La question écologique – L'homme, le capital industriel et la Nature.
Penser l’écologie dans une approche globale
« L’homme n’a pas empêché l’émergence d’un syndrome écologique qui a envahi la planète entière. Comment a-t-il pu perdre le contrôle d’un système de production qu’il a lui-même créé ? Afin de redevenir maître de son destin, lui reste-t-il des marges de manœuvre ? »
Telle est la question centrale de cette étude. En ramenant le phénomène à l’essentiel, quatre facteurs majeurs apparaissent : le capital industriel, constitué par les machines de production ; l’énergie nécessaire à leur fonctionnement ; la population humaine et l’alimentation de cette dernière.
Ces quatre facteurs interagissent et forment un ensemble dénommé tétraplexus. Il en ressort que le capital industriel et la population suivent une même dynamique exponentielle. Depuis les débuts de l’industrialisation, la production machinique en série a imposé sa logique à tous les régimes politiques. Aujourd’hui, les humains vivent en interaction permanente avec des objets actifs — machines, automobiles, téléviseurs, smartphones, ordinateurs, appareils domestiques, réseaux numériques, objets connectés, et désormais l’intelligence artificielle. Le capitalisme industriel a fait de nous des êtres hybrides, dépendants de la technologie pour agir.
Les infrastructures et objets produits — routes, voies ferrées, réseaux sous-marins et spatiaux, systèmes électriques, bâtiments, machines, véhicules, etc. — ont atteint une telle ampleur que leur masse cumulée, la masse anthropique, dépasse désormais celle de la biomasse : il y a sur Terre autant d’artefacts que de végétaux.
Cette richesse nouvelle a un coût : elle altère la nature. Les limites planétaires sont franchies les unes après les autres : élévation et acidification des océans, effondrement de la biodiversité, réchauffement et variabilité climatique, pollutions multiples, déforestation massive (entre 1 et 2 milliards d’hectares, soit 18 à 36 fois la surface de la France), etc.
En choisissant, dans les années 1970, l’adaptation plutôt que l’action sur les causes, nos sociétés se sont condamnées à une croissance devenue indispensable, tout en subissant ses effets néfastes, qui rendent déjà certaines régions inhabitables.
Pour y faire face, les économies ont engagé des transitions énergétiques qui ne constituent en rien de véritables transitions écologiques. Par manque d’énergie, il est probable que ce soit le capitalisme industriel lui-même qui soit contraint d’évoluer, à l’image de la transition démographique en cours.
Par ailleurs, l’expansion de la masse anthropique fait que nos décisions — collectives comme individuelles — reposent de plus en plus sur des critères matériels. La technologie devient alors le moyen de résoudre des problèmes qu’elle a elle-même engendrés.
Dans une discussion finale, cette étude confronte les risques d’effondrement aux chances de réussite — ou d’échec — du techno‑solutionnisme qui accompagne le capitalisme industriel.
Format 17,6 x 25cm. – 123 pages.
Édition MAS des terres rouges – Prix 15 €
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Claude Beaumes au 06.76.04.47.97.,
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