200 à 2000 avant notre ère – il semble que des peuplades, nouvellement fixées sur le littoral languedocien, n’aient pas passé à l’Est du fleuve. Elles occupaient pourtant le vaste territoire qui va du Roussillon actuel jusqu’aux terres riveraines de l’Hérault 1. En effet cette période culturelle est représentée à Saint Thibéry 2. La culture chalcolithique a été récemment signalée sur le terroir de Florensac 3. Une autre station prospère au chalcolithique a existé sur la commune de Tourbes 4.

Une remarque valable pour le Languedoc méditerranéen semble pouvoir également s’appliquer à la basse vallée de l’Hérault : il s’agit de l’âge de Bronze et de la rareté des documents avant une période avancée de cet âge 5. En effet le fragment d’un grand vase (pl. I, 1) recueilli à Saint-Thibéry dans les fouilles de J. Coulouma et G. Claustres 6 semble ne pas avoir, à ce jour, de « congénère » dans notre région. Récemment des documents du Bronze final ont pu être sauvés au moment des travaux d’aménagement du littoral par le Président du G.R.A.S.P.A. 7 Un document qui apparaît sur le littoral méditerranéen français à l’ouest du Rhône « vers la fin de l’âge du Bronze » et qui « reste en usage pendant toute la période de Hallstatt » 8 est l’épingle à tête enroulée. Or ces épingles ont été trouvées non loin de la basse vallée de l’Hérault, immédiatement à l’ouest de la basse vallée de l’Orb, à Vendres et près d’Agde, à Portiragnes 9.

A l’âge du Fer des populations nouvelles semblent avoir pris place aux côtés des populations préexistantes. En effet, les documents de l’âge du Fer sont, dans la basse vallée de l’Hérault, plus nombreux et plus uniformément répartis que les documents des périodes précédentes. La période de Mailhac I (Cayla I/le Moulin) est représentée dans l’Agadès ou terroir d’Agde et immédiatement à l’ouest, dans le Biterrois. Elle l’est à Saint-Thibéry 10 avec une céramique, incisée avant cuisson, aux décors typiques de méandres 11 (pl. II, 1, 5) de « petits chevaux » linéaires 12 (pl. II, 2) et d’autres décors à deux traits parallèles 13 (pl. II, 6, 10). La « chronologie moyenne » de M. Louis, O. et J. Taffanel 14, pour cette période, va de 750 à 650 avant notre ère. D’autres sites peuvent être signalés entre Orb et Hérault ; de la mer vers l’intérieur des terres il y a les Jonquiès à Portiragnes 15, Cers (renseignement J. Grimal), et la Bellonette à Servian. Sauf ce dernier gisement il s’agit d’habitats. A peu de distance, sur la rive occidentale de l’Orb, deux nécropoles ont été découvertes à Sauvian 16, une nécropole et un habitat à Vendres.

Planche I
Planche I. 1, fragment de paroi de poterie non tournée - Bronze moyen lato sensu. Provenance, le Fort/Kessero... 2, écuelle en poterie non tournée - âge du Fer. Provenance, la Monédière

La répartition des sites de Mailhacien I fournit une carte qui laisse voir une concentration sur la bande de la plaine littorale entre Rhône et Pyrénées 17. Le « couloir » languedocien a en effet été non seulement un lieu de simple passage mais aussi un lieu où, ici et là, des groupes de population des Champs d’Urmes se sont installés. Une céramique à « cannelures légères » ) « leichtgerillte » -est représentée à Saint-Thibéry 18.

Vers la fin du VIIème siècle et au début du VIème siècle de nouveaux bans de peuplades qui paraissent faire partie de ces migrations de populations « ltalo-hallstattiennes » à la céramique comparable à celle de la culture de Golasecca ont emprunté aussi le « couloir » Languedocien et se sont fixées en des lieux où leur activité principale de métallurgistes pouvait être exercée dans les meilleures conditions.

Il faut ici mentionner l’existence dans le département de l’Hérault d’une concentration de dépôts d’objets en bronze, dépôts qui correspondent à ce qui a été appelé « le Launacien », d’après le site éponyme de Launac sur le terroir de la commune de Fabrègues 19. En effet, si les dates d’enfouissement de ces dépôts sont très variables, certaines pouvant être placées au VIIIème s., d’autres aux VIème et Vème s. 20, il faut rappeler à la fois l’existence d’un dépôt semblable non loin d’Agde, à Vias 21, et la fameuse découverte sous-marine de Rochelongue 22. Cette dernière découverte, importante par le nombre et la variété des documents, nous apprend que le gisement sous-marin de la côte Agathoise « révèle (…) l’emprunt de la voie maritime par des métallurgistes du VIème siècle qui n’hésitaient pas à pratiquer le cabotage » 23, exerçant l’activité de fondeurs et de marins tout ensemble.

Les métallurgistes et guerriers italo-hallstattiens qui incinéraient leurs morts à Saint-Julien, Pézenas, avaient connu l’ambiance de la culture de Golasecca au point d’utiliser des céramiques non tournées dont les formes sont typiques d’époques bien antérieures, dans la région du Lac de Côme par exemple 24. Certains mobiliers de la nécropole de Saint-Julien sont particulièrement significatifs à cet égard 25. Une forme tout particulièrement caractéristique est celle du vase bitronconique 26 ; cette forme était destinée à connaître une grande faveur en Péninsule Ibérique 27. Deux variantes sont présentes, sous forme de jarres façonnées au tour, dans la nécropole de St Julien 28. Cette forme est à la Monédière.

La grande rencontre « historique » qui s’est produite au VIème en Languedoc méditerranéen, dans la basse vallée de l’Hérault, fut celle de ces métallurgistes itinérants, incinérants et guerriers et des « premiers » marchands aventuriers navigateurs à la recherche de métaux, cuivre, étain et, bientôt, plomb argentifère pour faire face aux besoins d’un monnayage de plus en plus généralisé en Méditerranée orientale et centrale.

Avant que la Narbonne romaine ne détourne à son profit le commerce méditerranéen, c’était la basse vallée de l’Hérault qui était le point d’aboutissement d’un long trafic entre les côtes océanes et le rivage « agathois ». La « route de l’étain » armoricain et aussi gallois aboutissait au « carrefour launacien » en Bas-Languedoc 29. Les navigateurs méditerranéens en furent vite informés et contribuèrent sans nul doute à lui faire prendre une importance accrue. Ceci n’expliquerait-il pas l’intérêt des Marseillais pour les embouchures de l’Hérault et leur « fondation » d’Agde ? 30 Tous les documents du VIème s., du Vème siècle et aussi du IVème s. avant notre ère, documents fréquemment recueillis sur les sites de la basse vallée de l’Hérault n’en fournissent-ils pas la preuve lorsqu’il s’agit de documents « importés » d’outre-mer ?

Planche II
Planche II. 1, 2, 5, 6, 10, 12, fragments de poterie non tournée - 1er âge du Fer (Mailhacien I)... 3, 4, 7, 8, 9, 11, 13, fragments de poterie non tournée - 1er âge du Fer, période terminale

Certes très tôt des ateliers régionaux, des potiers ambulants, à l’image des fondeurs itinérants ou bien sur embarcations pour cabotage, imitèrent formes et techniques de céramique en provenance de la Méditerranée orientale. Des vases cuits en atmosphère oxydante, c’est à dire à pâte non grise, puis des vases cuits en atmosphère réductrice, c’est à dire à pâte grise offraient à la clientèle barbare soit le gobelet caréné gris, soit la coupe de type ionien ou même attico-ionienne avec cette hybridité qui est si caractéristique des céramiques grecques d’Occident en Languedoc occidental et tout particulièrement dans la basse vallée de l’Hérault, notamment sur ce qui était, avant l’existence de la cité grecque d’Agde, le comptoir-débarcadère des embouchures du fleuve, l’emporion barbare de la Monédière.

Les italo-hallstattiens du site de hauteur de Saint-Siméon, au dessus même de la nécropole de Saint Julien à Pézenas 31, recevaient l’amphore de vin étrusque et le canthare en bucchero nero qui permettait de boire ce vin, les coupes « ioniennes », principalement de la forme B 2 de F. Villard et G. Vallet 32, les oenochoés à bandes peintes 33, les stamnoi au décor simplement linéaire 34 ou bien curviligne et linéaire 35, vases apparus pour la première fois sous leurs yeux et que leurs proches déposèrent comme offrandes ou comme ossuaires, à la mort de leur possesseur, dans les loculi de cette grande nécropole.

Planche III-A
Planche III-A. 1, bord à filet rougeâtre à l'extérieur (filets blancs effacés) de coupe dite ionienne de la forme A de G. Vallet et F. Villard. Provenance, la Monédière... 2, 3, deux bords de deux coupes dites “ioniennes” de la forme B2 des mêmes auteurs, “vernis” noir provenance, la Monédière... 4, fragment de bord de coupe de type ionien et de forme B2, peinture diluée provenance, la Monédière.

L’intérêt exceptionnel des contextes de Saint-Julien est d’avoir fourni, avec une abondance non encore égalée ailleurs en Languedoc méditerranéen, des associations de céramique tournée et de poterie non tournée. Mieux qu’une survivance sur place de la population des Champs d’Urnes du type Mailhacien au Grand Bassin I mais sans écarter cette survivance totalement, il y a dans la nécropole piscénoise la coexistence de faciès culturels d’origine triple. En effet, surajoutés aux caractéristiques héritées « en filiation directe » d’une préhistoire régionale, des éléments nouveaux, qui participent de la culture des Champs d’Urnes tardive de la 2ème période du premier âge du Fer languedocien et de celle des italo-hallstattiens, se sont trouvés, pour la première fois, en présence d’apports d’origine méditerranéenne lointaine. Saint-Julien nous offre donc l’exemple d’une pénétration commerciale méditerranéenne en milieu « barbare », ce même milieu « celto-ligure » que Philon de Byblos avait reconnu 36.

Mais les céramiques « importées » qui sont représentées à Saint-Julien y sont parvenues par la vallée de l’Hérault et, selon toute vraisemblance, ont été « débarquées » sur le comptoir d’échanges qui existait alors à la « tête » du delta de l’Hérault, c’est-à-dire à la Monédière. En effet si seule une nécropole peut fournir des formes entières ou reconstituables aisément, un habitat ne livre habituellement que des tessons.

Planche III-B
Planche III-B. Céramique cuite en atmosphère réductrice provenance la Monédière. 1, 2, bords de deux coupes à bord droit. 4, bord éversé de coupe à vasque profonde. 3, bord (Ø20 cm) de vase de grande dimension avec, à l'intérieur, des traces d'enduit noirâtre. 5, fragment de bord d'écuelle carénée (Ø19). 6, bord plat du type “à marli”, présentant des rainures groupées et une “anse” horizontale du type à bobine (Ø ext. 16,5, Ø int. 12), forme probable, petit dinos ou lebes. 7, fragment de paroi convexe (col ?), extérieur gris verdâtre, “brossé”. 8, fragment de paroi avec “rudenture” et enduit noirâtre, lustré à l'extérieur. Remarquer que les fragments 1, 2, 3, 4, 5, 7 et 8 présentent des lignes ondées incisées avant cuisson au peigne, certains ont des groupes de rainures parallèles (1, 2, 4, 6, 7)

Or, il se trouve que le site de la Monédière a fourni des tessons d’un grand nombre de formes qui sont aussi à Saint-Julien. Sans doute, pour l’instant, la forme du stamnos – nouvelle en Méditerranée occidentale 37, n’a-t-elle pas été trouvée à la Monédière mais d’autres formes « importées », semblables à celles qui sont à Saint-Julien, peuvent être mentionnées ; il s’agit de l’oenochoé à rosettes de points sur l’épaule 38 et de l’oenochoé rhodienne à pâte rose et à décor trichrome : « feuilles » noires et réservées stylisées en forme de languettes avec, en dessous, des filets blancs et violâtres 39 et les exemplaires, non rares, sur les deux sites, de la coupe « ionienne » à « vernis » noir ; ce n’est pas tout d’ailleurs puisque les amphores étrusques, les canthares en bucchero nero sont également présents dans les deux gisements. Pour d’autres formes les proportions ne sont ni les mêmes, ni aussi évidentes, mais la liste de vases comparables en provenance de St-Julien et de la Monédière pourrait être allongée ; nous pensons tout particulièrement à cette forme de gobelet caréné gris, forme peu pratique, forme à la fois attestée dans la culture de Golasecca et en Méditerranée orientale 40 ; toutefois les exemplaires de Saint-Julien comme d’ailleurs ceux qui sont connus de nous en Languedoc occidental 41, exemplaires dépourvus d’anses, semblent bien faire partie de cette céramique grecque d’Occident qui, de plus en plus, doit être reconnue comme étant « la vulgate » – selon le mot de J. Jannoray – de tous les sites languedociens en voie d’être méditerranéisés.

Planche IV
Planche IV. Céramique attique et “chalcidienne” de la Monédière. Figures noires. 1, fragment de coupe à lèvre, intérieur, languettes bichromes du médaillon. 2, fragment de coupe à décor floral. 3, fragment de pied “chalcidien” ou “chalcidisant” d'une coupe à Gorgoneion
Planche V-A
Planche V-A. Céramique attique à figures rouges de la Monédière. 1, fragment de vase (oenochoé ?), Peintre des Satyres Laineux (J.-D. Beazley). 2, fragment de coupe à bord concave, homme nu à dr. 3, bord éversé de skyphos, tète de jeune homme à dr., pointe d'une aile (?) 4, fragment de vasque de coupe partie de lyre et de grecque. 5, fragment épais de vase de grande dimension de forme non déterminée 6 et 7, deux fragments de vasques de deux coupes différentes

Le comptoir d’échanges de la Monédière, comptoir « barbare », est le site qui explique la présence, ici et là, dans la basse vallée de l’Hérault, des céramiques importées et de leurs imitations. Dans les lignes qui vont suivre nous nous attacherons donc à tenter de donner un aperçu de la variété des céramiques qui ont été, à notre connaissance, recueillies sur ce site.

Le petit « tell » de la Monédière, comme l’a si justement appelé M. le Chanoine J. Giry 42, était le lieu des arrivages des amphores de vin et de la vaisselle pour le contenir – stamnoi, oenochoés – ou le boire – canthares, coupes. D’ailleurs ce qui semble distinguer surtout la Monédière de St Siméon/St-Julien – dans l’état actuel des recherches du moins – c’est une abondance de céramique attique à figures noires et à figures rouges, abondance qui ne se retrouve d’ailleurs et avec des différences de chronologie que sur l’habitat de hauteur d’Ensérune.

L’ordre de présentation des documents de céramique en provenance de la Monédière et du site voisin de Kessero/le Fort sera celui de nos planches photographiques. A l’exception de la planche VI A (jarres bitronconiques) et de la planche VIII (amphores de type grec) les planches en question se suivent selon un ordre chronologique d’apparition des documents sur ces sites.

Si à Saint-Julien il y a une coupe de la forme B 1 de la typologie de F. Villard et G. Vallet 43. d’un type comparable à l’exemplaire Syracuse 50.870 44, il a été recueilli, à la Monédière, un fragment de bord et d’épaule d’une coupe de la forme A des mêmes auteurs, c’est-à-dire avec, à l’extérieur sur le bord un filet rouge, une épaule forte – ce qui indique une vasque profonde – et une paroi plus mince que celle des coupes des formes de datation postérieure 45 (pl. III A, 1). Sur la même photographie trois autres fragments de bord appartiennent à trois coupes différentes, « ioniennes », de la forme B 2. Il n’est pas possible de signaler ces pièces sans faire des remarques de chronologie les concernant. Il ne s’agit pas seulement de reprendre les datations indiquées en 1955 par F. Villard et G. Vallet 46, datations qui placent la coupe de la forme A au dernier tiers du VIIème siècle, la coupe de la forme 8 1 à la transition VIIème s. / VIème s. -entre 620 et 580 exactement – et la coupe de la forme B 2 entre 580 et 540 ; il s’agit d’une part de remarquer, à nouveau, qu’en Languedoc méditerranéen comme ailleurs en Méditerranée, ce sont les coupes B 2 qui sont les seules à être nombreuses et d’autre part d’ajouter qu’il n’est pas impossible que d’authentiques coupes B 2 aient été façonnées dans des ateliers autres que ceux de la Grèce de l’Est, c’est-à-dire des ateliers des cités grecques de la Méditerranée centrale et de la Méditerranée occidentale et à une période postérieure au milieu du VIème siècle 47.

Planche V-B
Planche V-B. Deux fragments de deux coupes en provenance de la Monédière (Collection R. Majurel). 1, fragment de pied de coupe à tige avec un graffite en style boustrophedon (... LOD : DOL). 2, fragment de vasque de coupe à tige, deux faces avec, sur la face intérieure, l'inscription KALO(S)/KALE. Trois fragments en provenance du Fort/Kessero. 3, 4, deux fragments de deux grands skyphoi. 5, fragment de cratère en cloche. pièces du IVe s
Planche VI-A
Planche VI-A. 1, jarre bitronconique à bord éversé et décor linéaire, type ibéro-languedocien dérivant d'une forme de la céramique non tournée de la civilisation de Golasecca. Provenance, nécropole de El Molar, Alicante (Musée d'Alicante). Faire le rapprochement avec le fragment à décor linéaire bichrome en provenance de la Monédière (collections du Musée d'Agde), prospections J. Giry. 2, fond concave d'une jarre bitronconique à décor linéaire, provenance Ampurias (Museo Monografico, Ampurias). 3, autre fond concave d'une autre jarre bitronconique à décor linéaire en provenance de la nécropole de El Molar, Alicante (Musée d'Alicante)

Il est une constatation qui est valable pour la plupart des sites à l’ouest de la vallée de l’Hérault et pour ceux de cette vallée également : nous voulons parler de l’omniprésence de la céramique tournée en pâte grise et aussi de la longue durée de l’emploi de la technique correspondante de cuisson en atmosphère réductrice. S’il y a une catégorie de vases pour lesquels aucun doute sur l’origine « occidentale », c’est-à-dire une fabrication régionale ou même locale, ne peut plus être permis c’est bien la catégorie des vases de toutes formes en pâte grise.

Il y a certes parfois quelques exemplaires qui ne rentrent pas dans les séries courantes et très abondantes. Par exemple citons le bord du type à marli avec rainures et anse horizontale du type « à bobine » (spool-handle) 48 (pl. III, 8, 6). Le vase, lorsqu’il était entier, était probablement une sorte de petit dinos ou lebes. type d’anse en forme de tenon, de bourrelet annelé – « elangted lug » de la littérature anglaise – a une longue ascendance en Méditerranée orientale et son origine est à rechercher dans des prototypes métalliques, que ce soit en Phrygie ou en Ouratou 49. La rareté de l’exemplaire est-elle, à elle seule, une « caractéristique » classant la pièce comme étant importée ? Une autre pièce assez rare, du moins en Languedoc méditerranéen, est le bol caréné dont le bord rentrant présente un groupe de lignes ondées exécutées au peigne ; cette forme existe également à la Monédière 50 (pl. III, 13, 5) La forme, qui est cependant à Villeneuve-lès-Maguelone, dans la grotte de la Madeleine 51, est surtout présente dans la basse vallée du Rhône, c’est-à-dire dans la zone de commerce marseillais par voie de terre 52. Mais, à la Monédière deux pièces, ayant appartenu à deux vases différents, présentent une technique extrêmement soignée : leur pâte est gris clair – milchig grau, gris laiteux ou gris argent – ou gris « souris » ; l’un a une pâte dure, l’autre une pâte tendre. 53 Il s’agit d’une ancienne forme de la Méditerranée orientale. Elle existait au Bronze Ancien à Troie et dans l’île de Lesbos 54. L’aspect gris clair – laiteux ou argent – a été vu à Athènes, au Musée National sur un fragment de forme identique en provenance de Clazomènes ; toutefois l’on peut dire qu’il s’agit d’une forme de la région nord de la Grèce de l’Est. Des écuelles ou bols à bords plus ou moins droits ont été aussi façonnés en terre grise des groupes de lignes ondées, à l’extérieur près du bord et parfois des groupes de rainures parallèles de part et d’autre des lignes ondées, caractérisent ces formes 55, (pl. III, 13, 1, 2, 3). Il faut remarquer que des imitations de formes non tournées ont été, assez souvent, exécutées en pâte grise et que le vase tourné, qui était ainsi mis en circulation, avait plus de ressemblance, – malgré l’ajout du décor gréco-oriental des lignes ondées – avec un vase « indigène » qu’avec une quelconque forme de la Méditerranée orientale 56. Ces bols en fournissent une preuve. De grands vases, du genre vases à provision (storage-bin) et présentant à l’extérieur de forts bourrelets anguleux, étaient utilisés sur le site de la Monédière 57, (pl. III, B, 3, 6, 7, 8).

La survivance d’une céramique grise, notamment des écuelles ou plats à marli avec rainures parallèles ou, plus souvent, groupes de lignes ondées, est actuellement considérée comme étant très probable. Mais à côté de cette céramique de cuisine, banale, et la remplaçant dans certains cas 58, la céramique fine, attique, fit, à la Monédière, son apparition dès le milieu du VIème s. avant J.-C. L’exemplaire que nous publions est un fragment de coupe à lèvre dont subsiste seulement la zone de languettes bichromes du médaillon au fond de la vasque 59 (pl. IV, 2). Un document particulièrement important mais malheureusement non reconstituable dans son intégrité est l’amphore fragmentaire à figures noires que M. le Chanoine J. Giry a découverte en 1955 sur le site 60. Il s’agit d’une amphore du type A de Sir John Beazley 61. Le fragment de couvercle d’amphore reproduit sur notre planche IV, figure 1 a dû appartenir à une amphore semblable 62.

Planche VI-B
Planche VI-B. Quatre fragments de bords anguleux de quatre jarres ventrues. 1, 2, 3, 5, le fragment n°4 présente un bord droit avec biseau interne. 1, la Monédière, les autres le Fort/Kessero, le fragment n°6 est une partie de tige creuse en terre grise ayant appartenu à une coupe à haute tige de type “compotier” (Groupe de lignes ondées entre groupe de rainures). La Monédière
Planche VII-A
Planche VII-A. Exemplaires de céramiques de type ibérique. Remarquer les deux bords de deux kalathoi (4 et 5) et un fragment de paroi de cette même forme (15). Provenances la Monédière, 3, 8, 9, le Fort/Kossero, 6, 7, 10, 11, 13, 14, et 16 à 19, Montfo, 1, 2, 4, 5, 12, 15. Le seul fragment ayant appartenu à un vase ibéro-languedocien est le fragment 3 avec un départ de la protubérance du type dit “à oreillettes perforées”

Tous les types de coupes du dernier tiers du VIème siècle sont représentés à la Monédière 63, c’est-à-dire la coupe à bande noire, les coupes dites de Droop et de Cassel, la coupe à bande florale – palmettes sur chaîne 64 – (pl. IV, 3), la coupe à yeux prophylactiques et à Gorgoneion. Nous donnons la reproduction du pied de type chacidien ou « chalcidisant » d’une coupe à Gorgoneion trouvée à la Monédière (pl. IV, 4) : feuilles de lierre et rosettes de points. L’abondance des pièces attiques sur le site de la Monédière caractérise aussi bien le Vème s. avant J.-C. que la seconde partie du VIème s. En effet, les pièces à figures rouges sont nombreuses et, à la différence de sites comme Ensérune, elles se répartissent entre le second quart du Vème s. et la fin du siècle. Le fragment qui est publié à nouveau sur la planche V, A, figure 1 65 (pl. V, A, 4) a été daté du milieu du Vème s. et le style est celui du Peintre des Satyres Laineux 66. la forme qui est prédominante à la Monédière est la coupe 67 (pl. V, A, 2, 4, 6, 7). Quelques exemplaires d’autres formes doivent cependant être signalés, notamment le canthare dit de St. Valentin. Un bord de skyphos est publié sur la planche V, A, figure 3 et la figure 5 (pl. V, A, 3, 5) de la même planche reproduit un fragment d’une forme non déterminée mais de grande dimension. Une constatation remarquable concernant la céramique attique à figures rouges et à « vernis » noir représentée à la Monédière c’est la relative fréquence de graffites 68. Ces graffites sont tantôt figuratifs – guerrier tenant une lance en position de jet par exemple – tantôt alphabétiques. Ces derniers sont, à l’exception peut-être d’un seul, en caractères grecs ; voir par exemple planche V, B, la figure 1 (pl. V, B, 1) (3 Ma : coll. R. Majurel) avec « D O (U) L… » en style boustrophédon ; parmi ces graffites il y a un graffite laudatif (…) NION KALOS et des graffites de propriété (initiales, ligatures). Des inscriptions tracées à Athènes même et dans l’atelier du céramiste, à la différence des graffites qui ont été exécutées après cuisson par les propriétaires des pièces dont il vient d’être question, existent également à la Monédière. Nous reproduisons un fragment de vasque de coupe 69 (pl. V, B, 2) qui, à l’intérieur, présente l’inscription laudative -KALOS KALE – et nous signalons que trois autres inscriptions sont mythologiques.

Les fragments de bords de jarres à fort épaulement qui sont reproduits sur la planche VI B, figures 1-3 et 5 (pl. VI, B, 1, 2, 3, 5) sont à rapporter à la forme qui, lorsqu’elle est entière, est celle de la jarre bitronconique dont il a été précédemment question, jarre qui a eu une longue existence. Le bord droit, sur la même planche, figure 4 70, (pl. VI, B, 4) est une forme plus rare.

La planche suivante -planche VII A -est constituée par des fragments de céramique qui sont, sauf un, de type ibérique. Nous distinguons en effet trois catégories de céramique parmi ces tessons. Il y a un fragment convexe qui appartenait à un vase ventru à oreillettes perforées d’un type bien connu 71, type qui existe, au Vlème siècle avant notre ère, en forme complète, dans l’Aude; à Mailhac par exemple 72 : c’est le fragment à filets horizontaux figure 3 73 (pl. VII, A, 3) Nous classons cette pièce parmi la céramique « ibéro-Ianguedocienne » à bandes et filets peints. Il en est de même du fragment avec « gouttes »/larmes ou « feuilles » accolées (même planche, figure 7) (pl. VII, A, 7) ; en effet, il s’agit de l’imitation occidentale du décor de « feuilles » sur épaule d’oenochoé, décor qui existe en Méditerranée orientale. Les deux tessons ne proviennent ni du même atelier ni de la même région ; ils sont pourtant « occidentaux » l’un et l’autre ; ils ont d’ailleurs été trouvés l’un à la Monédière – tesson avec « départ » d’oreillette : Inv. D 81 – l’autre sur le site voisin de Cessero/Kessero ou « le Fort » 74.

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer qu’il part deux tessons -figures 8 et 9 (pl. VII, A, 8, 9) -tessons avec groupe de cercles concentriques 75 qui proviennent aussi de la Monédière, les autres tessons ont pour origine de découverte le site de Kessero -10 sur un total de 19 – ou bien un site entre la vallée de l’Hérault et celle de l’Orb, le site de Montfo – 6 sur 19. Le groupement a été intentionnel car ces tessons appartenaient à des vases de type ibérique ou bien fabriqués en Péninsule Ibérique.

Planche VII-B
Planche VII-B. Deux fragments de deux vases différents de type ibérique. 1, fragment de paroi de kalathos. 2, fragment de grand vase ventru. Provenance le Pirou, (ancienne collection Cl. de Serres)
Planche VIII
Planche VIII. deux amphores de type grec (provenance Agde, fouilles subaquatiques du G.R.A.S.P.A, D. Fonquerle). 1, n° lnv 424. forme imitée peut-être localement, dégraissant. Mica, particules blanches et noirâtres très grosses. 2 n° Inv. 297, dégraissant, “écailles” de mica doré, type massalite. Hauteurs respectives, 47cm et 42,5cm

Mais avant de caractériser ces pièces il faut signaler que le tesson Inv. D 83 – figure 8 (pl. VII, A, 8) – non seulement présente le point centré du pinceau à poils multiples utilisé comme un compas 76, mais a fait partie d’une forme de grande dimension, forme qui est caractéristique de la céramique ibérique – la forme de la tinaja – ou grand vase cylindroïde, sorte de « silo » domestique, de récipient pour provisions. Dans le Levante espagnol la forme est bien représentée, par exemple, non loin d’Alicante, dans les fouilles de la Doctoresse Solveig Nordström, à la Escuera 77. Or cette forme existait à la Monédière. Nous verrons qu’elle existait également à Cessero/Kessero 78 (pl. VII, A, 18). Le site de Kessero/le Fort, à 5 km environ de la Monédière, est riche en céramique typiquement ibérique, c’est-à-dire à tranche bichrome ou trichrome du type dit « en sandwich » par nos collègues espagnols ; sur la planche VII, A il y a 4 pièces qui présentent cette caractéristique avec cette localisation 79 (pl. VII, A, 10, 13, 16, 17) ; l’une d’elles appartenait à un kalathos/sombrero de copa (pièce figure 16).

Les exemplaires recueillis en fouille par le Docteur J. Coulouma à. Montfo sont également fort significatifs. Comme ceux de Kessero/le Fort ils appartenaient soit à des vases ventrus soit à des Kalathoi. Signalons tout particulièrement les trois fragments Inv. D. 53 -figure 4 80 -, Inv. D 85 -figure : 5 81 -, Inv. 50 – figure 15 82 ; un fragment -de vase sphéroïde est à remarquer : Inv. D 82 – figure 12 83 -, en effet, il a été peint après cuisson.

Le même type de céramique a été trouvé en surface sur ce site de la basse vallée de l’Hérault, site non éloigné de la Monédière, le site du Pirou 84 ; nous reproduisons deux tessons qui offrent les décors typiquement ibériques du groupe de cercle concentrique en « zones » – planche VII B, 2 -et celui, qui est assez rare en Languedoc méditerranéen mais ne l’est pas en Péninsule Ibérique et qui consiste en une sorte « d’écusson » délimité par des segments de demi-cercles qui se chevauchent 85 ; dans une étude comparative, en 1962, nous avons signalé sa présence 86 dans les Bouches du Rhône, à St Blaise, dans l’Aude, à Pech Maho, dans les Pyrénées orientales, à Elne, Illiberis, ainsi que sous une forme plus complexe, près de Narbonne, à Montlaurès.

Ces remarques de céramologie préromaine à propos de documents en provenance de la basse vallée de l’Hérault seraient incomplètes si nous ne mentionnions pas les nombreuses découvertes subaquatiques, à la fois dans le lit de l’Hérault et le long de la côte agathoise. Il suffit d’entrer à Béziers, dans le Musée du Vieux Biterrois, pour avoir déjà une idée de la variété des formes d’amphores qui ont cette provenance de découverte 87 ; une visite au Vieux Musée d’Agde confirme la première impression 88 et lorsque le nouveau musée sera installé dans une « aile » de l’ancien palais épiscopal d’Agde, la collection d’amphores de toutes périodes (depuis celles du VIème s. avant notre ère jusqu’à celle qui, à l’aube de notre ère, ne transportaient plus du .vin mais de l’huile) fera de ce musée en quelque sorte l’épitomé amphorique du Languedoc méditerranéen. Deux amphores « repêchées » par le G.R.A.S.P.A. sont données sur la planche VIII ; celle-de gauche -figure 1 89, présente des particules blanches et noires avec du mica ; celle de droite, figure 2 90, contient de grosses paillettes de mica doré avec une superficie rugueuse et une lèvre arrondie ; cette dernière est apparentée au type de Marseille.

Ce qui vient d’être rappelé à propos de la basse vallée de l’Hérault montre à quel point cette région du Bas-Languedoc a participé aux grands mouvements commerciaux et culturels qui, en Méditerranée, à partir du VIème siècle se sont succédées. Il reste à donner un exemple de fouille stratigraphique récente sur le site clef – site d’embouchure et marché d’échanges – de la Monédière. C’est ce que nous ferons dans le numéro suivant.

J.-J. JULLY
Attaché de recherches au Centre National
de la Recherche Scientifique.

Notes

  1 Il est juste de signaler que les travaux récents de G. Rodriguez ajoutent – pour l’hinterland du Saint-Ponais – une succession stratigraphique depuis le néolithique cardial jusqu’au Bronze ancien : voir « Le néolithique dans le Saint-Ponais (Hérault) », Bulletin de la Société Préhistorique Française ; LXV, 1968 (3), pp. 699 – 748.

  2 C’est la culture du Vérazien de J. Guilaine et L. Rigaud :voir Le foyer de Pérairol (Cavanac, Aude) dans son contexte régional de la fin du néolithique et du chalcolithique, Bulletin de la Société Préhistorique Française, LXV, 1968 (3), pp. 671-698, notamment p. 693, carte de répartition fig. 14 et p. 696 : « fourchette du groupe Véraza (…) entre 2500 et 1800 ». Pour St Thibéry, voir notre ancienne note Remarques sur des fragments de poteries indigènes provenant de Saint-Thibéry et de Bessan (Hérault) Ancienne collection J. Coulouma, Ogam, XVI, 13, 1964, p. 36, pl. 13, fig. I, 1.

  3 J. Arnal, J. Guilaine, Le gisement des Carreiroux de Saint-Apolis de Fontenille, Florensac Hérault, Bulletin du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, 13, 1966, p. 161 sq.

  4 J. Grimal, La station de la « Mère des Fontaines », commune de Tourbes (Hérault), Cahiers Ligures de Préhistoire et d’Archéologie, 16, 1967, p. 126 sq.
→ Sur le territoire de la même commune une nécropole des Champs d’Urnes tardifs a été fouillée par M. le Chanoine J. Giry : voir Nécropole de « Bonne Terre » à Tourbes (Hérault). Cahiers Ligures de Préhistoire et d’Archéologie, 10, 1, 1961, p. 128 sq.
→ Mais, à une période comparable à celle de la station de la « Mère des Fontaines », un groupe humain s’était fixé à l’est de Tourbes, sur le terroir de Servian : voir de H. Prades et J. Arnal, Le gisement de Pierras de l’Hermitage, Servin (Hérault), Bulletin du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, 1965, p. 186, sq, notamment p. 198 : céramique placée au « néolithique récent ou au chalcolithique ».
→ Enfin, plus au nord, sur la commune de Nizas, un autre site préhistorique doit être mentionné : voir, de J. Grimal, Le village chalcolithique du « Pla Mejo » commune de Nizas Hérault, Bulletin de la Société préhistorique, LXIII, 1966, Comptes rendus des séances mensuelles, Mai, pp. CLXXXI – CLXXXVI.

  5 Les découvertes en effet se situent surtout à l’écart de la côte, par exemple celtes de la céramique dite de la Polada. Pour une étude d’ensemble voir les deux ouvrages récents ; J. Guilaine, L’âge du Bronze en Languedoc occidental, Roussillon, Ariège, Mémoires de la Société Préhistorique Française, Tome 9 et J.-L. Roudil, L’âge du Bronze en Languedoc occidental, mêmes Mémoires, Tome 10.

  6 J. Coulouma, G. Claustres, L’oppidum de Cessero près de St Thibéry, Gallia, I, 1943, (2), fig. 7, 4 : ici planche I, 1.

  7 D. Fonquerle ; signalons surtout une hache à ailerons médians e « constricted celt », et une bouterolle à décor incisé (triangles hachurés).

  8 A Soutou, Les épingles à tête enroulée du Midi de la France, Bulletin de la Société Préhistorique, LVI, 1959, p. 353 et carte de répartition p. 351, fig. 2.

  9 Ibid, p. 347, n° 17 : un exemplaire de Vendres et P. Abauzit, Du chalcolithique au premier âge du Fer en Languedoc (Notes de voyage), Revue archéologique du Centre, 11, 1964, p. 233, figures 15, 16 ; deux exemplaires ; il faut se souvenir aussi que le gisement de Portal Vielh est caractérisé par la céramique incisée avant cuisson du type de Mailhac I. Pour l’épingle à tête enroulée de Portiragnes voir Gallia, XXVII, 1969, (2), p. 399.

  10 J. Coulouma, G. Claustres, op. cit., 1943, fig. 4, 1, 3 : J.-J. JuIIy, op. cit., Ogam, XVI, 1-3, 1964, pl. 14, fig. 1, 5.

  11 Ici planche II, 1, 5.

  12 Ici planche II, 2.

  13 Ici planche II, 6, 10 ; voir notamment le décor de « farandoleurs » dans la note mentionnée ci-dessus, Ogam, 1964, pl. 13, fig. 1, 7 ; aussi se reporter à une autre étude : R. Aris, J.-J. July, A propos d’un fragment de céramique inédit à décor incisé provenant de Cessero (St. Thibéry, Hérault), Cahiers Ligures de Préhistoire et d’Archéologie, 17, 1968, p. 82 sq. et figures 1 et 2 aux pages 83 et 84 : Schématisation anthropomorphe cruciforme.

  14 Le premier âge du Fer languedocien, III, 1960, p. 359.

  15 G. Barruol, Informations archéologiques, Circonscription de Languedoc-Roussillon, Gallia XXVII, 1969 (2), pp. 398-399.

  16 Pour Sauvian d’intéressants exemplaires sont exposés à Béziers, au Musée du Vieux Biterrois. Pour la Nécropole de la Bellonette à Servian voir de H. Prades et J. Arnal, Sauvetage d’une nécropole de la civilisation des Champs d’Urnes, Nécropole de la Bellonette, Servian, Hérault. Revue archéologique, I, 1965, Avril-Juin, p. 141, sq.

  17 J. Arnal, R. Majurel, H. Prades, La stratigraphie de Sextantio (Les époques antérieures à l’histoire) Castelnau-le-Lez (Hérault), Bulletin de la société Préhistorique Française, LXI, 1964, (2), p. 46, fig. 11.

  18 J.-J. Jully, op. cit., 1964, p. 37, pl. 13, fig. 1, nos 2 et 3. Signalons également l’écuelle à fond ombiliqué en provenance de la Monédière : ici planche I, figure 2.

  19 Cazalis de Fondouce, La cachette de fondeur de Launac, Mémoires de la société archéologique deMontpellier, II, 1902, pp. 171-208.

  20 A. Soutou, J. Arnal. Le dépôt de la Croix-de-Mus, Murviel-Lès-Béziers, (Hérault) et la datation du Launacien, Bulletin du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, 10, 1963, p. 200, tableau II.

  21 Il a été porté au Musée des Matelles (Hérault).

  22 C. Hugues, La découverte sous-marine de Rochelongue, Agde (Hérault), Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1965, Janvier-Juin, pp. 176-178.

  23 Ibid., p. 178 ; une grande partie des documents est exposée à Béziers, au Musée du Vieux Biterrois.

  24 F. Rittatore Vonwiller, La necropoli preromana delle Ca’ Morta (Scavi 1955-1965), Como, 1966 ; voir les rapprochements possibles avec des formes de céramique languedocienne dans notre travail, Documentos de civilizacion material y contactos en et Mediterraneo occidental durante la Edad del Hierro, Ampurias, XXX, 1968 (publié en 1970), p. 69, fig. 2 a-c, 3 a-c, 4 a, 5 a.

  25 J. Giry, La nécropole préromaine de Saint-Julien, Cne de Pézenas, Hérault, Revue d’Études Ligures, XXXI, 1-2, 1965, pp. 117, 235, passim, notamment p. 141, sépulture 47 (37, numérotation E R A 63), l’ossuaire bitronconique « décoré d’une incision faite d’une double ligne brisée sur le col et de doubles chevrons de traits parallèles sur la panse », forme à rapprocher d’une très ancienne forme du Protogolasecca B : F. Rittatore Vonwiller, op. cit.,pl. XXVI, 149 ; l’on sait que le Protogolasecca A correspond à la transition âge du Bronze / âge du Fer et que le Golasecca), qui fait suite au Protogolasecca B, correspond à une période antérieure à 700 avant notre ère. A St Julien il semble s’agir d’une survivance d’autant plus remarquable que cet ossuaire serait « associé » à une coupe « ionienne » de la forme B 2, coupe, il est vrai, trouvée seulement aux abords de la sépulture : J. Giry, ibid. Loc. cit.

  26 J.-J. Jully, op. cit., 1968 (1970), p. 69, fig. 2, 4 a ; voir aussi ici planche VI A, la figure 1, l’exemplaire typique « ibéro-languedocien » ayant pour origine, en Péninsule Ibérique, la nécropole de El Molar à Alicante (Musée d’Alicante) et même planche, les fonds concaves qui sont caractéristiques de cette forme : fig. 2, fragment d’Ampurias (Museo Monografico, Ampurias, fig. 3, fond d’exemplaire de la nécropole de El Molar (Musée d’Alicante). Voir l’étude de cette forme, dans notre article sous presse. Une forme de céramique ibero-languedocienne – la jarre bitronconique, Archive de Prehistoria Levantina.

  27 S. Nordström, la poterie peinte ibérique de la Province d’Alicante, L. Stockholm Studies in Classical Archaeology, VI, 1969, p. 22 ; 3 variantes : Formes Géométriques F G 2 A : bitronconique A : les deux troncs de cône sont de la même hauteur ; F G 2 B : bitronconique B : le tronc de cône inférieur est plus haut ; voir également le tome II du même ouvrage, sous presse.

  28 J. Giry, op. cit., 1965, p. 137, ossuaires sépulture 35 : 21 numérotation E R A 63 et sépulture 36 : 22 numérotation E R A 63 ces deux vases Sont à rapprocher des types bitronconiques C et B de la classification de la Doctoresse Solweig Nordström.

  29 A. Soutou, J. Arnal, op. cit. 1963, p. 207, carte 5.

  30 Voir, dans la collection de la Documentation photographique (La documentation Française, Secrétariat Général du gouvernement, 31, quai Voltaire, Paris 7ème), le fascicule de planches n° 5, 300, décembre 1969 intitulé « le commerce colonial », feuillet 5 : carte.

  31 H. Gallet de Santerre, Informations archéologiques, Circonscription de Montpellier, Gallia, XXII, 1964 (2), pp. 495-496 ; ibid, XXIV, 1966 (2), pp. 470-471.

  32 Pour la détermination des variantes de forme de la coupe « ionienne » voir l’étude de ces auteurs Mejara Hyblaea, V Lampes du VIIème s. et chronologie des coupes ioniennes, Mélanges de l’École Française de Rome, LXVII, 1955, pp. 7-34 du t. à p.

  33 J. Giry, op. cit., 1965, p. 121, fig. 8 et 9.

  34 Ibid. p. 120, fig. 5.

  35 Ibid. p. 120, fig. 6. Nous croyons qu’il n’est pas inutile de mettre en regard de cette céramique tournée de belle qualité non pas la céramique mentionnée en premier, mais certains documents en métal représentés dans la nécropole, documents sur lesquels nous reviendrons dans les lignes de conclusion et dans nos dernières notes et qui sont d’une grande importance pour l’appréciation correcte des « contacts » de civilisation matérielle : éléments d’armure, épée à antennes, simpula et plats à rebord perlé.

  36 Voir, dans le texte de cet article, la référence déjà donnée : Ch. Müller, op. cit., 1849, II, p. 573, fragment II.

  37 La forme a été signalée par M. le Professeur H. Metzger à Xanthos : H. Metzger, Bulletin archéologique, Revue des Études Grecques, LXXXI, 384-385, p. 123. Avec un aspect moins archaïsant, J. Boehlau l’avait signalée à la fin du siècle dernier, à Samos : Aus lonischen und ltalischen Nekropolen, pl. II, fig. 4. Il en est de même pour un exemplaire en provenance d’Eléonte dont Mlle Angelika Waiblinger nous a montré la photographie.

  38 Fragment de la Grèce de l’Est (collections du C. E. G. de Bessan) et fragment ayant appartenu à une imitation occidentale (collection privée).

  39 Fragment à la Monédière (Vieux Musée d’Agde, prospection de M. le Chanoine J. Giry) et fragment à Saint Julien (fouilles de M. le Chanoine J. Giry).

  40 Pour Golasecca, voir F. Rittatore Vonwiller, op.cit,, 1966, passim et J.-J. Jully, op. cit., 1968 (1970), p. 69, fig. 5 a : Golasecca et fig 5 à : St Julien. Pour la Méditerranée orientale, dans l’ile de Chio, voir de J. Boardman, Excavations in Chios, 1952-1955, Greek Emporio, 1967, p. 124, fig. 75 mos. 319, 320.

  41 J. Giry, J.-J. Jully, Y. Solier, Les gobelets gris carénés, faits au tour, à l’âge du Fer languedocien, Mélanges F. Benoît, Bordighera, sous presse.

  42 « Tell » de la Monédière, commune de Bessan, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4ème série XX), pp. 24-34.

  43 J. Giry, op.cit. 1965, p. 122, fig. 10 (1), sépulture 15 : 23 numérotation E R A 63.

  44 F. Villard, G. Vallet, op. cit., 1955, t. à p. 25, fig. A f, texte p. 23.

  45 Voir ici planche III A, fig. 1 : les filets blancs aujourd’hui, n’apparaissent plus au contact du filet rouge toujours visible.

  46 op. cit., 1965, p. 29, tableau.

  47 J.-P. Morel, qui pose aussi la question, paraît également y répondre : voir Sondages sur l’acropole de Vélia (Contribution à l’étude des premiers temps de la cité, la Parola del Passato, XXV, 1970, p. 133 : « est-il impossible de faire descendre ces coupes jusqu’à 530/520 au moins ? »

  48 Voir ici planche III B. la figure 6 : fragment Inv. E 94 de l’ancienne collection J. Coulouma actuellement à la Faculté des Lettres et Sciences humaines P. Valéry à Montpellier, Institut d’Archéologie.

  49 E. Akurgal, Phrygische Kunst, 1955, pl. 57 a. Et pour l’Ourartou : J. M. Birmingham dans Anatolian Studies, XI, 1961, pp. 185-195.

  50 Ici planche III B, fig. 5 : Inv E 58 ancienne coll. J. Coulouma.

  51 F. Benoît, Recherches sur l’Hellénisation du midi de la Gaule, 1965, pl. 22, fig. 2.

  52 Ibid, pl. 22, 820 : St Marcel, II : le Castelan, Istres et pl. 23, 5, 10, le Castelan, Istres, 8 : Mourre de Sève près de Sorgues (Vaucluse).

  53 La pièce à pâte tendre est celle qui est reproduite (Inv. E 58) ; l’autre pièce (Inv. E 56), non reproduite, a plus de chance – d’après sa technique – d’être un produit en provenance d’un atelier de la Méditerranée Orientale.

  54 Pour Troie : Seton Lloyd, Early Anatolia, p. 55, fig. 2, texte p. 88. Pour Lesbos : W. Lamb, Excavations at Thermi (…), 1936, p. 81, fig. 23,3. Une forme voisine a été vue par nous à Izmir au Musée du Parc de la Foire : un engobe rouge le recouvrait à l’intérieur et à l’extérieur : le vase provenait de la nécropole de Pitané (Candarli).

  55 Ici planche III B, fig. 1, 2, 4 : respectivement Inv. 62, Inv. 61 ; il faut remarquer que les deux fragments de bord des figures 1 et 2 sont droits, le bord reproduit sur la figure 4 est oblique vers l’extérieur et présente, sous lui, une épaule : ceci range le fragment parmi les coupes de type « ionien » ; d’ailleurs si l’enduit dont il est recouvert, à l’intérieur comme à l’extérieur, est brun/noirâtre, la pâte est gris beige. Les fragments de bois à vasque« convexe » sont à rapprocher des exemplaires Marseillais signalés par F. Villard : La céramique grecque de Marseille, IVème – IVème s.- Essai d’histoire économique -, 1960, p. 65, dans la céramique de type éolien voir particulièrement, dans cet ouvrage, la pl. 29, fig. 7 et la pl. 37, fig. 1.

  56 Les exemplaires fort caractéristiques existent dans la nécropole de St Julien, par exemple, le krateriskos gris à pied creux faisant tige ou bien à pied annulaire : deux exemplaires représentés dans la sépulture 45 J. Giry : 35, numérotation E R A 63.

  57 Ici planche III B, fig. 3, 8, respectivement Inv. E 96 a-b et Inv. E 68 ;aussi la paroi lisse de la figure 7 : Inv. E 97 ; Le fragment lnv. E 68 présente un engobe noirâtre lustré à l’extérieur, et comme dégraissant, la pâte contient, outre du mica, des particules blanches calcareuses assez grosses et un gros fragment de coquillages ; les fragments jointifs 96 a-b présentent, à l’extérieur, des traces d’enduit noirâtre ; le diamètre du bord est de 20 cm ; quant au fragment E 97 qui, à l’extérieur, présente les restes d’engobe gris verdâtre légèrement lustré et dont la pâte est gris terreux avec une « poussière » de mica, sa forme convexe (environ 14 cm) fait penser à un col d’un grand vase. Solweig Nordström nous a signalé que dans les collections du Musée Méditerranéen à Stockholm elle avait vu un fragment très comparable, fragment en provenance de Larisa /Hermos (Eolide). Comme autre pièce en pâte grise, en provenance de la Monédière également, voir planche VI B, la figure 6 : Inv. E 91 : il s’agit d’un fragment de tige creuse de section cylindroïde ayant appartenu à une grande coupe à tige du type « compotier » (fruit-stand) ; sa pâte est tendre et présente, comme dégraissant, une « poussière » de mica ; la forme a été publiée en provenance du site Audois de Mailhac : voir M. Louis, O.-J. Taffanel, op. cit., I, 1955, p. 110, fig. 79, I.

  58 Par exemple, le gobelet gris caréné qui a été remplacé par les coupes ioniennes et attiques.

  59 Ici planche IV, fig. 2, coll. R. Majurel.

  60 op. cit.,planche photo en regard de la page 25, fragments sur les figures 9 à 11 et 13 à 15.

  61 The development of Attic Black-figure, 1951, p. 59.

  62 Fouilles d’étudiants de Montpellier en 1960, collections de l’institut d’Archéologie de la Faculté des Lettres et Sciences humaines P. Valéry, Montpellier : voir H. Gallet de Santerre, Informations archéologiques, Gallia, XX, 1962 (2), p. 623.

  63 Voir notre thèse de 3ème cycle : La céramique attique de la Monédière, Bessan, Hérault, Ancienne collection du Docteur J. Coulouma ; Béziers, à paraître ; le travail a été évoqué, plutôt que résumé, dans un court article ayant le même titre et paru dans la Revue archéologique du Centre, nos 35-36, tome IX, 34, 1970, p. 282 sq.

  64 Ici planche IV, fig. 3, collection R. Majurel.

  65 Fragment publié pour la première fois par Sir John Beazley, A vase-fragment from la Monedière, The Journal of Hellenic Studies, LXXIX, 1959, pp. 16-18 et planche I, a.

  66 Idem.

  67 Voir ici les fragments de coupes sur la planche V, A, figures 2, 4 lyre), 6, 7, collections du C. E. G., Bessan.

  68 J. J. Jully, Exemples et signification de graffites sur des céramiques attiques en provenance de la Monédière, Bessan, Hérault, XLIIIème Congrès de la Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, 1970 (1971), pp. 27-34. Parmi ces graffites il faut préciser que certains ont une valeur numérale ; ceci indique bien que ces vases attiques faisaient partie d’une cargaison destinée à une vente « outre-mer » et que cette cargaison était entre les mains de marins qui connaissaient le sens de ces graffites.

  69 Ici planche V, B, fig. 2 : collection H. Majurel. Inv. 4 Ma.

  70 Ces fragments étaient dans la collection J. Coulouma : leurs numéros de l’inventaire fait par nos soins sont : fig. 1 : C 66 : la Monédière, pâte dure, dégraissant micacé et blanc : à l’ext. peint rouge orangé pâle avec un filet brun ; fig. 2 : C 38 a, le Fort, 19 cm, poussière de mica, pigment rougeâtre : bord couvert, deux bandes ; fig. 3 : C 76, le Fort, pâte dure, mica, pigment rouge très pâle : bord couvert, bande ; fig. 4 : C 119, le Fort, pâte dure, mica, pigment rosé mat ; bord couvert ; fig. 5 : C 112, le Fort, pâte assez dure, mica, pigment noirâtre mat : bord couvert, bande ; les fragments C 76 et C 119 sont ceux qui sont les plus proches, par la technique, de la poterie dite « ibérique ».

  71 J.-J. July, S. Nordström, Les vases à oreillettes perforées en France et leurs similaires en Méditerranée occidentale, Archivo de Prehistoria Levantina, XI : 1966, pp. 99-124, 6 planches.

  72 M. Louis, Q.-J. Taffanel, op. cit., II, 1958, par exemple p. 67, fig. 46, 1 : n° Inv. 30.108.

  73 Planche VII, A, fig. 3 : Inv. D 81, la Monédière, pâte très dure, aspect « sédimenté », extérieur : engobe rose, pigment, pour les bandes : brun rouge à brun rouge foncé, teinte proche de la teinte almagra, teinte typique dans le sud de la Péninsule Ibérique.

  74 Planche VII, A, fig. 7 : Inv. D 25 : pâte micacée, peu sonore, pigment rouge.

  75 Respectivement, Inv. D 83 (pâte très dure, sonore, micacée, pigment bistre) et D 78 (pâte dure, micacée, pigment rouge orange).

  76 Pâte très dure, sonore, micacée, pigment bistre, environ 28 cm. Voir notre note, Anatolie occidentale et céramique grecque d’Occident : technique et transmission, XVIIIème Congrès Préhistorique de France, Ajaccio, 1966, notamment p. 365, fig. 3, carte des zones côtières en Méditerranée occidentale ayant fourni la céramique subgéométrique avec cercles et demi-cercles exécutés au compas.

  77 S. Nordström, Excavaciones en el poblado ibérico de la Escuera, (San Fulgencio, Alicante), S. I. P. Valencia, 1967, pI. VI, B, pl. X, b, c ; l’exemplaire de la figure X b est daté du IIIème s. avant J.-C.

  78 Voir planche VII A, fig. 18 : Inv. D 43 (pâte assez dure, micacée ; localisation de découverte tranchée du chemin de fer à une profondeur de 1,50 m / 2m, (J. Coulouma).

  79 Planche VII A, 10 : Inv. D 18 (pâte dure, sonore, micacée, pigment : brun rouge), 13 : Inv. D 33 (même type de pâte, pigment rouge brique, point du compas, 16 : Inv. D 34 (pâte dure, poussière de mica, pigment : noirâtre ; fragment de Kalathos (sombrero de copa), 17 Inv. D 17 (pâte dure, micacée, pigment : brun noir).

  80 Pâte friable, avec mica et particules blanches, tranche « en sandwich » ; grisâtre à cœur et parois rougeâtres.

  81 Pâte très dure, localisation : silo 3 : il s’agit du type ancien du kalathos/sombrero de copa ; une forme semblable a été vue par nous dans les collections du site espagnol de la Alcudia, Elche.

  82 Pâte tendre, mica, tranche « en sandwich », pigment rouge vineux, localisation de découverte : « II bis, 1 m à 1, 30 m », (J. Coulouma).

  83 Pâte assez tendre, mica, particules blanches, pigment brun clair peu visible ; localisation de découverte : « 11 ter, 2 m à 3 m, 20 février 1937 », (J. Coulouma).

  84 Ancienne collection CI. de Serres.

  85 J. J. July, Éléments d’étude comparative de la poterie peinte de type ibérique dans le sud de la Celtique et de la poterie ibérique de la Péninsule Ibérique, VII Congreso Nacional de Arqueologia 1962, pl. 2, fig. 3, 8.

  86 Ibid. p. 295 et pl. 3, 8.

  87 Fouilles de A. Bouscaras et du Groupe Biterrois.

  88 Fouilles du G. R. A. S. P. A., Président D. Fonquerle.

  89 N° Inv 424, hauteur 43 cm, max. 38 cm.

  90 N° Inv. 297, hauteur 42,5 cm, max. 31 cm.