Description
Au sommaire de ce numéro
Un territoire sous le regard du temps.
L'archéothèque, centre de conservation, de ressources et d'études archéologiques de la moyenne vallée de Hérault a désormais 50 ans
Depuis 1976, l’ancien dépôt archéologique du G.R.E.C., devenu la petite archéothèque du centre Hérault, joue un rôle notoire dans la conservation, l’étude et la valorisation d’un patrimoine archéologique varié. Ce dépôt regroupe des artefacts (céramiques, verrerie, métaux, objets en os, pierres sculptées et ouvragées) mais aussi des écofacts (restes fauniques, charbons, graines), témoins des occupations humaines depuis la protohistoire jusqu’à l’époque moderne. Parmi ces collections, certaines pièces, comme des fragments de sculptures romanes sont désormais classées monuments historiques et conservées en attendant leur exposition dans des musées ou des lieux adaptés à leur mise en valeur. La majorité des objets provient de fouilles récentes offrant des contextes précis qui éclairent l’histoire du centre Hérault, soit un territoire peuplé aujourd’hui d’environ 70 000 habitants. D’autres pièces, plus rares, sont issues de dons (comme cette table d’autel des Xe-XIIe siècles de l’ancienne abbaye d’Aniane) ou du regroupement de collections dispersées et parfois orphelines […]
La « Fontaine de santé » à Montpeyroux (Hérault)
Souvent, le week-end mais pas seulement. Par tous les temps, été comme hiver, des véhicules approchent la fontaine publique. Depuis Montpeyroux, Saint-André, Saint Jean-de-Fos ou Gignac, parfois de Clermont-l’Hérault, depuis les villages des environs, ils approchent. Convaincus des bienfaits de l’eau de « Fontchaude », de « la fontaine de santé », de « Saint-Etienne », nombreux sont ceux qui viennent remplir leurs bidons. Soupçonneux sur le traitement de l’eau du robinet mais certains que l’eau de Montpeyroux possède de multiples vertus. Celles d’une eau pure, chargée de minéraux et qui contribue à une meilleure santé. Depuis très longtemps à disposition gratuitement, la fontaine de Montpeyroux ne manque pas de fidèles soutiens…. Cette eau a une histoire […]
Un compositeur montpelliérain - Émile Paladilhe (1844-1926)
NDLR : Il a cent ans, le 6 janvier 1926, disparaissait le compositeur Émile Paladilhe, grand musicien tombé aux oubliettes de l’histoire après avoir connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle. Enfant prodige, petit Mozart montpelliérain, Paladilhe fut en 1860 le plus jeune lauréat du Grand Prix de Rome de musique, à seulement 16 ans, et à ce titre, son nom est resté dans les annales. Si Paladilhe est né à Montpellier, c’est à Fontès, Péret et Lieuran-Cabrières que sont ses attaches familiales du côté paternel. Et c’est en Clermontais que sera célébré les 27 et 28 juin prochains le centenaire de sa mort, grâce à l’association des Amis des orgues de Clermont-l’Hérault. Nous republions ici l’excellente biographie du compositeur due à Jean-Paul Changeur, directeur de la scène de l’Opéra de Montpellier, parue pour la première fois en 1948-1949 dans Le Courrier de l’Opéra et du Conservatoire, bulletin hebdomadaire de la régie municipale des spectacles de Montpellier, n°5-13 et 25-30, à l’occasion de la reprise de Patrie !, et d’une exposition hommage au théâtre municipal. Basée sur les archives familiales et le témoignage de ses amis montpelliérains, elle brosse un portrait vivant, riche en anecdotes, de la vie et l’œuvre d’Émile Paladilhe. […]
Renée DÔ †
Boucherie close, boucherie de liberté
La nourriture habituelle des habitants du Clermontais et d’ailleurs était constituée de légumes, céréales, grains, fruits et de manière moins fréquente de volailles et poissons. La viande, denrée chère et importante dans l’alimentation, n’était pas vendue librement à la population. C’était la Communauté qui organisait la vente. À cet effet, les Consuls choisissaient chaque année, pour la Saint-Jean, par adjudication les personnes qui fourniraient les bêtes à vendre dans les boucheries. C’était ce qu’on appelait « la boucherie close ».
Le choix de l’adjudicataire se faisait en fonction de l’offre « à la moins dite ». C’est celui qui offrait les conditions les meilleures, les plus avantageuses pour la Communauté, qui était choisi. Ce choix se faisait à la chandelle (voir citra article 15). Pour obtenir l’adjudication de la boucherie close, il fallait se soumettre à des conditions très strictes, à peu près semblables quelle que soit la viande. […]
Les monnayages du Lodévois médiéval
La première synthèse sur les monnaies des évêques de Lodève publiée en 1900 par Émile Bonnet avait présenté un aperçu intéressant des droits régaliens obtenus par les évêques. L’auteur concluait que les monnaies épiscopales de Lodève furent émises en petite quantité avec une circulation restreinte de sorte qu’elles ne se répandirent point hors du diocèse. Le monnayage de l’évêché de Lodève apparaît aujourd’hui à nos contemporains comme une rareté numismatique. En 1995, l’un de nous, Marc Bompaire, avait retracé l’histoire des exemplaires connus des monnaies des évêques décrites, gravées et étudiées au nom de saint Fulcran et des collections qui les avaient conservées. L’apparition récente de monnaies de Lodève, dont deux oboles inédites du Lodévois repérées par l’un de nous, Roland Sublet, fournit l’occasion d’un recensement plus précis des exemplaires existants dont plusieurs sont apparus sur internet. […]
Informations complémentaires
| Année de publication | 2025 |
|---|---|
| Nombre de pages | Non renseigné |
| Disponibilité | Disponible au format "papier" sur https://www.grec-clermontais.fr/contact |


