Recherches Languedociennes n° 7
Recherches Languedociennes n° 7

Recherches Languedociennes n° 7 (octobre 1990)
A propos des rues de Montpellier

68 pages – (1990)

Carrièiras dau Clapas

Est-il plus beau projet ou plus beau rêve que de découvrir et de raconter l’histoire de sa ville à travers les noms donnés au cours des décennies et des siècles passés à ses rues ses « plans » ou ses impasses ?

Cette idée avait séduit les membres du groupe et il avait été envisagé d’organiser la recherche autour de quelques thèmes particuliers, car il ne pouvait être question, compte tenu de la modestie des moyens… d’aborder une étude exhaustive des voies de circulation de Montpellier ; par ailleurs, il est des foules de noms de rues qui n’ont rien à voir avec l’histoire de notre ville, soit qu’il s’agisse de plus ou moins grands noms de l’histoire nationale ou de celle du vaste monde, soit de noms passe-partout, fleurs ou plantes entre autres, n’ayant guère qu’une valeur de banales étiquettes sur des bouteilles vides.

Quels pouvaient être alors ces secteurs privilégiés ?

Avant tout, et c’est la préoccupation essentielle du groupe, tout ce qui concerne l’histoire de Montpellier et du Languedoc qui l’entoure. Cette histoire, c’est celle de ses seigneurs et de ses consuls, de ses institutions communales et provinciales, mais surtout c’est celle des hommes, nos prédécesseurs et nos ancêtres, de leur vie de tous les jours, de leurs bonheurs et de leurs malheurs, des pestes et des famines, des guerres et des ruines, des métiers et des activités traditionnelles mais aussi celle des réjouissances, des danses et des jeux.

Pour employer la formule juridique adéquate, donner un nom de personne à une rue c’est rendre un hommage public à celui qui bénéficie de cet honneur ; mais, cet hommage public est-il un gage de célébrité ou même seulement une sorte de garantie contre l’oubli du temps et des hommes ? ; est-ce la rue qui rend le dédicataire célèbre ou l’inverse ? Victor Hugo n’a nul besoin d’avenue, de place ou de rue, fût-ce dans le 16ème arrondissement de Paris, pour briller au firmament de la mémoire collective ; par contre, combien de français se souviendraient-ils des faits d’armes de Rivoli ou de l’Alma si leur nom n’avait pas été donné à une rue et à un pont de Paris célèbres pour leur architecture. A Montpellier même, un passant découvrant au coin d’une modeste rue une plaque portant le nom de Colbert peut se demander comment le nom du ministre de Louis XIV a pu arriver jusque là. Il faut être étudiant de l’U.T.T ou Montpelliérain cultivé pour savoir qu’il s’agit à l’évidence de Charles-Joachim Colbert de Croissy, évêque de Montpellier de 1697 à 1738. Ou encore quel peut être ce Rosset qui a donné son nom à une rue de quelques mètres joignant la rue Foch à la place du Marché-aux-Fleurs. Il faucha tirer à la courte paille pour savoir s’il s’agit de François Rosset, juge au Présidial qui vécut au 17ème siècle et qui est l’auteur d’un ouvrage bien connu dans cette ville : Portrait des plus belles dames de Montpellier, ou bien Pierre-Fulcrand Rosset conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances de Montpellier et auteur d’un poème didactique sur l’Agriculture, très apprécié en son temps. Il y a mieux encore puisque pour un certain nombre de noms de personnes on ignore tout, même leur métier ou leur état, même l’époque où elles ont vécu.

Contenu du numéro :

Rues de Montpellier

Carrièras dau Clapas :
     Origine du nom de Montpellier,
     Origine du Clapas. Paul COUDER

Le nom de nos artères :
     Rue Auguste Broussonet,
     La croix de fer de la place Laissac,
     Rue Jugan,
     Rue Borely,
     Rue Roucher,
     Place de Strasbourg,
     Rue du Carré du Roi et du Jardin de la Reine, Dieudonné GIRAUT

Rue général Chanzy (1823-1883) : Michel DORVAL.

Les troubadours à la Paillade : Hélène FOUCAULT.

Mémoire d’Oc

Hôtel de Varennes
2 place Pétrarque
34 000 Montpellier

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