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Etudes Héraultaises

N’oublions pas le CTM par Germain Barcelo

N’oublions pas le CTM

Préface et origines

C’est en toute modestie loin des « publicités, flashes et autres articles de presse » que le cyclotourisme prend racine dans la ville du Roi Soleil, sans faire de bruit. N’oublions pas que ce système de locomotion reste encore de nos jours, l’une des plus belles inventions de l’homme. Le Célérifère apparaîtra dans les parcs des grandes villes dès 1794, à la grande stupeur des promeneurs du dimanche qui s’étonnaient des élégantes enjambées que produisaient ces gaillards en haut-de-forme, chevauchant dans les allées des jardins publics un surprenant cadre de bois fixé à deux roues.

L’inventeur de la Draisienne, un certain Monsieur Drais, améliore la position et la dynamique, par une roue avant plus grande et plus maniable. C’est donc en 1816 qu’apparaît le premier Vélocipède équipé d’un pédalier entraînant un pignon fixe sur la roue arrière ; l’homme vient d’inventer la première mécanique qui permet d’aller plus vite qu’à pied ! Première machine mue par la force musculaire, le vélocipède s’impose rapidement dans la vie sociale et sportive. Du 1er au 19 juillet 1903 Henri DESGRANGE, directeur du journal L’AUTO, lance le premier Tour de France cycliste, gagné par Maurice GARIN. Partant de là, la pratique du cyclisme devient une entité. Toutefois, après une décennie plus ou moins tumultueuse, les bruits de bottes s’intensifient et même si le cyclisme joue un rôle important dans la vie de tous les jours, le côté sportif est réduit à néant durant la Grande Guerre 14-18. La bicyclette n’en reste pas moins un moyen discret et efficace dans les heures sombres de cette affreuse période.

11 NOVEMBRE 1918 : L’Armistice est signée à Rethondes et met fin à 4 ans d’une horrible guerre qui a provoqué 10 millions de morts.

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GermainBarceloImLa vie reprend ses droits, les années passent, la France se relève. Les années 20 fleurissent et Montpellier retrouve ses couleurs du Midi ; les étudiants envahissent « l’œuf » (place de la Comédie) le dimanche matin, la foule s’engouffre dans le petit train qui dessert jusqu’aux flots bleus de Palavas. Et les cyclistes apprécient la belle route ombragée qui mène à la mer. Durant les deux décennies 1920-1930 et sans y prendre garde, le vélocipède va s’incruster dans tous les genres de la société, des plus pauvres aux plus riches, la bicyclette va faire sa révolution et c’est ainsi que va naître le « Cyclotourisme » et son vent de liberté. N’oublions pas que le « bicycle » est la première machine qui a permis à l’homme de se déplacer plus vite par la force musculaire

À tout seigneur, tout honneur : Claude DURAND installé à présent dans l’AVEYRON (Les Causses 12 390 BOURNAZEL), incontournable trésorier des CYCLOTOURISTES MONTPELLIÉRAINS depuis des lunes, a signé « L’ÉCHO » spécial du (C.T.M.) N° 12 de Novembre 1985. Ce document retrace dans notre recueil, de manière indélébile et à tout jamais, le soixantième anniversaire du club (1925-1965). Il est accompagné de « L’ÉCHO » de janvier-mars 1997 qui fête les septuagénaires de ce temps-là à LODÈVE. De plus, ce numéro retrace dans son final un récit très pointu de François-Régis PARES, Maître incontesté du raid Transcévenol qui déclame la tirade, non pas des nez, mais des cols durs tout autour de la région du TANARGUE ARDÉCHOIS. En historien zélé, il nous entraîne dans la peur des époques d’antan où sévissaient les bandits de GRANDS CHEMINS (lire : détails du récit). Puis dans un style plus rassurant il nous ramène vers le col de la CHAVADE et nous guide jusqu’à la lugubre Auberge de PEYREBELLE, lieu bien connu du TRANSCÉVENOL.

Photo (96)Le C.T.M. a forgé sa marque par des événements tant collectifs que personnels. Exploits sportifs peut-être, mais surtout farandole de notre « Histoire-cyclo », où se mélangent randonnées, circuits, brevets et simples balades. Événements qui engendrent forcément des moments inoubliables de plaisir et d’amitié, qu’impose le naturel dans l’actif de la spécialité. En accord avec notre Président, Bernard DEL SOCORRO, et l’anticipation de Claude DURAND, nous prenons l’initiative de raviver l’histoire du club même dans une activité aujourd’hui plus feutrée. Elle laisse la trace d’un temps que les nouvelles générations ne pourront pas découvrir avec la même saveur ; ce plaisir de la découverte des randonnées cyclistes en toute liberté. Avant et après ce fameux soixantième anniversaire qui fut chaleureusement fêté, nous savions bien que la facilité de circuler à vélo serait moins grande. Après ses 60 ans, le club allait perdurer encore 20 ans de plus, dans ce même esprit, jusqu’à son quatre-vingtième anniversaire très honoré, en présence des générations du temps passé. C’est avec le plus grand plaisir que j’ai pu encore participer sur invitation, le 19 novembre 2005, à une sympathique balade de 50 kms autour de la source du Lez, entérinée de façon très conviviale dans un restaurant proche de Montferrier-sur-Lez. Aujourd’hui c’est un peloton très réduit, d’anciens encore bien valides, qui maintient la survie et l’esprit du C.T.M. J’ai rencontré, – fidèle parmi les fidèles – Bernard DEL SOCORRO, notre Président, qui tient le navire à flots contre vents et marées. Avec un côté un peu passéiste, je lui propose de conforter le souvenir du club par quelques récits rédigés dans les années 1980, retrouvés dans un tiroir. Ils compléteront les archives historiques du club et renforceront son existence dans le temps. Souvenirs sensibles de ma participation trop brève au C.T.M.

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1975 : Après mes années Rugby, j’ai découvert le plaisir des balades à vélo, sur l’insistance de Salvador JUANEZ, « POUPOU » local de mon village et ses deux copains de route : Marius et Yves. Après quelques sorties vers la mer, et les routes montantes de la garrigue, j’ai sympathisé avec le groupe « Bruno » dans les Pyrénées. Puis, j’ai découvert le C.T.M. Impasse de la petite Corraterie, au fond de la rue des Écoles Laïques ; j’ai signé ma première licence Cyclo en 1976-77. André ESCANDE, qui fut au collège mon Professeur de dessin, m’a accordé son parrainage. Ma participation active et physique au club va durer jusqu’en 1989, malheureusement stoppée par des ennuis de santé (Valvuloplastie-aortique). Je participerai encore aux activités du club en organisant pour le C.T.M. la « Randonnée des collines de la Moure », initiée par mon action municipale à COURNONTERRAL de 1990 à 1996. Elle fut reconduite à quatre reprises et fut pour moi, durant toute cette fin d’époque, vouée au cyclotourisme, en modeste organisateur, certes, mais avec un esprit très impliqué qui me laisse au cœur un souvenir inoubliable !

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